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Publié par Edouard boulogne

Ségolène Royal et Georges Frèche.

(I) Ségolène candidate.

Dans six mois maintenant nous serons appelé à voter pour l’élection du président de la République.
Beaucoup de Français voteront, sans vraiment réfléchir, selon des critères étrangers à la raison, donc, selon leurs habitudes partisanes pour certains. (droite ou gauche, plus ou moins extrême, etc).
Pour d’autres, ce sera selon les critères de la mode du moment, le look des candidats (par exemple la féminité de madame Royal, etc), leurs qualités oratoires, etc.
Il faut espérer qu’un plus grand nombre se déterminera selon des critères plus sérieux.
Je voterai pour ma part pour le candidat qui me paraîtra tenir compte de certains paramètres dont les principaux me paraissent être les suivants :
1) La France est un vieux pays de plus de mille ans d’âge. Elle n’est pas un simple contour (l’hexagone), mais un peuple (pas une race ; on peut être Français en étant blanc, noir, jaune, métis), uni, soudé par une histoire, des ambitions communes (la France est d’abord chrétienne, et même catholique, le christianisme ayant profondément pénétré les sensibilités, et inspirant donc en profondeur les aspirations de chacun, même de ceux d’entre nous qui ne se réclament pas, ou plus de la foi chrétienne. L’idéologie née de la Révolution française, même si on n’en partage pas toutes les aspirations fait aussi partie de cette histoire), par les drames vécus ensemble ( y compris les guerres civiles et religieuses), et les épopées, les douleurs et les joies.
On est Français quand on est pénétré de ces valeurs nationales enracinées dans une histoire. Et si l’on veut vivre en France, être naturalisé Français, bénéficier des avantages juridiques, sociaux, et de toutes natures attachées à la détention de la carte d’identité nationale, c’est à la condition d’accepter ce patrimoine historique, de l’aimer, de vouloir l’enrichir, d’être prêt à donner sa vie pour le préserver. Bref c’est à la condition de vouloir s’a-ssi-miler à la nation française.
Le problème de la régulation de l’immigration sera l’un des axes de l’élection présidentielle. Je viens d’ indiquer l’un des  critères, selon moi, du choix d’un bon président.

2) Un autre critère est celui de la place de la France dans l’Europe. Les terribles guerres (véritables guerres civiles, qui ont atteint l’Europe dans ses œuvres vives, -plus de cinquante millions de morts entre 1939 et 1945-, et hypothéqué ses valeurs) du 20è siècle engagent nos nations à créer entre elles des liens, notamment sur le plan économique, qui les dissuadent radicalement de recommencer ce jeu mortel, ce carnaval funèbre.
Mais les nations européennes sont aussi trop typées, trop originales, chacune, pour que puisse être envisagée sérieusement la création d’une entité supranationale, d’un Etat fédéral européen analogue aux USA.
Je voterai pour un candidat qui, plus ou moins, plutôt plus que moins, se rapprochera de l’Europe des nations voulue par le général de Gaulle.

3) La France, après la seconde guerre mondiale, et pour des raisons conjoncturelles, et tout en échappant au sort tragique de nombreux pays de la vieille Europe écrasés par le joug du communisme moscoutaire (grâce notamment à la protection du bouclier américain), a développé un type de gestion économique et administratif de type socialiste, ou du moins socialisant. Trop de fonctionnaires en France, pas assez de place pour le secteur privé, trop d’impôts frappant les initiatives privées, stérilisant l’esprit d’invention et de création. Oui, il y  a une rupture a envisager sur ce plan là. Rompre avec la paresse engendrée par le conformisme et le goût acquis pour l’assistanat dans tous les domaines, ce ne sera pas chose facile. Mais c’est une nécessité.
Il ne faudra pourtant pas s’abandonner à un libéralisme débridé, faisant de la société française une jungle (lire à cet égard les chapitres « Libéralisme », et « socialisme » de mon livre Libres paroles, -un utile cadeau de Noël, entre parenthèses).
Quel sera le candidat qui, plus ou moins, plutôt plus que moins, s’engagera sur cette voix ? Il sera en tout cas l’objet de mon choix.

4) Qui, enfin, osera s’attaquer à la citadelle de l’Education nationale, possédée depuis plus de cinquante ans par des groupes de pression, d’idéologie gauchisante, voire gauchiste, laquelle engendre de plus en plus, à grands frais, un nombre de plus en plus important d’illettrés, d’ignorants, et d’aigris( Lire à cet égard, entre autres, « La fabrique du crétin » par Jean-Paul Brighelli. Editeur : Jean-Claude Gawsewitch) .
Le héros ( ou « ïne ») qui osera s’en prendre, sérieusement au « Mammouth », plus ou moins, et plutôt plus que moins, bénéficiera de mes faveurs électorales.

