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Publié par Edouard boulogne

ALLENDE : L'autre visage de l'idole.

J'ai essayé, hier, de rendre compte, de façon vigoureuse mais réfléchie, après la mort du général Pinochet, de la signification de l'évènement.

Un homme est mort, il a été chef d'un Etat il y a plus de 20 ans. On peut ne pas partager ses options. Objectivement, s'il fut un chef autoritaire, -nous étions en Amérique du sud, au Chili, pas en France ou en Grande Bretagne, et cette précision sur le contexte compte quand on veut juger avec justesse, et justice-, il ne fut certainement pas pire que tant d'autres qui sont chaque jour honorés dans les capitales, reçus à Paris, à Londres, à Washington.

Il n'eut pas, sur ses mains le sang répandu par les Fidel Castro, ou les Poutine (ancien colonel du KGB, la Gestapo de l'ex URSS), pour nous en tenir à ces deux-là, parmi tant et tant d'autres.

Pourquoi est-il, ces jours-ci tant attaqué, honni, calomnié ? Disons le froidement : parce qu'il n'était plus au Pouvoir depuis longtemps, d'une part, et, d'autre part, parce que son oeuvre fut une réaction de droite, au communisme, dont l'influence est encore considérable en Occident, dans les médias, dans l'Université, là où se fait l'OPINION PUBLIQUE; et parce que Pinochet était catholique, et qu'il ne ne s'était pas soumis à une quelconque maçonnerie.

Souvenons nous-en tous ces jours-ci en nous informant.

Il était devenu "faible". Et Le poète Jean de la Fontaine a tout dit en deux vers :

"Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour, vous rendront blanc ou noir".

Pour son rival, Salvator Allende, c'est le contraire. J'ai cité hier les lumineuses analyses de Jean-François Revel, qui démontrent pourquoi ceux qui voient dans la dictateur de la gauche marxiste chilienne, un démocrate, manquent singulièrement d'honnêteté.
Je n'y reviendrai pas.

Je voudrais toutefois pour compléter le portrait d'Allende, publier ci-après la note de lecture, parue dans la revue Catholica (de l'automne 2006, n° 93), concernant le livre de Victor Farias : "Allende.La face cachée. Antisémitisme et eugénisme" (éditions Grancher).
L'article est de Marie Raynaud.

Ce sont là des renseignements précieux que l'on ne trouvera pas dans la grande presse aux ordres des lobbies qui tiennent en laisse trop de citoyens.

Heureusement, sous la glace, des ruisseaux coulent encore, source de réflexion libre, et d'espérance. Comme notre Scrutateur, qu'il faut faire connaître au maximum de gens.

Edouard BOULOGNE.



ALLENDE : Eugénisme et nazisme, l'idole blessée.




