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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.







1. 
Les principales conclusions du G8.

Le G8 est mort, vive le G14… ou le G20 ! Le club très fermé des pays riches devrait s’ouvrir aux pays émergents qui ne seraient plus seulement invités. En attendant de savoir comment les prochaines réunions des responsables politiques du monde se feront à 14 ou à 20, ce sommet du G8 s’est malheureusement terminé par des conclusions mais non par des décisions faute d'engagement à moyen terme qui aurait permis un accord plus ambitieux. 1. Iran : Le G8 souhaite trouver une solution diplomatique sur le nucléaire et donne à Téhéran jusqu'à fin septembre pour répondre à l'offre de dialogue. L'unité a été maintenue dans le cadre d'une déclaration commune qui ne condamne néanmoins pas le gouvernement iranien. Par ailleurs le G8 reste profondément préoccupé par les violences survenues après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. 2. Le climat : Le G8 s'est engagé à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 50% en 2050 et celles des pays industrialisés de 80% par rapport à 1990. Les principaux pays pollueurs de la planète ont reconnu que la terre ne pouvait pas se réchauffer au-delà de deux degrés. Ils restent cependant encore divisés sur les moyens d'y remédier et aucun engagement intermédiaire n’a été pris ! 3. La sécurité alimentaire : Le G8 et les autres pays invités se sont engagés à mobiliser 20 milliards de dollars sur trois ans pour lutter contre la faim dans le monde. 4. La crise économique : Des divergences existent sur l'opportunité de sortir des plans de soutien. Les dirigeants voient des signes de stabilisation de l'économie bien que des risques importants subsistent. Ils sont inquiets que la montée du chômage puisse remettre en cause la stabilité sociale. 5. Le Commerce mondial : Les dirigeants du G8 et ceux des grands pays émergents ont assuré qu'ils refusaient tout protectionnisme. Ils sont décidés à conclure en 2010 les négociations commerciales, dites du cycle de Doha. En conclusion, beaucoup d’incantation mais peu d’actions !

2.  Les engagements des pays du G20 semblent difficiles à respecter…

Lors du G20 d’avril, les engagements des pays ont été nombreux. Quatre mois après qu'en est-il ? 1. "Les hedge funds" : Ils devaient être réglementés. Mais la Grande Bretagne s'y oppose fermement. Pour le moment rien n’a donc été fait 2. La supervision financière : C'est sur ce point que les Etats ont le plus avancé. Des autorités verront le jour pour contrôler les banques, les assurances et les marchés. 3. Les paradis fiscaux : Trois listes ont été dressées, une blanche pour ceux qui respectent les règles de l'OCDE en matière d'information, une grise pour ceux qui souhaitent les respecter et une noire pour ceux qui refusent le moindre engagement sur les questions fiscales. De nombreux pays s'activent pour passer de la liste grise à la blanche. Mais ces conventions ne sont pas près d’être obligatoire pour les Etats. 4. La résistance au protectionnisme : Celui-ci ne fait qu'amplifier les effets de la crise, comme on l’a vécu en 1929. Aussi, les Etats se sont-ils engagés à ne pas mettre en place de barrières, y compris sur les flux financiers. Cependant, selon l'OMC, Organisation Mondiale du Commerce, les gouvernements auraient pris deux fois plus de mesures restreignant les échanges mondiaux que de mesures les libéralisant ! 5. Les rémunérations des patrons : C’était l'un des grands enjeux politiques du G20. Dans l'ensemble, seules les entreprises aidées par les états ont été vraiment encadrées concernant les rémunérations de leurs patrons. En France, Philippe Houillon, le député maire de Pontoise, dans sa mission d'information sur les rémunérations des dirigeants, indique qu’une loi est nécessaire ; sera-t-elle adoptée ? 6. Les ressources du FMI : Les Etats ont décidé de faire passer de 250 à plus de 750 milliards les ressources du Fonds Monétaire International. L'objectif est de répondre aux besoins très importants des pays émergents. Cette somme devrait être injectée d'ici la fin de l'année mais il semble que les Etats ont seulement contribué à hauteur de 400 milliards. Encore six mois pour que l’engagement soit tenu. 7. La relance de l'économie : Le G20 avait évalué à 5 mille milliards de dollars l'effort total de tous les pays pour lutter contre les effets de la récession. Il est encore un peu tôt pour tracer un premier bilan, puisque les Etats s'étaient fixés jusqu'à 2010 pour parvenir à l’objectif. A ce jour, rares sont les pays qui ont mis en place de nouveaux plans de relance. En conclusion, les pays du G20 peinent à respecter leurs engagements.

3.  L’embauche de cadres réduite d’un tiers en 2009

L'Apec, Association pour l'emploi des cadres, a révisé à la baisse ses prévisions d’embauches pour 2009. Elles devraient chuter de 27%, une tendance jamais vue. L’Apec indique qu’il faudrait attendre 2013 avant de voir une véritable reprise. Le scénario n'est cependant pas totalement négatif puisque le volume d’embauches serait de 145.000, ce qui reste un niveau important. Mais la tendance reste inquiétante car les offres d'emploi de cadres sont en baisse de 31% et seulement 36% des entreprises ont l'intention de recruter. Le nombre de chômeurs chez les cadres a progressé de 24% sur les douze derniers mois. La plus mauvaise nouvelle concerne les jeunes puisque les statistiques du chômage confirment qu'ils sont particulièrement touchés. L'Apec ajoute à ce constat que les diplômes ne les protègent plus. Alors, pas de pessimisme, mais il est nécessaire de mettre tous les atouts de son coté et d’être attentif à tout ce qui peut permettre de favoriser son recrutement.

