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Publié par Edouard Boulogne

Stevana-Staline.jpg  ( Svetana Staline ). 

 

La fille de Staline est morte en début de semaine. La presse et les médias n'ont donné qu'un faible écho à cet événement devenu presque un fait divers. Cette « sobriété » dans l'information n'est pas tout à fait incompréhensible. S'attarder davantage eut nécessité un rappel de ce que fut le communisme, et de qui fut Staline, un monstre effrayant qui ne le cédait en rien à Hitler, en cruauté, et en ruse. Or l'intelligentsia occidentale de 1920 à 1990 fut complice du communisme, à un point que l'on peut difficilement imaginer aujourd'hui, où les candidats au baccalauréat , nés après la chute de l'URSS, en 1991, ont de Staline et des dirigeants communistes une connaissance à peu près aussi précise que celle que peut avoir le citoyen ordinaire, sur Gengis Khan ou Attila.

Pourtant le bilan du communisme, en laissant de côté l'aspect moral du sinistre, et à ne s'en tenir qu'aux données chiffrées, c'est :

URSS : 20 millions de morts ( non pas les morts de la guerre contre l'Allemagne, mais les morts du fait du communisme, dans les camps de concentration etc ).

 

Chine : 65 millions de morts.

 

Vietnam : 1 million.

 

Corée du nord : 2 millions.

 

Cambodge : 2 millions.

 

Europe de l'est : 1 million.

 

Amérique latine : 150.000 morts.

 

Afrique : 1,7 millions.

 

Afghanistan : 1,5 million.

 

img241.jpg

 

Ce qui se passait dans ces pays était su en occident. Mais le dénoncer vous faisait ranger parmi les « fascites » dont les carrières, à l'université notamment, étaient, dès lors, gravement compromises. Cette chère Danielle Mitterrand qui vient de mourir, adulée des médias, fut une militante enfiévrée de ce stalinisme sanguinaire.

Comme nombre de partis politiques en France, notamment le PS et le PCF, furent complices de cette barbarie, on comprend qu'ils préfèrent parler de l'avenir, plutôt que de ce passé douloureux et rouge de sang. Pour les lycéens et étudiants, pour le citoyen « normal » ( cher à M. François Hollande) le symbole du mal « absolu », c'est Hitler. Staline? Qui est-ce?

Dans le petit article qui suit, paru dans La France Catholique, Gérard Leclerc parle de Stevlana Staline. Il évoque aussi le roman russe du XIX ème siècle en particulier de Dostoïevski, et de ses « Démons » (parfois aussi traduit « Les possédés » ).

Ce livre à travers une intrigue romanesque, analyse la crise intellectuelle et spirituelle qui prépara l'avènement du marxisme-Léninisme en Russie en 1917.

Cette crise est une crise des valeurs, une crise de nature philosophique que l'on peut appeler le «Nihilisme.

Juste après l'article de Leclerc, je propose la lecture pour les plus courageux et intéressés d'entre vous d'un chapitre de mon livre Libres paroles, consacré à la subversion nihiliste. ( On pourra trouver un chapitre consacré au nihilisme dans la Chrestomathie du Scrutateur ).

Ce qui me frappe, c'est son actualité.

Notre actualité est ponctuée d'actes violents, et monstrueux, de vols, de viols de concussions, de provocations multiples ( par exemple, dans le monde des arts, le sacrilège, les atteintes les plus vulgaires aux symboles les plus sacrés du christianisme sont présentés comme des actes hautement intellectualisés, et libérateurs ). Tous les jours, dans les villes et campagnes de Guadeloupe, et ailleurs, on tue pour un regard qu'on n'a pas aimé, pour voler quelques euros, une montre, un collier de verroterie.

Le-cri-de-Munch.jpg ( Célèbre tableau de Munch, qu'un humoriste, un peu iconoclaste, mais lucide, a agrémenté de qualificatifs très actuels  ).

