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Publié par Edouard Boulogne

 
 
 

Lettre  de monsieur Pierre-André PALIE au président de la République.





Monsieur PALIE Pierre-André
Directeur de la Maison Départementale de l’Enfance

Adresse : Montmain
97180 SAINTE/ANNE




Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Monsieur le Président de la République,

Lors de votre récent passage en Guadeloupe vous avez très clairement affirmé votre volonté de faire respecter les institutions et le droit pour tous sur l’ensemble du territoire national. Votre déclaration a suscité beaucoup d’espoir chez les agents attaché à la fonction publique qu’ils soient de l’état, territorial ou hospitalier. J’appartiens au corps des hospitaliers depuis 35 ans. J’ai d’abord servi comme éducateur spécialisé puis comme Chef de Service et Directeur après des études à l’école Nationale de la Santé Publique devenu depuis l’Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique. J’ai exercé la fonction de direction dans plusieurs établissements et service à la fois en Guadeloupe, comme en métropole. Direction du Service d’Action Educative en Milieu Ouvert près du Tribunal pour Enfants de la Guadeloupe de 94-97, Les foyers d’Adolescents de la Seine-Saint-Denis – Intérim au Foyer de Villepinte, Foyer de Borniche en Seine et Marne. Période 97-2003. J’occupe le poste de Directeur de la Maison Départementale de l’Enfance en Guadeloupe depuis le 1er janvier 2004. Je me suis donné comme première mission avec son Conseil d’Administration de rétablir la situation en normalisation le fonctionnement de cet établissement sinistré à bien des égards aux plans financiers, administratif et pédagogique.

L’établissement connaît une crise profonde qui s’origine dans le rétablissement de normes que j’ai travaillé à remettre en place avec l’équipe de cadres. Cette crise vient en prolongement du mouvement du L.K.P. dont certains membres et leur enfant font partie des employés. Le conflit ainsi se déroule dans un climat de haine, de violence. J’ai réclamé depuis le 4 mai auprès du directeur de la santé et du développement social la protection fonctionnelle en vertu du décret du 11 février 1983, étant attaqué de toute part même par le Maire et Député de la ville des Abymes où est implanté l’établissement. Je n’ai reçu aucune aide des services malgré les attaques et outrages et autres calomnies dites sur les ondes et l’ensemble de la presse sur ce petit territoire. Quelques grévistes LKP/MDE réclament mon départ et ont déjà tout mis en œuvre pour parvenir à leurs fins (barrages routiers, envahissement à 2 reprises de l’hémicycle d u Conseil Général notamment lors du congrès des élus), je suis suivi par certains individus – le véhicule de mon fils a été vandalisé (4 pneus coupés – tags etc.…) La liste des agressions serait longue à faire.

Le 18 mai ils m’ont définitivement mis en garde de ne pas pénétrer dans mon bureau, la D.S.D.S est informée ainsi que le Conseil Général. J’ai travaille en lien avec mes collaborateurs à distance. Le Président du Conseil d’Administration refuse contrairement au droit de prendre une délibération visant à m’accorder sa protection. Je ressens un fort sentiment de discrimination parfaitement insupportable dans un pays démocratique et protectrice du citoyen. J’ai à cet effet pris contact avec la Halde.

Je suis né en Guadeloupe, il y a 54 ans, j’ai connu la mobilité professionnelle, j’ai toujours servi avec honnêteté. Mon engagement a toujours été reconnu, en atteste mes résultats professionnelles. . J’ai des enfants en métropole. Un fils installé comme podologue, une fille en spécialité médicale (médecine nucléaire) mon dernier fils à cause des évènements a décidé de poursuivre ses études en métropole à la rentrée universitaire prochaine. Nous sommes une famille paisible qui souhaite retrouver sa sérénité et sa respectabilité après plus de 5 mois d’attaques injustifiées et insupportables.

Après tous ces mois de violence je commence à sentir mes limites en tant que fonctionnaire. Je reste surpris du positionnement de la DSDS qui au lieu de m’assurer la solidarité du service a estimé nécessaire de me faire des menaces et de l’intimidation pour la suite de ma carrière professionnelle, je n’ai plus confiance dans les services qui n’ont pas voulu intervenir dans cette affaire durant les 2 premiers mois de ce conflit pour me permettre un accès libre de l’établissement. Je précise que la seule exigence des grévistes (au maximum 15 sur 172 agents) c’est mon départ de l’établissement. Je précise à toute fins utiles que la reconstruction annoncée de l’établissement depuis près de 20 ans allait se réaliser en septembre prochain. Nous avons en effet pu boucler le plan de financement.

