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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe (29/06/09) .





1. 
Un rassemblement de la gauche serait indispensable.

Selon un sondage Ifop, 54% de Français se disent favorables à une fusion du Parti Socialiste avec d'autres partis pour créer un grand rassemblement de la gauche. L’échec des socialistes aux élections européennes est la principale raison d’un tel souhait. Les sympathisants de gauche sont très massivement favorables à la création d'un grand parti regroupant le PC, les Verts et l’autre gauche autour du PS. Peu mentionnent le NPA dont les résultats ont été décevants aux européennes.


2. 
La séduction de l'emprunt EDF.

EDF espérait collecter un milliard d'euros à la date de clôture de son emprunt mais en seulement une semaine, le groupe a récolté plus de deux milliards d'euros auprès des Français. Alors, que va faire EDF qui a déjà récolté plus d’argent que prévu ? Certains pensent qu'un trop gros succès ne serait pas économiquement profitable au groupe. Comment expliquer ce succès en temps de crise ? Avec un taux brut à 4,5%, cet emprunt est plus rémunérateur que le taux du Livret A dont on dit qu’il devrait encore baisser. Alors les émissions d'obligations connaissent un nouveau souffle même si elles sont moins génératrices de profits que les actions, elles restent plus sûres que ces dernières surtout actuellement ou la bourse "yoyotte". En proposant un montant à minima, EDF a donc réussi ici un coup de communication habile qui lui permettra de mettre en avant son succès : Une bonne affaire donc pour ce groupe semi-public avec un risque quasi nul pour les Français.


3. 
La spirale du surendettement.


En France, 720.000 personnes sont en situation de surendettement. Malgré une baisse de 15,5% des crédits à la consommation depuis le début de l'année, les  dossiers de surendettement qui sont déposés auprès de la Banque de France ne cessent d’augmenter. Qui sont les Français qui s'endettent au point de ne plus pouvoir faire face à leurs échéances ? On trouve les surendettés "passifs", c'est-à-dire ceux qui sont endettés à la suite d’une diminution de leurs ressources consécutive à un accident de la vie. Ils représentent les trois-quarts des surendettés. Ce sont principalement ceux qui subissent la perte d'un emploi, puis on trouve ceux qui divorcent et ceux qui vivent le décès du conjoint. Le projet de loi de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, sur le crédit à la consommation veut poser "des garde-fous à l'entrée dans le crédit" et "mieux accompagner les personnes qui connaissent des difficultés d'endettement". Il suscite une certaine déception, notamment parce qu'il renvoie à une commission et à une échéance de trois ans la possibilité de créer un "fichier positif" qui recenserait l'ensemble des crédits aux particuliers.


4. 
Nicolas Sarkozy et l’emprunt national !


L'Etat a-t-il vraiment besoin de l'épargne des Français? Les avantages de ce type d'opération pour l'Etat sont plus politiques que financiers. Il permet de souder les Français les plus aisés derrière le gouvernement. Cette opération risque d'être plus coûteuse que d’emprunter sur les marchés financiers. Pour les particuliers, en revanche, il n'y a que des avantages car dans une période d'aversion pour les placements financiers à risques, l'Etat offre aux épargnants un placement sûr et avec un meilleur rendement que les placements traditionnels comme le Livret A ou le Livret de Développement Durable, CODEVI. Après EDF et le succès de son emprunt, l'Etat veut mobiliser l'épargne des Français pour financer les "priorités stratégiques pour l'avenir", selon le Président. Les précédents emprunts d'Etat auprès des particuliers ont été bien reçus par les Français aisés mais ont été catastrophiques pour l’état et donc pour tous les Français ! Un rappel l'emprunt Pinay à 3,5% en 1952, avait été renégocié à 4,5% en 1973. Indexé sur le napoléon et exonéré d'impôt, il avait été remboursé par anticipation en 1988 avec un cours qui avait été multiplié par 15.