On croirait voir se réaliser le programme de Verkhovenski tel qu'il l'expose à Stravoguine : «  Ecoutez, lui dit-il, nous commencerons par provoquer des troubles. Je vous l’ai déjà dit : nous pénétrerons au plus profond du peuple ? Savez-vous que nous sommes terriblement forts ? Les nôtres, ce ne sont pas seulement ceux qui brûlent et égorgent. Ceux-là ne font que nous gêner. Je ne conçois rien sans discipline. Je suis un gredin et non un socialiste, ha-ha ! Ecoutez, je les ai tous dénombrés : le maître d’école qui rit avec les enfants de leur Dieu et de leur berceau est des nôtres. L’avocat, qui défend un assassin instruit en disant qu’il est plus cultivé que ses victimes et ne pouvait faire autrement que de tuer pour se procurer de l’argent est des nôtres. Les écoliers qui ont tué un paysan pour éprouver les sensations qu’apporte le meurtre, sont des nôtres. Les jurés qui acquittent des criminels sont des nôtres. Ajoutez à cela les administrateurs, les écrivains, et ils sont nombreux. D’autre part, l’obéissance des écoliers et des nigauds est absolue ; les éducateurs sont gonflés de fiel ; partout règne une vanité démesurée, un appétit bestial… Sachez seulement de quelle aide nous serons les idées toutes faites, etc ».

Les-Demons-Dostoievski.jpg


Espérons seulement que les forces de vie qui demeurent encore au sein de notre société ne permettront pas à l'histoire de se répéter et nous entraîner avec elle dans le chaos comme cela fut en Russie.

Je l'avoue sans fard, c'est à une contribution à ce combat vital que je voue le Scrutateur, et que je consacre mes efforts quotidiens.

 

Edouard Boulogne.

 

 

 

( I ) La mort de Svetana Staline, par Gérard Leclerc.

 

Dans les courtes biographies diffusées hier, à l’occasion du décès de la fille de Joseph Staline, une expression est revenue sans cesse : Svetlana avait eu une vie « digne d’un roman russe ». J’ai trouvé l’expression assez bienvenue, et j’ai tout de suite pensé au grand roman de Pasternak Le docteur Jivago, popularisé par un film qui continue à figurer parmi les classiques du cinéma, grâce à l’interprétation exceptionnelle d’Omar Sharif, Julie Christi et Géraldine Chaplin. J’ai pensé à Pasternak, parce que son récit concerne l’histoire de la Révolution d’Octobre et tous les remous qui ont suivi. Svetlana n’a pas vécu exactement dans les mêmes circonstances que le docteur Jivago, puisqu’elle est née après la Révolution en 1926. Mais elle a été, elle aussi, la victime des événements et de l’instauration de ce régime policier et concentrationnaire. Avec cette circonstance très particulière que son propre père était le premier responsable de la tragédie, le criminel en chef d’un système qui a produit des millions de morts.

Être la fille d’un « monstre », c’est existentiellement insupportable. Pourtant les souvenirs de Svetlana n’étaient pas uniquement sombres : Lire la suite : http://www.france-catholique.fr/Un-roman-russe.html





( II ) La subversion nihiliste.

 

 Libres-paroles.jpg

 

(Cf. Désinformation ; Culture ; Franc-Maçonnerie ; Nihilisme ; Pédophilie ; Pourriture ; Progrès ; Syntaxe).

 

 

                                               « Nous ne voulons pas quitter la ville (n’importe quelle ville où le Living a donné des représentations) sans avoir même modestement, contribué à porter un coup à l’armature sociale et fait craquer quelque chose »

 

                                               Julian Beck.

                            (ex animateur du célèbre Living Theater).

 

 

 

                   Depuis la fin de la guerre froide, en 1991, le terme subversion n’est plus guère employé. La subversion, et je le dis sans nulle paranoïa, est cependant toujours aussi active, présente au cœur de la vie sociale et politique. Simplement elle a changé de visage.

         Naguère, elle désignait l’ensemble des techniques employées par les deux grands groupes politiques qui se disputaient l’empire du monde, le bloc communiste, dont Moscou était, non le seul phare, mais le principal, et le « monde libre », ou prétendu tel, regroupé autour de Washington.

