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Publié par Edouard Boulogne

Et c'est pas Le Pen qui le dit! 



 (Elizabeth Badinter).

Adresse à celles qui portent volontairement la burqa.


Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêlements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l'un, pachtoune (Afghanistan/Pakistan) pour l'autre, allez-vous continuer à cacher l'intégralité de votre visage ? ? Ainsi dissimulée au regard d'autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes. Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu'à la connivence d'un sourire ? Dans une démocratie moderne, où l'on tente d'instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n'est pas votre affaire ne nous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres. Alors je m'interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble, ce qui fait tant souffrir nombre de femmes là-bas? En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l'offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui, elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez. C'est aujourd'hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuses de pouvoir en changer. Elles ne le peuvent pas.


Elizabeth Badinter.

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Chantal Etzol 28/07/2009 11:49

" A la clarté des étoiles,je crois encore la voir,Entr'ouvrir ses longs voiles au vent tiède du soir.ô nuit enchanteresse,divin ravissement,ô souvenir charmant,Folle ivresse,doux rève.                 (Les pécheurs de perles)                                                   La burqa,manifestation visible d'une dépersonnalisation de celle qui la porte, est un déni de siècles de culture française  exprimant ,depuis l'amour courtois, le respect d'un idéal féminin ins-piré de la foi catholique et source de tous les arts, y compris celui de vivre.  De François Villon s'estimant indigne de prier Notre-Dame autrement que par la bouche d'une femme, à Paul Verlaine ou Félix Arvers, " n'osant rien demandé, et n'ayant rien reçu", il suffit de parcourir n'importe quelle anthologie de la poésie française pour découvrir l'émotion et l'élévation des sentiments qu'inspire aux coeurs masculins, la beauté du corps féminin;ainsi que de dévouement, voire de sacrifice, à sa faiblesse et à sa dignité.On pourrait répondre à Mme Badinter ou à Mme Roudy qu'après tout,ces femmes voilées "font ce qu'elles veulent de leur corps..." slogan bien connu de toutes les féministes  BCBG, défilant dans les rues pour le laxisme des moeurs et la liberté de l'avortement. Quelle image de la femme véhiculent ces perpétuelles récriminations?   La rencontre avec l'islam s'inscrit dans un choc de civilisations et le sentiment d'impuissance face à lui, nait d'abord de la perte progressive des valeurs de notre propre civilisation qui sont trahies et ne sont plus transmises aux générations futures, au nom d'un égoïsme individuel forcené. Lorsque, systématiquement, on insiste pour pratiquer une amniocentèse à une femme enceinte ( sans lui préciser qu'elle a le droit de refuser car il y a un risque qu'elle perde son enfant) pour dépister d'éventuelles anomalies et proposer l'avortement comme seul "traitement théra-peutique", respecte-t-on la femme? Si,au lieu d'éduquer filles et garçons au respect de soi et de l'autre, on dissocie l'amour charnel du spirituel ; que l'union des corps n'est plus l'expression d'une communauté de l'esprit, maisun "instinct" à assouvir dans la démesure et l'outrance, à force de préservatifs, pillules contra-ceptives ou abortives... AIME-T-ON la femme?Pour lutter et gagner les coeurs à la grandeur d'une civilisation,il faudrait encore y croire soi-même, la vivre, la TRANSMETTRE et convaincre ceux qui la reçoivent, qu'elle est suffisamment belle en permettant le complet épanouissement de l'Homme, pour qu'à leur tour,ils lui fassentfranchir le temps!A l'image de ce qu'écrit le philisophe Simone Weil d'une institution, une civilisation est" le meil-leur moyen qu'ont les morts de parler aux vivants"                                                                                                          Chantal Etzol 

CH.FFRENCH 27/07/2009 18:44

Rectificatif du commentaire répondant à l'article de Mme Badinter sur les burkas.Ce n'est pas Ben LADEN qui a dit: "Nous conquérerons la France avec le ventre de nos femmes" mais BEN BARKA, au lendemain du départ des soldats Français, après la guerre d'Algérie.Mais avec tout ces BEN, on s'y perd carrément. Mille excuses pour cette grossière erreur.

CH.FFRENCH 26/07/2009 16:55

Pour une fois, je suis d'accord avec Mme Badinter!! La burka, c'est le mépris pour nous, occidentales, et l'indifférence pour leurs compatriotes qui souffrent outre-Méditerranée. Entre burkas, djelhabas et boubous africains l'on peut penser parfoisque nous ne sommes plus chez nous en France! Est-ce le début de la conquête de la France, Annoncé par Ben Laden en 1962? Quand il disait "nous conquérerons la France avec le ventre de nos femmes".La crainte existe chez beaucoup d'entre nous,mais accompagné de : "Mais que pouvons nous faire?" Dénotant une impuissante colère. Merci donc à Mme Badinter,et aux autres Personnalités qui s'engagent, et défendent cette démocratie si fragile mais indispensable rempart contre les dictaturesde tout bord.CH.Ffrench 

Luc ANDRE 26/07/2009 13:33

Le phénomène de la burqua n'étant pas religieux il me semble inutile de vouloir chercher les motivations de celles qui volontairement ou involontairement ont choisi de l'adopter. En France il existe des règles qui veulent qu'à tout moment un individu doit pouvoir être identifié et reconnu en un lieu public. La France n'a qu'a faire appliquer ses règles et les policiers n'ont qu'à embarquer tous ceux et toutes celles (car qui nous dira s'il s'agit d'un homme ou d'une femme?) qui transgresseraient la loi

renaud dourges 26/07/2009 07:46

étant actuellement de passage à Meaux (ville administrée par jean françois coppé)je suis frappé ou plutôt choqué par le nombre d'adolescentes portant le tchador je n'avais pas mis les pieds en métropole depuis 3 ans et je ne me souviens pas qu'à l'époque le phénomène était aussi visible certaines de ces filles sont entièrement voilées ne laissant voir que leurs yeux cela donne un sentiment de malaise car comment croire que l'on ne se trouve qu'à une cinquantaine de km de paris plutôt qu'à Ryad ?je considère cela come une agression