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Publié par Edouard Boulogne

 

 

 

 

 

PROPOSITIONS POUR UNE GUADELOUPE COHERENTE

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Rapport d’étape

Septembre 2009

 

 

COHESION SOCIALE ET LIBERTES REPUBLICAINES

 

 

 

PROPOSITIONS POUR UNE GUADELOUPE COHERENTE

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Rapport d’étape
septembre 2009

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«  LA FORCE DE PENSER ET LE COURAGE D’AGIR »

 

Lorsqu’en mars 2009 nous avons décidé de créer notre Association, il s’agissait pour nous de défendre, par tous les moyens légaux, la cohésion sociale ainsi que les libertés républicaines, - nécessaires à l'harmonie et au  développement économique de notre société – dans un contexte où elles avaient été particulièrement malmenées.

Il ne s’agissait donc pour nous, ni de fustiger, ni de heurter, et encore moins de provoquer qui que se soit mais bien au contraire de rassembler la majorité silencieuse, pour faire bouger les choses, peser sur les initiatives du gouvernement, en participant par exemple au débat actuellement instauré dans les DOM, drainer et faire circuler toute information ou réflexion utiles à cette fin, et mettre en place une organisation sérieuse permettant enfin de faire face, par des moyens légaux, à la propagande et aux activités subversives à venir

 

La décision de réunir, quatre mois après sa création, les Universités d’été a été aussi pour notre association le moyen de démontrer que si nous voulons faire, nous pouvons réussir. « Yes we can »

 

S’en tenir à des propos incantatoires n’est pas notre philosophie. C’est pourquoi, fort des résultats des travaux des trois ateliers mis en place au cours de ces Universités d’été, nous allons maintenant développer nos idées et faire connaître nos propositions.

 

Les progrès des moyens de communication, font que chacun peut en temps réel, être informé de tout ce qui se passe dans le monde. Cela ne peut que développer l’esprit critique et faciliter l’adhésion de chaque citoyen guadeloupéen à la recherche de ce point commun qu’est une meilleure application des principes républicains.

 

Réfutant toute dérive autoritaire, mais soucieux de promouvoir une société basée sur des fondements démocratiques, nous avons élaboré un Projet basé sur neuf idées centrales pour que la Guadeloupe, entité qui regroupe tous ceux qui y vivent et veulent se rassembler sans distinction d’origine, de croyances, de partis, connaisse un avenir bâti sur la fraternité, la tolérance, avec pour cadre les principes et les lois de la République.

 

Ces idées nous devrons les faire avancer et œuvrer sans cesse à la réussite de leur mise en œuvre. Car c’est ainsi et ainsi seulement que chacun pourra 

Etre maître de son destin.

 

C’est dans ce but que nous vous les présentons.

 

  1. Restaurer le pouvoir de l’Etat, en contribuant à la modernisation de sa gestion.

  2. Rééquilibrer les missions et prérogatives des Collectivités locales, travailler à la limitation du cumul et de la reconduction des mandats.

  3. Moderniser les relations sociales, promouvoir la solidarité entre les générations et faire vivre les libertés publiques

  4. Engager les réformes de la fiscalité locale et de l’application des règles douanières pour libérer et favoriser l’initiative économique,

  5. - Mettre en œuvre une politique de l’excellence dans tous les domaines

  6. Promouvoir une politique de l’énergie, des activités liées à l’environnement et à la protection du patrimoine,

  7. Réinventer une pédagogie inspirée du monde du sport pour redonner autorité et efficacité à l’enseignement scolaire.,

  8. Mieux intégrer la Guadeloupe dans son environnement géographique

  9. Faire de la Guadeloupe une plate forme d’accueil ouverte aux nouvelles technologies, à la création, aux performances des responsables de la santé publique et privée,

 

 

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Restaurer le pouvoir de l’Etat, en contribuant à la modernisation de sa gestion

 

La première des nécessités est de réaffirmer que le rôle de l’Etat est de garantir à tous les citoyens que les missions régaliennes seront exercer sans défaillance. Elles sont principalement la Sécurité, la Justice, la Garantie des Libertés et du Maintien de l’Ordre, la Défense, l’Education .