         Aujourd’hui, la situation est plus incertaine et floue. Le communisme a connu des revers. L’URSS est redevenue la Russie, mais la Chine garde l’estampille marxiste, et, en tous cas, les méthodes totalitaires. Et en « occident », les intellectuels marxistes, s’ils ont le profil bas, n’ont rien renié pour la plupart de leur idéologie de mort, et restent tapis dans leurs bunkers, de l’université, de l’édition, des médias, des postes clés du secteur culturel, lieux de pouvoir et sources de prébendes, en attendant des jours meilleurs. Leur combat continue, et, paradoxe, ils reçoivent plus souvent qu’on ne pourrait croire, le soutien de certains de leurs anciens adversaires, libéraux ou prétendus tels. Le temps est, de part et d’autre, au moins provisoirement à la trêve. On laisse de côté les divergences, pour ne retenir que les convergences. Il y a longtemps déjà qu’un esprit mal pensant, rebelle, un pape peut-être, (Pie 9), avait noté le cousinage étroit entre les deux familles, libérale et socialiste, issues des « lumières », unies dans un même refus de toute transcendance, et un même matérialisme foncier.

         La même idole est toujours debout et conduit le bal. Elle subvertit beaucoup. Nous en voyons et subissons les conséquences quotidiennes (avilissement de la vie publique, énervement de la vertu publique, dévoiement des élites, exaspération de l’égoïsme, développement de la violence tous azimuts, et notamment chez les jeunes, etc) sans toujours en percevoir les causes, a fortiori les moyens d’y remédier.

 

·        Après le communisme.

 

 

         Roger Mucchielli a publié en 1972, aux éditions Bordas, un petit livre sur la subversion, tout à fait remarquable, où il insiste tout particulièrement sur l’historique de cet art sulfureux, et sur ses techniques. Il note aussi le rôle capital qu’y tiennent les medias. Compte tenu des limites de cet article, je me bornerai à y renvoyer le lecteur désireux d’approfondir cet aspect du sujet.

         Ici, je voudrais insister surtout sur les finalités de la subversion à l’époque moderne, notamment ces dernières années, où après le recul du communisme sur le plan politique, elle a semblé prendre des formes nouvelles.

Mucchielli insistait sur le caractère « neutre » de la subversion. Il voulait dire que, suivant l’étymologie, (du latin subvertere : renverser, détruire), la subversion est une arme, un ensemble de moyens qui peuvent servir à n’importe qui. Ainsi la propagande communiste, orchestrée par le KGB, avait pour but de renverser les régimes occidentaux, économiquement capitalistes ou libéraux. Mais, en face la CIA ne restait pas inactive.

         On peut penser, que la chute du communisme dans l’ex URSS et dans les pays de l’est européen fut due davantage à l’incapacité durable de Moscou, à créer de la richesse, et à la répartir équitablement dans sa zone de domination, qu’à la supériorité de l’action de la CIA. Mais on ne peut nier que les Américains et leurs alliés se livrèrent aussi à une subversion anti soviétique, et que les USA, en 2003 « subvertissent » encore, dans leur visée de « gendarmerie planétaire », qu’on approuve ou non cette action. La subversion en soi n’est donc pas un mal radical, même si tous les moyens ne sont pas compatibles avec n’importe quelle philosophie politique.

Et qui, aujourd’hui, regrette la subversion qui fut menée jadis, parallèlement à l’action militaire, pour abattre le régime hitlérien ? Tout dépend, en effet, de la visée des subversifs, des buts qui sont les leurs.

         Je voudrais dans les pages qui suivent insister sur les fins qui sont celles, aujourd’hui, des nouveaux subversifs, c’est-à-dire, à mon sens : promouvoir une certaine « modernité », et dévoiler, accessoirement, quelques-uns de leurs moyens.

 

·        Une certaine « modernité ».

