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Publié par Edouard boulogne

Comment être Français aujourd'hui? Par Ivan Rioufol.

(J'ai trouvé remarquable l'article d'Ivan Rioufol paru ce jour dans le Figaro, et j'ai choisi de le faire connaître aux lecteurs du Scrutateur.
La France est en proie aujourd'hui à une crise. Si elle demeure une grande puissance sur le plan de l'économie, de la technologie, par ailleurs elle doute d'elle-même.
La crise est donc morale, spirituelle. C'est par la tête que le poisson pourrit, dit le proverbe, et il est vrai que de grandes civilisations ont disparu, pourtant riches et puissantes, par le fait qu'elles avient perdu confiance en elle-mêmes.
Ivan Rioufol tient des propos que les rédacteurs de l'ancien Guadeloupe 2000, et ses lecteurs auraient pu reprendre à leur compte, ainsi que ceux de l'actuel Scrutateur.
M.Rioufol tient des propos sur le comportement de notre compatriote Lilian Thuram, qui nous font plaisir. (Sur certains plans je regrette que Thuram se laisse embarquer sur les mauvaises galères d'une certaines gauche politique, et de certains racialistes.Voir à ce sujet dans le Scrutateur l'article "Il faut sauver le champion Thuram).
Je ne suis pas en train d'embarquer Lilian sous la bannière du Scrutateur (ni nous sous la sienne, ce qui serait plus juste en termes de notoriété) , mais de constater que nous sommes proches sur le plan de certaines valeurs, celle notamment du patriotisme, qui est essentielle, mais tout-à-fait méprisée par les pseudos élites (politiques, culturelles) qui donnent le ton actuellement en France.
L'impact de Thuram rappelle que les témoignages individuels ont un rôle important dans la vie quotidienne quand elles sont portées par des personnalités dotées d'une certaine authenticité. A chacun d'entre nous, dans les secteurs de la vie où ils évoluent à témoigner de leurs valeurs spirituelles, après les avoir approfondies, et d'en rayonner).

Edouard BOULOGNE.


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Yannick Noah, parlant du défenseur guadeloupéen, Lilian Thuram : « Quand il chante La Marseillaise, c'est beau. (...) Ce mec donne envie de faire du sport et d'être français. » En fait, tous les joueurs noirs ont réussi, à chaque étape de la Coupe du monde de football, à offrir une émotion supplémentaire, en entonnant l'hymne national. Ils ont montré qu'être français n'était pas une couleur de peau.

Rappeler cette évidence était utile, à l'heure où l'immigration africaine cherche sa place au sein d'un « peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » (Charles de Gaulle, 1959). La surreprésentation « black-beur » de l'équipe de France a certes donné une image inexacte de la physionomie du pays. Mais la réalité multiethnique autorisait cet artifice.

Le patriotisme des Bleus (majoritairement originaires de l'outre-mer) incitera-t-il les compatriotes issus de l'immigration à les suivre, au-delà des enjeux sportifs ? Si l'administration se contente de la carte d'identité pour reconnaître un Français, l'âme de la nation se nourrit de passions et d'idéaux partagés. Or la France chamboulée peine à se faire désirer autrement que pour ses sous.

Faire aimer un pays qui ne s'aime pas : voilà le problème posé à l'Hexagone, honteux dans la défense de sa propre identité. Jacques Chirac, dernièrement lors d'une cérémonie de naturalisation d'étrangers : « Devenir Français, c'est un honneur. (...) C'est aussi respecter la loi et s'intégrer pleinement à la communauté nationale, en particulier en maîtrisant sa langue. » Se contenter de ce minimum ?

Être français deviendrait vide de sens, si la nationalité devait être comprise uniquement comme une commodité pour accéder à un statut et à des protections. Il suffirait alors de deux ou trois générations, laissées dans l'indifférence d'un pays millénaire et sans autre valeur suprême que les jeux de ballon et leurs héros, pour que ce nihilisme fasse disparaître les dernières traces de l'esprit français.

