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Publié par Edouard boulogne

Crise de l’Etat et subversion. 


(Cet article a d’abord été écrit pour la revue PERMANENCES, à Paris, organe du Centre de formation à l’action culturelle et sociale selon le droit naturel et chrétien.
Il veut faire réfléchir à certains problèmes de fond, à la veille d’élections présidentielles et législatives importantes.
Ci-contre une façade du Palais de Versailles, symbole d’une France, certes imparfaite, comme toute œuvre humaine, mais sûre d’elle-même et créatrice, sur tous les plans).

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        La France est en crise. Même si, sur les plans économiques et technologiques elle demeure encore au cinquième ou sixième rang mondial,- une grande moyenne puissance,- son influence internationale sur le plan politique et moral décroît.  Surtout, intérieurement, elle doute d’elle-même, semble frappée d’aboulie.
La moindre réformette suscite de véritables levées de bouclier. Les repères spirituels s’estompent ; les dirigeants semblent perdre le sens de l’Etat, et les citoyens le sens de l’appartenance nationale, alors que se posent, dus à une immigration trop importante, continue et déjà ancienne, des problèmes d’intégration des nouveaux arrivants, que certains, par paresse ou idéologie, prétendent régler en évoquant la redoutable et suicidaire perspective d'une France multiculturelle.

I) Une subversion larvée.

Certains expliquent ce mal être par un esprit de démission des élites, plus soucieuses d’honneurs et d’enrichissement personnel que du Bien Commun national. Le livre récent de Jean-Christian Petitfils sur Louis XVI, (éditions Perrin) rappelait le rôle délétère des élites d’ancien régime  (et leur myopie)  dans la genèse de la Révolution française.
Certes, mais elles ne s’amollissent pas si vite, dans leur totalité, par magie.
De même que la chute de l’ancien régime fut préparée de longue date sur les plans spirituel et intellectuel par les « philosophes », de même on peut chercher à discerner, aujourd’hui, les facteurs de décomposition à l’œuvre en France, les facteurs de ce que l’on peut appeler la subversion de la France.
Que ce soient, avant hier les grandes manifestations qui paralysèrent les gouvernements Chirac (en 1986), Balladur, puis Juppé en 1993 et 1997, ou plus récemment celles dirigées contre l’actuel gouvernement  de Villepin sur le CPE, ou encore l’affaire Clearstream (au retentissement démesuré), on peut se perdre en conjectures sur les causes.
Il y a, certes, les revendications catégorielles égoïstes, exploitées par l’opposition à des fins électoralistes. Il y a, peut-être, les manipulations  organisées par de grands groupes internationaux, voire par des Etats, ayant intérêt à l’affaiblissement de la France (il n’en manque pas) .
Il ne faudrait pas négliger, me semble-t-il, un puissant agent de décomposition, un peu oublié, la subversion, la poursuite par des moyens nouveaux de la vieille utopie révolutionnaire.
Le marxisme est-il mort comme le prétendent des esprits superficiels ?
    Certes l’URSS n’existe plus en tant qu’Etat, et les partis communistes ont perdu leur Mecque. L’Europe de l’est est libérée de l’emprise de l’armée rouge. Le PCF ne fait plus peur, et Marie-Georges Buffet ne ressemble guère à Maurice Thorez, ni même à Georges Marchais.
Mais l’utopie est-elle morte ? Ne subsiste-t-elle pas sous des formes nouvelles ? Ne conserve-t-elle pas assez de partisans, qui à défaut de pouvoir réaliser le « grand soir », demeurent par leur activisme, capables de paralyser, et de détruire ?


II) Un  virus toujours actif. 


Or la réponse est positive. La chute du communisme en URSS, a été perçue comme une catastrophe par tous ceux, nullement contraints comme les gens d’au-delà du rideau de fer, qui avaient adhéré au mythe révolutionnaire, fondé par Marx, répandu par ses apôtres : Lénine, Trotski, Staline, et autres. Et nul d’entre eux ne s’est repenti. Les légions d’enseignants, de journalistes, d’hommes politiques, de syndicalistes, d’éditeurs, d’artistes, etc, qui militaient pour la Révolution ont continué à le faire, ont conservé leurs idées et gardé  leurs prébendes (par exemple universitaires).
Militants et compagnons de route prétendent que l’idée révolutionnaire marxiste léniniste est toujours la meilleure, et qu’elle a seulement été trahie. « Lénine réveille-toi, ils sont devenus fous », disaient déjà les militants au lendemain de l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1968, quand il s’agissait de préserver les « lendemains qui chantent » par un déni du réel, de l’effectivement révolutionnaire.
Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler brièvement quelques-uns des fondamentaux de l’idéologie révolutionnaire, qui constituent le fond de la sensibilité de gauche en France, toutes tendances confondues.


