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Publié par Edouard Boulogne

Eglise en Guadeloupe : Vers une grève du denier du culte?




Au journal de 19h30 de RFO-Guadeloupe, les Guadeloupéens, et particulièrement les catholiques Guadeloupéens ont eu droit à un étrange spectacle?

C'était aujourd'hui, 5 avril 2009, la journée internationale de la jeunesse. Dans ce cadre, des jeunes catholiques du diocèse s'étaient rassemblés, et se sont "exprimés" selon les normes en vigueur depuis 25 ans, c'est à dire durant l'épiscopat de Mgr Ernest Cabo sur la qualité duquel les fidèles sont, c'est le moins qu'on puisse dire, pour le moins partagés. ( On sait que depuis plus d'un an Mgr Cabo a démissionné pour limite d'âge sans que le Vatican lui ait demandé de prolonger son service d'Eglise, comme il arrive souvent. En attendant la nomination d'un nouvel évêque, le diocèse de Guadeloupe est géré par un administrateur apostolique problématique).

Les jeunes présents à la manifestation se sont donc exprimés. Et sur quoi?

Sur les récents évènements qui ont secoués la Guadeloupe.  Ils ont choisi d'exalter l'action du LKP.

Sketches, slams, poèmes, interviews, tout y est passé. Domota est le prophète Elie; les 44 jours de grève ont été comparés au jeûne de 40 jours de Jésus dans le désert.
Bref! le triomphe parfait de la pédagogie évangéliste révolutionnaire (la théologie de la "libération" condamnée par le Vatican), confiée ici aux abbés Chérubin-Céleste, Plaucoste, et Blanchard.

Le lavage de cerveau est bien réussi auprès des jeunes qu'on nous a montrés.

Beaucoup de gens ont sans doute été surpris.

Pas moi qui suit l'évolution, sinon de l'Eglise, du moins d'une partie de son personnel ecclésiastique depuis de nombreuses années, il n'y a là rien d'étonnant.

Les catholiques Guadeloupéens resteront-ils passifs devant ce détournement de foi, et la soumission de l'Eglise locale à ce qu'il y a de pire dans la Guadeloupe d'aujurd'hui?

Pour ma part je rappelle ce que j'ai dit, il y a déjà longtemps aux hiérarques de l'évêché : "quand on s'inscrit dans une perspective de combat politique, quand on prétend entraîner l'Eglise sur le terrain de la lutte politicienne, il faut s'attendre à recevoir des coups, les coups que l'on reçoit quand on fait de la politique".

Régulièrement depuis des mois, dans les églises, à l'occasion des messes, les hiérarques font lire à leurs curés des communiqués incitant les fidèles à payer leur denier du culte. Il parait que le nombre de catholiques à payer cet impôt ecclésiastique, est en baisse constante dans le diocèse.

Pourtant les Guadeloupéens sont des gens pieux, et généreux. Il y a dans leur défection un signe de mécontentement.

Car, chacun le sait, payer le denier du culte n'est pas un devoir institué par l'Evangile. Cette pratique date d'à peine un siècle. Et ne pas payer n'est pas un péché. Le denier du culte est une aide, librement consentie par les fidèles pour aider leur clergé après la séparation de l'Eglise et de l'Etat en France.

Lorsque l'on n'est pas d'accord avec l'orientaion dudit clergé il y a donc la possibilité pour les  fidèles de manifester leur mécontentement par une grève de l'impôt. Nul péché en cela, mais peut-être même, parfois,  l'expression d'un devoir.

Pour ma part, il y a de nombreuses années que je pratique cette grève, en plein accord avec ma conscience.

J'invite les catholiques guadeloupéens à suivre mon exemple.

Edouard Boulogne
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Joseph 08/04/2009 17:29

Non, les prêtres ne sont pas payés par l'état.Pour l'accord Bino, les salariés de l'association diocésaine ont demandé qu'ils aient les 200 euros: je ne sais pas ce qu'il en a finalement été. Je pense que cela va gêner le diocèse au moment où tout est fait pour baisser les coûts sachant que les recettes baissent. C’est bien d’adhérer au LKP mais quant à appliquer les accords, c’est plus dur : la réalité est là.
 Il devrait d’ailleurs fermer les paroisses et renvoyer les prêtres non-guadeloupéens chez eux (car leur présence est du génocide sacerdotale par substitution): comme cela, plus de dépenses.Pour les séminaristes, il y a bien des séminaristes guadeloupéens mais ils sont en métropole (au nombre de 4 ou 5). Car le séminaire qui s'est ouvert en Guadeloupe ne concerne que la première année de discernement et les années de philosophie mais pas celles de théologie (les séminaristes qui ont commencé ici iront ensuite poursuivre en métropole).Il y a par ailleurs un séminariste indien intégralement formé en Inde et qui est ici depuis 1 an et demi pour devenir diacre puis prêtre pour la Guadeloupe. L'absence d'évêque notamment lui empêche de continuer vers le sacerdoce pour l'instant. Pour cette année, il est à la paroisse du Père Albert Blanchard.
Il y a aussi un séminariste haïtien prévu pour la Guadeloupe qui sera le premier à finir le séminaire en métropole et à devenir prêtre.Payer le denier du culte est un devoir car il s'agit de faire vivre son Eglise local mais on peut toujours le payer pour des diocèses dans lesquels on voit plus de fruits (celui de Fréjus-Toulon par exemple qui est très dynamique, très ouvert et qui a besoin de recettes).Pour ce qui est de susciter des vocations de prêtres par ce style de manifestation, là on est sûr que ça ne va pas marcher. On va plutôt former de futurs Domota, Lurel et Malo puisque ces 3 personnes sont issues de la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) et des moutons (les "idiots utiles" selon l'expression de M. Boulogne).Pour l'instant, on ne veut pas vraiment de vocations car on n'a rien à leur donner de consistant spirituellement. Alors on préfère avorter celles que l'on a (qui ne nous plaisent pas) et aussi celles de Guyane et Martinique (puisqu'il ne reste déjà plus que 2 séminaristes sur les 6 d'il y a 6 mois): bien sûr, le discernement est toujours difficile et tous les candidats ne sont pas appelés ici et maintenant. Mais 4 départs en quelques mois, cela va vite décourager d'autres appels.Quant à parler d'actes du personnel de l'Eglise vieillissante, c'est oublié que les jeunes prêtres guadeloupéens ne sont pas à la hauteur et qu'ils ont été discernés et formatés par les plus vieux: cela se voit et l'Eglise en Guadeloupe ne va pas s'en sortir par ses propres membres guadeloupéens. Il faut du sang neuf qui puisse irriguer toute le diocèse et qui le régénère. Pour l'instant, à l'exemple des désirs du LKP, on ne veut que du local et on refuse ce qui vient d'ailleurs. Mais c'est comme certains milieux ethniques qui à force de n'avoir que des mariages entre eux, dégénèrent et s'appauvrissent.Le diocèse se meurt, et les catholiques et le peuple qui a soif, est en train de mourir lui aussi.LKP / diocèse de Guadeloupe, même combat: la mort. 
On verra avec la nomination du nouvel évêque (qui ne devrait pas être un guadeloupéen logiquement et selon le désir de beaucoup de prêtres) si les prêtres guadeloupéens à la mouvance LKP et le LKP lui-même ne demanderont pas que ce poste d’évêque soit réservé à un guadeloupéen comme cela est prévu pour la société civile suite aux accords conclus.
La Guadeloupe et le diocèse vont à leur perte : je crois que le Seigneur voulait les meilleurs choses pour son peuple mais que celui-ci et ses bergers n’en ont rien à faire. Alors, Il va s’en débarrasser.

