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Publié par Edouard Boulogne

Guadeloupe : La "rééducation" a commencé.


 ( A gauche Elie Domota. A droite, Victorien Lurel, Pdt du Conseil régional de la Guadeloupe, dont on notera le regard soumis, et hagard. Le coq a perdu ses belles poses. Je ne peux croire que les Guadeloupéens ne comprendront , tous, le danger qu'il y aurait à ne pas mettre au pas, très vite, la tentative de nouvelle esclavagisation de notre île, à laquelle nous sommes TOUS , exposés).

( Un "jobard" est un individu crédule jusqu'à la bétise. Il y a présentement, en Guadeloupe, un certain nombre de jobards. Ces personnes voient en Domota, et dans les dirigeants du LKP, de gentils redresseurs de torts qui luttent contre l'injustice, une sorte de Robin des bois. Ils se trompent. Ces messieurs ne sont pas des enfants de choeur. Ce sont des militants révolutionnaires, avides de pouvoir, très bien initiés aux techniques les plus pointues de l'action psychologique et de la subversion politique. Le Scrutateur a entrepris, de longue date une analyse de leur nature profonde. Cela me vaut ces jours-ci les attaques les plus violentes, et les plus méprisables de leurs aboyeurs, et bien sûr de certains jobards les plus imbéciles, si j'ose ce pléonasme.

Nous publions donc ci-dessous, dans le cadre de notre entreprise de démystification, deux textes qu'il faut lire. Pour comprendre ce qui se passe, pour contre-attaquer avec quelque chance de succès, il faut répudier toute tentation de mauvaise paresse. Il faut prendre son temps, réfléchir.

Le premier de ces textes est intitulé "Le travail de rééducation a commencé". Il a d'abord été publié sur le blog "Sociologie des DOM" (
http://socio97.zeblog.com ).
Le deuxième est un compte rendu du livre de Ong Thong Hoeung, "J'ai cru aux Khmers rouges", aux éditions Buchet-Chastel. Ong thong Hoeung a été, en son temps un de ces jobards dont je parlais plus haut, avant de connaître l'étendue de son malheur, et de celui du peuple cambodgien.

Puissent les Guadeloupéens réfléchir avant, éventuellement de se livrer aux Khmers, ( mais alors, tant pis pour eux, nous les aurons avertis, dans leur version tropicale et antillaise. E.Boulogne).

(I) Le travail de "rééducation" a commencé !

