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Publié par Edouard boulogne

Guadeloupe 2000 a réussi sa vie ! 


(Maître Robert Valérius, avocat au Barreau de Basse Terre publie, chez un éditeur local, un livre parfois discutable, souvent intéressant.
J’en détache une page, parce qu’elle concerne Guadeloupe 2000).

    « Un soir de septembre 2002, entre 19h20 et 19h30, les téléspectateurs de Radio France Outre-mer recevaient en direct un faire-part de décès ? Edouard Boulogne, directeur de la revue Guadeloupe 2000, annonçait la mort de sa revue.

Depuis presque 30 ans, elle donnait la parole à des hommes et des femmes d’horizons culturel, social, économique différents, dont le seul but était de défendre la présence française en Guadeloupe.

Dans les années 1970, la contestation de l’Etat français était ferme et sans concession. En effet, des Guadeloupéens estimaient son action illégitime, anormale, colonialiste. Ils pensaient que la Guadeloupe devait rompre les liens et voler de ses propres ailes.

Guadeloupe 2000 polémiquait, et étalait ses convictions. Elle exprimait le point de vue d’une frange de la population conservatrice, nostalgique d’un passé starifié et celle d’une autre partie qui estimait que rien n’était possible sans la France.

Un moyen d’expression qui meurt est un ensemble de voix qui disparaissent et, quels que soient les points de vue défendus, la démocratie souffre de cette disparition. Mais la messe est dite pour Guadeloupe 2000. Son oraison funèbre aussi. Et comme pour les obsèques d’un homme, on peut porter une appréciation sur sa vie.

Ne peut-on pas dire que cette revue a réussi sa vie ? N’a-t-elle pas atteint le but pour lequel elle avait été créée ? Sa mort n’était-elle pas inéluctable dès lors que son dessein avait été atteint ? Cette revue n’est-elle pas morte de sa réussite ?

Aujourd’hui, en Guadeloupe, la présence française n’est-elle pas acquise ? L’intégration à l’Europe et à la France n’est-elle pas une réalité vivante dans le quotidien des Guadeloupéens ?

Derrière les braises d’un feu qui s’éteint, n’est-ce pas la France qui s’étale ? Que l’on souffre ou que l’on s’en réjouisse, les éléments de cet étalement sont présents, dans l’économique, le social, le culturel, les mœurs, les relations individuelles, la politique, le syndical. La Guadeloupe vit à l’heure de l’hexagone.

Alors, à quoi peut servir aujourd’hui Guadeloupe 2000? Elle a rempli excellemment son office ! Elle peut s’en aller le cœur tranquille, le travail accompli. (…) . Lorsque l’on a triomphé, on a la pudeur d’avoir le triomphe modeste, mais la Guadeloupe va-t-elle en tirer profit ? Seul l’avenir le dira ».

(Je ne ferai pas de longs commentaires à cette appréciation, somme toute bienveillante, d’autant plus qu’elle vient d’un homme à la sensibilité parfois différente de celle de mon ancien journal.
Je dirai à monsieur Valérius, toutefois, que si le journal a disparu, j’ai dit ailleurs, et longuement, pourquoi, ses acteurs, et son esprit ne sont pas morts, eux. En témoigne, pour commencer, ce blog, qui débute excellemment, moyen moins coûteux en temps et en peine, et mieux adapté aux formes actuelles de la communication pour ceux qui ne disposent pas de grands moyens financiers.
L’équipe de Guadeloupe 2000, toujours vivante, agit et agira de plus en plus et dans divers domaines pour la Guadeloupe.
Le risque de la rupture avec la France, du fait de l’action subversive de minorités actives folles a, sinon disparu, du moins fortement diminué.
Il ne faut pas toutefois renoncer à la vigilance.
Mais d’autres risques menacent notre pays, liés à l’irruption brutale chez nous de la modernité, qui comme toute chose, à côté de certains bienfaits, apporte aussi ses inconvénients, de multiples déstabilisations, dans bien des domaines, celui des mœurs, entre autres, le développement d’un nihilisme qui concerne la jeunesse en premier lieu.
Le livre que j’ai publié récemment Libres Paroles, n’a pas été seulement une rétrospective d’actions passées, mais aussi et surtout l’exposé d’un programme d’action pour les temps à venir. E.Boulogne).
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