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Publié par Edouard Boulogne

Domota-Besancenot : même combat!



(Aujourd'hui, en Guadeloupe, dans la commune de Petit-Canal, doit défiler le LKP, et son leader Elie Domota.
En tête du défilé, tout à côté de l'empereur Elie Ier, devrait se tenir, si rien n'est changé Besancenot, dont le blog l'Insolent, nous brosse le portrait).




n le présente comme le porte parole d'une nouvelle extrême gauche. D'autres veulent y voir le meilleur allié du gouvernement.>

De nombreuses inconnues pimentent heureusement la fade perspective de l'élection européenne au suffrage universel de juin 2009. Parmi celles-ci on citera le sondage à balles réelles que représentera le score des listes de Besancenot et de son Nouveau parti anticapitaliste.

Mesurons quand même le rythme d'ascension de cet hypothétique présidentiable, moins impressionnant qu'on voudrait nous le faire croire.

En 2002, âgé de 28 ans, la LCR de Krivine le présente à la place du vieux chef rhumatisant : il obtient 4,3 % face à Arlette Laguiller encore presque présentable (5,7 %) et au candidat d'un parti communiste pratiquement encore vivant le nain de jardin Robert Hue (3,4 %).

En 2007 Besancenot n'en obtient que 4,1 % contre l'inaudible Marie-Jo Buffet (1,9 %), Bové (1,3 %), Laguiller pour un combat de trop (1,3 %).

La très forte participation permet à la LCR de faire état de 1,5 million de voix.

On retient ce chiffre : on oublie qu'il ne pèse que le 1/3 des voix de l'extrême gauche.

Depuis 8 ans, son conseiller personnel, le camarade Sabado, un vieux de la vieille est parvenu à médiatiser ce jeune compagnon de la directrice littéraire des éditions Flammarion. On a pu, de la sorte, lire sa prose dans Le Parisien, dans 20 Minutes, l'entendre sur RMC Infos, le voir dans l'émission satirique "Groland", sur Canal+, et même à un "Vivement dimanche", de Michel Drucker, sur France 2. On dit que les Français le trouvent "sympathique", "proche des gens", "courageux", "honnête". Sa spontanéité fait l'objet d'une préparation soignée. Des fiches sont rédigées. on lui explique ce que pense Monsieur Français Moyen, qu'à la vérité il côtoie assez peu. Bref, on se trouve en présence d'un travail de pro. Heure de gloire : un sondage affirme que si les citoyens devaient revoter, 13 % des sondés lui donneraient leur suffrage (cf. Opinion Way des 17 et 18 septembre 2008).

Il se veut à la tête "d'un parti qui les défend jusqu'au bout". Il "ne lâche rien", car il se veut "le seul à être totalement indépendant", viscéralement opposé au Diable, je veux dire à "Sarkozy".

Mais, curieusement, il dit la même chose du parti socialiste que de l'UMP. Faut-il y voir un nouveau "populisme" ? – comme aiment à l'énoncer ceux que n'effraient pas les mots qui ne veulent rien dire.

Depuis plusieurs mois en effet, on crédite l'Élysée, d'où certains pensent que viennent toutes les nuisances, d'une sorte de stratégie machiavélienne sinon méphitique. On soupçonne le gouvernement de se servir de cet épouvantail, qui pourtant ne fait encore peur à pratiquement personne, afin d'empêcher le retour de la gauche au pouvoir. On se souvient sans doute que pendant un quart de siècle, la Mitterandie avait su prospérer, cohabitant à distance, avec les frasques et tirant parti des mauvaises intentions d'un petit diable breton, qui, nominalement lui faisait horreur. Faisant profession de l'exorciser elle-même, la gauche exhortait avec succès la droite à refuser les voix de ses électeurs.

Pour démonétisé que semble désormais cet outillage-ci, on peut imaginer qu'il en aille de même avec son homologue d'extrême gauche. Or, le NPA, de son côté, ne s'affirme aucunement preneur du moindre soutien sans participation. Il ne veut pas aller au gouvernement. Et Krivine théorise : "je préfère, voir le PS dans la rue que faire le guignol au Parlement en chantant La Marseillaise."

Les anciens bénéficiaires de la diabolisation de l'impossible union des droites n'hésitent pas à opérer une projection manifeste. Ils accusent carrément l'actuel chef de l'État de vouloir faire comme eux avec le petit agitateur trotskiste. On s'étonne même qu'une telle rumeur ne sache tirer aucun argument du fait que cet ancien jeune homme, aujourd'hui âgé de 35 ans exerce la sympathique profession de facteur dans la bonne ville de Neuilly. "Comme par hasard".