Par Socio97 :: 08/03/2009 à 16:40
"À en croire M.M. Domota & Monrose, depuis quelques semaines, les Antillais prennent leurs distances avec la société de consommation et redécouvrent un mode de vie, plus traditionnel (!) qui, toujours selon M.M. Domata & Monrose, leur convient beaucoup mieux. S'agit-il des queues interminables (pour se ravitailler chichement) ? de la dégradation de la situation sanitaire ? des entreprises qui partent en fumée du fait d'incendies criminels ? des entreprises condamnées à la faillite du fait de visées non moins criminelles ? du désoeuvrement des enfants privés de scolarité ? Le travail de "rééducation" a commencé, on dirait. Comme jadis au Viet-Nam sous Ho-chi-Minh, en Chine sous Mao, et au Cambodge sous les Khmers rouges... Il y a au moins un point sur lequel M. Monrose et Papa Dom disent une partie de la vérité, c'est que nous apprenons à nous parler : le désoeuvrement, les queues interminables et le chaos qu'ils ont provoqués constituent, et des occasions, et des sujets de conversation avec des inconnus. Bonjou ka mainnain ki nov', et l'on apprend ainsi beaucoup de chose : par exemple, que les enseignants qui voulaient faire grève "contre la vie chère" le 29 janvier (journée nationale) en ont été dissuadés par leur syndicat qui les a incités à se mobiliser le 5 février plutôt, en raison des spécificités martiniquaises. Que leur syndicat ne leur a jamais dit que cette journée du 5 février était le premier jour d'une action destinée à s'éterniser. Que leur syndicat ne les a jamais informés d'un amalgame avec un "collectif du 5 février" . Que lorsque les grévistes de bonne foi de l'Éducation nationale ont déposé un préavis pour UNE SEULE JOURNÉE DE GRÈVE, ils n'étaient absolument pas au courant d'une interminable liste de revendications qui leur était TOTALEMENT ÉTRANGÈRE... Il y a , comme ça, de grosses cachotteries. Des cachotteries tellement énormes qu'un jour on pu lire à la une d'un quotidien français : Phnom Penh libéré. C'était le jour de l'installation d'un régime de terreur au Cambodge, le jour de la prise de Phnom Penh par les Khmers rouges, le 17 avril 1975. Le quotidien "d'information" en question était L'HUMANITÉ, du parti communiste français. Ce que L'HUMANITÉ a appelé la "libération de Phnom Penh", ce fut : la reddition du gouvernement cambodgien, l'installation des bases Khmers rouges, la Bibliothèque nationale vidée de ses livres pour y installer des porcs, la destruction des monastères, l'évacuation des villes et le déplacement des populations, les vieillards et les malades étant abattus sur place ou sur les routes, la collectivisation massive des biens, les travaux forcés, la famine, l'interdiction des journalistes, la torture, la rééducation, les épurations à répétition... Bilan ? la destruction totale d'un pays, et, en quatre ans : au minimum 2.000.000 de morts (bilan officiel 3.314.768 selon le FUNSK) sur une population initiale de 8.000.000. Les chefs Khmers rouges, pour la plupart éduqués et formés à l'étranger, surtout en France, voulaient faire table rase et construire un homme nouveau dans une société de type rural rigoureusement égalitaire. Au nom d'une utopie agraire visant l'autarcie, ils ont affamés et épuisés le peuple qu'ils ont mis, dans tout le pays, aux travaux forcés (production de riz et gigantesques travaux d'irrigation), tout en l'abrutissant de propagande... Jamais les Khmers rouges n'ont fait état de leurs projets auprès de populations qui, à un moment ou à un autre, les ont accompagnés soutenus. Plus près de nous, à Haïti, en 1956, souvenons-nous que le dictateur François Duvallier devint président de la 1° république noire du nouveau monde, parce qu'il était... Papa Doc, le bon médecin des pauvres... Toujours à Haïti, c'est un prêtre des quartiers populaires, le père Jean-Bertrand Aristide, qui, à la faveur d'un certain nombre de malentendus fera pire que la famille Duvallier. Président une première fois en 1990, c'est après un exil doré de trois ans qu'il s'emparera du gâteau pour de bon, se constituant - en 18 mois - une fortune considérable à l'abri de sa tyrannie. Alors que le pays s'appauvrissait de jour en jour, le bon père Aristide, ci-devant apôtre de la théologie de la libération, sera parvenu à ses fins après avoir, malgré les dispositions de la Constitution, supprimé les forces armées d'Haïti et les avoir remplacées par une force de police nationale entièrement dévoué à son régime. De cachotterie en cachotterie, on ne sait jamais ce qui va arriver... "





(II)

J'ai cru aux Khmers rouges

de Ong Thong Hoeung

Editions Buchet/Chastel, Septembre 2003


"En avril 1975, les Khmers rouges prenaient le pouvoir à Phnom Penh.

Nombreux furent ceux qui applaudirent alors. Parmi eux, des Cambodgiens expatriés en France ou aux Etats-Unis, étudiants, intellectuels, anciens fonctionnaires ou militaires? Ong Thong Hoeung étaient un de ceux-là.

En juillet 1976, il quitte Paris, où il suivait des études, pour rentrer au pays. Comme la plupart de ces amis, « progressiste », mais pas communiste, il espère alors pouvoir se mettre au service d'un pays libéré. Mais à leur arrivée, les « étrangers » sont aussitôt dirigés vers un camp de rééducation. Le rêve tourne au cauchemar. C'est le récit bouleversant de cette traversée de l'enfer que l'on lira ici.

Beaucoup de ceux qui firent ce « voyage de retour »sont morts. Ong Thong Hoeung et sa femme ont survécu. C'est dans un camp qu'est né, dans des conditions terrifiantes, leur premier enfant.

La plupart de ceux qui en sont « revenus » ont le plus souvent gardé le silence ou considéré que la fatalité s'était abattue sur eux, comme sur le Cambodge. Avec ce Retour sur une illusion, Ong Thong Hoeung, va beaucoup plus loin. Il reconnaît s'être trompé et montre comment même dans les camps, en dépit des souffrances qu'ils enduraient, lui et ses compagnons ont encore voulu « y croire ». Presque jusqu'à la fin.