 

Entendons-nous, je ne suis pas contre la machine à laver, le téléphone et la télévision, l’électricité, et l’ordinateur, le cinéma, la chirurgie de pointe, etc, toutes choses que nos contemporains confondent, volontiers, à tort, avec la modernité. Ces progrès techniques, qui facilitent la vie, tout en comportant leurs revers, ne sont pas la modernité, laquelle est une idée, une représentation de l’univers et de l’existence, qui s’est développée, depuis le 18è siècle, (et certains remonteront plus loin, jusqu’au 14è siècle, jusqu’aux doctrine d’Ockham et des nominalistes, certains même verront, avec d’excellents arguments dans le développement de la pensée sophistique chez les Grecs, Protagoras et ses émules, les prodromes de la vision dont je parle. Mais, comme dirait le personnage des Plaideurs de Racine « passons au déluge » !). Renan, il y a un peu plus d’un siècle l’a parfaitement caractérisé : « L’œuvre moderne ne sera accomplie que quand la croyance au surnaturel, sous quelque forme que ce soit sera détruite ». Et plus récemment un jeune philosophe, Jean-Louis Vullierme, dans sa thèse de doctorat en Sorbonne, en 1992 (Le concept de système politique, P-U-F, p. 338) l’a résumée très clairement : « L’idéal de la modernité est que toute transcendance soit supprimée en principe, c’est-à-dire que les normes légales imposées aux individus soient conformes au vouloir de la société, et qu’une boucle de communication parfaite relie les individus à eux-mêmes par l’intermédiaire de l’Etat ».

 

·        Les « possédés », selon Dostoïevski.

 

Dans ses grands romans, Dostoïevski a très bien su décrire l’ambiance des milieux subversifs qui dans la 2è moitié du 19è siècle préparaient ce qui allait devenir la Révolution de 1917. Par exemple dans Les possédés. Les possédés sont des nihilistes. Ils préparent l’avènement de la société nouvelle, l’utopie qui « libérera » l’homme de Dieu et des vieilles croyances. S’y côtoient des libéraux et des aristocrates désabusés et décadents, tel Stravoguine, des illuminés, tel Chigalev qui peaufine le modèle de la société parfaitement égalitaire et « libre »de ses rêves, d’authentiques voyous, tel Petr Verkhovensky, dont toutes les révolutions ont besoin pour atteindre leur objectif de destruction. Tous ces gens s’affairent, s’agitent, s’adonnent à d’interminables conciliabules où ils s’excitent, s’intimident, s’exaltent réciproquement, et naïvement ou non dévoilent les soubassements inquiétants, parfois totalement obscènes de leurs projets.

         Dans l’une d’entre elles, P. Verkhovensky discute avec Stravoguine : «  Ecoutez, lui dit-il, nous commencerons par provoquer des troubles. Je vous l’ai déjà dit : nous pénétrerons au plus profond du peuple ? Savez-vous que nous sommes terriblement forts ? Les nôtres, ce ne sont pas seulement ceux qui brûlent et égorgent. Ceux-là ne font que nous gêner. Je ne conçois rien sans discipline. Je suis un gredin et non un socialiste, ha-ha ! Ecoutez, je les ai tous dénombrés : le maître d’école qui rit avec les enfants de leur Dieu et de leur berceau est des nôtres. L’avocat, qui défend un assassin instruit en disant qu’il est plus cultivé que ses victimes et ne pouvait faire autrement que de tuer pour se procurer de l’argent est des nôtres. Les écoliers qui ont tué un paysan pour éprouver les sensations qu’apporte le meurtre, sont des nôtres. Les jurés qui acquittent des criminels sont des nôtres. Ajoutez à cela les administrateurs, les écrivains, et ils sont nombreux. D’autre part, l’obéissance des écoliers et des nigauds est absolue ; les éducateurs sont gonflés de fiel ; partout règne une vanité démesurée, un appétit bestial… Sachez seulement de quelle aide nous serons les idées toutes faites, etc ».

         Certes nous ne sommes plus au 19è siècle et nous ne sommes pas en Russie tsariste. Mais tout est dans ce roman de ce qui devait advenir, et de ce qui perdure aujourd’hui sous des formes nouvelles, mais dans le même esprit. Tout y est : la corruption, l’utilisation du ressentiment là où il fermente, et bien sûr, partout, pour les motifs les plus divers, le relativisme des valeurs, le « politiquement correct » et les « idées toutes faites ».

         Les arrières petits-fils et filles des « nôtres », sont partout, à Paris, à New York et à Pointe-à-Pitre, dans les ministères, les rédactions des grands medias, et dans les lycées ; du moins pour ceux qui ont encore des yeux et des oreilles pour entendre et voir, un entendement, et des principes pour analyser, comprendre et juger.

