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Publié par Edouard Boulogne

Elections européennes.



Aux Antilles, nous voterons samedi, dans deux jours.

Je ne donnerai aucune instructions de vote. Les lecteurs du Scrutateurs sont tous d'assez grands garçons et filles pour savoir ce qu'ils ont à faire.

Je conseillerai seulement de ne pas s'abstenir, d'aller voter. Nous ne pouvons pas, me semble-t-il nous payer le luxe de snober l'Europe et ce qu'elle nous apporte, dans la situation de crise que nous traversons.

Peut-être certains lecteurs, ceux qui flirtent avec l'UMP sont-ils inquiets devant les divisions qui affectent ce parti (pardon ce rassemblement!) ces jours-ci en Guadeloupe.

Quelques-uns affectent même une très grande colère à l'égard de madame Carabin, député-UMP et Maire du Moule, qui appelle à voter, non pour madame Pinchard (fille de lucette Michaux-Chevry) mais pour le leader du parti des "verts" en Guadeloupe Harry Durimel.

Madame Carabin est même désavouée par un obscur porte-parole de l'UMP à l'échelon national.

Gageons quelle s'en moque. Elle est peut-être privée de voix, Thierry Fundere dixit, mais elle garde ses électeurs, et à la veille des élections régionales, cela la protège. Aux indignés, elle pourrait d'ailleurs rétorquer, qu'en penchant pour "le Vert", elle ne fait que reprendre la politique "d'ouverture" pratiquée tous azimuts sur le plan national par...Nicolas Sarkozy!




"Selon que vous serez puissant ou misérable....".

Cela dit, je ne voterai pas pour M.Durimel, bien que n'ayant contre lui, à titre personnel ni acrimonie, ni sympathie particulière

. Ni d'ailleurs pour madame Pinchard, même si elle est charmante. Mais.... les lecteurs Guadeloupéens de ce billet très "local", me comprendront à demi mots

Alors je voterai.... mais je répète que je ne dirai pas mon choix.

Et le secret de l'isoloir alors!

Marc Decap.

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G
pourquoi voter quand on a deja dit non? at que l'on nous a dit que le plat repasserai jusqu'a ce qu'on l'accepte!
Répondre
E


Chère lectrice,

Je comprend parfaitement votre sentiment, tant à l'égard de la politique européenne, puisque c'est l'actualité, (et le "non" auquel vous pensez est celui des Français en 2005, qui a été contourné
par les accords dit de Lisbonne) que de celui des Guadeloupéens en 2003, sur la question du statit de notre île, que d'aucuns remettent en question moins de six après).
Hélas!, rien n'est jamais définitif en politique, et notamment dans le régime "démocratique" sous lequel nous vivons.
Lequel d'entre nous, d'ailleurs, pour être honnête, le soir d'une élection où ses préférences idéologiques ont été mises en minorité, ne pensent à .... la revanche!
C'est pourquoi il faut se battre, militer, intelligemment, et constamment, et dans tous les milieux. Peut-être vos adversaires - dont je crois deviner que beaucoup sont aussi les miens, sont-ils
plus persévérants. A nous de tirer les leçons que, quelquefois ils peuvent nous donner, sur les plans tactiques et stratégiques.

Il y a d'autres choix possibles : 

* Celui d'un exil boudeur dans son propre pays.

*Celui d'une vie érémitique au plus profond des forêts.

*Le choix d'une implantation (notez que je n'ai pas dit "refuge") au coeur d'une communauté priante de Carmélites).

C'est par ces voies là que les moines et moniales chréteins ont reconquis l'Europe à la civilisation après les invasions barbares.

Mais.... est-ce votre voie?

Votre dévoué scrutateur.