Je souhaite retrouver la plénitude de mes fonctions. Je refuse le sacrifice que l’on veut m’infliger.

Suite à ma demande d’entretien, le mercredi 12 Août, le secrétaire général du Préfet m’a reçu à la demande du Préfet, il m’a assuré que l’Etat Républicain était encore présent.

Or, le lundi 7 septembre, il est fait état au journal télévisé de 19h30 (RFO) des résultats de l’audit dont je n’ai pas été destinataire, qui fait état de mauvaise gestion du directeur, mon image à l’appui. Je suis scandalisé par un tel procédé qui me jette ainsi que ma famille en pâture aux commentaires malveillants sur cette île où les gens se connaissent.

Je demande, à être entendu par le Comité mixte de surveillance qui n’a jamais eu l’occasion de m’entendre et les auditeurs afin de connaître les charges qui pèsent sur moi, les faits qui me sont reprochées et de pouvoir enfin répondre de façon contradictoire en tant que Directeur de cet établissement.

Je refuse, quitte à subir la sanction qui est attendu pour satisfaire les grévistes et l’administrateur en place, une évaluation impartiale (cet administrateur, a eu en charge de trouver ces auditeurs, qui sont ses collègues de la Protection judiciaire, puis à fait parti du Comité de surveillance.). J’ai la conviction que le directeur de la D.S.D.S a été Juge et Parti.

LIGAS l’organe de contrôle naturel de ce type d’établissement n’a pas été sollicité.

En ce qui concerne cet audit qui est à charge, j’espère que l’on me permettra d’exercer mon droit de réponse, car je ne reconnais pas ma gestion dans ce rapport vu à la télévision.

Je continue à rester attentif et vigilant dans cette histoire et ne manquerai pas de vous faire part de mes inquiétudes.

Je compte, Monsieur le Président de la République sur votre intervention afin de me garantir le droit et la protection en tant que fonctionnaire nommé par l’Etat.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mon profond respect.



Fait, le 08 septembre 2009



P.A. PALIE

Copie : Madame PENCHARD – Ministre de l’Outre-mer.

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J-Claude DUPONT 12/09/2009 19:48

Bonjour Monsieur.Je ne vous connais pas mais connaissant :-le fond de racisme qui constitue les "fondamentaux" de toute initiative du LKP-la sottise, la méchanceté et la jalousie qui anime ces gens et enfin-leur capacité de nuisance et de violence, décuplée par tous les encouragements reçus, y compris par le Préfet et par Jego, faute de courage pour les confronter je vous admire & admire votre courage.Si la République Française avait en ses rangs plus de gens comme vous plutôt que comme ces tristes couards, nous saurions opposer aux destructeurs professionnels du LKP l'oeuvre de cette République qui a su, en soixante années de départementalisation, conduire l'espérance de vie des Guadeloupéens de 50 ans en 1946 à 80 ans aujourd'hui. Plutôt que d'accepter toutes les malveillances, les sottises et les calomnies que nous entendons comme autant de vérités...  

Edouard Boulogne 12/09/2009 23:45


J'ai accordé une tribune à M P-A Palie, une victime de plus de l'UGTG, dans un département où les victimes de l'UGTG n'ont droit à aucun secours, y compris de l'Etat, qui trop souvent
démissionne de ses tâches régaliennes les plus élémentaires.
Mais M. Palie, vient lui-même de ces milieux de l'extrémisme guadeloupéen, où l'utilisation du "racisme" est devenue une sorte de règle, habilement maniée pour manipuler et écraser.
Mon ami Jean-Claude Halley, sur son blog Guadloupe Attitude a rappelé que M. Palie avait naguère utilisé, contre d'autres, les armes mêmes que l'on utilise aujourd'hui contre lui.
"Qui se sert de l'épée périra par l'épée, dit l'évangéliste.
Mais à tout péché ... miséricorde!
Et cet intermède de notre vie social et syndicale est révélateur de ce qui attend demain la Guadeloupe si ces gens de l'UGTG (alias LKP) devenaient maîtres de notre chère Guadeloupe.
Notre île deviendrait un bateau ivre, à l'image d'Haiti, livrée aux appétits des hordes de macoutes. Et ce serait pire qu'en Haiti, puisque chez nous nombre des éminences elkapistes ont fait des
études, et passent pour des "zintellektuels" (sic) comme le non regretté Pol Pot au Cambodge.
Plus que jamais, les gens qui aiment la Guadeloupe, et la liberté, doivent se mobiliser pour barer la route à ces gangsters.
Edouard Boulogne.


