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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe. 






  1. Pertes historiques pour les banques européennes.

De Royal Bank of Scotland à UBS en passant par Dexia, Natixis, Caisse d'Epargne, Banque Populaire et Allianz, des banques européennes rivalisent de pertes historiques et égrainent des résultats annuels records mais négatifs. Le 26 février aurait pu être un nouveau jeudi noir pour la finance européenne. Paradoxalement, ce "cocktail" de déficits n'a pas ou peu troublé les titres de ces banques. Les raisons sont simples : Tout le monde s’y attendait et le record pour Royal Bank of Scotland, -27 milliards d’euros qui est une perte abyssale, se trouve être inférieure à celle annoncé par la presse : Ouf… ! De même, l'annonce par UBS de la nomination d'un nouveau patron tombe à pic pour accréditer l'idée d'un nouveau départ. Enfin le mariage des Caisse d'Epargne et Banque Populaire a constitué une très bonne nouvelle pour les investisseurs. L’action de Natixis, leur filiale commune, a terminé sur une hausse de 9,7% à la Bourse de Paris. Attendons les résultats des autres banques pour voir le résultat.

  1. La mauvaise stratégie des constructeurs automobiles.

Le constructeur automobile américain General Motors a accusé une perte nette de près de 31 milliard de dollars en 2008 après plus de 43 milliard en 2007. Les constructeurs français sont soutenus à bout de bras par l’état. Tout ceci est du à une stratégie de développement qui n’a pas tenu compte des besoins du marché. Faut-il les aider ? Oui bien sûr, car ils représentent des milliers de salariés. Mais les états doivent exiger des contreparties.

  1. L’Etat : Un invité d’honneur dans un mariage bancaire.

La Caisse d'Epargne et la Banque populaire ont officialisé leur union en portant à leur tête François Pérol, le Secrétaire général de l'Elysée. Il accédera à la présidence d’une nouvelle banque, qui n'a pas encore de nom. Ce rapprochement doit donner naissance au deuxième groupe bancaire français et repose sur la création d'un nouvel organe central, mais ou les réseaux d'agences resteront séparés. La mainmise de l'Etat sur ce projet a suscité des remous dans les deux banques mais aussi dans les milieux politiques. L'Ecureuil a vécu comme une atteinte à son indépendance la perspective que l'Etat prenne jusqu'à 20% du capital du futur groupe, en échange d'une injection de 5 milliards d'euros. Cependant, "plombée" par les déboires de sa filiale Natixis, commune avec la Banque Populaire, la Caisse d'Epargne fait face à une perte de 2 milliards d'euros, la première de son histoire.

  1. Les managers français "flippent" !

Les managers français font grise mine bien que la France ne soit pas le pays européen le plus touché par la crise. Il ressort d'une enquête réalisée auprès de 7.000 managers de 14 pays d’Europe que les managers de l’hexagone sont les plus pessimistes et très déprimés. Le bilan est alarmant car le climat hyper anxiogène qui plane au-dessus de la France a fini par contaminer leurs dirigeants. Alors que la majorité des managers des autres pays parient sur une embellie avant fin 2011, les managers français interrogés font une croix sur leurs augmentations, leurs bonus et autres primes. Pour 37% d’entre eux, la crise va durer plus de deux ans. Dirigeants, fini la grosse déprime : Il est urgent de remotiver vos troupes.

  1. Le gouvernement encourage le chômage partiel.

Dans certaines circonstances un employeur peut être contraint de diminuer la durée de travail de ses salariés, ou cesser son activité pendant quelques semaines. Pendant cette période transitoire dite de chômage partiel les salariés peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d'une indemnisation destinée à compenser la perte de tout ou partie de leur salaire. Ceci permet d’éviter, autant que possible, les licenciements économiques. Ainsi le plafond annuel des heures de chômage partiel autorisées a été augmenté de 600 à 800 heures et porté à 1.000 heures pour certains secteurs en difficulté. Par ailleurs, lorsque le chômage partiel correspond à une fermeture temporaire de l'établissement, la durée au cours de laquelle les salariés peuvent bénéficier de l'allocation spécifique de chômage partiel ne peut désormais dépasser 6 semaines consécutives contre 4 dans le passé. A la suite de la suspension du contrat de travail, les salariés en chômage partiel doivent percevoir une allocation destinée à compenser en partie la perte de leur salaire qui leur est versée par l'employeur pour le compte de l'État. De plus, les partenaires sociaux se sont entendus le 15 décembre dernier sur une revalorisation des indemnités complémentaires de chômage partiel qui passe ainsi à 60% du salaire horaire brut.

