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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.




1.  Des Eurodéputés fantômes au parlement européen !


754 députés ont été élus le 7 juin dernier, or le parlement européen ne comprend que 736 membres ! Que s’est-il passé ? Si le traité de Lisbonne entrait en vigueur, ils seraient effectivement 754 députés soit dix-huit de plus qu’actuellement, dont deux français. Le problème est que dans certains pays européens, dont Malte et l’Espagne, ils ont déjà été élus. Alors que faire d’eux d’ici à 2011, date estimée de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne ? Ces députés fantômes pourraient obtenir un statut spécial d’observateur et assister aux réunions du parlement. Mais ils n’auraient pas le droit de vote et ne seraient pas payés. Imbroglio politico-juridique à gérer. Et si le traité de Lisbonne n’était pas approuvé…


2. 
Bruxelles et/ou Strasbourg !


Durant la campagne, la question du siège du parlement européen a été soigneusement évitée. Le parlement doit-il se réunir à Bruxelles et Strasbourg ou seulement à Bruxelles ou Strasbourg. La question de l’avenir de Strasbourg est à nouveau ouverte. Pour l’instant les discussions sont bloquées car, bien entendu, la France s’y oppose et dispose d’un droit de véto. Mais le débat a déjà commencé et un lobby parrainé par des députés pro-Bruxelles s’est réuni début juillet pour s’opposer aux sessions dans la capitale alsacienne. Daniel Cohn Bendit et les verts militent pour un siège unique du parlement à Bruxelles au nom de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Débat à suivre…


3. 
"C'est un petit pas pour l'homme"…

 

22h56 et 48 secondes très précisément, heure de Washington, Neil Armstrong, commandant de la mission Apollo 11, devenait le premier homme à marcher sur la Lune. 3h56, dans la banlieue de Londres, j’étais devant le poste de télévision pour participer à cet évènement et entendre Neil Armstrong égrener la formule : "C'est un petit pas pour l'homme, mais un bond de géant pour l'humanité". L'équipage de la mission Apollo 11, qui va sur ses 80 ans a participé à cet anniversaire. Quarante ans déjà et quels progrès notre civilisation a fait ! Beaucoup de ces "bonds de géant", nous les devons à la Nasa et à ces pionniers de l’espace. Que de risques pris à cette époque et quels succès. Mais pourrions nous les réaliser aujourd’hui ? Techniquement nous avons les moyens mais accepterions nous les échecs avec ses lots de morts. Notre société s’est sédentarisée et s’atrophie des progrès de la science. Pour les américains, la prochaine étape serait Mars, mais notre civilisation du zéro défaut acceptera-t-elle les risques inhérents à ce type de compétition. Le projet ne rencontre pas vraiment l'enthousiasme des foules, même celle des pionniers américaines.


4. 
Les giga-camions sur nos routes !


Passage de 18,75 m à 25,25m de long et de 40 jusqu’à 60 tonnes, les méga-camions vont bientôt débarquer sur les routes et autoroutes françaises. Des essais sont déjà menés sur des routes d’Auvergne. Les défenseurs veulent vérifier si ces monstres de la route sont capables de transporter de plus gros volumes avec moins de trajets pour permettre de réduire les émissions de CO2. Les écologistes sont contre cette expérimentation et demandent au gouvernement de redonner une place compétitive aux transports alternatifs à la route. Dans un sondage, les Français se disent à plus de 80% défavorables à la circulation de ces giga-camions. On peut les comprendre car la circulation actuelle montre les risques encourus par des automobilistes de plus en plus nombreux. Pour chaque kilomètre parcouru, les gros camions de 18,75m sont responsables de deux fois plus de morts que les voitures. Ne serait-il pas moins risqué et plus en adéquation avec les objectifs du Grenelle de l’environnement de développer le fret ferroviaire et fluvial ? Nos routes sont-elles capables de supporter ces mastodontes, alors que les poids-lourds actuels ont du mal à franchir certains ronds-points sans empiéter sur les terre-pleins ? Quel sera la réaction de l’opinion lors d’un accident entre ces bombes avec un véhicule léger ? A une époque ou la sécurité est le maître mot, peut-on prendre de tels risques !


