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Publié par Edouard Boulogne

Detail-.-.JPG ( En août 1962, deux mois après la catastrophe, l'essentiel des débris ayant été évacué, je me rendis sur les lieux, avec une bande de camarades. Le décor était impressionnant. Sur un cercle approximatif de plusieurs centaines de mètres d'arbres décapités ou calcinés, on pouvait jauger de l'ampleur du choc. Des objets, qui avaient échappé à l'attention des services officiels de déblayage, se trouvaient encore, deci delà. Ainsi je repérai un hublot de cabine déformé, par la chaleur, craquelé, effrayant. Je l'emportai en souvenir. Vous en voyez, ici, un détail. ).

 

Le 22 juin 1962, les Guadeloupéens médusés apprirent aux aurores, par Radio-Guadeloupe ( moins de fla-fla, mais tellement plus de charmes et de passion au travail qu'à Guadeloupe 1ère ) qu'un Boeing 707, le Chateau de Chantilly, de la compagnie Air-France, en provenance de Paris, via Lisbonne, s'était écrasé sur la petite montagne qui sépare, Deshaies de la côte au vent, et de l'aéroport du Raizet, commune des Abymes.

Face-exteriere-.JPG

 ( Face externe du hublot ). 

Il y eut plus d'une centaine de victimes, dont Guadeloupe Attitude de Jean-Claude Halley, donne la liste : « Pilar Abad-Sanchez, John Peter Abraham, Fernand Joseph Albiser, Jean-Marie Ameller, Louis Jean-Marie Arnould, Elinae Aube, Philippe Paul Auffman Audenay, Alain Georges Florent Audenay, Daniel Roland Audouin, Jean-Louis Joseph Baux, Thomas Gaston Albert Béville, Robert Fernand Bossard, Marie-France Bossard, Argiro Botéro-Posada, Ghislaine France Pierre Brinton, Jacques Butel, Serge Henri Cage, Jean-René Henri Victor Caillat, Justin Félix Catayée, Alain Charles-Yvan Casimir-Jeanon, Valérie Gabrielle Casimir-Jeanon, Amparo Zuniga, Cédric Ulfrédo Ciésielski, Rosita de Troconis Copello, Régis Jean-François Marie-Joseph Dabas, Françoise Marie-Germaine Dardennes, De Munoz Marbella Molongo, Rey Elvira Josefa Lopez de Romana, Guy de Schoulepnikow, Copello Alicia de Troconis, Raymond Marcelle Denis, Paulette Emma Valérie Dhorne, Bédros Djitjan, Maurice Marie-Joseph Paul Dormoy, Gérald Jean-Marie Dormoy, Max Albert Epper, Carmen Rosa Esténos, Raymond Lucien Farret, Georges Eugène Auguste Férey, Bertha Feuereisen, Pierre Christian Henri François, Renée Eugène Gaessler, Jorge Gaïtan-Duran, Anita Gambarella, Marie-Louise Gisèle Fernande Germain, Adolphe Kazimierz Gladsiewiez, Josiane Marie-Catherine Ghislaine Godinache, Cécilia Gomez, Francine Marie-Josée Gounet, José Grimberg, Hedwig Elisé Henriette Hochhuth, Pierre Alphonse Hurliman, Julio Adalberto Iméri-Samaoa, Guy Jacques, Pierre Marcel Joubert, Agob Kedjidjian, Roger Emile Labiny, Jean-Marie André Langlois-Berthelot, Georges Louis Pierre Lapoujade, Jean-Claude Alexandre Auguste Lartaut, Marie-Louise Prudence Jacqueline Lefebre, Claude Antoine Léger, Thérèse Marie Désirée Lemaire, Roger Maurice Leroy, André Armand Alfred Lesueur, Roger Joseph Charles Leyder, Wanda Llosa-Urquidi, Alexis Marius Aimé Marie Luc, Jacques Marie André Massel, Jorge Horracio Wawemberg, Marie-Yvonne Antoine Merkiled, Francine Danielle Meylan, Brigitte Thérèse Germaine Micoud, Aurélio da Silva Montinho, Marie-Philomène Pépin Moravie, Céline Micheline Naillard, Yves Nicol, Lucia Niéto, Georges Louis-Albert Nogret, Georges Silvère Gabriel Oliny, Joseph Oliny, Laure Jeanne Marie Oliny, Georges Jean-Simon Oliny, Denise Michelle Page, Maria Fernanda Pinto De Conception, André Polomack, Yves Auguste Pruvost, Léonor Del Carmen Rodriguez, Jorge Rodriguez, Raphaël Rofe, Liliane Rofe-Rodriguez, Elisa Victoria Rofe-Rodriguez, Pierre Marie-Joseph Jean-Paul Sabouret, Roger Jean-Claude Charles Sadecki, Félix Sanchez-Lopez, Angèle Françoise Santoni, Stéphane Albert Scrocco, Edmée Louise Lucienne Scrocco, Roger Siégert, Carlos Soto-Garcia, Ginette Vincienne Madeleine Taillepierre, Marie-Auguste Tomy Thaly, Michel Charles-Alfred Henri Tonneau, Emmanuel Jean-Charles Tonneau, Jean-Yves Michel Tonneau, Odile Louise Angèle Tonneau, José Marie Louis Trébos, Françoise Tristz, Roger Tropos, Marie-Andrée Germaine Tropos, Marie-Jeanne Truchot, Pierre-Richard Eustache, Henri Villoing, Marie-Rose Victor Voluménie ».

