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Publié par Edouard Boulogne

Livre : La sociéta ouverte, par Alain Laurent



Livre :  La société ouverte.



Intéressant ouvrage relevé par  
fdesouche : Dans son livre La société ouverte et ses nouveaux ennemis, le philosophe Alain Laurent tente d’imaginer les réactions d’un Français tombé dans le coma en 1978 et se réveillant en 2008… *



Voici comment Alain Laurent décrit la surprise de ce Français lorsqu’il redécouvre son pays, 30 ans plus tard :

il est devenu un « Gaulois », terme dont il ne gardait qu’un vague et folklorique souvenir datant de ses jeunes années à l’école primaire.
- il lui est devenu presque impossible de retourner, si ce n’est à ses risques et périls, dans certains quartiers de banlieue qu’il a connus paisibles et accueillants, et métamorphosés aujourd’hui en enclaves où des bandes encapuchonnées font régner la loi de la jungle en toute impunité, où les taxis n’osent plus s’aventurer…
- il se scandalise d’avoir à payer, outre ses impôts, les largesses de l’État-providence, le gouffre financier de la «politique de la ville», la réparation des dégâts d’un vandalisme devenu sport de masse, ou le coût des dépenses de sécurité supplémentaires.
- il réalise qu’écoles et hôpitaux, autrefois considérés comme des sanctuaires, sont devenus le théâtre de violences contre les enseignants, les médecins, les infirmières…, commises par des groupes de voyous ou des fanatiques religieux.
- il se résigne au fait que des pans entiers de son pays se sont tiers-mondisés
- il contemple, dans des quartiers qualifiés de «sensibles», des fantômes vétus de noir des pieds à la tête, des incendies de voiture devenus si courants qu’ils ne sont plus rapportés par la presse, des policiers qui tirent en l’air pour se dégager d’embuscades (du jamais vu même en mai 1968), des centres-villes mis à sac, des bus ou des métros attaqués comme les diligences de l’Ouest américain…
- son mode de vie est rejeté et moqué : il se fait traiter de « Céfran » ou de « sale Français ».
- se souvenant que d’autres immigrés sont déjà venus s’installer en France, sans être aidés en permanence, sans prétendre changer les usages du pays, tout en faisant l’effort de s’intégrer, il se pose la question : « en quoi les immigrés d’aujourd’hui sont-ils différents » ?
- il réalise péniblement que la France est entrée dans une ère de guérilla civile larvée, dont les autorités nient l’ampleur, mais dont la réalité est confirmée quotidiennement
- il souffre de devoir endurer sans mot dire le comportement insultant, la violence, la susceptibilité maladive et le machisme de certains jeunes hexagonaux qui vomissent tout ce qui de près ou de loin rappelle la France.
D’une telle énumération, Alain Laurent déduit que « l’opinion selon laquelle il y a trop d’immigrés ou encore le désir de revivre en paix et de voir préserver l’identité culturelle de sa patrie » n’est ni une tare, ni une maladie, ni une déviance.
Selon lui, cette opinion relève du « sens commun ». Il s’insurge en conclusion contre la démonisation et l’humiliation publique infligées à tous les Français qui assument ouvertement cette opinion.
——————
*Alain Laurent s’inspire du film « Goodbye Lenine »
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kronheimer 25/09/2009 23:41


Je suis outrée par les propos tenus pas des lycéens de Martinique devant le micro de Télé Martinique et trouvant inadmissible que le règlement exige une tenue correcte aux étudiants, notamment en
leur interdisant le port des locks. Au risque de paraitre 'vieux jeu" il me semble que le minimum exigé dans les lieux publics est une tenue correcte, le respect d'un règlement qui rappelle la
bonne conduite et l'éducation. D'autre part, la France se réclame d'être un état laïque, alors arrêtons de vouloir faire sans cesse plaisir aux uns et aux autres en pliant à leurs exigences, leurs
réclamations. Pas de foulard, pas de burka, pas de locks, pas de nombrils à l'air, pas de tatouages apparents, pas de piercings.....ou bien alors, à quand la plume dans le cul !


CH.FFRENCH 21/09/2009 19:31

Ce n'est pas seulement dans les quartiers dits : sensibles, que l'on doit faire attention. En plein centre, dans ce que l'on appel "les beaux quartiers" il y a une faune des plus désagréable qui vient chercher quelque chose à se mettre dans les poches, ou simplement le plaisir d'abîmer, de casser, de taguer, juste pour embêter .

Christian-Bernard Vidal 19/09/2009 11:56

Pas besoin de passer par l’ENA ou d’avoir fais Saint Cyr, pour comprendre qu’à l’heure actuelle, le seul fait de revendiquer son appartenance bien Française est un crime. « Peu importe la couleur de peau. » Clamer haut et fort que vous êtes Français, si part malheur vous avez la peau claire vous êtes aussitôt taxé de sale raciste. La haine du blanc est devenue une culture défendue et prônée par une certaine extrême gauche en mal de clientélisme, et par certaines associations devenues très conciliantes. Même en France le Français n’a plus droit à la moindre revendication territoriale, dans les cités il doit se plier à la loi de la Jungle instaurée par les bandes mafieuses, en clair le Français n’est plus chez lui.