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Publié par Edouard boulogne

Pasteur n'était pas un saint !

par le docteur René BONNET.



EST CE LA VERITE ?A propos de quelques vérités scientifiques.(par le docteur René Bonnet).
(Le texte qui suit est celui d'une conférence du docteur René BONNET, au Rotary club de Point-à-Pitre). L'illustration est une photographie du grand chercheur d'origine guadeloupéenne Louis-Daniel Beauperthuy dont il est question dans la conférence).
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Est-ce la vérité ? C'est le premier des quatre
critères qui doivent guider un rotarien, et dans cette quête, j'ai été précédé par un ami du Rotary.Club. de Bourg en Bresse, Guy MADELPUECH qui, dans son article : « Oubli de l'Histoire » (Le Rotarien de mai 2001 ) nous donne quelques avertissements :
-« On n'échappe pas au mouvement de l'Histoire qui écrasera ceux qui résistent......pour que la vérité ne se trompe pas de chemin. »
- ou « Le sens historique est cette exigence de vérité qui meut l'historien, que cela fasse plaisir ou non à l'homme engagé dans son siècle. »
Précédé aussi par un « grand homme du moment » , Jacques ATTALI qui dans son« Blaise PASCAL ou le génie français » célèbre l'essence de toute démarche intellectuelle :« dire la vérité quoiqu'il en coûte ; résister au grégarisme, au consensus béat, à la pensée unique. »
Dans mes premières années à la faculté de Médecine de Bordeaux, j'ai eu la chance d'assister à un cours magistral fait par un jeune et brillant professeur de médecine sur le Rhumatisme Articulaire Aigu ( R.A.A.). Il développa toutes les hypothèses étiologiques émises jusqu'alors, mais sa préférence allait à l'hypothèse virale, et sa démonstration devait nous en convaincre. Fort heureusement, avant les examens de fin d'année le streptocoque hémolytique était confirmé comme agent responsable du RAA^par le biais d'une angine aiguë qui touchait plus spécialement les jeunes.
A la même époque Sir Alexander FLEMING mourait, après avoir obtenu le prix NOBEL pour la découverte de la pénicilline, et les langues commençaient à se délier : on apprenait qu'un de ses assistants avait récupéré une boite de culture microbienne jetée à la poubelle par le maître « pour qui la culture était souillée
». En effet , elle était souillée par le fameux pénicillium.
Quelques années plus tard, lors d'un cours de"
médecine tropicale, traitant de la fièvre jaune ,j'apprends que trente ans avant Carlos FINLAY, un médecin quadeloupéen, Louis Daniel BEAUPERTHUY , avait publié (Gazette Officielle de Cumana -1854) et communiqué à l'Académie des Sciences de Paris, (1856 :" Recherche sur la cause du choléra asiatique, sur celle du typhus ictéroide et des fièvres des marécages."), les conclusions de ses observations sur la transmission de la fièvre jaune par un moustique domestique ,aux pattes rayées de blanc, le zancubo bobo ou culex mosquito, l'actuel Aèdes Aegypti responsable aussi de la transmission de la Dengue et de la filariose. Depuis ce jour, je ramasse le maximun de documentation sur Beauperthuy et sur son époque, ce qui m'a permis lors du centenaire de sa mort en 1971, d'écrire mon premier texte sur ce grand médecin, compatriote, dans la jeune revue Guadeloupe 2000 (n° spécial 9 de 1971) . Toute cette documentation, me permet aujourd'hui, surtout après l'acquisition de « Histoire de la Fièvre Jaune » de François DELAPORTE, (Editions PAYOT 1989), de pouvoir dire très simplement que la communication de Finlay à l'Académie des Sciences Médicales, Physiques et Naturelles de la Havane, le 14 août 1881, " El mosquito hypotéticamente considérato como agent de la transmission de la fièbre amarilla " était un plagiat de la gazette de Cumana. Ce que d'ailleurs lui avait fait remarquer, le jour même, un de ses confrères cubains.
