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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.  



  1. "Vous les femmes, vous les femmes"

Au lendemain de la Journée Internationale de la Femme, les préjugés sexistes restent encore tenaces. Seulement 10% de femmes siègent dans les conseils d’administration des sociétés du CAC40 et les chefs d’entreprise féminins sont encore rares sauf dans les petites entreprises. Les femmes sont encore loin d’être les égales des hommes au travail ou en politique alors que le principe "à travail égal, salaire égal" est réaffirmé dans quatre lois depuis 1972. La crise économique touche des secteurs très masculins tels que le secteur automobile. Un management au féminin serait-il une réponse à la crise ? Les femmes ont des qualités personnelles d’écoute, de leadership, de travail en transversalité et d’empathie qui pourraient les conduire à imaginer des solutions nouvelles. A l’issue de la crise économique mondiale que nous vivons, il reste à espérer que les femmes soient davantage représentées aux postes stratégiques des entreprises et des institutions publiques. Souhaitons que le principe retenu soit "à compétences égales, salaire égal".

  1. L'année 2009 sera une année de crise !

"Toute l'année 2009 sera une année de crise" a indiqué le Premier ministre François Fillon, qui s'exprimait mardi dernier sur d'Europe 1. Le numéro un du gouvernement a reconnu que "personne aujourd'hui ne peut savoir quand on sortira de cette crise. Ensuite, après une crise d'une gravité comme celle que nous connaissons, il y aura un temps au fond assez long remise en ordre de l'économie mondiale, qui justifie tous les efforts que nous sommes en train de faire". François Fillon a toutefois souligné "qu'aucun plan de relance ne permettrait d'éviter la crise" et "il n'y a pas de baguette magique". "On ne peut mettre en œuvre des plans efficaces que s'ils servent l'emploi immédiatement", a expliqué le Premier ministre, qui a également rappelé que toutes les mesures prises devaient "tenir compte de la situation des finances publiques du pays. "Chaque euro" du plan de relance "est un euro emprunté." Il a confirmé que le déficit français dépasserait "sans doute" 5% en 2009, chiffrant à 50 milliards le montant des déficits supplémentaires. Ces 50 milliards se décomposeront en "20 milliards qui correspondent à des recettes en moins, c'est-à-dire des impôts qui ne rentrent pas du fait de la crise et 30 milliards d'euros qui correspondent aux dépenses de relance", a-t-il détaillé. Alors que la gauche et les syndicats manifesteront le 19 mars pour demander de nouvelles mesures sociales, Madame Lagarde ministre de l'Economie, de son côté a vanté l'action du gouvernement jusqu'à présent. "Je crois qu'on a anticipé et qu'on a toujours été sur la balle au bon moment pour être un peu devant les autres", a-t-elle dit lors d'un déplacement en Haute-Saône.

  1. Intervention étatique pour les assureurs français !

Le ministre de l'Economie, n'a pas exclu, vendredi dernier sur Radio Classique, une intervention publique en cas de problème grave pour les compagnies d'assurance. "Le principe est le même" qu'avec les banques "dès lors que les établissements se trouveraient en situation de risque systémique. J'espère que les compagnies d'assurance qui ont jusqu'à présent très bien résisté à la crise et bien géré leurs opérations continueront de le faire", a-t-elle ajouté. Depuis septembre 2008, le gouvernement américain a apporté une aide importante à AIG, 1ère compagnie d’assurance mondiale. A trois reprises il s’est engagé et lui a distribué 180 milliards de dollars pour lui permettre de survivre : 180 milliards de dollars ! cela donne le vertige et on peut le comprendre, surtout quand c’est mal expliqué par les politiques et les journalistes. Les ultra-marins ne comprennent pas pourquoi on ne lui donne pas 200€ net de salaire mensuel : Des cacahuètes si on les compare aux milliards distribués aux banques, aux assurances, aux entreprises, etc. ! Mais sont-ils prêts à écouter et à entendre ? N’est-il pas plus facile de réclamer plutôt que de comprendre. N’est-il pas plus facile de hululer plutôt que de réfléchir !

  1. L’"Economie pour les nuls" !

Les milliards ne sont pas donnés aux banques, aux assurances et aux entreprises, ils sont prêtés. Pourquoi les états se substituent-ils aux banques pour prêter ? Parce que la signature des états, c’est-à-dire leur capacité à emprunter et rembourser une dette, leur permet obtenir de l’argent sur les marchés à des taux d’intérêts acceptables, alors que ce n’est pas le cas pour les banques. Ces prêts ne sont pas gratuits. Les emprunteurs (banques, assurances, entreprises, etc.) doivent rembourser les prêts aux états avec une marge qui leurs apportent un profit. Ces prêts doivent être utilisés pour investir sur des projets qui doivent permettre de créer des emplois. L’objectif est donc de limiter le chômage, de créer des emplois et d’investir pour l’avenir : C’est ce que l’on appelle la relance par l’investissement qui est privilégiée par la majorité des gouvernements dont la France. Une autre méthode est la relance par la consommation qui est prônée par la gauche française et quelques gouvernements. Bien évidemment elle est souhaitée par les français car elle leur permettrait d’augmenter leur pouvoir d’achat. Cette méthode a été privilégiée, plus ou moins en temps de crise, depuis les années 50 et l’on voit ou cela nous a menés… L’investissement est le plus sûr moyen d’arriver à la croissance, mais cela prend du temps et nous ne savons pas et ne voulons pas attendre. Nous sommes des enfants gâtés : Nous voulons tout et tout de suite ! C’est ce que nous avons fait depuis 30 ans, encouragés par nos gouvernements de gauche, en grevant le futur de nos enfants et petits-enfants ! Certes Il y a des gens qui souffrent et il faut les aider. Le gouvernement devra mettre en place des mesures pour les soutenir et les aider à passer la crise : Chaque chose en son temps. L’urgence est de sauver les banques, les assurances, les entreprises et autres organisations afin d’éviter les dépôts de bilan, les licenciements et l’accroissement vertigineux du chômage. Ma présentation est volontairement simplifiée mais j’espère suffisamment compréhensible pour que les "béotiens" que nous sommes y voient clair. Mesdames et messieurs les politiques ou journalistes, à vous de faire un travail d’explication comme c’est une de vos missions !

  1. Martine Aubry ouvre avant les élections européennes.

Une dizaine de proches de Ségolène Royal font leur entrée à la direction du Parti socialiste, certains sont même tête de liste aux européennes ! Les "royalistes" (étrange adjectif pour des gens de gauche) revendiquaient naguère le tiers des postes car cela représentait leur poids dans le parti. Le compte n'y sera pas, mais, en faisant leur entrée au "sein du sein", ils mettent un pied dans la porte : "Ce que nous avons obtenu n'est pas rien et nous ne voulons pas chipoter", expliquait l'un d'eux. C’est fou comme des élections sont positives pour que les ennemis d’hier soient les amis de demain. Mais tout n’est pas réglé car sitôt le dos tourné, les critiques fusent. Restera à établir un projet politique commun, ce que les querelles de personnes avaient empêché lors du congrès de Reims et pourraient continuer à gêner. Il suffit de les écouter sur les ondes…



Henri Pauvert.

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