« Avec une hâte compréhensible, beaucoup opteront pour le silence et l'oubli le plus rapide. [...] En ce qui me concerne, je crois que tout ce qui a été jusqu'ici apporté dans ce livre doit être dénoncé, inlassablement » (p. 192). C'est avec ces quelques mots que Victor Farias conclut son ouvrage, dont le titre même ne trompe pas. Loin de composer un énième couplet de la biographie mythique et imaginaire à la gloire de Salvador Allende, l'auteur, cherchant à comprendre le refus du président socialiste transformé en héros d'expulser et de livrer à la justice le nazi Walther Rauff, s'est mis en quête de sources inédites, méconnues, ou sciemment cachées : en particulier son premier écrit « scientifique », décou-vert dans les archives de l'hôpital psychiatrique de la faculté de médecine du Chili, intitulé Hygiène mentale et délinquance. De sa lecture, dit-il, outre qu'il s'agit pour une grande part d'un plagiat peu scientifique pour un médecin, on déduit « sans doute possible qu'à cette époque Salvador Allende non seulement assumait, mais qu'il avait aussi radicalisé de façon extrême les convictions antisémites, qui en 1933, s'étaient déjà articulées de façon programmée dans les partis nazis-fascistes allemands et à l'étranger ». Sans aucun doute possible, souligne Victor Farias, indiquant que la publication originale de son ouvrage en langue espagnole — bâillonné par les chaînes de distribution et les grandes librairies d'Espagne — a suscité de virulentes polémiques émanant de personnes qui ne s'étaient pas donné la peine de le lire, uniquement soucieuses du « respect de la mémoire » de leur idole.
Généralement évoquée très succinctement, sans aucune allusion à son caractère scientifique, intellectuel et doctrinaire, essentiellement sous l'aspect social du discours, la thèse de Salvador Allende, souligne l'auteur, références strictes à l'appui, recommande notamment l'emprisonnement définitif des prétendus patients incurables, évoque les races prédéterminées à un certain type de délinquance — les Juifs, les Gitans, les Arabes — affirmant que « la race influence la délinquance ». Ces thèses, loin d'être un péché de jeunesse, réapparaîtront en 1939-41, alors que, ministre de la Santé du gouvernement de Front populaire, S. Allende les intègre dans un programme politique. Elles font alors plus précisément l'objet d'un « Projet de loi de stérilisation » — dont il faut lire l'intégralité, en pages 151 à 159 — rédigé par Allende avec l'aide d'une commission de scientifiques pétris des mêmes idées et sélectionnés par lui-même. Y est préconisée la stérilisation de milliers de personnes considérées comme « aliénés irrécupérables » ou éléments « pathologiquement asociables », ayant contracté une « maladie mentale héréditaire » — alcoolisme chronique, épilepsie essentielle, psychose maniaco-dépressive... —, et ce « pour obtenir de meilleures générations futures ». Le projet préconisait notamment la création de tribunaux de stérilisation, traitant les demandes pouvant émaner des directeurs des asiles privés ou publics, des directeurs des hôpitaux possédant des sections pour aliénés, des malades mentaux majeurs, des représentants des malades mentaux incapables. Une fois la décision prise par le tribunal, la stérilisation, selon le projet, aurait dû être effectuée même contre la volonté de la personne : « Toutes les résolutions dictées par les tribunaux de stérilisation seront obligatoires pour toute per-
sonne ou autorité, et seront exécutées, en cas de résistance, avec l'aide de la force publique » (art. 23). Les explications émanant des proches collaborateurs d'Allende, à propos des différentes manières de mettre en œuvre ces stérilisations forcées sont d'ailleurs assez pénibles à lire dans leur intégralité. Victor Farias mène une stricte comparaison, terme à terme, entre le projet en question et la loi sur la prévention des descendances atteintes de maladies héréditaires, émanant du IIIe Reich, comparaison dont on comprend aisément qu'elle puisse déplaire. Le projet en question n'atteint pas le stade de la discussion parlementaire, refoulé — contrairement à ce qu'Allende put affirmer — après sa présentation devant la Société de Neurologie, psychiatrie et médecine légale, qui remit en question le caractère scientifique de ses affirmations sur l'hérédité, soulignant notamment qu'il s'appuyait sur des personnalités emblématiques de la médecine allemande servant de légitimation à l'euthanasie nazie. V. Farias évoque cependant de son côté la résurrection récente du projet par le ministre de la Santé du Chili, Michelle Bachelet, élue depuis à la présidence de l'Etat, sous la forme d'une résolution fixant précisément « les directives pour les services de santé sur la stérilisation féminine et masculine ». « Pour aussi forte qu'ait été la violence aveugle avec laquelle les allendistes de stricte observance ont rejeté la possibilité que leur icône ait promu une telle "monstruosité", plus grande maintenant va être leur surprise ».