pelloux 11/09/2009 21:10

Je vous soutiens dans votre démarche car il est en effet inadmissible d'être confronté à une telle cabale et à un tel parti-pris.Vous avez fait vos preuves dans le passé et vous avez certainement eu le courage d'accepter une mission difficile à la tête de la Maison Départementale de l'Enfance. Malheureusement, ici, c'est l'état de fait qui prédomine: népotisme au recrutement, discrimination au recrutement quand on arrive de Métropole, insuffisance de la formation et incompétence associée, routine professionnelle, pratiques dépassées, manque d'intérêt pour l'acquisition de compétences nouvelles, défaut de remise en cause, manque de culture du résultat....Il suffit de quelques syndicalistes( en général pas les meilleurs professionnels)pour "exiger" le départ d'un dirigeant, selon des critères qui leur sont propres.Beaucoup de cadres dirigeants sont confrontés à ce problème, se sentant lâchés par leur hiérarchie de tutelle.Cela est vrai aussi dans le privé, ou le mot d'ordre qui prévaut est: "pas de vague sociale".Vous avez raison de vous adresser au Président de la République et de vous défendre. Il est réellement dommageable que la Guadeloupe, nombriliste, identitaire et rétrograde dans son positionnement dans un monde économique qui évolue tous les jours, ne soit pas consciente des progrès qu'il reste à accomplir pour être dans la course.La contingence politique est reine, le non-dit aussi, et il faut du courage pour faire valoir des actions qui dérangent alors qu'elles sont justifiées et indispensables.Je vous souhaite courage et détermination.

alain 11/09/2009 17:29

les déclarations du prefet et du presidents du conseil général sont elles sinceres lorsqu'ils disent que monsieur pierre andré palie n'es pas sanctionné en nommant un administrateur provisoire.en tout cas, un audit commandé par le president du conseil general Monsieur Gilot est en cours .or que constatons nous ? cet audit arrive entre les mains de rfo avant meme que monsieur pierre andré palie n'eut connaissance,  et proposant un autre projet qui ne devrait pas etre confié à l'actuel directeur Monsieur pierre andré palie, mais à un autre Directeur ( un copain en attente en quelque sorte )au journal télévisé de rfo l'analyse de cet audit salissant Monsieur palie et faisant croire que tout est noir à la maison départementale de l'enfance mettant meme en cause la gestion des ressources humaines.or la gestionnaire des ressources humaines n'avait jamais été entendu car elle avait été blessé gravement par des grévistes et elle a eu plus de 3 mois d'ITT.c'est seulement maintenant qu'elle est auditionnée depuis deux jours par 3 auditeurs deux métropolitains venus de france qui étaient déja partis et qui sont revenus et une guadeloupéenne voila comment on recherche la paix sociale en guadeloupe en sacrifiant un directeur, un référent de la petite enfance au niveau national classé numeo 1 par ordre de mérite ( voir internet ) en montant contre lui un dossier avec des déclarations non controlées et non contradictoires ; tout le monde pouvant dire tout et n'importe quoi

toto de bahia 10/09/2009 19:05

Travailleur social comme vous, je perçois l'energie que vous avez engagé a vous former pour servir vos espérances de guadeloupéen ,soucieux de rétablir un peu de justice de reconnaissance de hauteur de vue aux enfants esquintés qui sont confies aux services socio judiciaires et gardiens.J'admire votre determination a vous défendre vous et a proteger les votres  contre "la cabale" dirigée contre votre personne.Qu'avez vous fait pour alimenter de telle force obscure instrumentalisee par des hommes juges et parties comme vous  dites.? Sachez cher  monsieur qu"aux antilles on pardonne tout sauf la réussite.Sachez aussi(c'est mon experience d'observateur qui parle) que travailler en guadeloupe c'est un metier; je veux dire par là que la relation de travail avec  l'autre exige un savoir faire empire  qui n'existe dans aucun autre endroit de la planete.

manoucha 10/09/2009 13:32

Bravo à ce Monsieur qui garde le courrage de s'exprimer! La Guadeloupe est-elle encore un département français et par la même un territoire de la République Française? Jusqu'à quand nos libertés seront-elles assurées?