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Publié par Edouard boulogne

Sarkozy sans complexes.

Sans surprise, Nicolas Sarkozy a été élu par l'UMP pour la représenter à l'élection présidentielle.

Qu'on l'aime ou non, il faut reconnaître que N.Sarkozy a été brillant, ce dimanche quatorze janvier, et qu'il a exprimé ce que ressentent beaucoup de Français : le sentiment que le pays traverse une crise morale qui l'entrave dans son développement, le rend malheureux et hargneux au quotidien, et lui fait perdre aux yeux du monde et à ceux du peuple français lui-même le sens de sa vocation universelle.

Le leader de l'UMP s'est efforcé de se dégager de l'image d'agité, et de « libéral sans mesure » que ses adversaires tentent de lui coller à la peau.

Mais il s'est franchement démarqué de l'attitude craintive, peureuse, qui a trop souvent inspiré une certaine « droite » au pouvoir ces dernières années, qui se laissait intimider par une idéologie socialisante imprègnant, dans les médias, et l'université, ceux qui façonnent les mentalités et forment les élites. Il faut se libérer du « tout-Etat », de la mentalité d'assisté, de l'emprise de l'Etat providence, pour être vraiment compétitif dans le monde tel qu'il est.

L'éloge du patriotisme, les références aux fondations chrétiennes bi-millénaires de la France, tout en rappelant l'importance d'une laïcité vraie, c'est-à-dire non anti-religieuse ont été de bon augure.

On aura peut-être moins apprécié le flou sur la possibilité d'une révision du traité constitutionnel européen, rejeté par referendum, qui renégocié à Bruxelles, serait proposé à la ratification, non du peuple , mais des parlementaires. Pas plus en métropole qu'en Guadeloupe, sur la question de l'évolution statutaire, un tel procédé politicien ne serait acceptable.

La campagne électorale ne fait que commencer. Il faudra rester vigilant, et ne donner, au premier tour, sa voix qu'au candidat qui sera le plus proche de nos idées et préférences personnelles ordonnées au bien commun national.

Après tout, il n'y a pas que Royal et Sarkozy en lice. D'autres candidats de valeur se proposent à nos suffrages, un Bayrou par exemple, ou un Philippe de Villiers, d'autres encore.

Au premier tour on choisit, au second tour on élimine. Il ne faut pas oublier ce principe. La notion du vote utile ne doit intervenir qu'au deuxième tour. A ce moment les deux finalistes ont besoin des « petits candidats » pour l'emporter. Il faut pouvoir peser sur le cours des choses, en mettant ceux-ci, qu'éventuellement nous aurions choisi, en mesure de « monnayer » (au sens noble) leur ralliement.

Edouard BOULOGNE.

Aperçu généré le 11/03/2007 à 14:15:08

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