François DELAPORTE s'applique à faire la part exacte
de l'hypothèse Finlay de 1881, par rapport à la preuve apportée par le Docteur REED et la commission américaine en 1900, en liquidant en cinq lignes tous les précurseurs : « anticipant quelque peu (sic) C. Finlay, G.DOWELL (1822-1881), J.CRAWFORD (1746-1813), C.NOTT (1804-1873), et L.D.BEAUPERTHUY (1807-1871) méritent d'être reconnus comme les premiers observateurs ayant associé les moustiques avec les épidémies de fièvre jaune. » De plus il, s'évertue à comparer les idées de Finlay à celles de LAVERAN et ROSS sur le paludisme et sa transmission par un moustique ; à celles de MANSON sur le cycle parasitaire de la filaire chez le moustique, afin de saisir la démarche intellectuelle de Finlay. Ce dernier, qui part de l'alcalinité de l'atmosphère comme cause de la fièvre jaune, arrive à l'existence d'un AGENT de transmission, et ceci après que le rapport « PLYMOOUTH » en 1880 ait fait clairement allusion à un agent pathogène transportable. Tout ceci, une trentaine d'années après la description du vibrion cholérique par PACINI en Italie et Beauperthuy au Venezuela et celle du « zancubo bobo » aux pattes rayées de blanc capable par sa piqûre de prélever du sang à un malade puis à le transférer à un sujet sain en lui « transmettant un virus de nature « animalo-végétal », mais non visible au microscope »
Et, bien sûr, nous avons droit à tout un chapitre sur les recherches bactériologiques à la quête du bacillus ictèroide, puisque le thème pastorien domine la scène, en cette fin du XIX°siècle. Il est vrai que de son côté Louis PASTEUR passe de la chimie des cristaux à la fermentation et dans son mémoire à l'Académie des Sciences en 1861 sur « Les animalcules vivants sans gaz oxygène et déterminant des fermentations » il décrit le ferment butyrique comme un « infusoire qui a la forme de bâtonnets..... »Puis, en 1880 il vaccine des poules contre le choléra grâce à des « microbes atténués » {.Le mot microbe ne date que de 1878 et a été créé par SEDILLOT}; et en 1881 il expérimente, en public,»son vaccin » contre le charbon des moutons avec succès.( En 2002, France-Dimanche, dans la série « Ces savants ont bouleversé la médecine : Louis Pasteur',4S-Il doit sa gloire à deux coups de dés !» -« Sous les ricanements des journalistes....il expérimente « son vaccin » contre le charbon....et ça marche !- Quatre ans plus tard il reprend les mêmes risques avec un enfant....et cette fois c'est la rage qui est terrassée . »
De fait, peu de temps après ce n'est pas la rage qui fut terrassée mais six paysans russes, mordus par un loup et adressés à Pasteur par le Tsar qui succombèrent : le premier dans des douleurs atroces, et les cinq autres euthanasiés le plus discrètement possible.( Extraits de Souvenirs Littéraires de Léon DAUDET, dans le bulletin de l'Ordre des Médecins de janvier 1999.)
La réhabilitation de BEAUPERTHUY commence dès le début du XXè siècle et se termine en apothéose avec les nombreuses manifestations qui ont marqué le centenaire de sa mort, au Venezuela, où il est considéré comme un des premiers savants vénézuéliens, (quoiqu'il ait toujours gardé la nationalité française), en France et en Guadeloupe. Il fut mondialement reconnu pour avoir recherché pendant toute sa carrière professionnelle, (1837-1871) l'étiologie des maladies infectieuses et parasitaires (fièvres intermittentes, choléra, fièvre jaune, lèpre etc.) et leur traitement, et en cela mérité d'être considéré comme précurseur de Pasteur et de la théorie microbienne . En témoignent :
-sa thèse en 1837, à la faculté de médecine de Paris.
- — -son premier mémoire à l'Académie des Sciences, en 1837,sur " les animalcules dans les excrétions et sécrétions de l'homme malade " ; - son deuxième mémoire à la même Académie en 1838 , et ceci vingt trois ans avant que Pasteur à la même Académie n'évoque les animalcules dans la fermentation : « Les animalcules responsables de la putréfaction » ;
-la description du vibrion cholérique et celle du
« zancubo bobo, moustique domestique aux pattes rayées de blanc»,dans son mémoire à l'Académie des sciences en 1856 , ....etc..
