Mutilations sexuelles, tout est-il tolérable? , par Suzanne Labin et Edouard Boulogne.

Publié le par Edouard boulogne

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MUTILATIONS SEXUELLES : TOUT EST-IL TOLERABLE?


( Trop souvent, par paresse, par esprit de démission qui ne veut pas dire son nom, les maîtres, actuels et espérons-le provisoires, de l'opinion publique, et de l'enseignement en France (et ailleurs, hélas !) parent leur vacuité intellectuelle et morale du beau nom de tolérance. Mais tout est-il tolérable ? Il ne s'agit pas d'une question tout académique. Les jeunes gens qui, éventuellement auraient à disserter sur ce sujet, ne perdraient pas leur temps, si leur réflexion était bien conduite.
Il est permis de penser qu'il y a de l'intolérable.
Si l'ouverture d'esprit, le sens du relatif sont des vertus intellectuelles, il ne faut pas tomber dans le relativisme qui met sur le même plan toutes les valeurs, toutes les coutumes, toutes les religions. (On trouvera dans mon livre « Libres Paroles » de bons outils d'analyse pour approfondir ces questions, en particulier les chapitres intitulés Culture, Nihilisme, et surtout Identité).
Nous entrons dans une période électorale d'importance majeure.
Parmi les questions soulevées et sur lesquelles nous aurons à nous déterminer par nos suffrages, figurent celle de l'interruption ou du contrôle de l'immigration sur le territoire national.
Certains candidats qui estiment qu'il faut arrêter le flux massif en France des personnes en provenance du tiers monde, sont traités de « racistes », par les maîtres du politiquement correct.
Un grand footballeur, qui ne se trouve pas pour autant justifié de dire n'importe quoi sur des questions qui le dépassent (et sur lesquelles on le manipule) parle de « sarkoïsation des esprits » pour désigner la prise de conscience de plus en plus aiguë par les Français des périls que fait courir à leur nation l'immigration massive et incontrôlée.
Or pour qui veut bien réfléchir un instant, la volonté de faire face au transfert de peuples étrangers en France, et d'y mettre fin, n'est pas du racisme.
Ce n'est pas parce qu'ils sont noirs ou basanés, que des dizaines de milliers de Nigérians ou de Turcs, d'arabes musulmans inquiètent les Français.
C'est que ces gens appartiennent à des cultures totalement différentes de la nôtre, des cultures qu'il est possible parfois de juger barbares en refusant de céder à la mode relativiste ambiante, au faux esprit de tolérance qui n'est en réalité qu'un esprit de démission.
Quand des étrangers sont assez nombreux pour le faire, ils forment sur le territoire des pays qui les ont accueillis des communautés à part (problème du communautarisme), qui refusent de s'assimiler au pays d'accueil, se comportent en conquérants, constituent des Etats dans l'Etat.
La France ne peut courir le risque de se voir ainsi cancériser par des populations étrangères qui ne l'aiment pas sauf pour les avantages sociaux.
Elle ne peut admettre sur son territoire que, par exemple, une coutume comme celle de l'excision, soit pratiquée, en France, par des populations de plus en plus nombreuses.
« Le Scrutateur » publie aujourd'hui sur ce sujet et pour une meilleure compréhension du problème par ses lecteurs, un article publié il y a quelques années par cette grande politologue qu'était Suzanne Labin dans le journal Guadeloupe 2000 que je dirigeais.
( Pour une réflexion approfondie sur ces questions, à partir de ce que l'on a appelé « la crise des banlieues » (nov 2005), il faut lire l'ouvrage collectif publié aux éditions Michalon sous la direction de Raphaël Draï et Jean-François Mattéi : La République brûle-t-elle ? essai sur les violences urbaines).

Edouard BOULOGNE.





L'excision -puisque c'est d'elle en particulier qu'il s'agit- signifie qu'on coupe chirurgicalement la zone érogène du sexe féminin. Les médias ne le soulignent pas dans leurs commentaires, si bien que beaucoup de lecteurs croient que l'excision chez la femme est l'équivalent de la circoncision chez l'homme. Il n'en est rien.
La circoncision consiste à cou-per le prépuce, simple repli de peau qui recouvre le gland de la verge, opération indolore et qui ne compromet en rien les futures jouissances sexuelles masculines. Alors que l' excision est une ablation chirurgicale du petit organe érectile de chair (pas de peau) situé sur la vulve féminine, opération extrêmement douloureuse et dange-reuse. Quand elle n'entraîne pas la mort par suite d'infections, elle cause une mutilation à vie de la femme qui reste définitivement fri-gide.
Fn 1993, l'O.M.S., Organisation Mondiale de la Santé, estime à 80 millions les mutilations sexuelles des femmes. Selon un rapport dont fit état Le Figaro (2/11 /89), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (U.N.l.C.LF.) a confirmé que les victimes de cette coutume sont 84 millions "d'invalides érotiques"', comme les qualifie Benoîte Groult dans "Ainsi soit-elle". 84 millions de femmes torturées et mutilées au nom d'un obscur principe qui n'est ni religieux ni politique. Sous le terme d'excision sont prati-quées trois sortes 'opérations. La "sunna', forme la plus "douce", consiste a exciser le prépuce ou le gland du clitoris. Elle se pratique surtout en Indonésie, en Malaisie et au Moyen-Orient. La "clitoridectomie" partielle ou totale (excision d'une partie ou de la totalité du cli-toris et des petites lèvres) se ren-contre en Afrique orientale, occi-dentale et centrale. "L'infibulation" ou excision pharaonique, se ren-contre en Afrique orientale (Djibou-ti, Somalie, Ethiopie. Soudan. Egypte. Kenya). Cette forme d'exci-sion pourrait figurer parmi les tor-tures les plus raffinées. L'excision pharaonique consiste à mutiler le clitoris, les petites lèvres et une par-tie des grandes lèvres, et à suturer les bords à vif au moyen d'une épine d'acacia. Un petit orifice est maintenu ouvert au moyen d'un éclat de bois, pour permettre l'écoulement menstruel et celui de l'urine. Pour permettre la soudure des parties laissées à vif, la fillette a les jambes ligotées pendant des se-maines; elle peut ensuite sauter à pieds joints dans la case. Au moment du mariage, la femme est « ouverte" et l'orifice est élargi au mo ment de l'accouchement, après quoi elle est a nouveau infibulée... Les opérations sont faites sans anesthésie et dans les pires condi-tions d'hygiène, avec pour tout instrument un couteau de cuisine, une lame de rasoir ou un éclat de verre.
Le rituel prévoit que l'enfant, au moment où elle est recousue ne crie plus : épuisée d'avoir hurlé par la douleur, elle n'sst plus consciente. Parfois, pour favoriser la cicatrisa-tion, des excréments d'animaux sont posés sur la plaie. Pas étonnant que nombre de petites filles ne survivent pas à ce traumatisme physique et psychologique. Outre les chocs graves dûs à la douleur et l'hémorragie, peuvent apparaître septicémies. tétanos. et toutes sortes de maladies à l'âge adulte. D'autant que les coutures de !a chair vive sont enlevées et refaites après chaque accouchement.