III) Quelques fondamentaux.


A l’origine, posée par Rousseau, il y a la pureté, l’innocence primitive de l’homme seul, isolé, le « bon sauvage ». Puis il y a la chute.
Le grand séisme qui détruit l’harmonie primitive, est l’institution de la propriété privée, (et par elle, selon la vulgate rouseauiste, de l’inégalité),  et le développement de la culture qui perpétue et inscrit l’aliénation, profondément, dans les têtes, les nerfs et les cœurs, par les systèmes de législation, les arts, les religions, etc.
    Karl Marx, point le seul, mais l’éponyme, a synthétisé tout cela, dont la vulgate se trouve dans le célèbre Manifeste communiste.
    -Le primitif innocent a été perverti par la société.
    -L’aliénation prend de multiples formes : religieuse, politique, économique, culturelle, etc. Toutes ces formes sont le reflet de la mentalité de la classe dominante, et au service de celle-ci.
-Par exemple, la religion dans cette perspective, ne serait qu’un instrument au service, par exemple, de la bourgeoisie, pour inciter les exploités à accepter, comme voulu par Dieu, l’ordre social injuste existant. Cela donne le slogan de la « religion opium du peuple ».
-Ou bien la justice, son corps de principes et de lois, ses fonctionnaires, etc, ne serait qu’un outil entre les mains de la classe dominante pour garantir l’ordre établi injuste. On parle alors de « justice de classe ».
-Ou bien encore, on parlera « d’école de classe » pour signifier que l’école est faite pour garantir le maintien des privilèges acquis par la classe dominante, et pour la formation des cadres efficaces, et soumis, nécessaires au maintien des privilèges indus.
Le rôle des partis révolutionnaires, pour l’école marxiste, est de faire prendre conscience au maximum d’exploités de leur aliénation, de susciter et d’organiser leur révolte, pour ensuite créer le régime (la dictature du prolétariat) qui façonnera peu à peu « l’homme nouveau » désaliéné, qui bouclera l’histoire, dans l’abondance et la fraternité retrouvée des débuts. 
Il s’agit pour le révolutionnaire de désaliéner « l’exploité », et pour cela, par tous les moyens, des plus violents, aux plus subtils, « du passé faire table rase », comme chante l’Internationale.
La révolution est donc une opération de « nettoyage » de l’homme ancien, de décapage. Après viendra le temps de la « reconstruction », ou dirons-nous du conditionnement de l’homme nouveau selon les principes « les plus beaux », comme disait Mao-Tsé-Toung, dans le Petit Livre Rouge, de….. ses propres idées ! ! !


IV) Retour à Paris !


Les esprits forts haussent les épaules à l’énoncé d’un nouveau surgeon de l’idéologie marxiste. Le 19è siècle s’éloigne, le prolétariat s’est embourgeoisé et ne pense plus au Grand Soir.
Nos révolutionnaires pensent autrement. Par exemple, ils voient bien apparaître des forces nouvelles, celles qui peuplent nos banlieues, issues de l’immigration, mal intégrées, pleines de ressentiment ( entretenu par qui ?), et qu’on perçoit bien comme des matériaux parfaitement inflammables, et utilisables, sinon pour la réalisation du Nouveau Monde, du moins pour faire boire le calice jusqu’à la lie à  ceux qui leur font de l’ombre.
Les « militants » mettent donc en œuvre aujourd’hui à Paris ce qui leur a réussi jadis en d’autres lieux.
-Discréditer l’Etat « bourgeois », par tous les moyens, et la tâche est facilitée évidemment quand les dirigeants par leurs légèretés ou leurs écarts de conduite tendent des verges pour se faire battre.
-Pratiquer l’entrisme, et pénétrer  les pouvoirs institutionnels pour les retourner contre la « bourgeoisie ». Que l’on pense, par exemple en France, au rôle du Syndicat de la magistrature. En 1975, un de ses membres le Substitut Oswald Baudot envoya une lettre à une trentaine de magistrats dans laquelle il disait : « Soyez partiaux. Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, (…..) pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice » (sic).
-Noyauter, de la même façon l’administration, l’inspection du travail.
-Neutraliser la police et la discréditer en montant en épingle toute bavure, et cela grâce à un contrôle de plus en plus grand des médias (le SNJ) et de l’éducation nationale, (par exemple le rôle de la FSU).


V) Le pourrissement de la culture et des mœurs.