- et jusqu'au rapport du docteur BRASSAC, Médecin de première classe de la Marine, adressé au Directeur de l'Intérieur en 1872 dans lequel le détracteur écrit, je cite : " Beauperthuy, en étudiant les causes des maladies, surtout des maladies épidémiques et endémiques des zones intertropicales, est arrivé à édifier un système qui, tout en simplifiant la pathogénie, ferait, s'il n'était tout hypothétique, table rase des opinions ayant cours jusqu'ici dans la Science " D'ailleurs Brassac reconnut son erreur dès 1886, dans la rédaction du chapitre ELEPHANTIASIS ( lèpre) du « Dictionnaire Encyclopédique des Sciences
Médicales^.......... -et tandis que la théorie des " miasmes ", qu'il a toujours combattu, tient encore une large place dans le Dictionnaire Encyclopédique des Sciences Médicales en 1877, six ans après sa mort, Pasteur est omniprésent à Paris où on l'entend partout se battre contre la « génération spontanée. »
Le clou de ces manifestations aurait pu être les Journées Médicales Franco-Vénézuéliennes en février 1976 , en hommage à Louis Daniel Beauperthuy, avec vol spécial du Concorde, » L.D Beauperthuy » agrémenté de foie gras du Périgord, pays d'origine de la famille, mais le Professeur Léger, seul français à parler au nom de tous les médecins français, lors de la cérémonie officielle d'ouverture, ne connaissant probablement pas la vie et l'œuvre de ce grand savant, ne prononça pratiquement pas son nom et termina son beau discours par quelques vers de Saint John Perse, qui à ses yeux, valait sans doute, autant que tous les grands hommes de la Guadeloupe.( Les Vénézuéliens et le seul Guadeloupéen présent n'ont pas vraiment apprécié.)
Quelques années plus tard Anne MORTAGNE, interne antilles-guyane, présenta à la Faculté de Médecine de Bordeaux, sa thèse de doctorat " L.D.Beauperthuy, pionnier de la médecine tropicale ", Année 1985- n°359 : simple, claire, sans fioritures qui obtint les félicitations du jury et aussi celle du Professeur Pierre LEPINE, dernier survivant français de ceux qui connurent les acteurs de cette époustouflante controverse franco- cubano- vénézuélienne qui dura presque un siècle.
En 1998, le hasard, une nouvelle fois, me fit tomber sur un article du MIDI LIBRE :« L'ombre d'un toulousain derrière Pasteur » (2-11-98) dans lequel je découvre qu' « en 1881 Pasteur utilise les travaux d'un jeune chercheur (vétérinaire et médecin), pour s'attribuer la découverte du vaccin contre une épidémie de charbon du mouton : vaccination exécutée en public à grand renfort de publicité, le 2 juin 1881 à Pouilly-le-Fort. Pour cette expérience publique, Pasteur avait tout simplement ordonné à son équipe de préparer le vaccin en question avec le bichromate de potasse, antiseptique qu'utilisait ce jeune vétérinaire et avait bien sûr interdit à ses assistants d'en parler : « Moi vivant vous ne publierez pas cela avant d'avoir trouvé l'atténuation de la bactéridie par l'oxygène. Cherchez la ! ».
Tout ceci, y compris quelques vacheries surprenantes de la part d'un Pasteur si généreux et si pieux et une liste assez longue d'autres précurseurs sont à notre disposition dans la thèse pour le Diplôme d'Etat de Docteur en Pharmacie soutenue le 30 juin 1998, à 1' Université Claude Bernard- Lyon I, par Madame Nadine JUSSIAU-CHEVALIER : « Henry TOUSSAINT, 1847-1890 ».
-«L'œuvre d'un microbiologiste pionnier »-. Thèse n°42.
Parmi ces précurseurs nous trouvons : Barthélémy et Dupuy en 1823, Delafond, vétérinaire en 1838, Davaine, médecin en 1850, Chauveau, vétérinaire en 1865....la bactéridie du charbon, sa forme en bâtonnets, sa transmission, d'un sujet malade à un sujet sain par le sang, et même la culture de ce bâtonnet....
Quant au deuxième « coup de dé médiatique » de Pasteur, quatre ans après le vaccin contre le charbon,( « et cette fois c'est la rage qui est terrassée ! ») il mériterait à lui seul de nombreuses conférences.
Que penser, devant tout ceci, de la Vérité scientifique et historique?
