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Publié par Edouard Boulogne

Tartuffe hérault de l'Eglise en Guadeloupe?




(Il y a une semaine, j'évoquais la dérive de certains mouvements d'action "catholique" en Guadeloupe sous l'influence de prêtres enragés de politique, et de la pire des politiques. Je proposais aux catholiques de commencer à manifester leur mécontentement par une grève du denier de l'Eglise.
La suite des évènements montre que j'avais raison de réclamer la vigilance la plus grande à l'égard, non pas du clergé en général, mais de ceux qui derrière l'administrateur diocèsain M. Jean Hamot, tentent de détourner les fidèles en direction du LKP.
En effet, monsieur Hamot vient de se lâcher (je ne peux l'appeler le "père" Hamot, l'image de la paternité (du moins spirituelle) ne me paraissant pas congruente à ce personnage plus proche de Tartuffe, que d'un père de l'Eglise.
Qu'on en juge. Car je livre ci-dessous la prose de ce vicaire, qu'il publie dans la partie officielle du bulletin  de l'Eglise : Eglise de Guadeloupe.
Il me semble, que les catholiques ne doivent pas supporter ce dévoiement en un moment où la Guadeloupe est en proie à de graves dangers politiques et sociaux, qui risquent d'hypothèquer très durablement son avenir.

Une action s'impose contre un tel détournement d'Eglise.
Elle prendra forme concrète dans les jours qui viennent.

Je demande à ceux qui partagent cet avis de bien vouloir me le dire en m'écrivant à : e.boulogne1@ool.fr

Ces messieurs auraient dû tenir compte de l'avertissement que je leur donnais récemment : "quand on fait de la politique, il faut s'attendre à recevoir les coups que l'on recoit quand on fait de la politique". Il faut pouvoir vivre comme dans une maison de verre, ne pas commettre "d'imprudences", et savoir, par exemple ... s'entourer.


Edouard Boulogne. 


"L'amour qui nous attache aux beautés éternelles
N'étouffe pas en nous l'amour des temporelles....."
Molière (Dans Tartuffe (III, 3).

"La soeur Françoise : Une personne ecclésiastique qui ne serait pas ce que son habit fait paraître!
La soeur Angélique : Peut-être qu'il y en a qui sont ainsi, et qui méritent surtout d'être plaintes".
Henry de Montherlant. (Dans Port Royal).

Diocèse:
Message de Pâques de l'Administrateur diocésain.

Sœurs et frères chrétiens,


« La vie a vaincu la mort, la croix a vaincu l’enfer ».

Au matin de Pâques, les premiers disciples témoins de ce « jour que Dieu a fait pour nous », nous font découvrir la réponse de Dieu au rejet de son fils : « Dieu a ressuscité ce Jésus que vous avez crucifié » ( Act. 3/15). Sa réponse est une victoire, celle de l’amour. Dieu a ressuscité Jésus. Ainsi, il donne raison à ce qu’il a fait, à ce qu’il a dit. Cette Bonne nouvelle est source de joie pour toute l’humanité.

Nous venons de vivre une crise, des moments historiques qui ont mis la Guadeloupe au centre du monde. Pendant des jours et des jours, tous les Medias nationaux et internationaux ont fait de notre pays la « une de leurs journaux télévisés, de leurs informations ». Des hommes et des femmes de bonne volonté se sont levés et ont dit Non à toutes ces forces de mort qui pourraient se résumer par ce slogan « Non à la profitation ».(Pwofitasyon). Cette période a été pour nous un vrai chemin de croix et nous avons pris la route de Pâques par anticipation, le carême a commencé pour nous avant l’heure.
Au sein du collectif Lyannaj kont pwofitasyon) (LKP), de nombreux militants chrétiens ont manifesté la présence de l’Eglise. Ils nous ont aidés à découvrir la souffrance de nombreux guadeloupéens à cause de la « cherté de la vie », qu’il était important de développer le vivre ensemble, la solidarité et qu’une autre Guadeloupe est possible, comme l’avait déjà souligné la commission « Justice et paix », dès le début des événements.La situation a même été décrite sous forme de parabole en parodiant la parabole du bon samaritain. La Guadeloupe blessée gisait au bord de la route. Arrive le mouvement LKP qui la prend en charge, invite à se poser des questions sur son état, la soigne et propose des chemins de guérison. Sommes-nous suffisamment à l’écoute de cette crise. Quelles seront les conséquences pour nous pour le pays, pour l’Eglise ?
(Souligné par Le Scrutateur, qui passe sans commenter davantage, pour l'instant, sur le style ampoulé, et faux-cul de ce document).