Dans un de ses grands romans Les possédés, Dostoïevsky décrivant l’action d’un de ces groupuscules nihilistes qui sapaient l’ordre social existant au nom d’une Révolution qui, de fait, se produira en 1917, faisait énoncer par un de ses personnages le programme des « réjouissances » : « Ecoutez (Verkhovensky s’adresse à Stravoguine) nous commencerons par provoquer des troubles. Je vous l’ai déjà dit : nous pénétrerons au plus profond du peuple. Savez-vous que nous sommes terriblement forts ? Les nôtres, ce ne sont pas seulement ceux qui brûlent et égorgent. Ceux-là ne font que nous gêner. Je ne connais rien  sans discipline.(….) Ecoutez, je les ai tous dénombrés : le maître d’école, qui rit avec les enfants de leur Dieu et de leur berceau est des nôtres. L’avocat, qui défend un assassin instruit en disant qu’il est plus cultivé que ses victimes et ne pouvait faire autrement que de tuer pour se procurer de l’argent est des nôtres. Les écoliers, qui ont tué un paysan pour éprouver les sensations qu’apporte le meurtre, sont des nôtres. Les jurés qui acquittent des criminels sont des nôtres. Ajoutez à cela les administrateurs, les écrivains, et ils sont nombreux. D’autre part, l’obéissance des écoliers et des nigauds est absolue ; les éducateurs sont gonflés de fiel ; partout règne une vanité démesurée, un appétit bestial (….) ».
    Tel est l’œuvre éternelle des révolutionnaires véritables, et il n’est que de regarder autour de soi, aujourd’hui, pour vérifier à quel point, les mêmes vices, les mêmes pesanteurs, les mêmes conformismes (dans l’éducation dite nationale, dans le monde des arts et des lettres, dans la vie quotidienne en général) sont exploités, ou suscités si nécessaires, comme dans la Russie de Dostoïevsky, pour créer les conditions d’un embrasement général.



VI) De la Révolution à la « transformation sociale ».


Non, la vieille utopie n’est pas morte, même si elle s’est quelque peu abâtardie. Après avoir tenté de s’incarner en Russie, en Chine et ailleurs, massacré au nom du Bien et de la Liberté une bonne centaine de millions de personnes humaines , elle tente actuellement de s’adapter aux conditions nouvelles de « la lutte ». En France ses plus dangereux propagandistes ne sont pas au parti communiste. Ils se recrutent plutôt parmi ceux que l’on baptise d’un terme un peu trop général « les gauchistes », et parmi les trostkistes.
Léon Trotski, leur maître à penser a moins mauvaise réputation qu’un Staline. Sans doute parce que, dans les années 1920, après la mort de Lénine, quand le pouvoir fut à prendre en URSS, dans le combat qui l’opposa à Staline, c’est lui qui fut éliminé. Mais, durant la période où il exerça des responsabilités il ne fut pas moins massacreur que les autres, et sa pensée révèle un totalitaire intégral et sans scrupules.
L’histoire des trotskistes est agitée, et il n’est pas question dans les limites d’un article de la retracer.  Il faut cependant savoir que dans les années 1970, après la « révolution » de 1968, où ils jouèrent un rôle important, ils furent conduits à une autocritique, et à une remise en question de leurs tactiques et stratégies.
Si, aujourd’hui, Lutte Ouvrière (dont Arlette Larguiller, est le leader visible) et la LCR (avec Alain Krivine et Olivier Besancenot, en avant scène), sont les tenants des méthodes et de l’orthodoxie traditionnelles, une bonne partie du travail de taupe de ces messieurs se passent à un tout autre niveau, dans les sphères même du pouvoir politique, parfois au plus haut niveau. Et aussi dans le domaine de « l’action culturelle ».
Durant ces années là les plus doués des trotskistes rompirent officiellement avec leurs partis. On les connaît donc sous le nom « d’anciens trotskistes ». Leur savoir faire politique réel, les propulsa très vite vers les sommets d’un milieu (celui des énarques qui nous gouvernent) de moins en moins inspiré par des valeurs authentiques, de plus en plus technocrates et carrièristes, donc moins regardant sur le pedigree de leurs collaborateurs.
Parmi les « anciens » du milieu politique, on évoquera les figures emblématiques d’un Jean-Christophe Cambadélis, d’un Julien Dray et surtout d’un Lyonnel Jospin.
Dans le monde de la « culture » et des médias, on pensera aux rédactions de Libération, du Monde, du Nouvel Obs, véritable vivier avec les hautes figures de Bernard Guetta, de Daniel Mermet (France Inter) ou de Michel Field (LCI). Et la référence sera bien sûr Edwy Plannel, du Monde, qui a eu quelques ennuis, mais qui reste un haute autorité en la matière.
Que l’on songe pour comprendre l’influence de ces messieurs dans les médias que c’est Edwy Plennel qui, directeur de la rédaction du journal Le Monde pouvait écrire sans provoquer le moindre tollé : « Le trotskisme comme expérience et comme héritage fait à jamais partie de mon identité, non pas comme un programme ou un projet, mais comme un état d’esprit, une vieille critique faite de décalage et d’acuité, de défaites et de fidélité ».
Fins dialecticiens, spécialistes hors pair du double langage, ces « anciens » trotskistes ne se présentent pas comme des révolutionnaires, mais comme des partisans de la « transformation sociale » ! Vous avez dit « litote » ?