Sera -t-elle toujours obligée de passer par des consensus à fort relent de dollars, comme celui de la découverte du virus H.I.V, entre français et américains. (L'institut Pasteur a du en garder le secret dans les archives de la maladie du vers à soie.) ?
Ou sera-t-elle, obligée de sacrifier à des « consensus béats » ressemblant plutôt à des lavages de cerveaux du type du consensus de l'hépatite virale ?
Avant de tenter une conclusion, je voudrais
rappeler qu'il suffit d'être un peu curieux pour trouver de nouveaux exemples, d'autant plus que le premier consensus scientifique au monde remonte à 1663, quand le Tribunal de l'Inquisition , avec son aréopage de savants condamna Galilée à abjurer sa théorie.
En conclusion je dirai que la vérité historique ou
scientifique est : « LA VERSION POLITIQUEMENT CORRECTE D'UN EVENEMENT QUI N'A PAS ENCORE ETE CONTROVERSE. »
(Napoléon plus catégorique disait « un mensonge que personne ne conteste ».)

'Conférence faite au Rotary Club de Pointe-à-Pitre-Est le jeudi 28 août 2003 par le docteur René Bonnet. .
P.S. (1) - Dans la thèse sur Henri TOUSSAINT à la page 131, on apprend que « à l'Académie, Pasteur présente le compte rendu sommaire des expériences faites à Pouilly-le-Fort près Melun les 14, 15 juin........la communication est vivement applaudie, sauf par COLIN ,BLOT et DEPAUL ». Le Docteur Henri DEPAUL, Professeur d'Obstétrique, membre de l'Académie de Médecine, était le beau frère du Docteur Sainte-Croix LOYSEAU éminent médecin et accoucheur à Pointe-à-Pitre. Ce dernier, oncle et beau-père du Docteur Dominique GUESDE, mourut la même année que Guesde ; et c'est Madame DEPAUL, née Octavie LOYSEAU, qui fit publier l'ensemble des poèmes sous le titre: __ »_ Guadeloupe. «
Dans la liste des nombreux travaux scientifiques du professeur Depaul,( directeur adjoint de la vaccine en 1856, puis directeur de 1864 à 1873 ) nous trouvons en 1881 : -----Vaccination et revaccination obligatoire.
-Vaccination charbonneuse.
- Vaccination animale................qui pourraient nous éclairer.
- Dans " LOUIS PASTEUR. La réalité
après la légende." Pierre-Yves LAURIOZ , Editions de Paris : 2003 nous trouverons confirmation de beaucoup de points soulevés ci-dessus et encore d'autres forts édifiants.( entre autre l'explication de l'attitude de COLIN qui a été jusqu'à provoquer Pasteur en duel.
- - Et pour terminer, à la fin de l'année j'ai le bonheur de tomber sur « HISTORIQUEMENT CORRECT ;- Pour en finir avec le passé unique. » de Jean SEVILLIA . Editions PERRIN , août 2003.
P.S. (2) Beaune le 2/07/2004
Cher monsieur,
;;;;;;;;J'ai reçu l'exemplaire de la thèse de Mme MORTAGNE (préfacée par vous) sur le génial BEAUPERTHUY, hélas plagié par PASTEUR comme beaucoup souvent ignorés et parfois critiqués. Je suppose donc que vous avez lu mon livre "Louis Pasteur, la réalité après la légende" qui a affronté en France un certain ostracisme car il ne fait pas bon ici critiquer une légende vivante de la médecine!
Je vous remercie de cet ouvrage et des explications jointes car, sur TOUSSAINT il y avait déjà eu l'excellent livre du vétérinaire Yves ROBIN (hélas décédé
récemment) :" Lettre ouverte à Monsieur Pasteur Louis" qui en 2002 avait écrit beaucoup de bien sur Toussaint en citant la thèse de Mme JUSSIAU-CHEVLIER :
Toussaint est bien le pionnier de la vaccination anticharbonneuse mais la postérité n'a retenu que l'oeuvre pastorienne.
Yves ROBIN a surtout réhabilité GALTIER privé de son prix Nobel par Pasteur qui a plagié toute la technique de traitement de la rage mise au point par ce génial vétérinaire, dont Robin avait rencontré la fille à Lyon (Mme Marguerite W.Galtier) très déçue du sort réservé à son père.
