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Publié par Edouard Boulogne


 

Monsieur Paul Girot de Langlade est-il raciste?

 (Paul Girot de Langlade).


Le racisme est un mal. Nous sommes d'accord : si je n'aime pas quelqu'un, si je le méprise ou maltraite, parce qu'il est noir, ou jaune, ou métis, et simplement parce qu'il est noir, jaune ou métis, je pèche gravement devant la justice, je porte atteinte au droit de l'homme à être respecté, en tant qu'être humain. Et si je m'affirme chrétien, je me trompe assurément sur ce que je suis. Car le Christ n'est pas, ne peut être raciste. Toute sa "doctrine", son message, toute sa vie s'inscrit contre ce mépris, et cette injustice.
Cela dit, un chrétien n'est pas le Christ. Il n'est qu'un homme, imparfait, un pauvre pécheur. Et la condition de chrétien n'est rien d'autre que celle d'une personne qui a conscience de son imperfection et cherche à s'améliorer, à se délivrer de ses fautes, et de ses impuretés, par l'imitation du divin modèle, et donc, entre autres, du racisme. Tâche de Pénélope.
Face au racisme, comme face au péché en général, le chrétien ne peut qu'être conscient de ses limites et imperfections, de son caractère misérable.
Qui est sans péché?
Cela étant dit, affirmé et réaffirmé, il faut constater aussi que le racisme est loin d'être le seul péché auquel on est confronté dans la dure condition humaine, que l'on voudrait christianiser.
Le péché revêt des formes innombrables. Il lui arrive de se  travestir, en dénonciateur du mal alors même que l'inspirateur de la dénonciation est le mal lui-même, le Mauvais, le mensonge et l'hypocrisie.
Il peut se faire que le dénonciateur du racisme soit raciste lui-même. Ne lui jetons pas la pierre. Qui sommes-nous pour cela?
Notons toutefois qu'aujourd'hui, le péché capital n'est plus l'avarice ou la luxure. Par excellence il est "le" racisme.
L'emploi du mot "racisme" est devenu le plus quotidien qui soit. Il a remplacé dans le vocabulaire de l'exclusion celui de « fascisme », qui durant la seconde moitié du 20ème siècle servit au totalitarisme marxiste à tenter de disqualifier ceux qui résistaient à l'extermination massive de dizaines de millions d'hommes par l'URSS, la Chine communiste, Cuba (et Fidel Castro), entre autres.
« Fasciste » était l'étiquette infamante dont on affublait les résistants à l'exploitation scientifique de l'homme par l'homme par les communistes. Et, en France, le général de Gaulle lui-même fut traité de "fasciste" par le PCF (parti communiste français).
Le communisme aujourd'hui est, (provisoirement?) démodé.
La majorité de ceux qui l'avaient servi, ou du moins leurs fils spirituels ont gardé la méthode, en changeant les mots. C'est par la lutte, le conflit, soigneusement créé, entretenu, dialectiquement, que l'on s'acheminera, selon ces gens là, vers le meilleur des mondes possibles.

A la lutte des classes, on a ainsi substitué, subrepticement la lutte des sexes (les femmes contre les hommes), la lutte des générations (les jeunes contre les vieux) la lutte de races, etc.

Mais le combat politique exige souvent la simplification, et le manichéisme ( le bien contre le mal).

Et le mal est désormais, selon la vulgate établie, le monopole d'une race (la race blanche, porteuse de tous les maux).

Force est de constater, au quotidien que la race blanche (pas meilleure, mais pas pire qu'une autre), est devenue au fil des années le bouc émissaire de tous les maux, et que certains en son propre sein jouent volontiers le jeu de ceux qui la désignent comme porteuse de tous les maux.

Or un meilleur avenir pour la planète est incompatible avec cette vision truquée de l'histoire.

Ce qu'il faut rechercher c'est cette fraternité sinon parfaite, -ce rêve est peu réaliste au regard de l'expérience passée-, du moins partielle et relative.

Nous devons garder sans cesse à l'esprit, à tout instant, en lisant notre journal, en écoutant les « informations », ces remarques élémentaires si nous ne voulons pas tomber dans le piège des manipulateurs professionnels qui pour l'instant donnent leurs « couleurs » aux informations qui déterminent nos choix, et nos actions.

J'y ai pensé aujourd'hui à propos des actes et paroles « attribués » au préfet Girot de Langlade (ancien préfet de la Guadeloupe, notamment), et dont la presse, notamment audiovisuelle, nous entretient à satiété depuis ce matin (14 août 2009).

Je ne connais pas personnellement ce haut fonctionnaire, dont le passage en Guadeloupe a été, fâcheusement, pour lui, entâché par un cancer dont il semble guéri, mais qui a entravé, gêné son administration de la Guadeloupe.

Mais s'il est raciste, il a tort, et doit être sanctionné.

Pourtant quel crédit faut-il accorder aux accusations portées contre lui?

De ce qu'on dit quelle est la part de vérité? Quel est le contexte de cette affaire? Qui est cette employée, (antillaise, nous dit-on) à qui il aurait jeté à la figure le contenu de ses poches? Quels sont le parti politique, le syndicat, l'idéologie de cette dame, son caractère?