VII) La contre-offensive.


Qui donc a écrit que « tout désespoir en politique est une sottise absolue » ? Ce n’était, certes pas un trotskiste. Mais pour un Plennel il ne s’agit pas d’une formule littéraire, plutôt d’un principe de vie.
Car, malgré tout leur savoir faire, malgré la vacuité idéologique de leurs interlocuteurs de la fausse droite, pour qui le modèle de l’homme est « l’Homo oeconomicus », les agents de la subversion n’ont pas la partie facile. Leur entreprise se heurte à la réalité des faits qui sont têtus comme chacun sait. Soixante dix ans de matraquage idéologique, de propagande, de terrorisme, et pas seulement intellectuel, n’ont pas suffi au parti communiste de l’URSS pour simplement éradiquer la foi religieuse du peuple. Il doit y avoir quelque chose d’incomplet dans la « méthode scientifique d’analyse et d’action » que prétend être le marxisme léninisme et ses succursales plus ou moins soft, à l’usage des bobos de Paris ou d’ailleurs.
Ne sous estimons pas toutefois l’adversaire. Dans le secteur nouveau où il s’est investi ces vingt dernières années, ses réussites dans le pourrissement des mœurs, sont patentes. Et ce secteur est celui de l’action culturelle.
C’est-à-dire celui dont Jean Ousset et les créateurs du Centre de formation, (sous diverses appellations) ont reconnu très tôt l’importance majeure.
C’est aux chrétiens, encouragés d’ailleurs par les papes, d’agir en toute liberté, sur ce terrain, pour la conquête des intelligences et des cœurs.
Et le modèle de l’homme qui est le nôtre est d’une autre consistance, infiniment plus séduisant que celui de Karl Marx ou celui de l’Homo oeconomicus. Il est celui de la doctrine sociale de l’Eglise, inspirée des Evangiles.
Il y a urgence à agir, et peut-être sur ce plan de l’agir y a-t-il des leçons à tirer, osons le dire, de l’action de nos adversaires.
L’on prétexte quelquefois du handicap qu’il y aurait à affronter des adversaires dépourvus de scrupules, et pour qui « la fin justifie les moyens ». S’il en était ainsi, il n’y aurait plus qu’à aller se coucher en attendant le grand soir.
Peut-être faut-il se remettre davantage en question. Sommes-nous capables de nous engager réellement dans les différentes formes de la vie associative, non pour y prêcher verbalement les principes qui sont les nôtres et que nous croyons justes, mais en fédérant autour de nos personnes, humblement déterminées à n’être que des serviteurs de l’Evangile ?
Car il faut être conscient que la majorité des hommes est assez indifférente aux idées et aux principes (même les plus justes), et qu’elle se détermine réellement en fonction de personnalités rayonnantes et réconfortantes, des âmes fortes.
Sommes-nous prêts à nous confronter avec l’adversaire, sur le plan (indispensable) de la doctrine et des principes (ils sont parfois coriaces), mais aussi dans les réunions où se préparent les prise de contrôle des groupes et assemblées qui composent le tissu social : associations de parents d’élèves, syndicats, cellules de partis politiques, associations sportives, de bienfaisance, etc.
Les fruits, quand on les récolte peuvent être savoureux. Mais il ne faut pas négliger la somme d’efforts, de peines, d’actions parfois ennuyeuses (et même périlleuses), de sacrifices qu’il aura fallu consentir pour y parvenir.
Sinon, ne nous lamentons pas sur la sinistrose ambiante, et allons dormir !
Si moi, lointain militant d’outre mer, je me permet ces remarques, peut-être outrecuidantes, c’est que j’ai beaucoup aimé dans le dernier numéro de Permanences l’article de Bénédicte Chéron dont je vais citer quelques lignes en guise de conclusion : « Pour être le levain il faut prendre des initiatives. Des associations accueillent les femmes enceintes en difficulté. Pourquoi ne pas s’y engager ? Des quartiers dépérissent de la perte du lien social. Pourquoi ne pas y créer une association culturelle d’inspiration chrétienne ? Cela suppose d’oser parler à des gens qui ne sont pas comme nous.(…..). L’histoire l’a montré : aucun combat n’a été gagné par le camp des enfants gâtés. Alors désembourgeoisons nos cœurs et agissons ».

Edouard BOULOGNE.
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