Admettons ossible que, d'aventure le fantasme prenne corps… Révons, cauchemardons que les 9 000 cartes placées par le parti fondé en février 2009, – alors qu'on en promettait 10 00 à la Ligue communiste révolutionnaire depuis les années 1970. Si donc cela donnait naissance à un vrai péril pour le système capitaliste, voilà qui ferait concurrence à cette gauche superdiplômée dont l'Europe nous jalouse l'influence… Afin de conjurer cette hypothèse on doit se remémorer un certain nombre de caractéristiques bien réelle du petit crocodile.

Tous d'abord, commençons, contrairement à ce qu'il fait lui-même par évoquer ses propositions positives.

Le Nouveau parti anticapitaliste déclare qu'il veut "abolir l'économie de marché". Il propose donc de lui substituer : une économie fondée sur la collectivisation des entreprises "sans indemnité, ni rachat", la "régulation centrale de l'activité par le Plan", la "gestion des établissements par des directeurs élus et révocables par les salariés".

Il revendique l'interdiction "de tous les licenciements", l'augmentation immédiate de tous les salaires de 300 euros net par mois, "la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires tout de suite, pour toutes les entreprises, et à 30 heures très rapidement" ; "la réunification de toutes les banques, publiques ou privées, dans un seul et même pôle public", etc.

Comme le dit élégamment le sénateur Henri Weber, aujourd'hui social-démocrate mais qui connaît bien la source de cette inspiration pour y avoir contribué dans le passé "le programme du NPA ne s'embarrasse pas de réalisme." (cf. sa tribune libre publiée par Le Monde du 7 février)

On lui fait crédit également d'avoir rénové l'imagerie sectaire en passant de Trotski à Che Guevara. Réfléchit-on au fait que désormais les trotskistes se sont réconciliés avec les staliniens. Car le Cheux au service des Gueux, fausse figure romantique, les a servis jusqu'au bout. Au moins Lev Davidovitch, lui s'était insurgé contre le totalitarisme soviétique, après l'avoir largement construit de ses mains sanglantes.

Besancenot n'a pas su trouver un mot, en octobre, après le merveilleux sondage cité plus haut, pour se démarquer de Rouillan et de son entretien imbécile et non repentant publié par L'Express.

Krivine, lui, a l'habileté de prétendre que "la violence vient toujours de la droite". Pur mensonge, mais qui esquive le coup.

Par conséquent Besancenot, si l'on devait faire une différence, me semble pire que Krivine.

Avec Krivine, je n'emploierais évidemment pas le mot de sympathie. Il paraîtrait un peu fort, sinon déplacé. Je lui dois quand même, à ce vieil ennemi, un vrai bon souvenir : en 1961, à l'âge de 17 ans, je figurais en qualité de benjamin dans le peloton de tête de la liste noire qu'il avait dressée au titre du Front Universitaire Antifasciste. Dans les 10 premiers sur 200, voila un classement épatant pour un lycéen. Merci qui ? Merci Krikri. Bon, mettons que cet homme-là, en dépit de ses œillères inchangées, de son absence totale d'humour, mérite au moins une part, une once, un verni d'estime, par exemple pour avoir rompu dès 1965 avec l'appareil stalino-soviétique et aussi, un peu, pour sa fidélité militante persévérant malgré tout, courageusement, dans l'erreur.

Je n'en dirais pas autant de Besancenot, adhérant dès 1988 à une Jeunesse communiste révolutionnaire impunie, c'est-à-dire à la Ligue dont la transmutation en NPA ne représente qu'un changement d'étiquette. Simple héritier par conséquent d'un courant qui s'est toujours trompé, il agit au nom d'un dogme immuable, en cours de réaffirmation, plus sectaire de jamais. Il ne mérite donc même pas le soupçon de crédit de son prédécesseur.