Face-interieure-.JPG ( Le hublot, face interne ). 


 

L'évènement fit beaucoup de bruit, on s'en doute comme toutes les catastrophes de ce genre.

En Guadeloupe, il en fut question pendant des mois. Chacun connaissait une ou plusieurs des victimes guadeloupéennes. Je connaissais moi-même M. Butel, une personnalité du monde économique, ami de ma famille, M.Dormoy, et son fils Gérald, un camarade de jeu et ami cher.

Et puis, comme il en va pour toutes choses, sans disparaître, pour les gens de cette génération là, qui avaient alors 20 ans, le souvenir s'estompa, pour laisser la place aux évènements joyeux ou tristes de l'actualité sans cesse renouvelée.

Mais, pour des raisons mystérieuses, depuis une dizaine d'années, le crash de Deshaies revenu sur le devant de la scène? Une scène qui fut celle de RFO d'abord, et maintenant de Guadeloupe 1ère.

 

L'on va en « pèlerinage »sur les lieux de la catastrophe. On? C'est-à-dire? Oh! Pas la grande foule mais....maître Félix Rodes, et des comparses indépendantistes, quelques membres de la famille de MM. Catayée et Albert Béville, hommes politiques indépendantistes, dont il s'agit d'accréditer la thèse que l'accident du Boeïng fut en réalité un attentat perpétré sur ordre du gouvernement français pour éliminer deux politiciens qui n'allaient pas dans le sens de sa politique d'alors aux Antilles-Guyane.

 

Evidemment, cette assertion défie le bon sens.

En admettant même l'hypothèse que le gouvernement de l'époque eut voulu « éliminer » Catayée et Béville, ( qui n'étaient pas les puissantes personnalités qu'on nous dit, ne disposait-il pas de moyens plus appropriés que de sacrifier un avion gros porteur, et plus de cent passagers innocents?

Les services secrets, quand ils en reçoivent l'ordre, peuvent très bien organiser un bon repas, au terme duquel, tel ou tel sont atteint d'une indigestion fatale, ou d'autres « amusements » du même ordre.

Cela, les Guadeloupéens le savent. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas apprécier que les indépendantistes, les prennent pour des demeurés, ou des ignorants d'un autre siècle, où l'on pouvait faire avaler n'importe quel bobard, .à n'importe qui

Déjà, en 1962, le grand Bob Dylan le chantait «  le monde et les temps chaaangent ».

Cela, semble-t-il, les séparatistes et Guadeloupe 1ère ne l'ont pas encore compris.

Heureusement la possibilité du zapping existe, et est de plus en plus pratiquée.

 

Madeleine Sergent. 

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Zabou 04/01/2015 11:36

C'est un cargo au matouba il n'y avait pas de passager mais tout de meme un pilote et un copi et l'epave y est tjr la trace est superbe a faire!

Claude HOUËL 23/06/2012 04:38


Pas simple de trouver des symboles pour les indépendentistes ! Aprés le mulatresse solitude qui doit plus à André Schwartz-bart qu'aux historiens autoproclamés de la mouvance,aprés la
diffusion,par les mêmes,des centaines de victimes de mai 67,dont on est incapable de donner les noms, voici le dernier avatar, l'action des services secrets faisant exploser un avion pour
atteindre Catayé.


Trop fort l'Etat fwansè capable de choisir avec une telle précision de faire sauter un avion au dessus de la Caféiére et dans l'axe de la piste,juste pour faire cadeau d'un lieu de culte aux
séparatistes ! 


Le raport sur cet accident ne reléve nullement du secret défense,il est disponible pour qui veut chercher du côté de l'aviation civile.


Quant à ceux qui prétendent savoir mais qui attendent la retraite pour parler,ils font de la dissimulation de preuves et témoignages,ce qui constitue un délit.


Au fait on ne parle jamais du Boeing qui s'est écrasé sur les hauteurs de Matouba, peut-être il n'y avait-il que de pauvres passagers lambda qui ne méritent pas,eux,une stéle .

Mottet Marc 22/06/2012 17:24


Quand on n'a rien comme argument choc pour se faire entendre, on utilise tout et n'importe quoi! Ici c'est la thèse de l'attentat, mais c'est valable aussi pour l'esclavage utilisé pour tout
quand ça arrange les intéressés!


Fort heureusement beaucoup ont tout compris!