 

·        « Les nôtres » aujourd’hui.

 

« Les nôtres » se sont perpétués. Nous assistons médusés, tous les jours, à la réalisation du programme de nos actuels Verkhovenski, francisés, américanisés, créolisés.

         La place me manque ici pour être complet, et il ne serait pas possible de l’être en 500 pages. Allons à l’essentiel, et parlons du champ de bataille décisif qu’est le terrain culturel, prédilection des corrupteurs de l’âme populaire et en premier lieu de celle des enfants, et de la jeunesse.

         Platon il y a 2500 ans avait déjà bien posé le problème «  L’introduction d’une forme nouvelle de musique peut mettre tout l’Etat en péril. Si la musique change, nos institutions les plus importantes changeront aussi »

         Platon ne connaissait pas la musique techno, ni les raves parties. Il avait parfaitement vu l’essentiel.

         Ecoutons maintenant Olof Palme, leader de la gauche pourrie nord européenne, peu de temps avant son assassinat : « L’art n’est pas seulement un produit de la société mais aussi une arme dans la guerre des classes, un instrument pour changer la société. J’avoue que dans ce domaine je partage l’attitude marxiste à l’égard de l’art et de la vie ».

         Ecoutons maintenant Buren, l’auteur des trop célèbres colonnades du Palais Royal, à Paris, commandité par Jack Lang : L’art est réactionnaire. S’il veut œuvrer pour une société tout autre, l’artiste devra commencer par contester l’art fondamentalement et assurer sa rupture totale avec lui ».

         Désiré Dutonnerre, dans un livre  bien utile cite quelques faits parlants. Par exemple la technique du peintre Yves Klein dont une œuvre doit désormais décorer l’Opera Bastille. Il a commencé sa carrière «  en demandant à des femmes nues de se rouler dans de la peinture bleue, avant  de se coller ensuite sur les toiles. Le génie du maître se limitant à apposer sa signature au bas du tableau ».

En 1988, France Culture mit en valeur Gasiorovski, auteur d’une « œuvre d’art » intitulée « Merda d’artista », et composée de boules d’excréments et exposée dans le cadre du Musée d’Art moderne de Grenoble ? et il ne s’agit pas de provocations pour agacer « le bourgeois », ou alors c’est la quasi totalité de l’art dit contemporain est provocatrice.

         D’ailleurs l’école sert aussi, derrière les prétentieux projets de réforme et les insanes dissertations ministérielles sur l’éducation à la « citoyenneté », à la déstabilisation sociale. Tous les professeurs de terminales déplorent l’inculture grandissante des élèves qui leurs sont confiés. Le hasard, ni une particulière paresse de la dernière génération, n'y sont pour rien.

         Parmi des milliers d’exemples, évoquons ce poème (alors que La Fontaine est désormais quasiment ignoré de 4 enfants sur 5) donné pour explication dans une classe de troisième :

         « Flipper

Brom Brom iii pog vrom

Rumeurs rumeurs rumeurs

Game over points

10 50 100

Ouah !

Umm un flipper

Bom chlac

Ouaah scratch bomp tchac

Outch humpf

Omaank

Slapt crash bimp

Chalf hé nacki aaaa

Crach

Pfft

Libre, seul

Vrora

Nous aussi, nous aussi

Vrom ».

Provocation ? Ou plan méthodique de décervelage ? Lisons plutôt deux points parmi les 45 publié dès 1963 par le parti communiste américain et dénoncé par le congrès des USA : « Avoir la haute main sur les critiques d’art et les directions de musées d’art. Notre plan est de faire se répandre la laideur, l’art répugnant et sans signification ». Et autre point : Faire tomber les normes culturelles du sens moral en poussant la pornographie, et l’obscénité dans les livres, les journaux illustrés, le cinéma la radio et la TV ».