5. 
Il faut agir pour l’emploi des seniors.


La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 a créé une nouvelle obligation pour les entreprises qui ont un effectif ou appartenant à un groupe d’au moins 50 salariés. Elle est de conclure un accord ou d’établir un plan d’action relatif à l’emploi des salariés seniors, avant la fin de l’année, sous peine de se voir infliger une sanction financière. Après quelques tergiversations, les décrets d’application viennent de paraître et la mesure est donc applicable au 1er janvier 2010. Les entreprises concernées devront donc conclure un accord qui comporte un objectif chiffré de maintien dans l’emploi des salariés de plus de 55 ans ou de recrutement de salariés de 50 ans. Les entreprises qui n’auront pas rempli cette obligation au 1er janvier 2010 seront sanctionnées par une pénalité égale à 1% des rémunérations versées pour chaque mois entier où l’entreprise aurait du être couverte par un accord ou un plan d’action. Le contexte économique difficile n’entrainera-t-il pas des dérogations ?


6. 
Une double peine pour les chômeurs de 2009 !


Non seulement des salariés de 2009 ont perdu leur emploi mais ils vivent des difficultés pour pouvoir se déclarer car il n’a plus d’interlocuteurs humains à qui parler car ils doivent s’inscrire par téléphone via le 39 49 : Les agences ne les reçoivent pas avant ce passage obligé ! L’engorgement du système fait qu’il y a une grogne de ceux qui cherchent un emploi mais aussi de ceux qui les accueillent. Ce sont les dégâts de la fusion réalisée entre l’Assedic et l’ANPE un peu vite et au pire moment, mais aussi avec un personnel qui s’est arque bouté sur ses privilèges. Fusionner, c’est une bonne idée qui devait éviter aux nouveaux inscrits de faire la queue deux fois de suite, pour définir un projet d’emploi avant d’étudier la demande d’indemnités. La crise est passée par là et le Pôle emploi doit s’inventer une organisation flambant neuve en 6 mois, sur la base de deux énormes et distincts dinosaures administratifs. Le pire, dans cette situation ubuesque, c’est qu’il est impossible de revenir en arrière. Alors, il serait souhaitable que le personnel de ces deux entités fasse tout pour faciliter les choses. De plus, il faut embaucher. Le tout va coûter très cher en salaires, en formation, et en recrutement. Une idée : recruter des chômeurs pour aider dans ces missions car ils sauraient parler à d’autres chômeurs !


7. 
La continuité dans le changement !


Le Président de la république a encore surpris. On attendait pour le mercredi 24 juin un petit remaniement. On a finalement eu dès le mardi soir un grand remaniement, non pas tant par le nombre d’entrants et de sortants que par le jeu de chaises musicales jusque dans les plus hauts postes. Deux très proches de Nicolas Sarkozy ont été nommés à des postes de confiance : Marie-Luce Penchard, première antillaise et Guadeloupéenne à occuper le poste de l’outre-mer et Brice Hortefeux au ministère de l’Intérieur. L’ouverture se poursuit en apparence avec Frédéric Mitterrand, neveu de l’ancien président de la République François Mitterrand mais qui est en réalité plus une personnalité de la société civile et un homme de culture qu’un politicien. Autre surprise du remaniement Michel Mercier jusque-là président du groupe Union centriste du Sénat et ami de François Bayrou. Le grand changement est limité à huit départs et huit entrées et les poids lourds restent les mêmes.


Henri Pauvert.  

 

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toto1701 29/06/2009 21:40

Et si en définitive le Sarkozisme n'etait qu'un"lok" (un massage) inéfficient agrémenté de pommade anesthésiant pour faire comme si.Mais une fois l'éffet placébo disparu... Je veux savoir qui pleure a "chod lame"?  c'est  le gogo !...Pé la ti mal, ou pa tout sél ,zot 53%...à avoir cru au pére Noel.