 

Pour assurer au représentant de l’Etat dans la REGION GUADELOUPE, et de fait dans tous les autres DOM-ROM, il est urgent de prévoir de placer sous l’autorité directe du Premier Ministre l’ensemble de la Délégation Générale à l’Outre-Mer, et mettre fin à ce filtre bloquant qu’est un ministère ou un Secrétariat d’Etat en charge de l’Outre-Mer.

 

Par ailleurs, dans le cadre même des mesures de réformes de l’Etat pour une recherche de plus d’efficacité au service des citoyens, une mutualisation des moyens humains et matériels devient impérative, si la notion de bonne coordination et de rapidité dans les décisions doit primer sur les formalismes longs et dissuasifs.

 

Un Pacte de Développement mis au point entre le représentant de l’Etat , tous ses services et les décideurs locaux doit être un élément confortant ce rétablissement de l’autorité de l’Etat et favorisant bien des économies de temps et de moyens.

 

Ce n’est ni une révolution, ni un changement institutionnel, mais le pragmatisme tel que certains ont su le mettre en œuvre en certaines circonstances.

 

 

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Rééquilibrer les missions et prérogatives des Collectivités locales, travailler à la limitation du cumul et de la reconduction des mandats.

 

 

Tout comme l’Etat se modernise, les prévisions de réformes des Collectivités Locales actuellement en instance de discussion, devront elles aussi s’appliquer à nos Collectivités.

 

Explorer tous les dispositifs déjà existant et les rappeler aux Exécutifs qui peuvent et doivent s’en servir, cela amènerait déjà une prise en mains de beaucoup de sujets par nos Collectivités, en évitant que les atermoiements sur la recherche de qui fait quoi ne viennent paralyser une bonne marche des administrations au service des administrés.

 

Sans doute, au-delà de recherches d’une législation longue à se mettre en place, serait bien que la culture citoyenne dans la volonté de se mettre au service de la « res publica », touche tous nos élus et organes politiques qui les soutiennent pour que cette notion tant souhaitée d’un homme un mandat soit mise en application, tout comme la volonté de ne pas perdurer au-delà d’un renouvellement du mandat exercé.

Cela relève de la bonne compréhension qui veut que la multiplicité des tâches et missions importantes confiées à un Elu responsable, exige qu’il puisse les exercer pleinement avec une disponibilité constante.

Cela est aussi l’une des clés du retour de la confiance des citoyens qu’ils disent avoir perdus envers leurs élus.

 

Cela est citoyen et s’appelle aussi de la bonne gouvernance.

 

 

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Moderniser les relations sociales, promouvoir la solidarité entre les générations et faire vivre les libertés publiques

 

Si le dialogue social est l’affaire des relations entre corps sociaux et socio professionnels, il importe malgré tout que l’Etat qui en est aussi l’arbitre, ne laisse s’instaurer une jungle préjudiciable à tout ce qui touche aux relations sociales.

 

Assurer aux familles les moyens de garantir une parfaite harmonie et faire cesser des causes souvent externes à la population résidente, cela est du devoir de tous ceux qui à un titre légitime s’occupent de la protection des liens sociaux.

 

C’est dans un retour aux fondamentaux de la vie familiale, en écartant ces désirs de modernismes liés davantage à la recherche d’extraction du jeune de son milieu familial, que nous devrons préserver ces liens sociaux et les faire émerger, certes dans des contestes de notre époque et du moment, plutôt que de privilégier des informations médiatiques plus tournées vers le sensationnel que vers la formation citoyenne.

 

C’est du reste pourquoi nous préconisons que les séniors soient mieux considérés et que faire appel à eux pour assurer des missions de responsables associatifs, ou d’encadrement de structures au bénéfice des jeunes générations, doit être une volonté à faire admettre.

Le bénévolat n’est pas à exclure lorsqu’il s’agit de ne pas laisser sur le bas côté des hommes et des femmes d’expérience, que la législation écarte de la vie active professionnelle, mais n’exclut pas de la société dans laquelle ils évoluent.

 

Cela aussi contribue à donner l’exemple et renforce les liens sociaux.

 

 

 

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Engager les réformes de la fiscalité locale et de l’application des règles douanières pour libérer

et favoriser l’initiative économique,

 

 

De la compétence quasi exclusive de nos Collectivités, que ce soit dans la prise de décision ou dans celle de la formulation de propositions, la réforme de la fiscalité locale est primordiale pour assurer une certaine liberté à tous les citoyens.

