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Publié par Edouard Boulogne

Petite réflexion en créole martiniquais.



(Un ami, m'envoie, extrait du Site "Gens de la Caraïbe" cette réflexion en créole martiniquais. Je la publie pour son contenu, et aussi pour faire travailler nos cellules grises, dans l'exercice de la traduction.
Pour ceux qui seraient rebelles au créole, et notamment au créole martiniquais, qu'ils se rassurent, et reviennent plus tard sur le Scrutateur, qui va fournir, plus tard, d'autres sujets d'information et de réflexion. Le Scrutateur). 


Bonjour Edouard,

Le bordel s'est calmé en apparence mais le "débat" politique est beaucoup trop trouble.
S'ils n'ont pu (fort heureusement) que mal mimer la tuerie qu'ils n'ont pas réussi à provoquer, le bordel politique ils l'ont obtenu. Je suis aux aguets de tout ce qui se dit ou s'écrit ici. Le pays est pauvre d'Hommes. Trop peu.

Il faudrait quelques Henri Yoyotte, je veux dire qu'il manque d'autres orateurs à couilles qui pourraient parler au peuple comme Yoyotte le fait sur sa radio, mais je n'ai même pas un seul nom en tête. Pauvre petit peuple minable que le mien!

Tiens j'ai trouvé le message (qui suit) sur un forum créolophone.
C'est du pur créole 'matinitjé' mais agréable à lire si on s'accroche un peu et c'est surtout plein de sagesse et de réalisme bien exprimés.
Y'a quand même une ou deux phrases que n'ai pas pu comprendre...

Quimbé raide tout bonnement!     

Pascal

Sé pou la viktwa

An mwa mobilizasion, « kolektif 5 févriyé » ja trapé yonndé pwen dan sa yo té mandé, kontel désan éro lajan wosé épi yondé machandiz ki pou bésé. Ni an sendika ki majoritè (pas i ni an majorin ki chef)) i mandé 50 éro an plis. Man pa lé ba pèsonn konsèy, pas Misié Konsèy mò Senpiè.  Mé si ou faché épi an moun, i vini lonjé lanmen ba’w, es fodré ou pwofité pou koupé bra’y ?

Si nou gadé dan listwa Matinik, pies mouvman lagrev pa janmen rivé trapé otan.


Lè nou ka gadé pabò Gwadloup, Jak pati an péyi san chapo ek i mennen dé jennjan alé.


Matinik, menmsi nou tann di éti an malad épi dializ ped ta’y la, nou pa ni désé.


Es fok atout fos fodra ni mò pou nou moli ?


Es « Kolektif-la » pé pa kontinié négosié toupandan lékonomi ka ripran larel ? (Pas péyi sé ta-nou, sé pa ta yo).

Nou ja ni an viktwa anlè kò-nou menm, pas nou konstaté ki manniè nou té enmen alé plen kadi-nou ora djel épi anlo kochoni nou pa toujou bizwen.


Es nou pa aprann titak plis asou manniè fè nou ?


Es sé bétjé selman ki pofitè ?


Anni gadé asou marché oben an ti-boutik, pétet nou ké wè yonndé « piti » ka fè gro pofitasion.


Si nou pa chanjé manniè fè nou, pé ké ni la viktwa !
Si nou pa bokanté manniè wè nou, pé ké ni la viktwa !
Si wè nou pa chanjé manniè aji, asiré sé pa pou laviktwa nou ka alé mé pou Matinik pèdi nou ka maché!

Pas si nou bien gadé, si Matinitjé pa ni konfians dan Matinitjé menm, asirépapétet nou pé di nou ja pèdi.

Atjelman tout moun lé tout bagay lamenm. Yo ka jik ba’w sa’w pa bizwen pa koté nwel, pou péyé’y lè pak rivé. Mé délè, lè pak rivé ou ka pran pak pas ou pa sa péyé’y, potfèy-ou krévé pak an pak.

Es nou pé genyen an sel kou ?


Es la viktwa sé pa an goumen touléjou ?


Pengad nou pa brilé kay-nou pou an rat !


Ni yonndé matinitjé ki chef lantoupriz ki pa sa péyé travayè-yo.


Sa ki rivé gadé travay-yo, ké trapé 200 éro ; mé sa ki ped travay-yo konmen yo ké ni ?


Asiré yo ké rété pou lapléré pas yo pèdi sadin épi karang !


Es a moman-tala, Léta pé ké toujou papa-yo oben manman-yo ?