La « belle Ségolène Royal » qui vient d’être choisie par le parti socialiste pour le représenter lors de la grande élection sera-t-elle la personne idoine ?
A votre avis, lecteur ami ?




(II) Georges Frèche et l’équipe de France de football.


Georges Frèche, , socialiste, ancien maire de Montpellier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, avait, il y a quelques mois qualifié de « sous-hommes » les harkis, ces musulmans d’ Afrique du nord, qui avaient choisi la France pendant la guerre d’Algérie, et choisi de quitter leur terre natale (sous peine d’être massacrés par le FLN dont faisait parti l’actuel président de l’Algérie M Bouteflika) pour vivre sur le territoire européen de leur patrie.
Frèche s’était déconsidéré, montrant à nu, ce qui est plus voilé (mais non moins réel) chez beaucoup d’autres, le mépris profond de ce que leur pays a fait de grand durant ce que l’on a appelé l’aventure coloniale.
 Il y a deux jours M. Frèche a choisi de faire à nouveau parler de lui.
Il a déclaré sa surprise de constater que l’équipe de France de football était composée de 9 joueurs noirs sur onze, et que cela ne lui paraissait pas juste, sociologiquement parlant, et compte tenu des proportions ethniques de la population française. Selon Georges Frèche la proportion des noirs dans l’équipe nationale devrait être au plus de trois ou quatre individualités.
D’une certaine façon le socialiste du midi est partisan d’une sorte politique des quotas, avec les ambiguïtés qui la caractérisent.
En effet, si les onze réellement meilleurs joueurs français, à un moment donné, étaient noirs, pourquoi l’équipe nationale ne serait-elle pas ce jour là tout entière « black » ? Et inversement, pour les blancs (« gaulois » comme disent certains que l’on ne saurait soupçonner, évidemment de « racisme », cette étiquette étant réservée  exclusivement aux blancs, tout le monde le sait, du moins à SOS-RACISME), ou pourquoi pas pour les jeunes d’origine maghrébine ?
On aura compris que j’ironise, sur un sujet sérieux. Mais l’ironie est bien utile pour dégonfler certaines baudruches, et libérer la parole confisquée par certains lobbies.
Quoiqu’il en soit, je ne met pas le dernier propos de M.Frèche sur le même plan que ceux qu’il a tenus sur les harkis
Cette fois, de façon vulgaire et provocatrice, hélas ! il n’en pose pas moins une série de questions légitimes.
Pour ma part, si les sélections de Thierry Henri, Vieira, Wiltord, et du « vieux » Lilian Thuram me paraissent indiscutables, il est permis de s’interroger sur celle de certains autres.
N’y a-t-il pas une mode « Black » ?Je ne m’en formalise pas. Il y a toutes sortes de modes, et rien n’est plus fugace que la mode.
Il peut y avoir aussi un désir de promouvoir socialement certains de nos compatriotes, par le biais du sport quand, comme dit M.Sarkozy, dans la course au succès ils partent de plus loin que d’autres. C’est une politique qui se défend, mais qui peut être source de certaines injustices, (à l’égard de ceux qui, leucodermes, et moins défavorisés socialement ont moins besoin de promotion, mais qui devraient être sélectionnés eu égard au seul mérite sportif. Comme tout cela est compliqué !).
Et si, comme l’affirment certains sur certains sites « identitaires », les noirs étaient intrinsèquement supérieurs aux blancs en football ? Il n’y aurait plus matière à discussion.
Mais là nous engageons sur un terrain particulièrement miné, dangereux, discutable, qui fut très tendance dans une certaine Allemagne, entre 1933 et 1945, celle d’Adolf, d’ Heinrich Himmler, et d’un certain docteur Mengele. On retrouve, en l’occurrence, des structures mentales parfaitement homologues. Ce qui change c’est le substrat biologique de référence !

L’antipathie légitime que suscite Georges Frèche, homme vulgaire et brutal, ne doit pas , dans le cas précis que je viens d’évoquer, faire perdre de vue la légitimité de la question qu’il a posée. Que l’establishment politique français dans sa totalité le cloue au pilori sans nuances, pose la question du statut de la liberté de penser dans la  France aujourd’hui.

Edouard BOULOGNE.
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