Il faudrait bien sûr citer Antoine BECHAMP, Mitscherlich, VERGETTE sur lequel je me suis beaucoup étendu car il était polytechnicien, maire de ma ville de Beaune, et c'est lui le véritable instigateur de la méthode de chauffage du vin.....
Pour la médecine coloniale, je suis moins au courant mais je sais que Pasteur a beaucoup utilisé le travail de son équipe à des fins personnelles .(des chercheurs qui ont souvent été victimes de plagiats mais aussi des maladies sur lesquelles ils travaillaient pendant que Mr. Pasteur se pavanait à Paris aux bras de NAPOLEON III et d'Eugénie (aussi belle qu'intelligente !? du moins c'est ce qu'il lui disait ).
Il n'est donc pas étonnant que le Dr.Beauperthuy ait été victime de la légende pastorienne dont la famille Valléry-Radot a systématiquement magnifié les qualités du beau-père et du grand-père, et passé sous silence les défauts dont le pire était de ne jamais citer ( même à titre posthume) ceux qui l'ont mis sur la voie de la découverte, ce qui en matière scientifique reste "correct" pour citer Jean SEVILLIA. L'histoire n'a retenu que des faits déformés par des historiens qui ont brodé sur la légende familiale sans vérifier le travail des autres. C'est bien dommage car aujourd'hui on continue d'enseigner à nos enfants que cet homme là (exemple à suivre) ne pouvait se tromper et qu'il a lutté contre des ignorants stupides du genre TOUSSAINT, GALTIER, DAVAINE, BECHAMP, VERGETTE etc ..... La liste est longue de ceux qui ont été roulé dans la farine pastorienne d'autant, qu'à l'époque, il ne fallait pas s'opposer à Pasteur puissamment soutenu par le régime en place : napoléonien d'abord puis en quelques mois républicain. . . .puisque Pasteur attendait sa rente en or de THIERS
et de son ami Paul BERT, redoutable anticlérical mettant dans le même panier les jésuites et le phylloxéra ! .................
Mon livre avait pour but de rendre à Pasteur sa qualité d'homme ! sans faire cette hagiographie stupide de " dieu vivant" sans rapport avec la réalité.

Recevez mes amitiés confraternelles. Y.LAURIOZ.
. P . S. N° 3 :
—Depuis que j'ai appris que le Professeur Depaul n'appréciait
Mr.Pasteur ,j'étais en quête de sa communication sur la vaccination
charbonneuse : pas de trace à la B.I.U.M à Paris.
Aussi , étant à DAX, en Octobre 2005 je m'en fus à MORLAAS découvrir son
buste , sa maison et une partie de sa descendance qui me reçu très
aimablement. Puis je me rendis à PAU.chez une autre descendante qui me
présenta un confrère, historien de la médecine paloise, qui me parla de
Depaul bien sûr, mais surtout m'offrit la copie d'un article
écrit en 1990 dans la Revue de PAU et du BEARN : « Le Docteur Pierre
Henri DUBOUE (1834-1889) ».
Dans ce texte écrit à l'occasion du centenaire de la mort de Duboué on apprend que celui ci avait publié son ouvrage sur la rage en 1879 ; qu'à la demande d'un ami il envoie un exemplaire à Pasteur : « Le 12 janvier 1881 à la demande d'un de mes amis lequel en avait déjà parlé à Monsieur Pasteur, j'ai adressé à ce dernier mon travail intitulé de la physiologie pathologique et du traitement rationnel de la rage qui se résume en une proposition unique : le virus rabique ne s'absorbe pas, il se propage le long des fibres nerveuses périphériques jusqu'au système nerveux central ».
Le 25 janvier 1881 Pasteur affirme à l'Académie de Médecine sa conviction de la propagation du virus rabique par voie sanguine. En mai , revenant sur ses affirmations précédentes, Pasteur
propose la théorie nerveuse comme étant sa découverte......( sic ).
EDIFIANT ! d'autant que très nombreux étaient les médecins parfaitement au fait de la vérité.
Arnouville le 28 01 06.

Dr.René BONNET


Hépato Gastro
Entérologie
Aperçu généré le 11/03/2007 à 15:38:50

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