Renaud Camus a analysé ce risque (Du Sens, POL, 2002) : « Ce n'est pas sur une jeunesse plus éclairée que se bâtit la France métissée qu'on nous promet, c'est sur une jeunesse totalement ignorante, déculturée. Ce n'est pas sur une culture commune qu'on crée la société nouvelle, multiraciale et pluriconfessionnelle, c'est sur une ignorance partagée. » Urgent de refuser cette amnésie programmée.

Déculottages

L'élan patriotique du Mondial ne peut cacher les fractures ethniques, culturelles. Ce sont des propos stupéfiants qui ont été tenus dans l'indifférence des antiracistes professionnels, jeudi dernier, par le groupe noir Tribu K : « La France on ne l'aime pas. (...) Si quelqu'un touche à l'un des nôtres, il faudra s'attendre à une réaction sanglante. (...) Si ça doit finir en boucherie, ça finira en boucherie. (...) L'homme blanc est un détail pour nous. »

Quant au président du Conseil européen de la fatwa, Youssouf al-Qaradawi, il a rappelé, mardi dans Le Monde, comment l'Islam entendait faire respecter ses règles dans les démocraties. Il conseille aux musulmans de voter pour des programmes « proches des valeurs islamiques », qui défendent « des causes justes, comme la cause palestinienne » (...) et qui critiquent « la politique américaine actuelle ».Ce Conseil s'est prononcé naguère pour la polygamie et justifie les bombes humaines. Cette culture n'est pas celle des Lumières. Pourtant, les propos d'al-Qaradawi, proche de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), ne sont souvent rien d'autre que ceux continûment tenus, pour le plus grand bonheur des islamistes, par les belles âmes. D'autant que ces dernières réservent volontiers leurs sarcasmes aux très subtils discours de Benoît XVI, notamment celui sur la famille, prononcé samedi à Valence (Espagne).

Toujours cette France qui se déteste. Le président algérien ne cesse d'insulter le passé colonial : François Hollande s'empresse, samedi à Alger, de lui donner raison. « Sur la colonisation, nous ne lui trouvons aucun caractère « positif » », a-t-il dit. Le premier secrétaire du PS n'a pas eu un mot sur la persistance de la torture, dénoncée lundi par Amnesty International, ni sur les discriminations subies par les chrétiens. Où sont les valeurs de la République dans ces déculottages ?

Comme un souci...

C'est la faiblesse qui, partout, se laisse voir. Elle donne raison à l'ancien ministre Jean Foyer quand il constate dans ses mémoires (Sur les chemins du droit avec le Général, Fayard) : « La France contemporaine est mal gouvernée. C'est trop peu dire : elle n'est point gouvernée du tout. » Après la retraite de Dominique de Villepin sur le contrat première embauche contesté par la rue, Nicolas Sarkozy amorce un recul devant une gauche exigeant la régularisation des sans-papiers, sa loi sur l'immigration choisie à peine votée. Et alors que le désintérêt pour le savoir est la plaie d'une Éducation nationale qui ne sait plus quoi transmettre, le bac n'a jamais été plus aisé à obtenir (81,5% de réussite), pour des élèves ayant déjà perdu l'orthographe et parlant de la « chapelle sixteen » (Le Figaro, 10 juillet). N'y aurait-il pas comme un souci, pour reprendre ce mot ridicule d'aujourd'hui ?

Eloges de la rage

Et n'est-ce pas un signe de faiblesse que cette dévotion aux puissants ? Non seulement Zinédine Zidane ne regrette pas son agression physique, mais son geste est couvert de gloire. « C'est un acte d'un héroïsme immense », a commenté le ministre Azouz Begag (L'Ardennais, mardi), tandis que la Mosquée de Paris a apporté au joueur « son soutien fraternel et son affection admirative ». Les cités ont bien reçu ces éloges de la rage.

Aperçu généré le 11/03/2007 à 15:53:00

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Laurent & Daniel 29/08/2007

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