Edouard Boulogne 08/04/2009 19:48


Beaucoup de choses justes, et de propose de bon sens dans ce propos de Joseph,  que je ne connais pas, mais dont quelque chose me dit qu'il s'agit d'un ecclésiastique.
Je retiens que l'on peut payer le de denier de l'Eglise (ou du culte) ailleurs que dans le diocèse où l'on réside.
Que ledit denier est un devoir. Oui.
Mais il y a parfois des conflits de devoirs. La casuistique est une discipline intellectuelle qui permet de trancher dans les cas difficiles, le plus souvent dans les époques de crise.
Et que ce devoir ne figure pas dans le Credo, dans le décalogue, ni dans les Evangiles.
Quelquefois la désobéissance est le devoir qui s'impose face aux désordre (mental et spirituel) qui s'installe dans certaines instances de ce que jacques Maritain appelait le personnel de l'Eglise,
pour le distinguer de la personne de celle-ci;
Un théologien parmi les plus éminents de l'Eglise catholique au 20è siècle s'est fort judicieusement penché sur ces cas. Il s'agit du père Gaston Fessard (un jésuite pourtant) dans son livre
"Journal de la conscience française" (éditions Plon. Voir photo de la couverture du livre, plus haut dans le corps de l'article).
Je le signale à ceux que ces questions interesse et qui ne veulent pas mourir idiots;
Pour en revenir à la question du fameux "denier", ma religion est faite comme il est dit dans l'article ci-dessus. Pas un sou aux faussaires. Je verrai pour le diocèse de Toulon-Fréjus"!

Edouard Boulogne.


KLOD 08/04/2009 12:38

Stop au denier du culte:Sauf erreur l'Etat rémunère ici les curés (particularité partagée avec l'Alsace).Question,les 40% sont-ils appliqués?Le soutien au LKP cache-t-il une application de l'accord Binot? 

olindi 07/04/2009 01:37

J'ai été moi aussi consternée par le reportage d'hier. je ne comprends pas cette allégeance de l'église au LKP. C'est révoltant. Des personnes qui ont incité à la haine raciale, à la violence, sont les invités d'honneur de la journée mondiale de la jeunesse. Je n'ai jamais pensé qu'on en arriverait là. L'hymne xénophobe du LKP repris par les jeunes catholiques, c'était vraiment désolant. Quelle spiritualité !!!

Edouard Boulogne 07/04/2009 02:28


Ce n'est pas l'Eglise, mais une partie extrêment vieillissante, sénescente de son personnel, (que la mentalité post conciliaire, et non le concile lui-même en son esprit, a lacé au pouvoir
dans les années 70) qui est responsable de cette décadence, et de ces errements.
Ces vieillards de chrétienté, qui donnent dans le politicien le plus misérable, se font les apôtres ... du LKP, (à leur façon, torve, molle, insinuante, tartifienne) pousse des adolescents de 16 et
17 ans dans les bras d'agitateurs, mais ont été dans l'incapacité, en trente ans de fournir une relève ecclésiale à l'Eglise en Guadeloupe, qui leur avait été livrée pouratnt en bonne santé.
Il n'y a pas UN séminariste guadeloupéen aujourd'hui en préparation pour la
prêtrise. Pas UN! La seule chose qui les interesse, je parle de la minorité sénescente qui conduit l'Eglise en Guadeloupe à sa perte, c'est l'augmentation du pognon par le biais du denier du
culte... en baisse constante, ce qui est un signe du mécontement d'un public pourtant pieux et généreux.
On ne leur fera entendre raison que par les moyens que peuvent comprendre ces modernes Tartuffes, et que j'indiquais hier dans mon article.
Foin de la superstition qui consisterait à donner le moindre cent de centime d'euros à ces gens qui trahissent la vocation dont il continuent, mensongèrement à se prévaloir.

Edouard Boulogne.