Pages

Publié par Edouard boulogne

Le bon sens est-il mort?



Une blogueuse me transmet ce faire-part tragique.

Le bon sens serait mort.

En fait la nouvelle était prématurée.

Notre ami, dont Descartes, contesté sur ce point, disait qu'il "est du monde la chose la mieux partagée", serait seulement dans un coma réversible.

Le Scrutateur, et quelques autres thérapeutes bénévoles, se consultent à son chevet.

Tout désespoir serait une sottise absolue, et un péché contre l'avenir.
Je ne manquerai pas de vous tenir informés, blogueurs et blogueuses très chers.
En attendant je transmet le faire-part tel qu'il m'a été expédié, dans un moment de blues.


>=================================================================


"Aujourd'hui nous déplorons le décès d'un ami très cher qui se nommait "Bon Sens" et qui a vécu parmi nous pendant de longues années.
>
> Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissances ont été perdus, il y a bien longtemps, dans les méandres de la bureaucratie.
>
> On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme "La journée appartient à celui qui se lève tôt ", "Il ne faut pas tout attendre des autres" et "Ce qui arrive est peut-être de MA faute".
>
> " Bon Sens " vivait avec des règles simples et pratiques, comme "Ne pas dépenser plus que ce que l'on a", et des principes éducatifs clairs, comme "Ce sont les parents, et non les enfants, qui décident ".
>
> " Bon Sens " a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes manières et le respect. Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l'état de santé de " Bon Sens ".
>
> Il s'est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d'un élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves encourus par l'enfant.
>
> "Bon Sens" a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison et que le voleur pouvait porter plainte pour agression.
>
> " Bon Sens " a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n'avait pas réalisé qu'une tasse de café bouillante était chaude, en a renversé quelques gouttes sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale.
>
> La mort de " Bon Sens " a été précédée par celle de ses parents : Vérité et Confiance, de celle de sa femme Discrétion, de celle de sa fille Responsabilité ainsi que de celle de son fils Raison.
>
> Il laisse tous la place à ses trois faux-frères: "Je connais mes droits", "C'est la faute de l'Autre" et "Je suis une victime".
>
> Il n' y avait pas foule à son enterrement car il n' y a plus beaucoup de personnes pour se rendre compte qu' il est parti".

Aperçu généré le 11/03/2007 à 22:31:41

Commenter cet article

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog