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Publié par Edouard Boulogne

Pourquoi l'Afrique est si mal partie.

(Nulle nation, nulle race, nul continent n'a, dans l'histoire, le monopole des horreurs, des crimes, des génocides. En France la révolution de 1789 a perpétré des massacres sans noms, dont le plus connu, depuis à peine 25 ans, grâce aux travaux de l'historien Ronald Secher, est celui de la Vendée : plus de 200 000 morts. En Europe, au XXè siècle le nazisme et le communisme ont exterminé dans des conditions affreuses plus de 120 millions de morts (100 millions Pour l'URSSet ses satellites. Le palmarès de la Chine communiste, ou du Camboge, ne le cède en  rien à ces grossistes du crime politique
L'Afrique n'est pas en reste, de façon continue, depuis 13 siècles. C'est un historien africain Titiane N'Diaye qui le révèle dans un livre récent : Le génocide voilé. Ce qui contribue à expliquer, peut-être, en partie, les difficultés de ce continent à tenir un rôle décent dans l'histoire contemporaine. Et ce qui contribuera peut-être (mais n'ayons pas trop d'illusions) à rabattre le caquet des lobbies afrocentristes, et des disciples du mirobolant professeur Cheik Anta Diop, obsédés par le "monstre" trop commode du fameux colonialisme, lequel eut au moins le mérite de tenter d'abolir l'esclavage en Afrique à partir du milieu du 19è siècle. L'article qui suit, et l'interview du professeur N'Diaye ont été publiés sur le site Les manants du roi. E.Boulogne).

 ( Le professeur N'Diaye ) .












Le génocide voilé : une enquête historique de Tidiane N’Diaye

Anthropologue, spécialiste des civilisations négro-africaines, le Sénégalais N'Diaye publie une étude sur la traite négrière arabo-musulmane, qui dure depuis 13 siècles et aurait touché des millions d'Africains. Cette traite aurait commencé en 652, lorsque le général Abdallah ben Saïd a imposé aux Soudanais du Darfour la livraison annuelle de centaines d'esclaves nubiens. Elle s'est poursuivie à travers le Sahara et l'Océan Indien, avec la complicité de potentats africains et arabes. En 1883-84, el Mahdi s'est distingué dans la chasse à l'homme.

Muhamad Ahmad Ibn Allah Al Mahdiy
El Mahdi ou l'Iman Caché d'après une gravure soudanaise d'Orduman

Considérés comme des sous-hommes, proches du stade animal, par des historiens comme Ibn Khaldun, les Africains captifs ont contribué à l'économie des pays d'accueil, dans la culture du sucre, des palmiers, l'exploitation minière, et complété les effectifs des troupes ottomanes. Les Zendjs déportés en Mésopotamie se sont révoltés dans les années 690 et 870, ainsi que les tribus Nyassa en 1868. Le roi du Bornou (Nigeria) se plaint des enlèvements ordonnés par le sultan d'Egypte en 1391. Les Mourinides se sont prononcés contre l'esclavage et des femmes du Sénégal se sont sacrifiées en 1819. A l'inverse de la traite atlantique, qui a duré trois siècles et a généré en Amérique une diaspora de plus de 70 millions d'hommes, la traite orientale est génocidaire parce qu'elle n'a pas eu de descendance, la plupart des hommes ayant été castrés (un eunuque valait deux fois plus cher) et les enfants des concubines noires éliminés. 20 % seulement des enfants survivaient à la castration, pratiquée en Ethiopie ou en Tanzanie, souvent de façon totale.

Tout en condamnant l'exploitation coloniale, les tueries de Madagascar et du Cameroun et la connivence de certains coloniaux britanniques et français, l'auteur reconnaît que la colonisation a mis fin à la traite orientale, en 1846 en Tunisie et Algérie, en 1894 au Congo, (bien avant le séjour dans cette région du journaliste Tintin. Note du Scrutateur) en 1920 au Maroc. Le colonel Archinard recueillait les captifs dans les Villages de la Liberté. La Turquie a aboli l'esclavage en 1918, l'Arabie en 1962, la Mauritanie en 1980. Il reste cependant un servage domestique en Mauritanie, des travailleurs forcés dans les Emirats, tandis que le Soudan poursuit l'élimination ethnique au Darfour.

S'appuyant sur les observations des géographes arabes, des marchands d'esclaves et des explorateurs (Livingstone, Stanley, etc...), Tidiane N'Diaye déplore la dissimulation des archives et l'amnésie pratiquée par solidarité religieuse à la conférence de Durban, où seule la traite occidentale appelait repentance. Selon Bernard Lewis, faire référence à l'autre traite est interprété comme un signe d'intention hostile.

MAURICE FAIVRE

Le génocide voilé, enquête historique par Tidiane N'Diaye - Editions Gallimard, 253 pages.

Entretien avec Tidiane N'Diaye :

Spécialiste de l'histoire africaine, Tidiane N'Diaye crée la polémique avec son livre sur la traite négrière arabo-musulmane 'Le Génocide voilé'. Interview en deux temps d'un anthropologue subversif et téméraire.

"Le Génocide voilé" décortique un sujet brûlant : la traite négrière arabo-musulmane. S'il semble, aujourd'hui, aisé de parler de l'esclavage transatlantique, ce n'est pas le cas pour celle concernant la partie subsaharienne. Il existerait comme un silence, un mutisme autour d'une ponction en hommes, en matières et surtout en vies de l'Afrique noire, par les Arabes à partir de 652. L'occasion audacieuse mais légitime en ces temps de controverses de revenir sur une histoire sombre et voilée coupable, selon l'intellectuel sénégalais, d'un véritable 'génocide'. Ou quand la mémoire se substitue à une cécité persévérante.


Le 'Génocide voilé' est une enquête sur la traite arabo-musulmane. Pourquoi s'intéresser à ce sujet aujourd'hui ?

Parce que les misères, la pauvreté, la longue stagnation démographique et les retards de développement actuels du continent noir, ne sont pas le seul fait des conséquences du commerce triangulaire, comme bien des personnes se l'imaginent. La ponction transatlantique nous est bien connue et est largement débattue depuis des décennies. Les études et synthèses sur cette traite sont légion. Pourtant, bien qu'il n'existe pas de degrés dans l'horreur ni de monopole de la cruauté, on peut soutenir que le commerce négrier et les expéditions guerrières provoquées par les Arabo-musulmans furent pour l'Afrique noire et tout au long des siècles, bien plus dévastateurs que la traite transatlantique. De même que l'islamisation de nombreux peuples négro-africains et tout ce que cela a engendré, comme le djihad (1), n'en fut pas moins à la source d'innombrables implosions. Mais à ce jour, seul le génocide des peuples noirs par les nations arabo-musulmanes, n'a toujours pas fait l'objet de reconnaissance nette de la part des chercheurs des peuples responsables. Alors que ce crime est historiquement, juridiquement et moralement imprescriptible.

Quand a-t-elle commencé et dans quelle(s) région(s) ?

Dès le VIIe siècle de notre ère, les Arabes ayant conquis l'Egypte, allaient y asservir de nombreux peuples venant de la Nubie, de Somalie et du Mozambique ou d'ailleurs, au cours de la première expansion islamique. Les Nubiens avaient été durement secoués par les foudroyantes attaques des forces arabes. Ils se défendirent courageusement, mais, devant une supériorité numérique et la détermination des soldats du djihad et les assauts répétés des "djihadistes" arabes, les Nubiens préférèrent négocier la paix en concluant en 652 un traité connu sous le nom de Bakht. Ce traité engageait le monarque africain vaincu à livrer annuellement un lot de 360 captifs destinés à être asservis dans le monde arabo-musulman. C'est ainsi qu'une traite négrière en grand, fut pour la première fois inventée par les Arabo-musulmans. J'emploie le terme d'arabo-musulman car après le Bakht, ce trafic deviendra transsaharien et oriental en impliquant de plus en plus de peuples et de régions qui débordaient largement l'univers arabe. Les négriers qui y ont trempé étaient aussi Berbères du Maghreb, Turcs sous l'Empire ottoman ou iraniens donc des Perses. De nombreux captifs africains seront même vendus par les Arabes jusqu'en Inde puisque le roi du Bengale en possédait près de 8.000 au milieu du XVe siècle. La majorité des hommes déportés aux débuts de ce trafic, était prélevée sur les populations du Darfour. Tout avait commencé là et cela n'a apparemment jamais cessé.


Quelles sont la forme spécifique et les motivations de cette traite comparée à la traite transatlantique ?

Dans le monde arabe - le système wahhabite (Arabie Saoudite) par exemple -, ne favorisait pas un développement économique et social par le travail de ses habitants. Il les condamnait à un appel incessant de main-d'œuvre servile fournie par la traite négrière. En outre, pour un Arabe de cette époque-là, l'homme n'est jamais pauvre, tant que son voisin possède quelque chose. La guerre sainte tombait à pic, pour s'enrichir. Puisqu' obligation est faite à tout croyant de mener le djihad, se disaient-ils, il fallait soumettre et asservir les non convertis. Ils prenaient abusivement le Coran comme prétexte, pour razzier les voisins infidèles, en les dépouillant de tout ce qu'ils possédaient.

C'est ainsi qu'en toute bonne conscience et par des moyens aussi commodes que bénis, la plupart de ces tribus arabes converties, finissaient par ne plus vivre par elles-mêmes. Ainsi la constante du fléau de la traite négrière et de l'esclavage arabo-musulman en Afrique, était due aux traditions de ces peuples, au cours d'une époque où ils ne pouvaient, pour des raisons de débauche et de paresse, se passer d'hommes serviles, pour leur infuser des forces et du sang neuf. Par exemple, au milieu du XIXe siècle, un tiers de la population d'Oman était africaine ou d'origines africaines. Dans ces sociétés arabes, les Africains jouaient un rôle presque central. Sans fonctions précises, ils prenaient une grande part aux activités communes.

Vous évoquez la pratique de la castration massive...

Avant les terribles opérations de castration il y eut d'abord razzias et massacres. Par exemple, la seule guerre sainte menée par ce chef arabe soudanais, mystique, illuminé et qui se prenait pour un Mahdi (descendant du Prophète), tout le Soudan depuis l'océan jusqu'en Egypte englobant tous les plateaux de l'Afrique - du Nil jusqu'au Zambèze -, était livré aux chasses à l'homme et à la vente de captifs. Cet espace grand comme deux fois l'Europe, certains explorateurs évaluaient sa population au XIXe siècle, à environ cent millions d'âmes. Pour avoir une idée du mal, il faut savoir que ces mêmes observateurs, avaient constaté que pour chasser et enlever de force cinq cent mille individus, il fallait en faire périr près de deux millions d'autres (résistants ou fuyards). Ainsi, si les naissances avaient cessé à l'époque, en moins d'un demi-siècle, les régions de l'intérieur de l'Afrique ne seraient plus de nos jours, qu'une solitude désolée.


Vous parlez également d'un génocide. Pensez-vous qu'il y a eu une volonté d'anéantir les populations négro-africaines ?

Je trouve en effet le terme de "génocide" adapté à cette entreprise sans précédents. Il faut dire que le mépris des Arabes envers les Africains fut aussi un catalyseur. Le célèbre historien arabe du XIVe siècle, Ibn-Khaldum, écrivait :

"Les seuls peuples à accepter l'esclavage sont les nègres, en raison d'un degré inférieur d'humanité, leur place étant plus proche du stade animal." La question qui se posait donc, était de savoir, comment faire pour que ces "animaux", ne se reproduisent pas en terres arabo-musulmanes. Car dès les débuts de cette traite, les négriers voulaient empêcher qu'ils ne fassent souche. Comme cela n'avait rien de métaphysique, la castration apparaissait comme une solution bien pratique. Ainsi, dans cette entreprise d'avilissement d'êtres humains, si les Arabes destinaient la plupart des femmes noires aux harems, ils mutilaient les hommes, par des procédés très rudimentaires et qui causaient une effroyable mortalité. Les chiffres de cette traite sont tout simplement effrayants.

(1) Guerre sainte contre les incroyants.
http://www.evene.fr/livres/actualite/interview-tidiane-n-diaye-afrique-genocide-voile-1328.php

Comprendre le passé, c'est interpréter singulièrement le présent et entreprendre l'avenir avec plus de clairvoyance. Or, les fondements et les conséquences de la traite transsaharienne entachent encore certaines régions du monde et entretiennent les querelles d'historiens et d'idéologues. Comme un processus qui se perpétue à travers le temps et les hommes : le Darfour, aujourd'hui ensanglanté, ancien gisement d'esclaves ; le silence des gouvernements arabo-musulmans à Durban au sujet de leurs responsabilités dans la traite d'hier et d'aujourd'hui ; l'impossibilité d'évoquer l'ensemble des acteurs de l'esclavage, etc. C'est à toutes ces problématiques que Tidiane N'Diaye a accepté de réagir avec sincérité et engagement.


Comment avez-vous vécu la polémique autour du livre d'Olivier Pétré-Grenouilleau ?

Olivier Pétré-Grenouilleau est un confrère pour qui j'ai beaucoup de respect et qui comme tout chercheur objectif, a fait son travail sans haine ni passion. J'ai tout simplement regretté qu'il n'ait pas diversifié ses sources. Aussi, les griots historiens oraux et véritables mémoires vivantes des peuples noirs, nous apprennent, qu'avant l'arrivée des Arabes, le système d'asservissement préexistant en Afrique subsaharienne, qualifié à tort de "traite ou d'esclavage interne", était plutôt du servage, sous formes agricole, domestique ou militaire. Ce système était donc une institution de domesticité aussi diversifiée qu’accentuée. Celle-ci se différenciait de l'esclavage de plantation américain. En fait, beaucoup d'administrateurs civils ou de militaires coloniaux refusaient au système africain le terme d'esclavage. Ils insistaient sur l'aspect personnel des rapports entre le maître et le captif. Depuis des temps immémoriaux, un système de servage était pratiqué en Afrique, c'est un fait. Mais il n'avait rien de commun, en but et en proportion, avec celui des "visiteurs" arabo-musulmans. Sur le sujet, Pétré-Grenouilleau aurait dû intégrer aussi ces sources africaines. Son travail a abusivement mis sur un même plan le servage interne africain, la traite transatlantique ainsi que celle, tout simplement génocidaire, arabo-musulmane.


Pour vous le conflit au Darfour s'inscrit-il dans la continuité de l'esclavage et du génocide ?

Sur ce sujet, les faits parlent d'eux-mêmes. En avril 1996, l'envoyé spécial des Nations unies pour le Soudan, faisait état d'une "augmentation effrayante de l'esclavagisme, du commerce des esclaves et du travail forcé au Soudan." En juin de la même année, deux journalistes du Baltimore Sun qui s'étaient également introduits au Soudan, écrivaient dans un article intitulé 'Deux témoins de l'esclavage' qu'ils avaient réussi à acheter deux jeunes filles esclaves, pour les affranchir. Je serais donc tenté de dire : du Darfour au Darfour, l'horreur continue avec cette fois le nettoyage ethnique en plus.


C'est ce qui justifie ce silence autour de la traite négrière transsaharienne - à Durban, par exemple ? Est-ce une conséquence de ce que vous appelez le syndrome de Stockholm à l'africaine ?