5. 
La population vieillit de plus en plus vite.


En 2040, la proportion de seniors dans la population mondiale aura doublé passant de 7 à 14%, soit environ 1,3 milliards d’individus. C’est peu après 2010 que le vieillissement global devrait s’accélérer, sous le double effet du baby-boom et de la baisse générale de la mortalité. Vers 2015, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la proportion mondiale de personnes âgées de plus de 65 ans dépassera celle des enfants de moins de 5ans. Ce sont les pays développés qui comptent actuellement le plus de personnes âgées. Mais ils vont être rejoints par les pays en développement. Dans un certain nombre de pays du monde, le vieillissement s’accompagnera d’une réduction de la population. Confrontés depuis plus longtemps au vieillissement, un certain nombre des pays développés, ont pris la mesure de son impact sur leurs systèmes de retraites. Les dépenses de santé sont aussi impactées par ce phénomène. On note une inquiétude particulière quant à la qualité de la vie dans un monde où cette longévité s’accroît. En effet, parmi celles de plus de 65 ans, la part des personnes de plus de 80 ans ne va cesser de s’accroître. Or les personnes les plus âgées ont des besoins plus importants en termes de soins. En France, qui pourrait compter 70 millions d’habitants en 2040, les seniors représenteront un quart de la population, contre un sixième aujourd’hui.http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gif Mais cela n’inquiète pas les Français qui s’arque boutent pour une retraite à 60ans !


6. 
Un Bac en solde !


Un taux de réussite record pour le Baccalauréat 2009 ! 86% des 622.322 candidats qui l'ont présenté ont réussis. On a oublié que certaines académies ont été en grève durant l’année scolaire ! Sans cela, le taux de réussite aurait alors pu être de 100% ou 99% pour faire plus correct. Quel est le résultat de cette aberration : 1. Les universités croulent sous un nombre d’étudiants qui n’ont pas le niveau pour faire des études supérieures. 2. L’Education Nationale construit des chômeurs potentiels. 3. Les entreprises ne veulent pas recruter des bacheliers car elles n’ont pas confiance dans la valeur du diplôme. Quel est le résultat de tout cela : 1. La nécessité pour les universités de créer des sas de sélection. 2. Des clients potentiels pour les psys. 3. Des dépenses supplémentaires pour la sécurité sociale. 4. Des coûts importants pour la collectivité. 5. Le risque de développer de futurs délinquants. Un point positif : Le "mammouth syndical continue à brouter" l’éducation nationale !


7. 
A-t-on résorbé les déséquilibres mondiaux ?


La crise a remis en cause le "déséquilibre mondial" favorable aux Etats-Unis. Les américains finançaient leur dette extérieure par la planche à billets puisque les excédents étaient libellés au trois quarts en dollars avec la menace permanente d’une baisse de cette monnaie. La crise a entrainé un tarissement des flux de capitaux. Or les besoins en capitaux des pays riches n’ont pas diminués et si le secteur public s’est substitué au secteur privé pour grâce aux plans de relances, les pays devront choisir entre l’appel à l’épargne mondiale ou résorber les déficits colossaux par une acceptation de l’inflation. Les déséquilibres mondiaux restent un sujet de débat car la dette des Etats-Unis ne s’est pas tarie et le dollar est toujours menacé à la baisse.


Henri Pauvert.  

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Christian-Bernard Vidal 28/07/2009 18:23

Bruxelles ou Strasbourg ? Mais également, constitution ou pas constitution ? Là est la question.
Sur la question de la constitution, même si cela est inéluctable et même obligatoire dans le cas d’une Europe Fédérale, il en ressort que nos dirigeants n’en ont que faire des désirs du peuple, en démocratie le peuple doit être consulté sur le sujet, c’est à lui de décider ce qu’il veut pour son avenir et pour le devenir de l’Europe et non à nos politiques de décider à la place du peuple.
Le respect des droits du peuple à s’exprimer est inaliénable et n’appartient qu’à lui seul, nous ne sommes pas en régime dictatorial que je sache, chaque Nation, partie de l’Union Européenne doit pouvoir disposer d’elle-même sur son propre territoire tout en respectant bien entendu certaines règles propres à la gestion budgétaire de la bonne marche de l’Union sens quoi l’UE n’existerait pas