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Publié par Edouard Boulogne

 Mer 1/07/09 - 20h

 

 

 ( Le CHU de Pointe-à-Pitre/Abymes).


 
Ceux qui prennent « soins » de nos malades.

 

  Il est heureux que le professeur JANKY, responsable du service de gynécologie au CHU de P-à-P préside une commission, aux ETATS GENERAUX de la Guadeloupe. L ’une des propositions positives retenues par le Président de la République est le développement d’un pôle médical de haute qualité entre nos deux départements, de la Guadeloupe et de la Martinique.

  Depuis la dernière guerre, les universités françaises, de Bordeaux, Montpellier ou Paris, ont préparé de jeunes antillais (et métropolitains) à soigner leurs compatriotes. A l’époque, ils partaient pour longtemps, sans possibilité de revenir avant la fin de leurs études. A leur retour, encore peu nombreux, ils assuraient au mieux le suivi sanitaire des populations, en cabinets, dispensaires gratuits et hôpitaux ; de nuit comme de jour, sur de vastes secteurs mal desservis par un réseau routier insuffisant, encore à ses débuts. L’eau et l’électricité ne parvenaient pas dans les campagnes et les femmes accouchaient toujours à la maison, avec de nombreux risques,

tant pour la mère que pour l’enfant….Aujourd’hui, en cas d’urgence, une évacuation peut être organisée vers le CHU de P-à-P, y compris en hélicoptère.

   Avons-nous une idée du coût d’UN transport en hélico ?

Certains se spécialisèrent dans des maladies tropicales (lèpre, fièvre jaune)… Aujourd’hui SIDA ou maladies génétiques (drépanocytose). D’autres fondèrent des cliniques privées (Lemaistre, Monnerville, Lacrosse, Pitat).

Mais des profitations diverses à TOUS niveaux et des grèves à répétition, pour un oui pour un non, les firent disparaître les unes après les autres.      

    Min en gwadloup, « YO » ka di : « débrouya pa péché ! »

    De nos jours, cette grande compétence médicale est appréciée même des touristes américains, allemands ou métropolitains, exprimant leur reconnaissance que des symptômes anciens jamais élucidés, ont été reconnus et traités efficacement dans notre « petit » département de la Guadeloupe. Combien de personnes à la retraite passent les mois d’hiver chez nous, car elles estiment à leur juste valeur, la chaleur de nos climats, celle de nos cœurs antillais et la qualité des soins qu’elles savent y trouver?

Cette qualité est mise gratuitement au service de nos populations, quelle que soit leur origine. Dans le cadre du tiers payant et de la Couverture Maladie Universelle (C.M.U), les malades n’ont même plus à payer la consultation ni les médicaments. Tout est versé directement par le service maladie de la Sécurité sociale et des caisses complémentaires. Même pendant la « quarantaine » imposée de force à la Guadeloupe , la télétransmission informatique a continué de se dérouler…mais les médecins en cabinets médicaux, eux, ne pouvaient être payés et probablement les pharmaciens non plus.    A l’hôpital, des professeurs de médecine et, parfois leurs épouses, s’efforcent de développer ces compétences. Si la réputation d’un service de chirurgie cardiaque à La Meynard se répand jusque chez nous, celle de la chirurgie et de la greffe rénale au CHU de PàP  n’a rien à lui envier ; pas plus que le service d’ophtalmologie ou d’autres encore.

    Soyons FIERS et RECONNAISSANTS que de telles réalités existent, même si elle peuvent être améliorées.

Le vieux rêve que nos étudiants effectuent leur cursus médical complet dans nos îles pour prendre la relève,pourrait se réaliser. Les populations de nos deux îles mises ensembles représenteraient un effectif suffisamment important pour que l’Etat prenne à sa charge création ou perfectionnement de «plateaux techniques» spécialisés dans des domaines différents sur chaque île. A nous de nous entendre pour une proximité plus grande de P-à-P

à F-D-F et réciproquement, que de nos deux villes à Paris. Le coût, lui…serait bien moindre !

Avec leurs CHU et autres universités, nos régions seraient ainsi des postes avancés de référence par leur qualité.Faisons des départements d’outre-mer, des PHARES du rayonnement des cultures antillaise et française : scientifique et médicale, économique ou sportive, artistique, philosophique ou religieuse.

   Mais N’ABUSONS PAS d’un système de santé juste, que beaucoup nous envient. Par des comportements égoïstes et irresponsables  du « toujours plus, pourquoi se priver » ou du « cé lajan a léta », nous couperions la branche sur laquelle nous sommes assis. Ainsi les médicaments génériques sont composés des mêmes molécules, aussi efficaces que le médicament originel ; tout en coûtant beaucoup moins cher. Laissons le médecin

décider de la nécessité d’un examen pour établir son diagnostic et pa di « doctè, moin vin pou on bilan »…Bilan a ki bitin ?   De la racine des cheveux à l’ongle du gros orteil ?

Une fois de plus, pensons à l’avenir de nos enfants. Ce n’est pas que leur environnement naturel que nous leur transmettons, mais aussi tout ce qui fait la qualité de notre vie. L’afflux incessant de ressortissants d’îles voisines témoigne de la valeur de ce que nous avons DEJA.

 

Au temps des commémorations, rappelons que tout cela ne serait pas… sans la FRANCE.

 

                                                                                                                               
Chantal Etzol

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Christian-Bernard Vidal 02/07/2009 20:54

Il est permis d’user des bienfaits, mais ne pas en abuser ! Le problème, allez dire cela à tous ces crédules qui pensent que tout leur est dû ou que l’on le leur doit, ils en oublient que bien des gens se sacrifient pour leur confort et leur santé.
 
Une vielle maxime : « donne sans compter et sans espoir de retour, Dieu te le rendra » ce qui veut dire que l’on ne doit pas attendre de remerciement de qui-que ce soit, le monde est ainsi fait. (Un monde plein d’hypocrisie)