         En France, on n’est pas en reste. L’écrivain Roland Barthe, au début des années soixante dix avait déclaré que la syntaxe est « fasciste ». Normal puisque la Révolution est le refus de tout ordre, et de toute transcendance. L’ineffable Jack Lang, ministre de l’éducation dite nationale de F. Mitterrand, et ministre de la culture, pendant presque 20 ans se réjouit de la querelle de l’orthographe. Il déclare à ce sujet : « la querelle est en elle-même réjouissante, jubilatoire », et c’est bien normal puisque le même personnage s’exclame à la Conférence de l’Unesco, à Mexico, en juillet 1989 : « Inutile de se voiler les yeux et de se réfugier dans l’angélisme. La réalité est là et incontestable : la lutte des classes nationales et internationales affecte l’art et même la culture ».

 

·         Lutter contre la subversion..

 

Il faut pourtant garder confiance. La lutte contre la subversion, urgente, indispensable, n’est pas perdue d’avance. La chute de l’ancienne URSS, tellement improbable, il y a encore 20 ans, est cependant aujourd’hui, un fait avéré.

         Les sociétés, comme les organismes, ont leurs mécanismes de défense, secrètent leurs anti-corps. Il faut que ceux qui sont conscients du péril et de sa nature, se battent là où ils sont, et s’organisent. Le combat passe par la formation personnelle, le travail sur soi, la culture. Par l’organisation. Ici comme ne toutes choses, c’est l’isolement qui est

Le risque le plus mortel. Créer des groupes de réflexion et de recherche, en vue d’agir. S’engager, dans la foulée dans l’action culturelle, en s’appuyant sur la longue tradition, et le considérable capital culturel de notre pays, et la civilisation chrétienne, que la subversion n’attaque pas avec tant de constance et d’acharnement, par hasard, mais parce qu’elle sait qu’il y a là un obstacle énorme à sa prépotence totalitaire. Les seules batailles perdues d’avance sont celles que l’on n’a pas livrées.

 E.Boulogne.



·        Pour approfondir.

 

 

·        Roger Mucchielli : La subversion (Edité par le Centre de formation à l’action civique et culturelle, 49, rue des Renaudes, 75017 Paris).

·        Vladimir Volkoff : La désinformation, arme de guerre (Julliard).

·        Vladimir Volkoff : Le montage (Julliard).

·        Dostoïevski : Les Possédés (Parfois traduit sous le titre Les démons ; l’édition citée ci-dessus est celle de La bibliothèque de l’Etoile, traduction de Yacha Zwizagora)

·        Roger-Gérard Schwarzemberg : Sociologie Politique (Editions Montchrétien).

·        Désiré Dutonnerre : La marée noire de la pornographie (Editions de Chiré).

·        Elizabeth Badinter : L’un est l’autre (Livre de poche) .

 

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Le Scrutateur 25/08/2014 03:18

