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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe. 


  1. La moitié des entreprises françaises n’ont pas de site Internet !

Alors que pratiquement toutes les sociétés ont aujourd'hui accès au haut-débit, seules 54% disposent d'un site Internet ce qui est très inférieur à la moyenne européenne. Parmi les possesseurs de site Web, on trouve les banques et les SSII. Les mauvais élèves du Net sont les entreprises de construction. Il faut aussi noter que plus une entreprise est grande, plus elle a tendance à se doter d'un site. Mais généralement les entreprises qui en possèdent un, l’utilisent peu et hormis la vitrine de présentation, la majorité d'entre elles n’y présentent que leur catalogue d'offres ou leurs prix. Certaines offrent la possibilité de commander ou de réserver des produits ou des prestations mais on est encore bien loin d'un "e-commerce" généralisé. De même, seules 13% des entreprises disposent d'une messagerie, d'un agenda électronique ou des logiciels libres. Il existe un domaine où la France est plutôt bien positionnée, c’est "l'e-administration". La France est un des pays d’Europe où les entreprises utilisent le plus Internet dans leurs relations avec l'Administration, on se demande pourquoi !

  1. Hausse des défaillances d'entreprises au premier trimestre 2009.

Les défaillances ont progressé de 21,3% sur le premier trimestre 2009, soit près de 15.600 jugements d'ouverture prononcés par les tribunaux. Les entreprises de moins de 5 ans représentent plus de la moitié des défaillances, mais les sociétés les plus âgées sont également touchées. Les défaillances augmentent 2 fois plus vite dans l'industrie et le transport alors que l'agroalimentaire résiste. En revanche, l'Industrie hors agroalimentaire défaille de 44%. Géographiquement la Basse-Normandie et le Rhône-Alpes sont les régions les plus touchées alors que l'Ile-de-France résiste remarquablement. On attend avec impatience les résultats pour les sociétés Guadeloupéennes mises à mal par le LKP !

  1. Après la "bravitude", la "pardonitude" !

Un "pardon Royal" aux Africains, un "pardon princier" au Premier ministre espagnol, à quand le pardon de Ségolène aux Français pour ne pas avoir vaincu Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles ! La Ségomania n’a pas de limites. Et dire que les socialistes n’avaient pas trouvé d’autre candidat à proposer au suffrage universel de 2007 ! Que ne fait-elle pour exister dans les médias ! Un point positif, elle se grille toute seule car les Français ne peuvent accepter que la France soit ainsi ridiculisée par une personne qui brigue la plus haute fonction de l’Etat. Des points négatifs : elle décrédibilise son pays, son parti et même tous ceux qui ont voté pour elle. Monsieur le Président de la République, vous qui avez la capacité à pratiquer l’ouverture, ne pourriez vous pas la nommer Présidente des français d’outre-tombe. Ainsi elle aurait un hochet pour jouer et beaucoup de socialistes vous remercieraient.

  1. Le boubou à Ségo. 

Ségolène Royal, en boubou bleu, a été accueillie par le premier secrétaire du PS sénégalais, Ousmane Tanor Dieng, comme la "négresse blanche". Peut-être pourrions-nous suggérer à Monsieur Tanor Dieng d’offrir à sa compatriote la présidence du Sénégal puisqu’elle est née à Ouakam, un quartier de Dakar. Enfin elle pourrait être président et Martine Aubry, de même que beaucoup de socialistes, lui en seraient reconnaissants.

  1. Un site sur le Net pour aider les entreprises en difficultés.

Le site internet www.soutien-pme.fr, récemment mis en ligne, a pour vocation d'aider les petites et moyennes entreprises à surmonter les difficultés économiques et financières que suscite la crise qui frappe notre pays depuis plusieurs mois. Il permet aux chefs d'entreprises en difficultés de faire appel à l'une des nombreuses cellules de soutien implantées sur l'ensemble du territoire national. C’est le MEDEF qui a décidé la mise en place de cette cellule de soutien aux TPE/PME. Comme on peut le lire sur la page d’accueil, cette cellule a quatre missions principales : 1. recueillir et analyser les informations sur les conséquences de la crise directement auprès des entreprises. 2. apporter des conseils aux entreprises en difficultés pour les orienter. 3. suivre la mise en œuvre opérationnelle du Plan PME du gouvernement. 4. continuer à faire des propositions concrètes aux pouvoirs publics pour aider les entreprises à traverser cette période très difficile. Le site met en contact le chef d'entreprise avec des interlocuteurs compétents pour examiner et régler les problèmes auxquels il est confronté. Il contient aussi des fiches pratiques et donne accès à d'autres sites utiles aux entrepreneurs en quête de financements mais aussi il procure un certain nombre d'informations utiles.

  1. Un point positif dans cet océan de mauvaises nouvelles.

L'économie française entrevoit sa première éclaircie depuis six mois avec une production manufacturière qui s'est presque stabilisée en février par rapport à janvier ce qui marque une première pause bien que les évolutions soient très contrastées selon les secteurs. La stabilisation tient aussi pour partie à un rebond technique lié à des reprises d'activités après des fermetures d'unités de production en décembre et janvier. De son coté, l'inflation s’est limitée à 0,3%, au plus bas depuis dix ans. Tout n'est donc plus uniformément noir.

  1. Un nouveau FMI est né !

Le sommet du G20 de Londres a redonné un nouveau souffle au Fonds Monétaire International. Dans presque tous les paragraphes du communiqué final, il est fait mention du FMI qui sort renforcé de cette rencontre. Les chefs d'Etat et de gouvernement des 20 principales économies de la planète ont considérablement renforcé les moyens et les missions de l'institution multilatérale. Sur le papier, les ressources vont passer de 250 milliards à plus de 1.000 milliards de dollars. Le FMI devrait donc être prêt pour porter secours aux pays déstabilisés sur le plan macroéconomique. Le Fonds voit aussi sa mission élargie car il lui a été assigné un rôle central dans la surveillance du système monétaire et financier international. Il aura le rôle de vigie et de détecteur de crise le plus en amont possible. Par ailleurs, l'influence des pays émergents dans la politique du FMI va être renforcée grâce à la réforme des quotes-parts. Tout cela est fait dans le seul but de simplifier et d’assouplir les conditions des prêts pour permettre de limiter la crise planétaire. Les bonnes intentions sont là ainsi que les engagements, reste à les mettre en application et à les respecter.

  1. Patrons ne négociez pas si vous êtes séquestrés !

Plus facile à dire qu’à faire, oui mais… Depuis deux mois, les séquestrations de patrons se multiplient en France. Certes la séquestration n’est pas une découverte et il y en a eu dans le passé. Mais ce qui est beaucoup plus inquiétant, c'est l'effet boule de neige que l'on observe actuellement. La séquestration est un moyen de choquer et d'attirer les médias sur le sort de l'entreprise. Depuis deux mois, il y a pratiquement une ou deux séquestrations de patrons par semaine. Les médias s’en désintéresseront de même que l'opinion publique car ils la considéreront comme une pratique normale. D’où l’importance de ne rien négocier dans des conditions de tension extrême que sont cette pratique afin d’éviter la contagion mais aussi de mauvaise décisions. La clé afin d’éviter ce type de problème, et avant que le fil ne soit rompu, c’est d’avoir une bonne qualité de dialogue social à l’intérieur de l’entreprise. Quand les salariés sont pris en considération dans les projets, qu'ils sont avertis du devenir de l'entreprise, les tensions sont beaucoup moins importantes et tout se passe plus normalement.


Henri Pauvert.

 
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