JG Malliarakis

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S. VERNET 02/05/2009 13:21

France Télécom : Orange juteuse pour les actionnaires Au plus fort de la bulle spéculative qui, en 2000, avait fait envoler les valeurs des télécommunications à la Bourse, France Télécom avait acheté, à prix d'or, une large majorité du capital d'Orange, société spécialisée dans le téléphone mobile, qui était, du coup, devenue sa filiale. Cependant il restait près de 14% des actions d'Orange qui ne lui appartenaient pas. France Télécom vient d'annoncer son intention de les acheter, faisant au passage un beau cadeau aux actionnaires d'Orange. Elle ne propose pas d'échanger leurs actions contre celles de France Télécom, selon leurs valeurs actuelles à la Bourse, elle leur accorde une prime de plus de 21%. Les salariés apprécieront comme il se doit cette générosité avec les actionnaires, alors que la direction prétend justifier son plan de suppression d'emplois et l'aggravation des conditions de travail par la nécessité de faire des économies! Et les faveurs aux actionnaires ne s'arrêtent pas là. Les dirigeants de France Télécom comptent doper la valeur boursière de leur société par le rachat à 100% d'Orange. En effet, le téléphone mobile est un secteur où la clientèle s'accroît et les factures des usagers s'alourdissent. Les banquiers devraient également être rassurés. Le versement de 9 milliards d'euros de l'État à France Télécom, décidé en avril dernier, les avait satisfaits. Maintenant, l'intégration des bénéfices d'Orange dans France Télécom devrait achever de les convaincre qu'ils peuvent espérer gagner beaucoup en lui accordant de nouveaux prêts. Sans de trop grands risques. Dans l'immédiat, le rachat complet d'Orange se traduit par l'émission de nouvelles actions France Télécom (destinées aux anciens actionnaires d'Orange), ce qui, automatiquement, réduit la part du capital détenue encore par l'État de 58,7% à 54%. Comme l'ont souligné les syndicats CGT et SUD, cette opération pourrait donc constituer une nouvelle étape vers la privatisation complète de France Télécom. D'ailleurs le gouvernement vient de déposer un projet de loi qui lui en donnera l'autorisation. Mais cette hypothèse n'est pas la seule possible. Il est possible que le gouvernement et la direction de France Télécom choisissent d'imposer les suppressions d'effectifs et autres attaques systématiques contre les salariés, tout en gardant une part de capital public, si cela facilitait de nouveaux prêts des banques, qui apprécient les profits sans risque. Premier Ministre : 22.249,31 € (Avantages : accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF. en 1ère classe. Voiture de fonction et chauffeur. Logement de fonction à Matignon. Résidences secondaires (la Lanterne à Versailles, et le Château de Champs-sur-Marne).) Maire (ville de plus de 100 000 habitants ) : 5354,99 €Budget de fonctionnement : - De l'Elysée ; plus de 110 millions d'euros ! - Du parlement ; plus de 550 millions d'euros ! - Du Sénat ; plus de 300 millions d'euros ! La TIPP a rapporté en 2008 environ 25 milliards € par an aux finances publiques, la TVA (187,127 milliards €), l’impôt sur le revenu (60,495 milliards €) et l’impôt sur les sociétés (53,870 milliards €). Le paquet fiscal coûte 15 milliards € par an Le déficit de la sécurité Sociale s'élève à 6,100 milliards € L'aide pour l'emploi des jeunes : 1,300 milliards € http://www.educnet.education.fr/comptes/etat/ressource/budget.htm 2,042 millions € de salaire moyen pour un patron du CAC 40 en 2008 Source : http://referentiel.nouvelobs.com/file/663922.pdfJe suis militante au NPA et nous voulons le partage des richesses des entreprises du CAC 40 et non pas celles des PME PMI qui croûlent sous les charges ABUSIVES prélevées par l etat alors qu'il n'hésite à distribuer des subventions à celles qui n en ont pas besoin.

olindi 02/05/2009 02:12

Parions que nous ne saurons jamais le nombre de participants à cette manifestation. Les organisateurs ont annoncé 30 000 personnes, aucun chiffre n'est communiqué par les autorités tout comme pour les défilés du LKP. C'est vraiment une insulte à la démocratie. Je suis révoltée par la connivence manifeste entre la préfecture et le LKP. J'en ferai état à l'occasion de ma contribution aux Etats Généraux.

Christian-Bernard+Vidal 01/05/2009 18:02

Que recherche BESANCENOT ?
Rien d’autre qu’une place parmi les parlementaires, ce qui lui assurera un minimum de retraite confortable pour ces vieux jours et à condition qu’il arrive jusque là, vous-êtes vous demandé pourquoi certains faisaient beaucoup de bruit en période électorale et quel en était le but !   Il en est de-même pour sa majesté Domota 1er empereur des Antilles (enfin presque) il n’est pas interdit de rêver, en France un député qui n’a effectué qu’une seule législature a obtenu le droit à une retraite minimum d’environ 1800 € et cela en 5 ans seulement pendant que d’autre s’échinent pendant plus de 40 ans pour un résultat souvent moindre