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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à  la loupe. 


  1. Les "spams" : risque écologique !

Les spams, courriers indésirables qui polluent les boîtes aux lettres électroniques, émettraient chaque année autant de CO2 que 3 millions de voitures ! Le filtrage effectué en amont par les fabricants d'anti-virus compte pour 16% de CO2.Le tri, l'affichage et la suppression des spams par les internautes et la recherche de vrais mails interceptés par erreur par les filtres, représentent près de 80% de la consommation d'énergie liée à ces messages indésirables. Alors, que pourraient proposer nos écologistes pour évacuer ce fléau ? Supprimer 3 millions de voitures ! (clin d’œil amusé).

  1. Ou en est la crise ?

La crise économique est loin d'être terminée, malgré que quelques clignotants passent du rouge au vert. Si on peut constater que des signes de stabilisation sont obtenus grâce aux plans de relance mis en place dans divers pays, il y a encore de long mois de problèmes économiques devant nous. Les problèmes bancaires ne sont pas tous résolus et de nombreux bilans restent encore plombés par des "investissements pourris". Il suffit de lire la presse économique ou d‘écouter la radio pour se rendre compte qu’il reste encore beaucoup à faire et que les états devront prendre des mesures de sauvegardes des actifs. Alors, et seulement à ce moment là, l’économie réelle pourra envisager le redémarrage de ses structures.

  1. Le développement durable : Excellent pour les cadres.

La loi dite du "Grenelle 2" de l’environnement qui sera débattue à l’Assemblée nationale vraisemblablement avant l’été 2009 prévoit un contexte juridique, légal et réglementaire qui devrait encourager les entreprises à mettre en œuvre des véritables politiques de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Elles sont en train de se rendre compte qu’elles ont besoin de professionnels de haut niveau, avec des profils plus techniques et avec de vraies compétences managériales. Ces postes ne sont plus l’apanage des seuls groupes du CAC40 et les PME qui sont aussi poussées par les contraintes légales ou réglementaires, se convertissent peu à peu à la RSE. D’une manière générale, les profils les plus appréciés doivent être en adéquation avec le cœur de métier de l’entreprise. Ainsi un cadre venant de la qualité, des achats ou de la production est plus à même de mettre en œuvre un bilan carbone et d’en assurer le suivi plutôt qu’un titulaire d’un master en environnement. Le développement durable concerne tous les métiers. Le recrutement et la gestion RH doivent répondre à des exigences d’éthique, de diversité et de parité. Les juristes et les financiers sont également sollicités par les banques, pour la lutte contre la corruption et le blanchiment. Des opportunités nombreuses pour des cadres expérimentés existent. Ils peuvent alors trouver un développement de carrière dans le développement durable, qu'il s'agisse de mener un projet ciblé ou d'impulser une politique RSE.

  1. Malgré la crise, des secteurs recrutent.

Les intentions d'embauche des cadres sont au plus bas depuis 2002, mais certains secteurs continuent à bien se porter. L'informatique est un secteur qui résiste à la crise. Le secteur médico-social est également en plein boom car les métiers se professionnalisent et il a besoin de recruter davantage de cadres. La banque de détail se porte aussi très bien et les offres y sont en progression. De même, dans l'assurance, on embauche surtout des commerciaux pour recruter une nouvelle clientèle et pour remplacer les départs en retraite lié au "papy boom". Les jeunes diplômés peuvent aussi trouver des opportunités la recherche et le développement ou dans l'ingénierie. Les profils recherchés par les employeurs sont plutôt des gens expérimentés car, en période de crise, le réflexe classique est de rechercher des cadres immédiatement opérationnels.

  1. Les soldes flottants, bon ou mauvais concept ?

De nombreuses enseignes ont donné leur coup d'envoi aux "soldes flottants" qui sont des soldes librement décidées par les commerçants suite à la loi de modernisation de l'économie qui a changé les règles. Pour les grandes enseignes, cela semble excellent mais pour les petits commerçants indépendants, le risque est grand d’une débâcle car ils n'ont pas la force financière pour réaliser des campagnes de publicité. C'est un peu tôt pour dire si cela marchera car les clients ne sont pas habitués à ce concept et la crise reste présente…

  1. Le FMI revoit à la baisse ses prévisions mondiales.

Les économistes du Fonds Monétaire International ont de nouveau abaissé leurs prévisions de croissance pour l'économie mondiale en estimant que celle-ci allait se contracter de 1,3% cette année. De même, il prévoit que la stabilisation des marchés financiers sera plus longue qu'initialement prévu. De même, le FMI affiche son pessimisme au sujet de l'Europe de l'Ouest et table sur un recul du PIB de plus de 4% en 2009 pour la zone euro qui serait suivi d'une nouvelle récession en 2010. Pour la France, le PIB devrait se contracter de 3% en 2009. De même pour l’économie américaine, le Fonds monétaire n’est pas plus optimiste puisqu’il prévoit une contraction de près de 3% cette année. Toujours plus noir, les prévisions du Fonds monétaire sont quand même le signe important d’une situation mal maitrisée. Ces perspectives incertaines et semées d'embûches appellent donc une réaction énergique des pays du G20. A suivre…

  1. Si tous les "gars" du monde voulaient bien se donner la main… !

De nombreux observateurs soulignent que la situation conjoncturelle, augure de nombreux plans sociaux et donc de lots considérables de licenciements. La liste des plans sociaux s’allonge de jour en jour. Les groupes en font-ils un peu trop pour plaire à leurs actionnaires ? Le coût des licenciements est financièrement élevé pour les entreprises et moralement insupportable pour les salariés. L’entreprise doit indemniser le salarié, ce qui est normal, mais le coût pour la collectivité est aussi très élevé car un salarié au chômage devra toucher ses indemnités. La crise est mondiale, l’ensemble des entreprises souffrent et les salariés encore plus. Le G20 a trouvé des milliards de milliards pour sauver l’économie mondiale. Nos dirigeants ne pourraient-ils se mettre d’accord pour limiter les licenciements, voir de les supprimer pendant une période à définir. Ainsi, les salariés garderaient leur emploi et les coûts engendrés seraient assumés par une réduction des charges sociales. Cette mesure montrerait enfin une certaine solidarité mondiale qui ne couterait pas plus cher aux collectivités. Si on prend en compte tous les coûts induits, l’entreprise y gagnerait, le salarié en bénéficierait, et cela ne couterait vraisemblablement pas plus à la collectivité et aux actionnaires. Est-il impensable de faire qu’un rêve devienne une réalité et que la solidarité se développe enfin !

  1. Ras-le-bol…

de ces patrons qui s’en mettent plein les poches. Un "quarteron" de dirigeants font la une des journaux télévisés et font croire que plus d’un million d’entrepreneurs sont des "coquins". Car ces dirigeants véreux sont des salariés qui ne possèdent pas leur entreprise. Mais ils ne sont pas les seuls responsables. Des administrateurs et des actionnaires votent ces parachutes en platine et ont donc une grande part de la responsabilité de leur attribution pour des hommes qui n’en valent pas la peine. Messieurs les dirigeants non propriétaires, un peu de dignité, d’éthique et de morale !


Henri Pauvert.

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