4.  De nouvelles faillites de banques aux Etats-Unis.

La crise financière n'est pas finie outre-Atlantique car le nombre de faillites de banques locales ne cesse d’augmenter. L'agence fédérale américaine de garantie des dépôts bancaires précise que ces banques étaient toutes contrôlées par une même famille et suivaient un même modèle économique qui a été mis à mal par la crise financière. En effet, ils éraient basé sur des obligations adossées à des actifs risqués comme les prêts immobiliers "subprimes" par qui la crise a éclaté. Sept nouvelles banques locales ont fait faillite ce qui porte le nombre total des banques en faillites à 52 pour l’année dans le secteur bancaire contre 25 pour l'ensemble de l'année 2008. Précisons que le marché bancaire américain n'est pas composé uniquement des très grandes banques internationalement connues, mais aussi par des milliers de petits établissements régionaux ou locaux que la crise malmène énormément compte tenu de leur petite taille. De même les règles de contrôle des établissements financiers est moins strict aux Etats-Unis qu’en Europe et en France. Afin d’éviter tout risque de dérapage, le rachat de banques par des fonds d'investissement va être mieux encadré.

5.  Le marché automobile français se redresserait-il ?

Durant le mois de juin, les ventes de voitures et particulièrement les véhicules neufs ont grimpé de plus de 7%, grâce aux promotions diverses et à la prime à la casse, qui encourage les ventes de petits modèles. Si on peut parler d'embellie on se refuse à faire le moindre pronostic optimiste pour la suite, compte tenu du contexte qui reste très incertain. Au-delà des volumes, le marché devient vertueux, avec un transfert de plus en plus important vers les voitures qui émettent moins de 130 grammes ou 120 grammes de CO2 par kilomètre. La proportion de petites voitures vendues est passée à 56% du total contre 45% durant 2007. Cette situation ne fait pas le bonheur des constructeurs, qui ont du mal à gagner leur vie sur les modèles dépouillés d'options. Pour la première fois depuis 20 ans, la part du diesel dans les immatriculations a diminué. Le bonus-malus à la française et la prime à la casse n’avantagent pas fortement les concepteurs des petites citadines et le président de Renault n’est pas optimiste pour 2010.



Henri Pauvert. 

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C
Les principales puissances de la planète semblent d'accord sur l'objectif, pas sur la manière d'y parvenir. Les seize pays du Forum des économies majeures, qui regroupe les pays industrialisés du G8 et les grands émergents qui ont rejoint l'Aquila en Italie jeudi, se seraient entendus sur la limite maximale de 2 degrés d'augmentation de la température moyenne de la planète par rapport à la fin du XVIIIe siècle.
Mais tous les pays ne semblent pas prêts à s'imposer des normes pour tenter de limiter le réchauffement climatique. (La suite ici)
Ou se trouvent la véritable raison et la source de l’augmentation de la température de la planète depuis les débuts des années 90 ? Ou est la vérité ? Pour le savoir (Clic ici) et surtout (Clic ici) Incendie gigantesque de 700 puits de pétrole) (1991) d’après les spécialistes il faut à la nature, cent ans pour résorber totalement le CO2. Vouloir revenir à ce qu’était le climat en 1990, est bien une façon d’avouer que les événements du Golf (première guerre contre l’Iraq) ont une très grande responsabilité sur le réchauffement climatique brutal, associé au cycle solaire anormalement long. (N’est-ce pas Mr Borloo)   
Nous voyons un peu de tout dans les déclarations des uns et des autres, par exemple l’industrie comme premier pollueur, suivie par les pots d’échappements et j’en passe. (Le gaz naturel est issu de l’énergie fossile) Donc pas éternel !
Interdire l’utilisation de l’énergie fossile comme matière de combustion pour les cimenteries et les fonderies de métaux, revient au résultat suivant : pas de liens (ciment et autre matériaux pour la construction des maisons, immeubles et infrastructures de franchissement des rivières et fleuves qu’il est nécessaire d’avoir pour traverser  d’un point à un autre. Pas de métaux (ferreux ou non ferreux, cuivre aluminium et autres) dont il est indispensable d’en avoir pour les infrastructures des ponts métalliques, des automobiles, des aéronefs (avions) des trains (autorails) etc. … Pas de cellules photovoltaïques (bourrées de silicium (métaux lourds)) pas d’éoliennes qui utilisent à plus de 90% des matières métallique. La liste est longue des produits qu’il faudrait supprimer.
La nature nous offre tout ce dont nous avons besoin pour survivre, à nous de savoir l’utiliser à bon escient et de façon intelligente sans gaspillage. Tout a une fin en ce monde.
Selon l’association : Goodplanet, présidée par le photographe YANN ARTHUS-BERTRAN, « sans préciser de date » ni de sources vérifiables, au cours de ces dernières décennies, le climat de la planète s’est complètement déréglé et la température globale sur Terre s’est élevée de 0,07°C. Ce réchauffement est du aux gaz à effet de serre.
Ce qui est vérifiable c’est que depuis les années soixante la ménagère n’utilise plus de charbon pour la cuisinière, les chaudières à charbons ont disparues remplacées par des chaudières à gaz pour la plupart, l’industrie, partout ou cela est possible utilise le gaz naturel, sauf dans les fonderies métallurgiques.
Pour limiter les rejets de CO2 en trop grande quantité, la solution consiste à installer des filtres spécifiques dans les cheminées des entreprises industrielles et les installations privées, chaudières ou autres moyens de chauffages ainsi que sur les véhicules. Le problème, est que certaines vérités interfèrent sur les allégations de bon nombres d’associations, du GIEC et des médiats
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