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Publié par Edouard Boulogne

L'horreur médiatique. 



un commentaire vient d'être posté par La tête sur les épaules sur l'article Oups! Une lacune réparée!, sur votre blog lescrutateur

Extrait du commentaire:

78% de Français pour le LKP… L’horreur médiatique !
 
La Guadeloupe en grève suicidaire pour obtenir 200 Euros contre la vie chère ! comment ne pas se sentir complice de cette revendication lorsque les médias nous présentent avec insistance les Guadeloupéens comme un peuple écorché et torturé par son passé d’esclaves, massacrés par l’armée Française en 1967, ruinés aujourd’hui par les monopoles békés, et depuis toujours méprisés et discriminés par l’état Français…
 
Telle est la synthèse de la crise aux Antilles présentée à tous par les médias ; il est étonnant que 22% des Français soient contre ou indécis…
 
Y a t’il encore un espace pour remettre quelques vérités au-devant de la scène médiatique ?
 
Les Guadeloupéens, torturés, traumatisés et handicapés par leur passé d’esclaves : Ils sont bien les seuls descendants d’esclaves à exacerber cette souffrance : partout aux Antilles anglophones ou hispanophones, aux USA, et en Amérique du sud, au Brésil, ce passé est contenu au rang de l’histoire, sans plus d’influence sur la psychologie et la vie actuelles.
Autre point commun aux autres peuples issus de la traite des noirs : ce sont tous :
Soit des populations de pays indépendants, livrés à eux-mêmes, et de ce fait farouchement attachés à construire leur avenir et vivre leur présent ; ce sont toutes les Antilles autres que nos départements francophones.
Soit la population noire des USA qui une fois gagné le combat de l’intégration égalitaire n’a aucune pensée revancharde liée à l’injustice historique que pourrait représenter leur passé d’esclave.
Je ne connais pas l’histoire du Brésil, et ne saurait dans quelle catégorie classer les noirs Brésiliens.
Peut-être que cette quasi-totalité de descendants d’esclaves ont-ils conscience qu’à l’époque de la traite des noirs, ils n’étaient pas, loin de là, les seules victimes de l’absence d’humanité caractérisant les XVIIIe et XIXe siècles : l’esclavage était la forme ultime d’assouvissement cruel de l’homme par l’homme, mais il était pratiqué sur toute la terre et par toutes les races et civilisations, et très généralement par l’homme envers la femme. Une vérité qu’il est interdit, voire dangereux, d’évoquer en Guadeloupe et en France.
La Révolution Française et la Terreur qui suivit  sont caractéristiques de cette carence d’humanité.
Mais en Guadeloupe, comme en Martinique, l’évocation de l’esclavage est le moyen imparable pour mobiliser la population contre l’ennemi béké ou métropolitain, et contre l’état Français, toujours affublé du rôle de gouvernant colonisateur, et donc responsable de tout, et au final de la situation actuelle.
Le moyen imparable pour creuser le fossé de la rancœur, voire de la haine…
 
Les Guadeloupéens massacrés lors des événements de 1967 : Historiquement 87 morts, mais on aura pu entendre à maintes reprises sur les ondes (France Inter) le chiffre fantaisiste de 200 morts, sans aucune rectification de la part du journaliste…
Pourquoi pas 400 ou 2000 ? tout est possible si on oublie qu’en 1967 la Guadeloupe est dotée d’un état civil aussi fiable et précis que celui de tout département Français,  alors allons-y pour 200 morts prétendus en 2009, et combien dans quelques années : 300, 400, 2000… ?
Les guadeloupéens, « gentils ouvriers exploités (ce n’est pas faux) du bâtiment », et seulement « armés de conques de lambis face aux gendarmes et militaires » : personne pour dire que le mouvement était récupéré et dirigé par le GONG ? (mouvement indépendantiste-révolutionnaire affilié aux deux puissances coloniales de la fin du XXème siècle : l’URSS et surtout la Chine).
Personne pour rappeler qu’avant la nuit, et le premier coup de feu bel et bien tiré par les manifestants, toutes les armureries de Pointe-à-Pitre avaient été dévalisées, et que des dizaines d’armes étaient aux mains des émeutiers les plus radicaux ?
Imaginez le nombre de morts en mai 68 si à Paris les émeutiers avaient pillé toutes les armureries de la ville, et commencé à tirer sur tout ce qui circulait la nuit, et sur tout uniforme!
 
Les Guadeloupéens ruinés par les monopoles Békés : Il est exact que l’importation-distribution (qui représente plus de 15 fois le PIB local !) est extrêmement concentrée, en majorité aux mains des békés, et que cette concentration permet des marges totalement abusives ;
Mais à qui la faute ?
La faute aux politiques : maires, présidents de la région, présidents du département, tous antillais noirs ou métis, qui ont autorisé administrativement cette concentration : le centre commercial de Destreland est l’un des *plus important de France dans une Guadeloupe deux fois moins peuplée que la moyenne des départements, cherchez l’erreur !
La faute à l’UGTG : syndicat à idéal politique indépendantiste, (mais il s’en cache ! ), filleul des poseurs de bombes des années 70, (tous amnistiés par F. Mitterrand dés 1981… Plusieurs morts et des dizaines de blessés, tout de même !), groupuscule ayant compris que le syndicalisme extrémiste pouvait être plus efficace (car pérenne et populaire) et beaucoup moins dangereux que les bombes.
Son action : un démantèlement systématique de toutes les entreprises dans les qu’elles il pouvait prendre pied.
De la fin des années 70 à aujourd’hui, le résultat est la disparition de la quasi-totalité de la production locale, qu’elle qu’elle soit : industrielle, touristique ou agricole.
Ne reste que des structures d’import-distribution seules capables de résister à ces grèves incessantes car moins fragiles financièrement qu’une unité de production.
Et l’on ne cesse de donner la parole à des sympathisants de l’UGTG – LKP qui prétendent que c’est la toute puissance économique Béké aidée par la gouvernance Française qui aurait favorisé l’importation aux dépens de la production locale ; et au bénéfice des monopoles du transport CGM et AIR FRANCE !
Et surtout : ne reste que les grands groupes d’importation-distribution, ayant les reins suffisamment solides pour résister aux blocages imposés par l’UGTG, et suffisamment monopolytique pour augmenter sans restriction leur tarifs et faire payer au consommateur le coût des grèves UGTG

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