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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe. 


  1. Pourquoi faut-il voter le 7 juin !

Les sentiments des français à l’égard de l’Europe restent mitigés. Cependant, ces élections revêtent un enjeu très important surtout dans les circonstances actuelles. Le Parlement européen est le seul organe de l’Union Européenne qui est élu au suffrage universel direct. De plus ses responsabilités ne cessent de croitre. Il ne s’agit pas d’un vote pour ou contre le gouvernement Français, comme veut le faire croire toutes les listes non UMP, mais un vote pour la défense d’une Europe qui va de l’avant et qui nous aidera à sortir de la crise. Depuis plus de cinquante ans, le développement de l’Europe a été un facteur de paix et de prospérité pour l’ensemble des pays qui en sont membres, fondateurs ou nouveaux arrivants au fil des élargissements. Aujourd’hui, l’Europe, comme la France et le reste du monde, est confrontée à une crise financière dont les conséquences économiques sont très graves. Bien des peurs et des tentations de repli se font jour alors que l’issue ne peut se trouver que dans la concertation, une plus grande solidarité et un travail en commun car nos économies sont très imbriquées. Le 7 juin, il est important que nous votions pour envoyer au Parlement Européen des hommes et des femmes de conviction qui s’engagent à défendre les européens dans une action au sein de l’Europe mais aussi à l’extérieur de l’Union avec une politique qui s’adresse au monde entier. Alors prenons le temps de voter pour montrer aux parlementaires tout l’attachement que nous portons à cette Europe pour qu’elle assure notre développement de même que celui de nos enfants et petits-enfants.

  1. Lundi de Pentecôte : Vive la solidarité !

Dans la foulée de la canicule 2003, qui avait connu de nombreux décès chez les personnes âgées, une journée de solidarité a été créée pour financer des actions favorisant l'autonomie de ces personnes et des handicapés. Elle prend la forme d'une journée de travail, non rémunérée, pour les salariés qui a valu de nombreuses critiques. Face aux protestations des syndicats et des Français, la loi du 16 avril 2008 a enlevé toute référence à ce jour dans la mise en œuvre de la journée de solidarité. Désormais, les modalités d'accomplissement de cette journée sont fixées, pour le secteur privé, par un accord d'entreprise ou d'établissement. Cet accord peut prévoir le travail d'un jour de repos accordé au titre d'un accord collectif, ou encore le travail d'un jour férié. L’Etat ne risque pas d’y perdre financièrement puisque, pour les employeurs, elle se traduit par une contribution mise à leur charge, la "contribution solidarité autonomie". L'enveloppe 2009 devrait cependant être en baisse car la hausse du chômage entraîne une diminution de la masse salariale, paramètres du calcul de cette contribution.

  1. Le stress test des banques.

Alors que les tests de solidité appliqués aux 19 banques américaines ont fait ressortir un besoin supplémentaire de plus de 74 milliards de dollars de capital en fonds propres pour affronter un durcissement de la crise, la polémique se poursuit sur la méthodologie et les pressions exercées par les dirigeants des banques auprès des régulateurs. Selon le Wall Street Journal, le chiffre calculé à l'origine par la Réserve fédérale était beaucoup plus élevé. Selon les américains, en cas d'aggravation de la récession, les banques européennes devraient lever 60 milliards de dollars. Les Européens ont annoncé qu'ils allaient mener des tests de résistance, stress test, sur leur secteur bancaire avant la fin de l‘année. Encore faut-il s'entendre sur leur nature. A priori, ceux-ci ne porteraient pas sur les besoins en capitaux individuels de chaque banque, puisqu'il s'agirait de travailler sur un échantillon de banques représentatives. Pourtant, des tests de résistance ne seraient pas inutiles. Selon les estimations du FMI, les banques européennes n'ont levé que 40% des quelque 1.000 milliards de dollars de capital qui leur permettrait de couvrir les pertes subies depuis le début de la crise alors que les banques américaines sont entrain de lever les deux tiers des 666 milliards dont elles ont besoin. Toujours selon le FMI, le retard des banques européennes s'explique en grande partie par le fait que la récession a touché l'Europe quasiment un an après les Etats-Unis. Des analystes américains ont tenté d'appliquer la méthode des stress tests aux banques européennes et ont trouvé qu‘en cas de récession aggravée, six banques devraient lever près de 11 milliards de dollars pour avoir un ratio financier correct. Aucune banque française ne figure dans la liste des institutions concernées à ce niveau mais ne nous réjouissons pas trop vite. Ce ratio est bien inférieur aux 6% recommandés par le FMI. Dans ce cas les banques françaises auraient-elles aussi besoin de lever des fonds pour se couvrir contre les défauts de crédit. Les banques européennes, et donc les françaises, restent très exposées.