En effet l’augmentation d’une fiscalité locale liée à la réalisation de projets au service et à l’amélioration du cadre de vie, ne saurait poser problème à aucun contribuable.

Mais le réajustement des déficits par l’accroissement de la pression fiscale est à éviter, tant dans la décision spontanée des édiles, que dans les injonctions des tutelles de ces collectivités.

Au contraire, la recherche d’économies d’échelle, la volonté d’externaliser au meilleur coût et au bon service des obligations de ces collectivités est une priorité à laquelle nos responsables peuvent et doivent recourir.

 

Parallèlement, si la volonté de créations d’emplois par ceux qui produisent la richesse économique est une constante pour notre économie, il convient qu’avec sérieux et pragmatisme une révision dans l’application de règles administratives et financières douanières soit étudiée, avec un objectif précis : contourner les difficultés apparentes et trouver les solutions conformes.

Dans le même ordre de démarches à entreprendre, c’est la révision des conditions d’application et d’assiette de l’Octroi de Mer.

Dans ce cas non plus, il ne s’agit pas de camper sur des positions seulement de finances des collectivités ou d’habitudes anciennes, mais de rechercher dans le cadre de la législation et sans remettre en cause notre intégration aux principes de l’Union Européenne, le moyen de ne pas créer des distorsions pénalisantes pour la création d’entreprises, les coûts de production, la sauvegarde du pouvoir d’achat.

 

C’est en ce sens que nous concevons cette nécessité et non pas en terme de suppression de quelque acquis ou de quelque ressource au bénéfice de collectivités.

 

Quand on prend le dossier à bras le corps, les solutions pragmatiques et réalistes apparaissent.

 

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Mettre en œuvre une politique de l’excellence

dans tous les domaines

 

La Guadeloupe n’a pas à rougir de la formation qui est dispensée à tous nos scolaires et universitaires.

 

L’essentiel est aujourd’hui de faire naître ce gout de l’excellence qui ne peut que valoriser davantage encore les qualités de nos jeunes diplômés.

 

Mais il convient aussi de faire passer ce même message dans tous les domaines, tels que chez l’ouvrier, l’artisan, le fonctionnaire. C’est une culture qui doit s’imposer à tous et que le Chef d’entreprise, le représentant syndical, le chef de service, le représentant des organismes professionnels représentatifs doivent s’imposer à eux-mêmes à titre d’exemple.

 

Dans des domaines plus spécifiques, celui de la formation notamment, cette recherche doit dominer le discours de tous ceux qui ont en charge ce secteur.

 

Nous préconisons dans le cadre d’une relance du TOURISME, concurrencé par nos voisins, que par la création d’une UNIVERSITE du TOURISME au plein sens du terme, soit recherché cette excellence qui fera la différence et valorisera cette industrie si nécessaire à l’équilibre économique de la Guadeloupe.

 

La difficulté réside seulement dans la volonté de tous, entrepreneurs, politiques, administrations, syndicalistes, a s’atteler à cette notion de la recherche de l’Excellence.

 

Si nous voulons, nous pouvons…..

 

 

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Promouvoir une politique de l’énergie, des activités liées à l’environnement et à la protection du patrimoine,

 

Les préoccupations environnementales et écologiques sont à l’ordre du jour et la Guadeloupe a déjà démontré que dans ce domaine elle avait su se porter au devant des réalisations à entreprendre.

 

Que ce soit la garantie de pouvoir s’exonérer des ressources fossiles grâce à nos ressources naturelles que sont l’Eolien, l’Hydraulique, la Géothermie, le Solaire, ce souci peut être satisfait en qualité et en quantité.

 

Des sources d’énergie non polluantes bien développées, sont en plus la certitude de former et d’employer des Hommes qualifiés pour assurer la mise en place et le suivi technique de ces installations.

Dans ce domaine aussi l’excellence sera un atout.

 

Définir et mener une politique sans ambigüités dans le retraitement et le recyclage des déchets est un impératif, qui ne devrait jamais poser de difficultés financières ni techniques.

 

C’est dans la transparence totale que l’on pourra avoir l’adhésion de tous et s’orienter vers ces métiers porteurs de pérennité pour tous ceux qui les embrasseront.

 

Un inventaire exhaustif des sites à protéger, sans inflation dans les choix et critères, sera de nature aussi à favoriser la remise en valeur de patrimoines immobiliers, industriels ou archéologiques.

 

Cela est un un atout pour inciter nos touristes à venir nous visiter.

Cela est aussi un débouché qualifiant et valorisant pour nos jeunes chercheurs qui pourront s’orienter et se spécialiser dans ces disciplines.

 

La Guadeloupe doit tirer parti de tous ces éléments qui feront aussi que l’environnement mieux protégé, ne pourra que rendre encore plus belle notre île.

 

 

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Réinventer une pédagogie inspirée du monde du sport

pour redonner autorité et efficacité

à l’enseignement scolaire

 

 

On évoque couramment la situation de la jeunesse et la nécessité de s’en préoccuper davantage.

 

Il faut avant tout bannir ces intentions de créer des différences entre les jeunes, en mettant en avant des questions de culture, d’argent, ou autres.

 

L’éducation dans ces conditions doit être un ciment pour l’unité du pays.

 

Il est un domaine qui plait et convient à nos jeunes, c’est celui du sport.

Ils en acceptent la discipline, que ce soit celle de l’autorité de l’arbitre, celle de la recherche d’une santé physique, et celle aussi d’aller toujours plus haut dans les challenges qui leur sont proposés.

 

C’est donc en alliant le sport à l’école aux autres disciplines scolaires, en dosant valablement les programmes pour laisser un espace suffisant à tous ceux qui s’adonnent au sport, que ces principes de respect de l’autorité, du respect de la décision de l’arbitre, donc du refus systématique de se porter contestataire, feront une entrée acceptée dans le mode de vie de nos jeunes.

 

Si les fondamentaux existent dans les programmes de l’Education Nationale, il n’a jamais été interdit à un représentant régional du Ministère de proposer un projet pédagogique adapté aux réalités du milieu concerné.

C’est aussi cela la modernisation de l’administration et la prise consciente de responsabilités de ceux à qui l’Etat a délégué ses pouvoirs au plan régional.

 

 

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Mieux intégrer la Guadeloupe dans son environnement géographique

 

 

Si les volontés de pouvoir établir des liens commerciaux ou culturels avec notre environnement géographique sont des souhaits qui sont périodiquement évoqués, faut-il encore qu’un contenu précis, réaliste et non pénalisant soit proposé.

 

Pour notre part, la Guadeloupe doit pouvoir s’ouvrir dans on environnement géographique, en posant aussi comme postulat que ces interventions se font dans un cadre politique et institutionnel qu’est celui qui nous régit aujourd’hui et que nous entendons conserver.

 

Cette intégration passe par trois voies qui doivent être complémentaires et sans doute indissociables.

 

D’abord, la Guadeloupe doit proposer l’excellence dont elle dispose dans de nombreux domaines et qui doit découler de son appartenance à la fois à la nation française et à l’Europe. Toute action voulue par la France et l’Europe dans cette région géographique doit passer par nous, nos entreprises, nos formateurs, nos administrations.

 

Ensuite la Guadeloupe doit s’obliger à créer une section universitaire tournée vers son milieu géographique, non pas en termes de recherches fondamentales ou en pratiquant des études politico-humanitaires, mais en ayant le souci de mieux connaître ce milieu géographique, les fondements réels de tous les pays qui en font partie et cela sans chercher à dominer, mais seulement à créer des relations valorisantes pour toutes les parties.

 

Enfin une adaptation réaliste des conditions d’exercice de ces rapprochements en terme de relations douanières, financières et commerciales.

 

Cela est possible si ces principes sont mis en application.

 

 

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Faire de la Guadeloupe une plate forme d’accueil ouverte aux nouvelles technologies, à la création, aux performances des responsables de la santé publique et privée,

 

Si la volonté de se tourner vers l’excellence est reprise dans toutes les idées qui président à la définition d’un Projet pour la Guadeloupe, c’est bien parce que nous pouvons par cette notion conduire vers notre Archipel tout un ensemble de projets de caractère européen d’abord, Caribéen ensuite et même internationaux.

 

Les nouvelles technologies bien amorcées dans notre Région, la disponibilité du haut débit lié aux pays voisins et à l’international, nous placent dans une position d’accueil privilégiée par rapport à certains voisins.

 

Installer des centres de traitement à distance de toutes questions administratives, financières ou d’assistance permanente en matière d’internet notamment, est une possibilité qui offerte à des spécialistes européens, ne peut que les séduire, les atouts du décalage horaire jouant évidemment en notre faveur.