Un début de réponse nous vient de l’annonce de la croix comme événement de salut. « Christ est mort, pour nos péchés et selon les Ecritures ». Dans la volonté de Dieu, il se présente à nous comme l’événement de salut par excellence. Il a subi l’épreuve et il est resté fidèle. Il a fui la tentation qui le détournerait de sa mission. Il a obéi au Père, il lui a fait confiance, il s’est donné, abandonné à lui. Il s’est ouvert à l’avenir de Dieu. Il a marché dans l’espérance.
Dans la mort de Jésus, Dieu reconnaît en quelque sorte que nous sommes des êtres dignes de sa propre vie. Il nous invite à entrer dans son dessein qui est amour, liberté, vie, car il possède en lui-même le germe de vie éternelle.

Nous sommes donc invités aujourd’hui à confesser le Christ comme ressuscité, comme glorifié par Dieu et en Dieu, à reconnaître en lui l’accomplissement de l’espérance et l’instauration des temps nouveaux. La victoire de Pâques, la victoire du Christ sur le péché et la mort nous ouvre l’espérance qui ne trompe pas. Alors Je me suis demandé quel trésor pouvait sortir de cette lutte de 44 jours ? Quelle perle de grand prix ? Cette perle est celle de l’Amour, l’Amour de Dieu qui se manifeste dans la justice, la vérité, la paix pour faire place à Dieu et aux autres, pour qu’Il ait toute sa place en nous. Notre espérance chrétienne vient de notre foi en l’amour de Dieu qui est plus fort que la mort. Dans son encyclique « Sauvés dans l’espérance », Benoît XVI affirme : « le message chrétien n’est pas seulement « informatif », mais « performatif ». Cela signifie que l’Evangile n’est pas uniquement une communication, d’éléments que l’on peut connaître, mais une communication qui produit des faits et qui change la vie. La porte obscure du temps, de l’avenir a été ouverte toute grande. Celui qui a l’espérance vit différemment : une vie nouvelle lui a déjà été donnée ». (n° 2).

L’espérance pour nous est une manière nouvelle de vivre cette vie d’ici-bas avec déjà un parfum d’éternité, un parfum à la manière de Jésus, dans le don et l’abandon, de partage fraternel et de confiance filiale, de présence actuelle et attente de ce qui ne peut être encore totalement donné.
Si par la résurrection, Dieu a arraché Jésus au pouvoir de la mort et l’a fait entrer dans une plénitude de vie qui n’aura pas de fin, la résurrection est pour notre monde une espérance. Par la puissance de la résurrection du Christ nous sommes en train de ressusciter en accueillant la vie de Dieu. La vie éternelle est déjà commencée, quand nous avançons avec le Christ en aimant les autres pour qu’ils puissent vivre heureux. C’est en vivant comme Jésus le pardon, l’accueil, le service, le partage, la fidélité à Dieu, que nous traverserons la mort.

« La vie a vaincu la mort, la croix a détruit l’enfer » ! C’est victoire, chaque fois que dans notre vie quotidienne, nous passons de la vengeance au pardon, du mensonge à la vérité, de la méchanceté à l’amitié, de l’égoïsme au partage, quand nous marchons à la suite du Christ ressuscité. C’est déjà vivre en enfants de lumière.

Joyeuses Pâques.

J. Hamot

 








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Christian-Bernard Vidal 17/04/2009 14:28

« Le Christ est mort, pour nos péchés et selon les Ecritures ». Dans la volonté de Dieu !
 
Ce n’est pas tout-à fait exact, le Christ a été crucifié pour « expier nos fautes »
Etant chrétien je ne polémiquerai pas sur le sujet ni sur le fait que le Christ soit mort ou pas sur la croix, il y a trop de mystères qui entourent cet épisode de la foi Chrétienne.
 
Sous prétexte de vivre avec le temps présent, une certaine catégorie de citoyen a tendance à revenir en arrière, c'est-à-dire au 21ème siècle avant Jésus-Christ, époque ou en guise de liberté c’est l’anarchie complète qui régnait, quand aux représentants de la « foi Chrétienne » certains ont tendance à dériver dangereusement sous couvert de religion, c’est à croire qu’en 2009 beaucoup sont encore arriérés et agissent au détriment du bon sens et dans l’irrespect des valeurs reconnues universellement  (avec pour prétexte la liberté absolue et l’athéisme) le rejet complet de toute forme de religion.