Un témoignage exceptionnel sur la folie idéologique et l'aveuglement qui peuvent s'emparer de tout un chacun, avec les meilleures intentions du monde.

Une pièce considérable à verser au dossier du futur procès des Khmers rouges qui devrait enfin s'ouvrir au Cambodge, près de trente ans après leur règne criminel.

Ong Thong Hoeung est né au Cambodge en 1945, dans une famille paysanne de classe moyenne. Il arrive à Paris en 1965, pour suivre des études économie politique. En 1970, il rejoint le Front uni national du Kampuchéa, constitué à l'appel du prince Sihanouk, après le coup d'Etat de Lon Nol.

Rentre dans son pays en juillet 1976, il connaît les « camps de rééducation, jusqu'à la défaite des Khmers rouges, en 1979. Pendant cette période, les deux tiers des membres de sa famille trouveront la mort.

De juin à octobre 1979, il travaille comme archivistes au musée de Tuol Sleng, lieu de détention, de torture et d'extermination sous le régime de Pol Pot.

Il arrive en Belgique en 1982, et s'installe définitivement à Bruxelles." (La vieille Europe a du bon. Note du Scrutateur).


Titre: J'ai cru aux Khmers rouges
Auteur: Ong Thong Hoeung
Publié par les Editions Buchet/Chastel, Paris, France
ISBN: 2-283-01936-2
Diffusion Seuil
Photo de couverture : © Bettmann/CORBIS
En librairie le 5 septembre 2003













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B
Que la liste des "jobards" soit la plus courte possible.. j'espère qu'ils comprendront enfin !
Ce qui m'inquiète c'est la réflexion du général de Gaulle " des c... il y en a de plus en plus et ceux de l'année prochaine ne sont même pas arrivés".
Ce qui me rassure c'est qu'il y a des gens comme vous qui sont là au quotidien pour ouvrir les yeux de ceux qui ne sont pas encore sortis de l'HYPNOSE "DOMOTESQUE"
Ce qui me mets en colère ce sont les émissions de TV où l'on voit le directeur de "tropique FM" intolérant au possible, jugeant les opinions contraires aux siennes comme "HONTEUSES" et qui après avoir soutenu le LKP dans sa démarche destructrice, vient constater les dégâts sur la fragile économie Guadeloupéenne (il fallait y penser avant Maître JOBARD) et espère sur un ton Parisien d'érudit que le Gouvernement ne laissera pas tomber les petites entreprises.
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C
Guadeloupe et les rampants
Il existe partout dans le monde une race de gens tout-à-fait particulière, que l’on nomme « rampants » des gens qui sont prêts à tous les compromis, pourvu qu’ils gardent leur place, leur confort  et surtout leurs subsides, en la matière Mr Victorien LUREL ne fait pas exception il doit appartenir à cette race de gens capable de dire oui, même au diable en personne, le plus triste c’est que ces gens là, se permettent de donner des leçons de morale       
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M
Cher Monsieur, je ne sais pas si vous avez réelement saisi le but de la grève car vous avez l'air très critique envers un mouvement qui à mon avis à pour objectif de faire diminuer le cout de la vie dans les département d'outremer. Je ne dis pas que la méthode utilisé par monsieur Domota est la bonne, mais elle a le mérite de faire bouger un peu les choses, de faire avancer les discutions, qui j'en suis persuadé n'aurais jamais avancer si il n'y avais pas eu de blocage. Monsieur Domota à peut-etre tenu des propos qui peuvent heurté la sensibilité de certaine personne mais je ne pense pas réellement que ces déclarations aient eu pour but de provoquer un appel à la haine raciale mais bien de faire réfléchir les patrons pour qu'ils cessent de profiter des richesses du pays.
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D
Apparemment, GAINO ne lit pas votre blog, car il en est toujours à "renvoyer dos à dos" le racisme totalitaire de Domota et "des formes d'injustice"... Continuez à expliquer que ce sont les autres qui vous empêchent d'avancer, kmers Rouge Guadeloupéens : du sommet de l'Etat, on vous y encourage !. 
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