Monsieur Steven,

Vous êtes sûrement un jeune. Il n'y a que des jeunes pour confondre aussi allègrement l'indicatif et l'optatif.
Vous écrivez «  l'historien ne fait pas de politique ».
Il eut fallu dire, l'historien ne devrait pas faire de politique, quand il prétend traiter en historien, des évènements du passé.
Il y a un rêve d'objectivité auquel tous les gens un peu expérimentés renoncent, sauf les politiciens et « les jeunes », même non politiciens. A ce rêve je préfère l'honnêteté du chercheur, qui sait la part de subjectivité qu'il introduit dans son oeuvre, malgré sa compétence ( quand elle existe ) et son honnêteté, supposée.
Il y a une méthodologie historienne, ( recherche des documents, collaboration avec des sciences auxiliaires de l'histoire; analyses critiques des résultats de la recherche qui peuvent prendre des dizaines d'années, etc; synthèse prudentes, et ouverture à la critique des autres historiens, etc ). Des gens comme Raymond Aron, H-I Marrou, etc etc, y ont consacré des ouvrages remarquables ).
Le résultat demeure toujours matière à contestation.
« L(histoire est le produit le plus dangereux que l'alchimie de l'intellect ait élaboré » a écrit Paul Valéry.
Vous regrettez aussi qu'on puisse mettre en rapport le PC actuel et le PC de jadis. Sans doute voulez-vous parler du PCF.
Pourquoi, Steven, tous les partis communistes d'Europe ont-ils renoncé à l'étiquette de communiste sauf le parti français. Mhhhh?
Le PCF dans les années 1980 , était celui de Georges Marcahis qui, à la TV de Moscou approuva l'invasion de l'Afghanistan, au début des années 80. Celui qui obéissait à Moscou au doigt et à l'Oeil, au point de se faire collabo du nazisme de 1939 à juin 1941, et de solliciter des Nazis, la permission de vendre le journal l'Humanité en France sous le contrôle de la comandantur. Ça ne vous trouble pas ? Mhhhhh?
Dans les années 1950, Jean-Paul Sartre qui comme beaucoup savait ce qui se passait en URSS, dans les Goulag etc, déclara qu'il ne fallait pas l'officialiser »pour ne pas désespérer Billancourt ». ça ne vous trouble pas, noble jeune conscience de gauche ? Non?
Pour revenir en arrière, non pas au temps des Romains, ou même de notre « moyen-âge » mais en 1917. Cette année là commença à St-Petersbourg, la « grande » révolution bolchévique. Le journal l'Humanité, de Jaurès, à peine mort, avait ses envoyés spéciaux là-bas. Ils fournirent toute la matière informative nécessaire pour savoir que le parti de Lénine et Trotsky était un parti totalitaire, utilisant tous les moyens, même les plus atroces, pour s'imposer. Ces renseignements furent censurés par la journal. ( sur cela lire l 'ouvrage de Christian Jelen : L'aveuglement, les socialistes et la naissance du mythe socialiste. Flammarion. Préface de Jean-François Revel. ).
Beaucoup de livres d'histoire ont enseigné que la Révolution en Russie était juste et noble, s'appuyant sur le mensonge socialo-communiste français. . Au fait, Steven, pourriez-vous m'expliquer pourquoi tous les partis communistes d'Europe ont changé leur nom et référence au marxisme-léninisme, sauf le PCF? M. Laurent, livide Secrétaire actuel du PCF fait profil bas. Il y a des raisons. Chez moi, en créole on dirait «  cé comminis là an ba fèy »!
Que me disiez-vous encore? Ah oui, que « l'historien ne fait pas de politique ».
Evidemment, mieux vaut lire cela que d'être aveugle.
J'aime mieux votre dernier paragraphe sur le danger pour un historien honnête et compétent ( ce sont les adjectifs que j'accepte ) de commettre le péché de juger des faits passés à partir de valeurs morales ou autres, que ne pouvaient posséder les hommes de temps anciens.
Le dommage est que malheureusement vous fassiez un si mauvais usage d'un bon principe.
Mais vous êtes jeune, et cela fait que je vous pardonne.
Sur quoi jugé-je de votre jeunesse? Mais par un certain ton péremptoire, et par cette phrase ; «  juger une époque avec ce que l'on en sait aujourd'hui est le contraire du travail d'historien qui s'intéresse, lorsqu'il connaît son métier ».
Magnifique. L'historien qui connait son métier, c'est vous. Vous êtes étudiant, ou bien jeune professeur d'histoire, ce qui est la même chose. Il y a des âges où on ne doute de rien.
Si vous n'étiez pas jeune, mais un homme mûr, ou pis( ! ) un vieux, alors ce serait grave. Mais je m'abstiendrais de vous qualifier, par respect pour ceux qui nous lisent.
Pour vous servir, très humblement,

Le Scrutateur.

PS : Chacun a ses bouchers. Je ne suis pas manichéen. Mais croire que votre gauche, Steven, celle des Hollande, des Taubira, des Vals, et de l'Hollande n'a pas les siens, et parmi les pires. Quelle innocence! Encore une marque de votre juvénilité.

Steven 25/08/2014 00:04

L'historien ne fait pas de politique.
Vos propos comportement tellement d'approximations historiques que ça en devient inquiétant.
Reliés le PS et le PC actuels, ou même d'alors, aux morts en URSS est, au mieux, faire preuve d'une profonde méconnaissance de la période post Seconde Gerre Mondiale. Au pire, il s'agit ici de faire penser que la gauche d'aujourd'hui tolère certains bouchers et pas d'autres.
De plus juger une époque avec ce que l'on en sait aujourd'hui est le contraire du travail d'historien qui s'intéresse, lorsqu'il connaît son métier, à la perception que le contemporains pouvaient avoir de leur société. Sans recul et sans toutes les données obtenues depuis.