MARIE RAYNAUD






















































































Eugénisme et nazisme : l'idole blessée

« Avec une hâte compréhensible, beau-coup opteront pour le silence et l'oubli le plus rapide. [...] En ce qui me concerne, je crois que tout ce qui a été jusqu'ici apporté dans ce livre doit être dénoncé, inlassablement » (p. 192). C'est avec ces quelques mots que Victor Farias conclut son ouvrage, dont le titre même ne trompe pas10. Loin de com-poser un énième couplet de la biogra-phie mythique et imaginaire à la gloire de Salvador Allende, l'auteur, cher-chant à comprendre le refus du prési-dent socialiste transformé en héros d'expulser et de livrer à la justice le nazi Walther Rauff, s'est mis en quête de sources inédites, méconnues, ou sciemment cachées : en particulier son premier écrit « scientifique », décou-vert dans les archives de l'hôpital psy-chiatrique de la faculté de médecine du ( ',hili, intitulé Hygiène mentale et délin-quance11. De sa lecture, dit-il, outre qu'il s'agit pour une grande part d'un plagiat peu scientifique pour un méde-cin, on déduit « sans doute possible qu'à cette époque Salvador Allende non seulement assumait, mais qu'il avait aussi radicalisé de façon extrême les convictions antisémites, qui en 1933, s'étaient déjà articulées de façon pro-grammée dans les partis nazis-fascistes allemands et à l'étranger ». Sans aucun doute possible, souligne Victor Farias, indiquant que la publication originale de son ouvrage en langue espagnole — bâillonné par les chaînes de distri-bution et les grandes librairies d'Es-pagne — a suscité de virulentes polé-miques émanant de personnes qui ne s'étaient pas donné la peine de le lire, uniquement soucieuses du « respect de la mémoire » de leur idole.
Généralement évoquée très succinc-tement, sans aucune allusion à son ca-ractère scientifique, intellectuel et doc-trinaire, essentiellement sous l'aspect social du discours, la thèse de Salvador


Allende, souligne l'auteur, références strictes à l'appui, recommande notam-ment l'emprisonnement définitif des prétendus patients incurables, évoque les races prédéterminées à un certain type de délinquance — les Juifs, les Gitans, les Arabes — affirmant que « la race influence la délinquance ». Ces thèses, loin d'être un péché de jeunesse, réapparaîtront en 1939-41, alors que, ministre de la Santé du gouvernement de Front populaire, S. Allende les intè-gre dans un programme politique. Elles font alors plus précisément l'objet d'un « Projet de loi de stérilisation » — dont il faut lire l'intégralité, en pages 151 à 159 — rédigé par Allende avec l'aide d'une commission de scientifi-ques pétris des mêmes idées et sélec-tionnés par lui-même. Y est préconisée la stérilisation de milliers de personnes considérées comme « aliénés irrécupé-rables » ou éléments « pathologique-ment asociables », ayant contracté une « maladie mentale héréditaire » — alcoo-lisme chronique, épilepsie essentielle, psychose maniaco-dépressive... —, et ce « pour obtenir de meilleures géné-rations futures ». Le projet préconisait notamment la création de tribunaux de stérilisation, traitant les demandes pouvant émaner des directeurs des asiles privés ou publics, des directeurs des hôpitaux possédant des sections pour aliénés, des malades mentaux majeurs, des représentants des malades mentaux incapables. Une fois la déci-sion prise par le tribunal, la stérilisa-tion, selon le projet, aurait dû être ef-fectuée même contre la volonté de la personne : « Toutes les résolutions dic-tées par les tribunaux de stérilisation seront obligatoires pour toute per-
sonne ou autorité, et seront exécutées, en cas de résistance, avec l'aide de la force publique » (art. 23). Les explica-tions émanant des proches collabora-teurs d'Allende, à propos des diffé-rentes manières de mettre en œuvre ces stérilisations forcées sont d'ailleurs as-sez pénibles à lire dans leur intégralité. Victor Parias mène une stricte com-paraison, terme à terme, entre le projet en question et la loi sur la prévention des descendances atteintes de maladies héréditaires, émanant du IIIe Reich, comparaison dont on comprend aisé-ment qu'elle puisse déplaire. Le projet en question n'atteint pas le stade de la discussion parlementaire, refoulé — contrairement à ce qu'Allende put affirmer — après sa présentation de-vant la Société de Neurologie, psychia-trie et médecine légale, qui remit en question le caractère scientifique de ses affirmations sur l'hérédité, soulignant notamment qu'il s'appuyait sur des personnalités emblématiques de la mé-decine allemande servant de légitimation à l'euthanasie nazie. V. Parias évoque cependant de son côté la résurrection récente du projet par le ministre de la Santé du Chili, Michelle Bachelet, élue depuis à la présidence de l'Etat, sous la forme d'une résolution fixant précisé-ment « les directives pour les services de santé sur la stérilisation féminine et masculine ». « Pour aussi forte qu'ait été la violence aveugle avec laquelle les allendistes de stricte observance ont rejeté la possibilité que leur icône ait promu une telle "monstruosité", plus grande maintenant va être leur sur-prise ».

MARIE RAYNAUD

Aperçu généré le 11/03/2007 à 14:45:08

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