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Publié par Edouard Boulogne

"Littérature" : La princesse et le président. 




Une princesse
Un président  :
L'Académie française peut s'enorgueillir de compter parmi ses membres les meilleurs plumes de France. L'un deux avait même, jadis, formulé l'ambition d'être "le meilleur ouvrier de France". Eh bien, c'est fait. Il y est enfin parvenu. Enfin, car celui-ci, s'il a brillamment réussi ses études, n'a pas trouvé dans la vie politique où il s'était fourvoyé l'épanouissement qui fait les bons auteurs, les auteurs truculents, les piliers de l'intérêt et de la culture. Il semblerait donc que le romancier Giscard ait trouvé sa voie en racontant l'histoire romancée des assiduités d'un duc de L'Élysée qui aurait pour cible une Reine des tabloïds, et tout le monde fait le rapprochement entre l'héroïne et une autre princesse, héroïne de faits divers, qui laissa tout près du zouave bien plus qu'un amour éventé, puisqu'elle y laissa la vie. Soit. Espérons, par égard pour nos cousins britanniques, qu'à l'inverse de son homologue Buckingham, ce duc de L'Élysée-là ne se fera pas un jour amiral, ne prendra pas la mer, et ne conduira aucune expédition à l'île de Wight pour prêter main forte à quelque sédition de Dartmouth ou d'une autre ville côtière.

Pourtant, le succès, et le talent suscite bien des jalousies, et de fortes rumeurs circulent, émanants, parait-il d'un rival de l'académicien (en littérature, comme en papillonage, et qui s'apprêterait, lui aussi, à pondre un ouvrage en deux volumes, où il parle ... de lui ). Selon ces rumeurs, ( inspirées par une malveillante jalousie, sans aucun doute ), considérant que le mystère est une position bien trop confortable pour qu'un esprit bien élevé s'y maintienne, l'auteur de "La princesse et le président", sachant qu'il serait parfaitement goujat d'entretenir l'ambiguïté dont d'anciennes fonctions exercées par lui - une erreur de jeunesse, disent ses proches - pourraient être la cause fortuite, a décidé de ne pas s'arrêter en si bon chemin. Quand les muses s'amusent, n'est-ce pas ! Son inspiration polissonne s'est donc attelée à une nouvelle saga, pas tout à fait la même et encore moins tout à fait une autre : il s'agit d'un roman beaucoup plus mordant sociologiquement, puisqu'il raconte les amours homophiles d'un président de la République et d'un éboueur malien venu prendre le petit déjeuner à l'Élysée. Ce roman très engagé montre que le romancier n'a aucun tabou : l'immigration, la diversité culturelle, le brassage sociologique, l'homosexualité, et même l'éternelle question de la pluralité dans la  relation amoureuse ; car, dans cette fiction l'éboueur malien est accompagné d'autres éboueurs africains, à ce fameux petit déjeuner qui met le feu au président. C'est, pour l'instant, le peu d'informations que nous avons pu recueillir, mais il va de soi que les éditeurs de M. Giscard d'Estaing se frottent déjà les mains.

Amis des lettres, vivement l'été prochain !




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C

La liaison de Chirac et Camilla c'est bien aussi, mais pourquoi pas le père de l'enfant de DAti ? C'est toujours Olivia de L.... qui le propose!


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C

Cette "chose" la princesse et le président, m'a été prété par une amie, qui le tenait d'une autre amie.... J'ai eu bien du mal à lire, en diagonale, cette prose. Dixit, Olivia de Lamberterie, qui
officie sur la 2, dans "télé matin", ce livre l'a fait beaucoup rire! Je n'ai pas compris pourquoi ,moi je n'ai pa ri, c'est sans doute, que je n'ai porté assez d'attention au texte, qui toujours
de la même Olivia, trouve ,sic : Ceci est une rédaction de 4em! et de s'excuser auprès des classes de 4em. Il faudrait peut-être le relire. Mais je n'en ai guère le courage. Une fois suffit.


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A

Qu'il est bon de rire quand le ridicule prend des formes autoritaires. M. Giscard d'Estaing rejoindrait-il ces "comiques" qui se disent "humoristes", et qui sont à l'humour ce que les fumistes sont
à la fumée ? Car il y a, à n'en pas douter, une forme de tyrannie éditorio-télé-culturelle qui nous impose deux contraintes insupportables, celle de rire quand on n'en a pas envie (les "humoristes"
brevetés télé) et celle de ne pas rire quand on en meurt d'envie. Pauvre M. Giscard d'Estaing, poursuivi par les démons de la grotesquitude et aveuglé par sa vanité au point d'être - malgré ses
excellentes études - un excellent candidat à un... dîner de con. 
Comme l'écrit ce matin "Actualitté" : "Le monde entier pouffe". Entendons-nous bien, ce monde entier, c'est une certaine France, celle du savoir-vivre et donc du discernement. Mais, ajoute
"Actualitté" : "Quelles réactions dans la presse anglaise, si prompte à dégainer son couteau pour trancher dans le lard des froggies d'en face !".
Évidemment : si certains froggies pouvaient s'abstenir de coasser bêtement...
Et, puisque les Français ont besoin de carburant pour carburer, citons encore Bruno Duvic, qui dans sa revue de presse de "France-Inter" suggère à Chirac une contre-offensive littéraire en
s'inventant une sulfureuse et passionnelle liaison avec... Camilla.


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