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Publié par Edouard Boulogne

Les élus martiniquais ont choisi de dire non.




De dire non à qui, au fait ?

Ne jouons pas aux devinettes, et allons au fait : ce non, c'est non au peuple martiniquais, celui-là même dont est perpétuellement mis en avant le bonheur et l'honneur (identitaire). La population, consultée en 2003 a déjà donné son avis. Sa participation aux états-généraux - de même que de discrets sondages - indique aussi que les représentants du peuple martiniquais ne représentent qu'eux-mêmes, lorsque, réunis au Conseil général comme en un Olympe de circonstance, ils se tricotent avec détermination un avenir dont les Martiniquais n'ont pas la moindre idée du contenu.

Est-il vraiment opportun, en 2009, de jouer l'avenir de la Martinique sur de pareilles bases ?

En 2003, on a parlé de "chatt an sac". En 2009, il serait peut-être plus juste de parler de "sèpent an sac", ce qui est certainement plus proche de ce qui attend les Martiniquais. Les serpents, paraît-il, ont la réputation d'être sourds.

Seule une consultation référendaire permettra aux Martiniquais, si c'est bien de leur avenir dont il est question, de se prononcer sur l'avenir d'une Martinique... démocratique.

Antoine de Panou

 

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Vidal 21/06/2009 17:16

Hélas, c’est bien connu, les référendums sont un moyen d’expression n’appartenant qu’au peuple et dont les politiques les conçoivent comme dérangeants, car bien souvent ces politiques sont désavoués par le peuple qui doit rester maitre de son avenir et du devenir de l’endroit ou il habite (en théorie seulement), un exemple,  pour la constitution de l’Union Européenne, le peuple n’est pas admis à donner son opinion, il est ignoré, exactement comme aux Antilles ou l’avis exprimé majoritairement il n’y a pas si longtemps (6 ans) est rejeté. La démocratie participative est ignorée, quoi qu’en pense le peuple, il a tout juste le droit de se taire et de payer ses impôts   

Yoyotte 20/06/2009 09:03

Bonjour,Je souscris entièrement à cette analyse notamment s'agissant des femmes et des hommes politiques de la Martinique et d'une manière générale des DOM.Pour preuve, et sans porter de jugement de valeur sur la personne, regardons tous les "trésors" de "circonvolution" que déploie l'actuel président socialiste de la région Guadeloupe pour s'attirer les bonnes grâces du gouvernement et ainsi faire croire qu'il s'occupe de ses congénères qui luttent pour leur dignité, refusant d'être maintenu en esclavage économique.
 
Ce président a même laissé entendre qu'il aurait été approché pour faire partie du prochain gouvernement - prêt à démontrer toutes sa "bonne volonté" pour soi-disant payer de sa personne, et tout cela pour le bonheur du bon peuple de Gwada en vue des futures élections régionales.
 
Manque de pot, les initiés ne sont pas dupes. Reste à ceux qui détiennent la clé de faire ce qu'il faut quand viendra les échéances pour lui rappeler que les promesses doivent être tenues...

kemhy 19/06/2009 23:35

bjrc est quoi votre probleme mrs antoine de pannou, vous avez peur de quoi, vous parles de 2003 , le oui à échoué d une centaines de votes, en sachant tout le matracage de chate en sac, mais là le peuple à grandit depuid. sachez mrs vous ne pourez controler, dominer un peuple indefiniment, c est l évolution historique de la martinique qui est en marche et rien ne la stopera, vous pouvez parler d haiti, de rmi, d acquis sociaux ect.... sa marche plus  . 

Nithila Mireille 19/06/2009 22:41

Et pourtant, un élu est justement élu PAR le peuple POUR le peuple.Pour défendre les intérêts de celui -ci.En Martinique comme en Guadeloupe ,on  en est bien loin .Ces charmants messieurs se voient déjà tous  "premier président" de la COM et plus tard d'un létat !