  1. Les cadres veulent du public.

L’importance de la crise amène les cadres à chercher plus de sécurité dans leur emploi. Alors que les institutions et organismes publics peinent à recruter de nouveaux talents, pour remplacer les départs en retraite, elles voient des opportunités exceptionnelles de trouver des compétences de bon niveau. C’est ainsi que l’Inra a lancé un concours pour embaucher 400 chercheurs, ingénieurs et techniciens. Mais elle recrute aussi dans le domaine de l’informatique ou dans des fonctions ressources humaines, logistiques et techniques. Dans les collectivités locales, les recrutements externes se développent aussi. La rémunération n’est pas forcément un frein aux embauches car il est possible de la moduler par un régime indemnitaire afin de la rendre plus attractive. Des études montrent que les salariés ne classent la rémunération qu’en troisième position des motifs d’embauches. Bonne chance à tous les chômeurs qui veulent travailler.

  1. Les investissements chutent cette année.

Les chefs d'entreprise de l'industrie ont encore revu à la baisse leurs prévisions de croissance de l'investissement en valeur pour 2009. Ils anticipent un recul de plus de 12% tant dans l'industrie dans son ensemble que dans l'industrie manufacturière. Le recul des dépenses d'équipement serait très important dans les secteurs des biens intermédiaires et dans l'automobile. Rappelons que l'investissement dans l'industrie représente 30% de l'investissement productif en France.

  1. Les amies de 30 xx !

Jacques Chirac et Edouard Balladur étaient des amis de 30 ans, on connait la suite… Martine Aubry et Ségolène Royal nous ont montré qu’elles étaient capables d’être des amies de 30… minutes. Lors du meeting de Rezé, les deux championnes du PS ont prouvé qu'elles avaient toutes deux les capacités pour jouer au plus haut niveau. Ségolène Royal a accepté de porter une veste compatible avec celle de Martine. Martine Aubry n'a pas caché son bonheur d'être avec Ségolène soulignant qu'elles avaient des points communs insoupçonnables aux yeux des malveillants. Qu’il a du être difficile pour l’ex-candidate, à la présidentielle et au poste de Premier secrétaire du PS, de prononcer avec conviction et sourire : "Ma chère Martine, notre première secrétaire, quel bonheur de se retrouver à côté de toi, vaillante et opiniâtre." Que ne ferait-on pour gagner les voix des Français ! Toutes les deux se sont surpassées pour atteindre un niveau de professionnalisme que l’on attendrait de potentiel candidates à la présidentielle. Du très beau travail : Chapeau et bravo les artistes ! Toute cette unité n’a pas empêché Martine Aubry deux jours plus tard de préciser sur RTL : "Les belles photos ne m'intéressent pas, mais ça ne m'empêche pas d'avoir été heureuse de montrer cette unité". Mais les Français peuvent-ils croire à tout ce quelles "partagent en commun" !

 

Henri Pauvert.

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Christian-Bernard+Vidal 03/06/2009 16:23

Les amies de trente XX ! Concernant  Martine Aubry et Ségolène la Royale, c’est juste pour la photo.
Tout cela n’est qu’une mise en scène allant contre l’opinion publique et pour masquer l’échec et surtout l’incapacité des Socialistes à se gouverner eux-mêmes, si j’ai un conseil à donner à Martine Aubry, c’est d’écouter les conseil de, (Jacques Delors le sage son papa) et de laisser la place à de nouvelles idées à de nouveaux courants de pensées, en donnant un grand coup de balaie au déjà vu qui se maintient malgré les défaites de 2002 et 2007, en pensant que eux seuls ont la solution miracle alors que d’après « Jacques Delors » si les Socialistes actuels étaient au pouvoir, la situation sur la crise financière serait la même, ils n’ont pas les pouvoirs d’aller contre la conjoncture mondiale, nous les avons déjà vu à l’œuvre lors de la récession de 1992/93/94 (en 1994 la France avait un taux de chômage de 12 %, c'est-à-dire 4 % de plus qu’à l’heure actuelle