 

Au-delà, les spécialistes exerçant dans le domaine de la santé publique ou privée, déjà renommés à l’étranger et en Europe, sont capables si les moyens sont perfectionnés et amélioré encore, de faire rayonner ce savoir faire, en accueillant d’abord des malades, mais aussi des stagiaires en formation diplomante pour véhiculer davantage encore cette renommée déjà acquise.

 

En contre partie, ce sont des installations modernes de santé qui seront crées, ce sont des structures d’accueil post opératoires qui s’implanteront souvent même dans nos îles de l’archipel, leur redonnant ainsi un second souffle économique avec des valeurs ajoutées significatives.

 

C’est aussi le Tourisme qui en sera bénéficiaire sous tous ses aspects directs et induits.

 

La Guadeloupe a des atouts. Il ne faut pas seulement le dire, il faut les signaler, les valoriser et les utiliser comme un tremplin pour redynamiser ces besoins de créations d’entreprises, de créations d’emplois, de rétablir sa bonne renommée.

 

 

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CONCLUSION

 

 

Nous voilà arrivé au terme de nos premières réflexions sur l’avenir qui doit préoccuper tout Guadeloupéen soucieux de voir dans tous les domaines imprimer une volonté de tout entreprendre pour le développement d’une société en phase avec les données du XXI éme sicle.

 

Sans aucune ambigüité possible, la Guadeloupe, département-région institutionnellement et statutairement attachée à cette notion primordiale de l’assimilation juridique tirée de l’article 73 de la Constitution, a besoin plus que jamais de la stabilité des institutions pour faire avancer ses projets.

Nulle part nous n’aurons de position qui puisse remettre en cause ce principe constitutionnel, surtout qu’il est ouvert aux possibilités exceptionnelles d’habilitation pour améliorer encore l’application des lois et règlements de la République aux nécessités justifiées quant à la modernisation des actions de l’Etat et des Collectivités sur notre Archipel. Il faudra s’en servir à bon escient.

 

Les volontés du Chef de l’Etat d’apporter des réformes essentielles pour conduire une politique toujours en faveur des administrés, sans en alourdir ni les formes ni les coûts, nous conviennent aussi et évidemment il ne saurait être question, une fois encore, de chercher des modalités spécifiques d’application pour notre Archipel, mais bien au contraire d’en prévoir dans le même temps qu’en métropole, sans écran filtrant et sans démagogies tirées d’un quelconque passé, leur validité entière.

 

Faut-il rappeler que déjà la Constitution reconnaît aux Collectivités la possibilité d’élaborer la norme propre à leur territoire, en s’affranchissant des normes générales. C’est un texte constitutionnel qui s’applique de plein droit à toutes nos collectivités territoriales. Pourquoi chercher ailleurs ce qui nous est déjà donné ?

 

Mais la Guadeloupe comme nous l’avons rappelé bénéficie d’atouts qui sont utilisables sans complexes pour aussi transférer un savoir-faire français et européen vers d’autres territoires voisins qui ne demandent que cela, que pour accueillir des entreprises qui pourront tirer parti de ces atouts tout en valorisant tous les autres secteurs économiques de la Guadeloupe.

 

 

La culture du repli sur soi est à bannir, dans un monde où les technologies nouvelles nous mettent en temps réel en relation avec le monde entier.

Ne pas y souscrire est une pénalisation certaine pour nos jeunes, nos entreprises et le rayonnement de la Guadeloupe à l’extérieur.

 

C’est pourquoi sans hésiter nous développerons en toutes circonstances ce goût de l’excellence qui au-delà de ce que feront nos maîtres d’écoles, nos professeurs d’université, nos chefs d’entreprises et tous les responsables socio professionnels, devra être aussi un souci de chaque parent, de chaque jeune et de tous ceux qui œuvrent pour la Guadeloupe.

 

C’est à ce prix que toutes les conditions se rempliront pour qu’une cohésion sociale, un mieux vivre ensemble, un abandon du défaitisme et du fatalisme deviennent le quotidien du guadeloupéen quel que puisse être ses origines, ses options politiques ou philosophiques.

 

C’est à cela avec tous ses adhérents actuels et futurs, que l’Association COHESION SOCIALE et LIBERTES REPUBLICAINES s’emploiera sans relâche.

 

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