N'y a-t-il eu aucune provocation de sa part, dans le choix des mots, dans le ton utilisé?

Car les racistes ne sont pas seulement des blancs.
 ( Affiche placardée il y a quelques années par le terroriste Luc Reinette, et dont le "texte", en créole peut être traduit ainsi : "Sapristi! Les blancs débarquent. Il faut arrêter cela pour que nous ne disparaissions pas. KLNG : parti pour la libération de la Guadeloupe".
Et l'on s'étonne de la difficulté du tourisme à prospérer en Guadeloupe).

Même si ceux-ci sont généralement les seuls à être poursuivis pour ces délits (que l'on se souviennent des propos racistes d'Elie Domota en mars dernier en guadeloupe. L'enquête administrative lancée à cette occasion est bien discrète! Que l'on se remémore encore la campagne raciste, par voix d'affiches, lancée par Luc Reinette en Guadeloupe à la fin des années 1990. Là encore l'enquête lancée par le SRPJ, à ma demande, après une intervention du président de la République Jacques Chirac, a fait long feu).

Ce « deux poids, deux mesures », est inquiétant pour les libertés, et l'équilibre social.

Je n'oublie pas que M.Girot de Langlade est un haut fonctionnaire à qui, plus qu'un citoyen ordinaire, on peut demander une plus grande maîtrise de ses réflexes. Mais enfin, un préfet n'est qu'un homme, et comme tel sujet à des bouffées de fatigue et d'énervement.

D'autant plus que la France présentement est trop souvent l'objet d'insultes et de mépris de la part de migrants, étrangers à ses traditions, à sa culture, qui investissent en masses son territoire en l'insultant, et souvent de manière ouvertement raciste.

Je pourrais évoquer d'innombrables exemples. Je me contenterai de citer le texte d'une « oeuvre d'art » (selon les critères de M.Jack Lang), d'une chanson du groupe Ministère Amer.

Voici ce texte, dans sa crudité :

"Quelle chance d'habiter la France / Dommage, mon petit, que ta mère ne t'ai rien dit de ce putain de pays / où 24 heures par jour et sept jours par semaine /j'ai envi\ de dégainer / sur des faces de craie. / Faces de craie / bien placées / qui m'empêchent de m'exprimer... ".

"Pan dans les dents /Je m'adresse à toi, petit blanc /Je baise ton gouvernement / Tu me diras / pourquoi tant de Haine ? / avec la sale haleine /je te dirai / ta mère / ta sœur / cette chienne / kiffe l'Afrique / ma trique / ma Zig / logique / elle veut\ un négroïde... "

"De sa fille, il en a marre, veut la caser comme un jeu, avec un con euh —, un blond aux yeux bleus"

"Que va-t-il se passer au village des visages pâles, ti mal (sic). Je les fixe dans mon zoom zoom : Boum ! boum ! dans Pim et Pam et poum / les Goume Goume / anéantir... ».

Ministère AMER.

Encore une fois chacun, et M.Girot de Langlade comme un autre, plus qu'un autre, doit s'efforcer de garder son sang froid, tenter de résister aux provocations.

Mais il faut aussi avoir le courage de résister à la subversion qui menace aujourd'hui, sous des formes multiples notre société.

Il faut s'instruire, réfléchir, se montrer courageux. Oui, courageux. Car je ne me fais d'illusion, ce texte, contre le racisme et son utilisation à des fins subversives, sera traité de « raciste ».

Son auteur, chrétien, éducateur, et « philosophe », sera traîné dans la boue. C'est pour éviter ce traitement que sans exception les « politiciens » que j'ai entendus aujourd'hui, tant en Guadeloupe qu'en métropole ont crié « haro! » sur de Langlade.

Moi, qui ne suis candidat à aucun mandat électif, qui, depuis l'adolescence, n'ai eu que le seul souci de servir chrétiennement (parfois maladroitement sans doute), la Cité, par l'action, la parole et l'écrit, je me moque éperdument des cris d'orfraies des orchestrateurs du conformisme installé.

Je voudrais ajouter pour conclure qu'un homme, et je ne voudrais pas lui nuire en le disant, mais il faut être juste, un homme politique guadeloupéen a eu, un petit peu, ce courage que j'évoquais plus haut, à propos de Paul Girot de Langlade. Cet homme est Victorin Lurel.

Il s'est exprimé sur l'Express. Ce n'est pas parfait. Mais enfin Victorin est un homme politique. Faisons donc la part des choses, et cliquons sur le lien ci-dessous.