En France, on tolérait cette "non as-sistance à personne en danger", alors qu'on s'indignait vertueuse-ment quand notre police recondui-sait des réfugiés clandestins à la frontière. Puis on finit par adopter une loi condamnant l'excision pra-tiquée sur notre territoire : prison à vie s'il y avait eu mort d'enfant, mais en pratique les parents étaient condamnés à quelques mois de pri-son avec sursis.
De plus nos frontières, qui sont lar-gement ouvertes aux immigrés po-litiques, ne le sont pas aux jeunes filles qui se sauvent d'Afrique pour ne pas être excisées. Pour elles, qui risquent la mort, il n'y a pas de droit d'asile.
Pour la première fois, le 8 mars 1991, une exciseuse professionnelle a été condamnée à une peine ferme pour plusieurs excisions. Il s'agit de la Malienne Aramata Keita condam-née, écrit la Cour d'assises, "pour complicité de violence volontaire à enfants de moins de quinze ans, ayant entraîné une mutilation". En janvier 1993, la Cour d'assises de Paris condamne une mère à un em-prisonnement ferme .d'un an et 4 mois avec sursis. Il s'agit d'une Gambienne qui avait fait exciser ses deux petites filles. A nouveau une mère malienne, Dalla Trooré, est condamnée à trois ans de prison avec sursis, aux assises de Bobigny pour avoir fait exciser son bébé d'un mois.
De plus en plus nombreux, les cas d'excisions se succèdent devant nos Cours d'assises. Mais com-ment faire comprendre à ces mères africaines, à qui des Danièle Mitter-rand déclarent depuis des années que leurs coutumes valent bien les nôtres, que mutiler à vie, au risque de la tuer, une petite fille est un crime ?
Et toutes ces tortures ne sont même pas faites pour des raisons reli-gieuses. Non, la barbare amputa-tion de l'organe du plaisir chez la fil-lette est le résultat de ce pouvoir possessif et jaloux que se donne le mâle. Les mères excisent leurs fillettes pour qu'un époux veuille bien d'elles.
La vérité prosaïque, c'est que la femme excisée ne ressentira plus d'appel sexuel, ne sera donc pas tentée de tromper son mari ou de se présenter au mariage déjà dépu-celée. L'excision est pratiquée pour de bas motifs de jalousie mascu-line. Cela, on le tait dans nos médias où l'on parle de "coutumes cultu-relles".
Il est dérisoire d'appeler "culture" une coutume qui, pour des buts de basse jalousie, impose aux petites filles un calvaire afin de les priver, durant toute leur vie de femme, des fonctions naturelles données par Dieu ou la nature. D'aucuns rétor-quent : respectons toutes les cou-tumes. Il faudrait donc accepter les sacrifices humains des Indiens, et l'anthropophagie rituelle des canni-bales !
La progressiste Simone de Beau-voir, qui se voulait féministe, a dé-fendu les mutilations sexuelles pra-tiquées sur des millions d'Afri-caines. C'est qu'elle était marxiste-tiers-mondiste, donc prête à accep-ter le pire, du moment qu'il vient du Tiers-Monde. Un homme d'esprit a écrit : "Le tiers-mondisme est l'idéo-logie de la justification de n 'importe quoi 'du moment qu'il s'agit du Tiers-Monde. Ce qui ferait hurler d'horreur en Europe est admis dans le Tiers-Monde au nom du tiers-mondisme".
Heureusement que dans le Tiers-Monde émerge aussi l'honnête homme, capable de dénoncer les crimes inhumains. C'est ainsi que le chef d'Etat du Bénin, l'Africain Noir Kérékou, en 1986, avait rappelé que le terme de mutilation signifiait : enlever ce qui est sain, et avait qualifié les pratiques d'excision de "superstructures de la féodalité" et "d'obscurantisme profond".
Oui, l'excision n'est pas une culture, c'est de l'obscurantisme, ou du moins une culture obscurantiste. Vous avez toute mon estime, Président Kéré-kou. •


Suzanne LABIN.

Aperçu généré le 11/03/2007 à 15:20:35

Publié dans Moeurs.

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Time 25/09/2011



Suzanna Labin, pauvre débile ! Ecrire des conneries pareilles en 2011, c'est LAMANTABLE ! Que les victimes de mutilations sexuelles soient des filles ou des garçons ne change RIEN AU CRIME !