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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe. 

  1. Moral des ménages stable en mars.

Le moral des français est resté stable en mars à un niveau bas qui souligne que la crise de confiance se poursuit dans l'économie française. Les ménages sont un peu plus pessimistes sur l'évolution à venir de leur niveau de vie en France. Ils sont légèrement plus nombreux à estimer que leur situation financière s'est améliorée au cours des douze derniers mois alors que la perception sur leur situation financière future est stable. De même, l'opinion des ménages concernant le chômage s'améliore légèrement par rapport à février. Mais une très grande majorité de Français anticipe que la croissance du chômage va se poursuivre. Enfin les ménages anticipent des hausses de prix moins rapides dans les prochains mois.

  1. En France, la conjoncture et l'emploi au plus mal !

Dans sa note de conjoncture de mars, l'Insee brosse un tableau très sombre de l'économie française. L'institut de conjoncture table sur une baisse d'activité de 1,5% au premier trimestre et de 0,6% au deuxième trimestre. La chute du PIB, Produit Intérieur Brut, devrait ensuite se modérer grâce à l’impact des plans de relance français et étrangers ce qui permettrait de limiter l'impact de la crise internationale. Les prévisionnistes de l'Insee continuent de suggérer un retour à la croissance en fin d'année. Au premier trimestre, l'industrie devrait rester la plus touchée par la crise, avec des pertes d'emplois importantes, mais avec une consommation qui devrait rester significative grâce à la désinflation qui préserve le pouvoir d'achat. Les conditions de financement des entreprises resteront toujours difficiles ce qui ne les incitera pas à investir. La conséquence du repli de l'activité économique impactera le marché du travail qui devrait perdre plus de 330.000 emplois au premier semestre. Le taux de chômage devrait poursuivre sa remontée, amorcée fin 2008, pour atteindre près de 9% de demandeurs d’emplois en France métropolitaine. Seule lueur d‘espoir, le pouvoir d'achat progresserait modérément au premier semestre grâce au dynamisme des prestations sociales et à la désinflation. Ainsi la résistance du pouvoir d'achat permettrait à la consommation de progresser légèrement même si la dégradation du marché du travail et l'incertitude des perspectives de revenus devraient favoriser l’épargne de précaution.

  1. La Crise peut être bénéfique pour sa carrière !

Certains cadres sont déboussolée par la crise et ne savent plus vraiment où ils en sont professionnellement. Nombreux sont ceux qui ont peur pour leur avenir. Alors, ils diffèrent leurs achats avec des conséquences importantes sur la politique d’investissement des entreprises. Mais la crise peut avoir du bon. Il faut profiter pour réfléchir à ce que l’on aime faire, à sa valeur ajoutée sur le marché et à sa possibilité d’évolution dans un contexte difficile. Il faut gérer le quotidien tout en ayant une analyse à long-terme de son évolution de carrière. Il faut donc donner le meilleur de soi et saisir les opportunités qui pourront être utiles dans le temps. Une bonne gestion de carrière implique une vision du long terme tout en regardant ce qui est devant soi.

  1. Le manque de mobilité interne : Qui est responsable ?

Dans l’entreprise, la principale raison invoquée pour le manque de mobilité interne est le manque de structure, de taille et pas assez de métiers différents à proposer aux salariés. De leur coté les cadres demandent une aide extérieure pour prendre en compte leurs compétences, leurs ambitions, leurs motivations nécessaires dans l’entreprise qui auraient besoin de leurs compétences et de leur souhait d‘une meilleure utilisation. Face à ce constat deux issues sont envisageables : 1. Le cadre a peur de la crise et préfère la sécurité de l’emploi. Il reste en poste mais perd sa motivation, ce qui occasionne un coût indirect pour l’entreprise. 2. Il choisit de partir et l‘entreprise perd une compétence. L’entreprise court le risque de voir ses ressources partir et de faire office "d’école de formation" malgré elle. Le coût est parfois mal ou sous estimé mais pourtant bien réel. La mission de la DRH, Direction des Ressources Humaines, est d’anticiper et de gérer ses ressources en répondant aux souhaits des salariés et des besoins en perpétuels évolutions dans les entreprises.

  1. Surfer sur le Net au travail rendrait plus productif.

Selon une étude sérieuse de l'université de Melbourne en Australie, naviguer sur Internet et autres Facebook rendrait 9% plus productif ! "De courtes et discrètes pauses, comme un petit tour sur Internet, permettent à l'esprit de se reposer, donc de favoriser la concentration lors d'une journée de travail, et au final, d'accroître la productivité." Monsieur Coker l’auteur de l'étude précise que ces temps de pause ne doivent pas excéder 20% du temps de travail soit environ 1h et 20minutes par journée de 7 heures. Une bonne nouvelle qui ravira les salariés qui passent un peu de trop de temps sur Internet pendant leurs heures de travail. Reste que surfer au bureau à des fins personnelles demeure risqué. En effet, les salariés licenciés pour usage intensif du Web au bureau se multiplient et, dans de nombreux cas, les licenciements sont confirmés par la justice. Alors, chers salariés, en ces temps de crise, même si cela vous rend plus productif, préférez le surf après les heures de bureau.

  1. G20 : Compromis historique pour relancer l'économie et réguler la finance !

Le sommet a posé les jalons d'un "nouvel ordre économique mondial". 1.100 milliards de dollars supplémentaires vont être débloqués pour relancer l'économie. Cet effort financier passe essentiellement par le triplement des ressources du FMI, Fonds Monétaire International, et par un fonds de 250 milliards de dollars pour aider au financement du commerce et à la relance des échanges commerciaux mondiaux. Ces sommes donnent le vertige et il est difficile pour le béotien que nous sommes de les visualiser. Ce paquet de mesures a déclenché un vent d’optimisme dans les milieux économiques et sur les places financières dès jeudi soir. Cette euphorie a été rapidement tempérée par un "retour sur terre" et les principales bourses mondiales se sont repliées dès vendredi. Sans vouloir polémiquer, le G20 a duré environ 5 heures ou 300 minutes, soit 15 minutes de temps de parole par dirigeant de la planète : Quelle prouesse en si peu de temps ! Certes, les sherpas ont bien travaillé en amont, mais quelle sera l’implication de chaque dirigeant pour appliquer ce plan de façon concertée. Le soufflet ne risque-t-il pas d’accoucher d’une souris. Restons optimistes et souhaitons que ce ne soit pas le cas car sinon "adieu veaux, vaches et cochons"…

  1. Encore une fois, la fiabilité des radars remise en cause.

Les radars automatiques sont une nouvelle fois au banc des accusés. Ils seraient impartiaux après avoir été mis en cause pour le positionnement aléatoire des modèles embarqués. En effet, sur chaque avis de contravention, une case placée en dessous de l’encadré spécifie le lieu de l’infraction, l’identité de la machine et celle de l’organisme chargé de sa vérification annuelle. Or certaines machines sont fabriquées, commercialisées et contrôlées par la même société, ce qui est réglementairement non autorisé. Une même société ne peut être à la fois juge et partie. Ainsi la légalité du système des radars et de celle des PV est clairement posée. Des milliers d’automobilistes pourraient en profiter pour échapper aux poursuites et ne pas avoir à payer leurs amendes pour excès de vitesse et/ou ne pas être "délestés" de points. Encore une fois je m’insurge contre les points qui sont enlevés pour des excès de vitesse inférieurs à 10%. Seule l’amende suffirait sans avoir une remise pour paiement immédiat.

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