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Publié par Edouard Boulogne

Il est minuit docteur Costet.  




Eric E.G. NOGARD

                                                        Fort-de-France, le 07 Avril 2009

 

 

Il est Minuit docteur SCHWEITZER,

Ou,

Notre Docteur Arthur COSTET.

 

 

 

Nous nous garderons bien de l’effronterie comme de l’impudence de parler du Docteur SCHWEITZER, tellement chacun le connaît bien, pour avoir même été dans ses intimes confidences…

 

Bref, chacun connaît le Docteur Albert SCHWEITZER pour être cet Alsacien Français, Missionnaire Fondateur de l’Hôpital de Lambaréné au GABON, Théologien, Organiste, Musicologue, Poète, Libéral, Croyant, prix Nobel de la Paix (1952).

 

Chacun sait mieux que nous son Sacerdoce à la Cause du DESHERITE.

 

 

Nous avons eu Notre Albert SCHWEITZER, et c’est tout juste à cela que nous voulions en venir, sauf à ajouter qu’on l’a vite oublié à ce qu’il semble.

 

Il s’appelait tout simplement Arthur COSTET, Médecin en la Commune du Gros Morne, en Martinique.

 

Les gros-mornais, une Population paysanne dont l’exemplarité n’avait pas d’égale du point de vue de la gentillesse, de la correction, du savoir vivre.

 

Mais en ce temps là, qui y portait un côté de soulier était vu comme un « Pacha » et qui en portait une paire était tout simplement « le Fils du PAPE ».

 

 

Et dans cette attachante Population, le Docteur arthur COSTET, avec pour le seconder, sa Servante Izala…

 

 

Inutile de vous dire Combien COSTET était coupable de PROFITATION.

 

                                                                                                 … / …

 

Sa clientèle n’avait pas Sou qui Vaille, il la soignait pour « Dieu vous le rendra », et s’en est rempli les poches.

 

·        Il soignait jour et nuit comme Nuit et Jour, pas d’heure pour ses malades : un serpent ne choisissait ni l’heure, ni l’endroit, une crise de vers non plus.

 

·        Sa Famille, les Saint-Audes, devaient l’aider en toute chose, comme à verser ses gages à Izala… les Allocations n’étaient pas sorties du ventre de la douce France.

 

·        Ce Roi Arthur, Ce Pantagruel vivait d’un repas de moineau le midi, et d’une crème (toujours bien faite) à la tombée de la nuit.

 

·        Il s’éteignit un jour, aveugle depuis longtemps, à un grand âge.

 

 

Selon un témoin, ce vieil Arthur COSTET, Médecin en la Commune du Gros Morne, était aimé, tel un envoyé de DIEU, jamais érigé en Idole.

 

C’était un BEKE

Notre Docteur Albert SCHWEITZER.

 

Et dire que le Gros Morne semble l’avoir oublié !...

 

Eric EXCOM.


Eric E.G. NOGARD,

24 rue Osman Nadeau, Voie 3 Ravine-Vilaine,

97200 Fort-de-France (MARTINIQUE)

Tél. / Fax. / Répondeur :  0596 798102;  Port : 0696 856708;

E-mail : eric.nogard@orange.fr

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C
Tel fut en Guadeloupe, le docteur Maurice Rostant, "blanc- pays" né  à Bouillantes en 1918,  dernier enfant d'une famille nombreuse . Il travailla d'abord à l'usine de Jola pour payer ses études puis, aidé financièrement par un frère, partit  pour Montpellier avec d'autres amis, comme le docteur Frédéric Jalton, à la fin de la 2ème guerre mondiale.A son retour, il fut d'abord le premier médecin généraliste à Pointe-Noire, puis passa les certificats nécessairespour diriger le nouvel Hôpital Hansénien, où se trouvaient les lépreux ramenés par le docteur Pennec, de l'île de la Désirade. Le docteur Rostant fut nommé chevalier de l'ordre de Malte, pour son  dévouement à ses malades et ses travaux sur la maladie de la lèpre, en relation avec l'hôpital de la Valbonne à Montpellier. Il dut s'arrêter et mourut d'un infarctus, à l'âge de 64 ans.Tel fut auparavant,le docteur Louis-Daniel Beauperthuy, né à Sainte-Rose en 1807 et qui se fixa au Venezuela en 1840. D'abord professeur d'anatomie à Cumana, il prit plus tard la directiondu premier hôpital pour lépreux d'Amérique. Dés 1856, il découvrit le vibrion du choléra et décrivit avec précision le moustique responsable de la fièvre jaune., Aëdes aegypti. Il fut un "pionnier de la médecine tropicale", décoré de la médaille de la Liberté Simon Bolivar,plus haute distinction vénézuellienne.                                                                                                            Chantal Etzol
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E

Tout à fait d'accord avec Mme Etzol, et avec Eric Nogard, bien sûr.
Le Scrutateur va très bientôt publier une étude sur le regretté L-D Beauperthuis.
EB


M
Hélas monsieur, ce manque de reconnaissance est très répendu dans nos îles. Le proverbe "nul n'est prophète en son pays" s'applique en Guadeloupe comme en Martinique.  On dit souvent chez nous,  que "la Guadeloupe est une bonne belle-mère mais une mauvaise mère". Elle préfère nettement ce qui vient d'ailleurs et a souvent tendance à oublier ceux qui se sont illustrés  dans de nombreux domaines et qui sont ses enfants.  Ainsi, les antillais demeurent dans l'ignorance d'une partie de leur histoire. Histoire sélective voulue par certains. Divers prétextes, pour expliquer cet oubli sont pensés si fort ou même dits: c'est un béké, c'est un blanc, c'est un mulâtre il n'a pas grandi ici, il n'est plus revenu au pays... Chez nous les exemples sont légions. C'est le cas de Saint-John Perse, Guillaume Guillon Lethiers, Aimée Adeline, le docteur Edouard Chartol et bien d'autres. Chacun pourtant, à leur façon a oeuvré pour la Guadeloupe. Vous avez raison monsieur de mettre à l'honneur cet homme qui le mérite bien pour sa grande générosité.
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