  1. L’emploi cadre s’effrite…

L’emploi des cadres est rattrapé par la crise. L’Apec, l’Association Pour l’Emploi des Cadres, date le retournement du marché à l’automne 2008 avec une accentuation au cours des deux derniers mois de l’année et une baisse de 11% des offres d’emploi des cadres informaticiens par rapport à la même période de 2007. Le déclin est plus significatif pour l’informatique de gestion, avec une chute de 14% alors qu’elle représente plus de la moitié des offres. Après quatre ans de baisse ininterrompue, le nombre demandeurs d’emploi dans l’informatique est reparti à la hausse depuis juillet pour se chiffrer à près de 21.000 fin 2008. L’étude de l’Apec montre que "de nombreuses entreprises ont mis en attente certains projets informatiques dès que les effets de la crise se sont faits sentir".

  1. Un nombre de chômeurs important en janvier.

Le nombre d'inscriptions comme demandeurs d’emploi a progressé de plus de 90.000 en janvier par rapport à décembre selon les données publiées mercredi dernier par le ministère de l’Economie. Cette augmentation constitue un nouveau record très largement supérieur à celui de 64.000 atteint en novembre dernier. La hausse a touché davantage les hommes, +5,5% que les femmes, +3%, et plus fortement les jeunes, +5% que les plus de 49 ans. Au cours des trois derniers mois, les inscriptions à la suite d’un licenciement économique ont augmenté de 23,5% par rapport aux trois mois précédents, contre +8% pour l'intérim et +7% pour les CDD. Le président de l'Unedic, Geoffroy Roux de Bézieux, a indiqué que "le chômage frappe en France mais moins proportionnellement qu'en Espagne", car "le gros des inscriptions vient des fins d'intérim et de CDD". De son coté Laurent Wauquiez, le Secrétaire d’Etat à l’Emploi, s'attend à des chiffres aussi importants pendant plusieurs mois. La hausse traduit à la fois les défaillances des entreprises et leur attentisme compte tenu d'anticipations d'activité très dégradées. La prévision en hausse du nombre de demandeurs d'emploi supplémentaires faite par l’Unedic début février paraît donc déjà obsolète.

  1. Monsieur Domota doit se réjouir de son blocus !

Le Pole Emploi de Guadeloupe, ex ANPE & Assedic, va pouvoir se développer et recruter les demandeurs d’emplois dont le LKP est à l’origine. En effet on parle de destruction nette d'emplois qui pourrait s'élever à plus de 17.000 pour l'année 2009 avec plus de 900 entreprises qui pourraient être mises en redressement judiciaire et 543 liquidées. Cela "permettrait d’augmenter" le taux de chômage de 10% à 34% ! Bien entendu cela ne prend pas en compte l’impact des 200 euros net sur le compte de résultat des TPE, ce qui pourrait alors faire augmenter le nombre de demandeurs d’emploi à plus de 20.000. Aucun risque de perte d’emploi pour Monsieur Domota qui, comme sous-directeur du Pole Emploi, doit se frotter les mains pour sa capacité à augmenter sa clientèle de chômeurs ! Souhaitons que cette aventure ne soit pas trop désastreuse pour les guadeloupéens non fonctionnaires ou assimilés. Certes il y a des problèmes structurels à régler dans les DOM mais ne serait-il pas possible que nos compatriotes essayent de voir plus loin que le bout de leur nez et privilégient la myopie à la presbytie ! Ce commentaire peut aussi s’adresser aux français de métropole.


Henri Pauvert.

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