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Publié par Edouard Boulogne

Césaire! Ah! Césaire! Quel consensus, par Eric Nogard.




( La pensée, la liberté sont rarement présentes là où l'unanimité se pavane. Prenons garde aux trop vastes consensus, aux unanimités impudentes. L'esprit y étouffe, s'y languit, et finit par y mourir. C'est ce que signifiait jadis le philosophe Alain quand il affirmait que "penser c'est dire non".

Jeter une pierre dans la mare, c'est provoquer aussitôt l'envol des parasites, de myriades de parasites; c'est violenter le conformisme, signaler le danger d'épidémies mortelles par le soulèvement des exhalaisons puantes, c'est relancer le débat sans lequel l'enlisement et la paralysie générale deviennent définitifs.

Il y a un an, Aimé Césaire mourait, dans un concert unanime de louanges.

Dans le Scrutateur je tâchai de lui rendre justice. Je proclamai mon admiration, sans feinte, pour l'écrivain, le poète. Avec peut-être un peu d'esprit provocateur, je proclamai mon désaccord avec certaines de ses positions politiques et philosophiques.

Du haut de son empyrée, je ne crois pas impossible, que le maître, désormais hors d'atteinte des hourras du forum, et détaché des flatteries, et flagorneries de basse cour politicienne, ait arboré un sourire d'approbation complice à mon "insolence" jouissive. Après tout cet homme était intelligent, sûrement point dupe des clameurs de ses thuriféraires.

Homme de culture, il devait se souvenir, sagement, du vieux Jean de La fontaine : "tout flatteur vit aux dépens de celui l'écoute", mais aussi, non sans amère ironie, du grand duc de la Rochefoucauld, que ne semblent guère pratiquer (allez savoir pourquoi!) ses nombreux épigones : "On n'aime point à louer, et on ne loue jamais personne sans intérêt". Ou encore "On ne loue jamais que pour être loué".

Un an après la mort du grand Aimé, le concert des frotte-manches reprend.

Monsieur Césaire sourit-il encore? J'aime à penser que oui.

Car après le Scrutateur, c'est l'un de ses compatriotes Martiniquais, Eric Nogard, qui dans la même tribune lui décoche quelques flèches. 

Mais est-ce bien à  lui que s'adressent ces traits? Ce n'est pas si sûr! Il est bien plus probable que c'est à la cohorte jacassante des flagorneurs. La polémique, est un art. C'est aussi un instrument, paradoxal, de certaines âmes, que le conformisme ennuie, que l'unanimisme navre, que la pudeur utilise pour dissimuler sous le bras qui tend l'arc, avant de lancer le trait,   les larmes de colère et de pitié, qui perlent au coin de l'oeil des vrais amis, de ceux qui comme le Burrhus de Racine, ne savent point flatter,  savent mal voiler la vérité, et rappellent à "l'imperator" comme jadis à l'impétrant, dans les couronnements de la Rome antique : "souviens-toi que tu n'es qu'un homme"!. Et la vérité de M.Nogard, celle du Scrutateur,  est que Césaire est aujourd'hui, l'objet, la chose, l'outil, de médiocres politicaillons; de toutes extraces qui ne le valent pas, et ne songent qu'à l'instrumentaliser bassement.

Césaire avait aussi lu Boileau : "aimez qu'on vous conseille et non pas qu'on vous loue".

Edouard Boulogne. 




Eric E.G. NOGARD

       ( Eric Nogard)).                                                

Fort-de-France, le 25 Avril 2009

 

Aimé CESAIRE,

Ou,

Ce Colon à la Peau Noire.

===

 

DOMOTA, Elie DOMOTA du LKP, Sacrebleu.

DOMOTA disons-nous, nous a bel et bien ouvert les Yeux.

Jugeons-en un peu :

Que pouvons-nous dire qui vaille, sans un « Césaire a dit… ».

Que pouvons-nous dire, écrire ou penser, sans référence à Césaire.

Nous ne sommes rien sans lui, il nous a DEMOUNES.

 

Qu’il s’agisse pour nous de nous tenir à table, c’est CESAIRE,

De nous laver les dents, de faire pipi au lit, c’est CESAIRE.

CESAIRE, CESAIRE, CESAIRE, rien que ça dans la tête.

Notre papa, notre maman, qu’ont-ils jamais fait pour nous, semble-t-il : mais RIEN !..

Et nous-mêmes qu’avons-nous jamais fait pour nous : encore RIEN !..

Que Césaire à l’esprit, que Césaire à la bouche, nous en sommes DEMOUNES.

 

Tout ce que nous faisons, tout ce que nous avons, nous l’appelons CESAIRE.

La Martinique elle-même, à moins d’y prendre garde, se nommera l’Île CESAIRE.

Notre aéroport, notre ceci, notre cela, notre par-ci, notre par-là… CESAIRE.

Notre pauvre Joséphine, deux fois décapitée, remplacée par CESAIRE.

Ce Nègre Fondamental de l’Île CESAIRE, Empereur des Antilles.

DOMOTA t’as raison, selon ton propre mot, il nous a DEMOUNES.

 

Mais bon sang du Bon Dieu, comment a-t-il pu faire !..

Rien de plus simple, aux dires de ceux qui l’on connu… dans le temps.

Il était Communiste, il avait la peau noire et allergique aux blancs.

Il parlait, pas grand monde ne le comprenait, mais chacun s’en allait content,

S’écriant « pour faire bien » : Fout Nèg la Ka Palé FRANSE…

Et c’est bien profitant de son parler Français qu’il nous a DEMOUNES.

 

                                                                                                 … / …

 

 

 Démounés au point d’en être Gagas, débiles, c’est à n’y rien comprendre.

Recalé d’E.N.S., frustré, fielleux, amer de retour au Pays, mais que serait CESAIRE,

Sans le Parler Français, cette Valeur Ajoutée due quand même à la France, si tout le Monde l’oublie.

Voyons clair en nous-mêmes : nos aînés à ce point n’ont-ils rien fait pour lui,

La Vieille Culture Créole si demandée jadis, qu’en dit-on depuis lui, ce Nègre Fondamental.

Quant à la Martinique, avec lui, que serait-elle sans la France : OUI il nous a DEMOUNES.

 

DEMOUNES, asservis, réduits en un tas de fumier, pour lui un piédestal.

Idolâtrons-le, c’est notre affaire. Néanmoins ne soyons pas oublieux.

Et surtout ouvrons bien grand les yeux, notre bon sens nous le Commande.

Hier et partout dans le Monde, la qualité de Martiniquais était très usurpée.

De nos jours qu’en est-il… Voulons-nous le savoir… Nous demandons-nous pourquoi,

Jadis nous ne regardions pas à la couleur de la peau, aujourd’hui, la Négritude nous-y oblige.

 

DEMOUNES comme nous voici, par notre Colon à la peau… comme l’aime BANGOU,

Espérons que la NEGRITUDE, cette Néo-Dictature, nous portera Bonheur.

 

N.B. : DEMOUNER = Verbe transitif Guadeloupéen = LAVER le CERVEAU.

 

Eric E.G. NOGARD

 

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JF Morel 28/06/2013 07:08


Et à force de louanges et d'adorations, les Martiniquais et les autres, ne remarquent pas les quelques propos prophétiques du Grand Homme.


Propos dont s'est inspirée devinez qui?????? Marine Le Pen.