Chanté-a ka di « Sé pou la viktwa nou ka alé » mé : Nou ka alé pou laviktwa kimoun oben ki sa ?

Jid



 

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E
Merci au traducteur car si j'arrivais à comprendre certains mots, je ne saisissais pas le texte dans son intégralité. Rassurez vous je suis pourtant guadeloupéenne
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C
Une traduction non "littérale" mais plutôt de l'esprit de cette belle page;avec des excuses pour les erreurs d'interprétation du créôle martiniquais.C'est pour la victoireEn un mois de mobilisation,le collectif du 5 février a obtenu certaines de ses revendications,telles les 200 euro ainsi qu'une baisse (des prix) de quelques produits de consommation. Un syndicat majoritaire ( parce qu'il a la plus grand nombre de chefs) demande 50 euro de plus. Je ne souhaite donner de conseils à personne, car "Monsieur Conseil est mort Saint-Pierre"...Mais si vous êtes faché avec quelqu'un et que cette personne vient vous tendre la main, devriez-vous en profiter pour lui couper le bras? Si nous nous rappelons l'histoire de la Martinique, aucun mouvement de grêve n'a jamais obtenu autant.Quand nous jetons un oeil en Guadeloupe,Jacques est parti pour" le pays sans chapeau" (d'où personne ne revient),en emmenant deux jeunes gens.En martinique,même si nous avons su qu'un malade dialysé avait souffert, il n'y a pas eu de décès. Faudra-t-il à tout prix des morts pour que nous nous modérions?Le collectif ne peut-il poursuivre les négociations pendant que l'économie repart?(Parce que le pays est à nous, pas à eux).C'est déjà une victoire sur nous-même d'avoir pris conscience de la manière dont nous remplissions nos cadies à ras-bords,de "cochonneries" dont nous n'avons pas toujours besoin. N'avons-nous pas appris davantage sur notre façon d'agir? Les békés sont-ils les seuls profiteurs? Il suffit d'aller sur le marché ou dans les boutiques;peut-être  verrons-nous quelques "petits" y faire une "grosse" profitation.Si nous ne changeons pas notre manière de faire,il n'y aura pas de victoire!Si nous ne modifions pas notre manière de voir, il n'y aura pas de victoire!Car ,en y prétant attention,si les martiniquais n'ont pas confiance en eux-mêmenous pouvons affirmer avec certitude(= assurément et pas peut-être) que nousavonsdéjà perdu.  Aujourd'hui,tout le monde exige tout immédiatement. On vous donne même à Noël ce dont vous n'avez pas besoin...que vous paierez à Pâques. Mais à Pâques ensuite,vous éprouvez des difficultés car vous ne parvenez pas à payer.Votre bourse se vide , de Pâques en Pâques...Pouvons-nous tout gagner au premier coup?La victoire n'est-elle pas le fruit d'un combat au quotidien?Prenons garde de ne pas brûler notre maison pour un rat!Quelques chefs d'entreprises martiniquais ne peuvent plus payer leurs salariés. Ceux qui ont réussi à conserver leur travail auront 200 euro; mais ceux qui ont perdu ce travail, combien toucheront-ils? Sûrs de continuer à pleurer, pour avoir perdu" sardine et puis carangue"!Alors, l'Etat ne sera -t-il pas,encore et toujours, leur père ou leur mère?La chanson précise:"C'est pour la victoire que nous marchons".Mais nous marchons pour la victoire de qui ou de quoi?JidBien qu'il ne faille pas se laisser aller à l'autosatisfaction permanente, mais toujours tendre à l'amélioration, la liste serait longue de tout ce que nous avons déjà, en matière de santé( CMU), d'éducation et de culture, d'infrastructure et d'économie.Mais tout nous semble comme "allant de soi" et nous étant dû, sans la moindre reconnaissance de l'effort accompli. Alors que c'est le fruit de notre appartenance à une  grande Communauté, au sein de la Nation; et qui, par la solidarité qui l'anime, permet à chacun de vivre mieux que s'il était tout seul, tout en respectant ses qualités. Dans le monde vivant ,cela s'appelle une "symbiose".Ne pas reconnaître que cette solidarité s'est exercée et s'exerce encore dans nos départements, serait une malhonnêteté,à seule fin d'une manipulation intellectuelle.                                                                                     Chantal Etzol    
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E

Bravo! Les lecteurs du Scrutateur sont vraiment épatants!