Edouard Boulogne.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/il-semble-avoir-de-mauvais-reflexes_780450.html

 

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C
Dans le même ordre d'idée,mais dans le sens d'une ségréation homme/femme,"sale pute",titre et morceau choisi du rappeur Orelsan: " T"es juste bonne à te faire péter le rectum [...];T'es juste une truie, tu mérites ta place à l'abattoir [...]; Pétasse ,tu mérites seulement d'attraper le Das [...]; j'vais t'mettre en cloque, sale pute, et t'avorter à l'opinel...".On ne peut s'empêcher de penser à toutes les "Sohane" violées, torturées ou brûlées par des garçons qui écoutaient peut-être  à ces instants de telles chansons par les écouteurs de leurs casques, enfoncés dans leurs oreilles, pour ne pas entendre les cris de leurs victimes.La liberté n'a pas toujours les mains propres...                                         Chantal Etzol 
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C
Une chose est sure, c’est une affaire politico-politique, la presse et les médias de gauche se sont montré moins virulent envers certains propos et une certaine profession de foi  LKPiste, cela qui attaquent les propos d’un préfet un peu hors norme devraient regarder de leur coté à commencer par SOS Racisme qui tout à coup se réveille alors que cette institution est restée pratiquement silencieuse il n’y a pas si longtemps. Question quel parti politique chapote SOS Racisme en France ? Trouvez et vous aurez la réponse à la question  
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C


Monsieur Boulogne bonjour,
Merci pour votre analyse et votre approche de cette "affaire".
Si vous le permettez, j'en mènerai une autre, bien plus rapide et moins documentée.
Toujours curieux, je recherche sur mon Littré le mot "racisme" et ne le trouve pas, par contre sur mon Quillet édition 1946, le mot  "racisme" apparait enfin en me précisant que cette doctrine est d'origine National Socialiste, et qu'elle visait à l'élimination des non Aryens dans l' Allemagne nazie.
Partant de cette terminologie purement  raciale, quelle race devrait-on éliminer, et à quel titre, quel est celui qui finit par gêner l'autre aujourd'hui où les cultures s'imbriquent et se confondent sur une bonne partie de notre planète...
Pour moi ce mot devrait être obsolète et banni des vocabulaires, à moins que... d'autres aient des idées moins pures et que nous  en devenions la cible sous peu !
Notre grande tolérance générale serait-elle intolérable aux yeux des "étrangers"... qui le sait ?
La nouvelle et prochaine action des racistes serait-elle la suprématie d'une religion, pour remplacer la notre trop permissive ?
Mon expérience m'a démontré qu'on est toujours la victime d'un "raciste" et le "raciste" de quelqu'un !
Vous évoquez des enquêtes bien silencieuses, si les médias mettent un éclairage intense sur des agissements qui seraient habituellement anodins à couleurs égales de faciès, il est à craindre que la recherche des vérités rendent aussi la lumière de la vérité suspecte et empreinte de racisme.
 
Castets jean-jacques
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C
Faute à tomber dans une spirale sans fin il ne faudrait pas excuser le racisme des uns en l'opposant au pseudo antiracisme des autres  .Dans le cas du Préfet laissons la justice passer,sereinement, et acceptons son verdict.Si les faits sont avérés cela mérite licenciement pur et simple. Dans le cas contraire M. de Langlade  serait avisé à porter plainte pour diffamation à l'encontre de tous les médias etinstitutions "antiracistes" qui l'ont condamné avant la justice en mettant en avant des jugements  qui lui étaient pourtant favorables.Sur un autre registre on peut se poser la question de savoir pourquoi le gouvernement a confié confié la responsabilité des états généraux  de la Réunion à un haut fonctionnaire qui avait été mis en cause dans d'autres affaires très polémiques sur le plan ethnique,en dépit des décisions judiciaires rendues, en aurait-on oublié le sacro-saint principe de précaution?
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E


Vous me rejoignez sur le cas précis de M.de Langlade.
Mais l'essentiel de mon article porte sur l'idéologie soi-disant "anti raciste", qui fait des ravages, et est utilisée au quotidien par des gens qui n'ont rien d'innocents. La justice peut-elle
juger sereinement quand, à Pointe-à-Pitre par exemple, le tribunal est cerné par des centaines de militants de l'UGTG, au son du Ka, où quand la couleur du juge est déterminentepour l'acceptation
de son jugement. Un blanc, ne pouvant, selon les normes actuelles du politiquement correct, juger avec justesse.
Et il en est de même en métropole, où le lynchage médiatique de M.Girot de Langlade, a entraîné, immédiatement et avabt toute enquête sérieuse, une suspension du préfet.
Voir à ce sujet, les articles du Scrutateur regroupés dans la catégories "Racisme".
Et aussi le livre très remarquable de Pierre-André Taguieff : "Les fins de l'antiracisme" (éditions Michalon);
EB.



C
 Paul Girot de Langlade Raciste ? Peut être ! Sait-on jamais, mais pas forcément Il convient de ne pas faire d’amalgame ni de généraliser, tous les hauts Fonctionnaires ne sont pas dans cet état d’esprit et c’est tant-mieux.
Pour un petit nombre, le fait d’être Haut Fonctionnaire leur monte à la tête et deviennent arrogants. Ils en oublient qu’ils se doivent d’être au service de la République, donc du peuple et non sont contraire, ils se doivent d’observer une certaine réserve dans leurs propos et leurs gestes, ils se doivent d’être un bon exemple pour la Nation  
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