Très nombreux sont ceux qui souhaiteraient voir la traite arabo-musulmane recouverte à jamais du voile de l'oubli, souvent au nom d'une certaine solidarité religieuse, voire idéologique. C'est en fait un pacte virtuel scellé entre les descendants des victimes et ceux des bourreaux, qui aboutit à ce déni. Parce que dans cette sorte de "syndrome de Stockholm à l'africaine", tout ce beau monde s'arrange sur le dos de l'Occident. Ce silence sélectif entourant le crime arabo-musulman envers les peuples noirs et sa sous-estimation, pour mieux braquer les projecteurs uniquement sur la traite transatlantique, est un ciment devant réaliser la fusion des Arabes et des populations négro-africaines - longtemps "victimes solidaires" du colonialisme occidental. Que des lettrés et autres intellectuels arabo-musulmans tentent de faire disparaître jusqu'au simple souvenir de cette infamie, comme si elle n'avait jamais existé, peut être aisément compréhensible.
En revanche, il est difficile de comprendre l'attitude de nombreux chercheurs - et même d'Africains américains qui se convertissent de plus en plus à l'Islam -, qui n'est pas toujours très saine et fortement animée par une sorte d'autocensure. Comme si évoquer le passé négrier des Arabo-musulmans, revenait à essayer de minimiser la traite transatlantique.


La spécificité de votre démarche ne réside-t-elle pas dans la volonté paradoxale de ne jamais figer l'histoire du peuple noir dans l'image de victime des traites négrières au profit d'une glorification des résistances et des anciens royaumes (Ghana, Mali, etc.) ?

J'ai toujours l'habitude de rappeler que mon travail ne cherche à communautariser ni l'histoire ni les mémoires. Ce qui serait la porte ouverte à une hiérarchisation victimaire, donc dénuée de tout caractère scientifique. Voilà pourquoi au risque de déplaire, je ne cherche jamais à travestir ou à embellir tel ou tel fait historique. J'ai été critiqué pour n'avoir pas seulement montré le côté héroïque et révolutionnaire social de Chaka Zoulou. Ces détracteurs me reprochaient d'avoir démoli le mythe du surhomme. En fait ce n'est pas spécifique aux Africains mais une des mystifications de l'histoire humaine est que les peuples ont toujours perçu leurs meneurs comme des êtres d'une supériorité culturelle et intellectuelle qui les placent au-dessus de tout concept moral préétabli. Alors que le concept de surhomme développé par Nietzsche et récupéré par la plupart des dictateurs, relève plus de la fiction grammaticale que d'une quelconque réalité. Tous les héros africains, grecs ou romains n'en demeurent pas moins l'image ou le reflet de l'homme ordinaire. Mais d'un homme ordinaire poussé à ses extrêmes, qui révèle toute sa bestialité et sa démesure. A la tête de leurs armées, ces meneurs n'ont eu recours qu'à la force.


C'est le cas de Chaka Zoulou ?

http://www.histoiredumonde.net/article.php3?id_article=1391

« Chaka Zoulou »
Il a écrasé des peuples qui refusaient d'avancer avec lui. Sa route est jalonnée de morts et de destructions. Car le souverain zoulou n'était pas que ce héros, bâtisseur de nation et réformateur social, il a aussi accompli un détestable nettoyage ethnique. Certains auteurs ont volontairement choisi de ne jamais évoquer cet aspect de l'épopée du conquérant zoulou. De même que pour ce qui est de la traite arabo-musulmane, la plupart des chercheurs africains ont du mal à passer d'une vision mémorielle affective de ce génocide, à tout simplement une approche distanciée et scientifique de l'histoire qui elle, ne traite que de faits avérés sans militantisme, haine ou passion. J'ai personnellement choisi cette dernière voie pour tous les sujets que j'ai traités jusqu'ici.
Propos recueillis par Thomas Yadan pour Evene.fr - Mars 2008

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Thom 15/03/2010 10:46


Un grand merci pour cet article. On peut tenter de falsifier ou taire la vérité longtemps mais jamais eternellement. Voic que des chercheurs comme Tidiane N'Diaye, noir, africain et même musulman
vient nous révéler, que continuer à culpabiliser les seuls européens dans les malheurs de l'Afrique et des Noirs en général, est un déni de l'histoire. Leurs fautes certes condamnables et reconnues
depuis, sont loin des crimes arabo-musulmans envers l'Afrique. Voilà une mise au point plus que salutaire pour la reconciliation de la famille humaine. Mais à quand les travaux d'un tel chercheur
dans le programme scolaire ?