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Publié par Edouard Boulogne

Un premier bilan du LKP.





( Cet article paru aujourd'hui dans le journal Le Monde, expose le premier bilan - catastrophique - de l'action du LKP. L'économie de la Guadeloupe - et de la Martinique - grièvement blessée, l'augmentation inévitable du chomage. Ces messieurs s'en moquent. Mieux, ils s'en réjouissent. Le contrôle à 90% des médias locaux, leur permettra d'attribuer la catastrophe à la mauvaise volonté du patronat - et aux békés, bien évidemment-. Et de se présenter comme les seuls "recours" pour un changement de statut, l'autonomie, voire l'indépendance.
La population, pour l'instant, sur ce point résiste encore. D'où l'affirmation réitérée, par Domota et ses macoutes du caractère essentiellement "social" (sic) de ses revendications. Pour les observateurs avertis de la Guadeloupe et de la Martinique, il est clair, que les gens qui ont préparé de longue main la destabilisation en cours, ne baisseront pas les bras, après le prochain retour au "calme". Il faut que ceux, qui ont soutenu la résistance à la chienlit ambiante depuis un mois et demi, sur ce blog, se mobilisent. D'ores et déjà, plusieurs personnes conscientes des enjeux pour l'avenir m'ont contacté pour envisager les moyens de contrer cette criminelle subversion. Le combat sera d'ordre économique, mais aussi culturel et idéologique. Je suis prêt, de façon totalement désinteressée, à coordonner les savoir-faire, et les bonnes volontés, sans aucune prétention à un quelconque leadership. Edouard Boulogne).



Pointe-à-Pitre, Fort-de-France (Envoyés spéciaux)

Cette grève? "Celle des dockers, il y a six ans, c'était bien pire. Elle avait duré trois mois; là on avait eu de graves difficultés", assure Sylvère, 47 ans, ce vendredi 27 février dans la proche banlieue de Pointe-à-Pitre, après six semaines de gel de l'activité économique. Le chauffeur-livreur de la Saba, qui fournit en matières premières les boulangeries, les pâtisseries et les restaurants, explique qu'on peut stocker de l'essence, limiter les déplacements, grouper les commandes. "Un mauvais moment à passer pour la bonne cause", résume-t-il.

Beaucoup sont loin de partager son optimisme. Selon une note établie par un cabinet de consultants de Pointe-à-Pitre, la destruction nette d'emplois pour l'année 2009 pourrait s'élever à 17000 personnes en Guadeloupe, portant le taux de chômage de 23,5% à 33, 5%. Plus de 900entreprises pourraient être mises en redressement judiciaire et 543 liquidées. Pour l'instant, le greffe du tribunal de commerce est fermé, interdisant toute vérification, mais les chefs d'entreprise ne cachent pas leur inquiétude. Même si la grève engagée par le LKP peut produire un "effet canicule", accélérant la disparition d'entreprises vouées à sombrer.

Amaury de Foucauld, un quadragénaire négociant en vins, alcools et liquides, juge la situation catastrophique. Du bras, il montre son entrepôt rempli de camions : "Ici, il devrait y avoir des dizaines de palettes avec du vin." Il fait toujours le meilleur de son chiffre de décembre à mars. Pourtant, au début de ce deuxième trimestre, il évalue : "J'ai perdu en six semaines ce que j'avais gagné en deux ans." Depuis des années qu'il est ici, il a aussi été bouleversé d'avoir été traité de "sale Blanc".

Chez Fabien Maure, 25 ans, directeur de Troc.com, la chanson Z'avez pas vu Mirza, de Nino Ferrer, accompagne les premiers visiteurs qui reviennent timidement dans ces 1200 m2 chercher leur bonheur : un canapé, un meuble aquarium avec filtration, où trône un nain de jardin. Le jeune patron témoigne que le service d'ordre du LKP est venu lui demander de fermer plusieurs fois, mais nuance : "Ça me fait mal au cœur qu'ils s'y prennent comme ça, mais, franchement, je les comprends. On en a marre de payer un paquet de Chocapic 7 euros." En Martinique aussi, alors que le conflit a duré deux fois moins longtemps, les patrons s'inquiètent des suites de la grève générale. "Les conséquences vont être rapides et foudroyantes, pronostique Patrick Lecurieux-Durival, président du Medef de Martinique. Nous allons perdre la confiance de nos banques, de nos assurances-crédit et, probablement, de nos fournisseurs."Autre grand secteur de l'île, la production de bananes. Les fruits pourrissent sur les arbres, en attendant que le port soit débloqué. "Nous avons déjà perdu trois semaines d'expédition au plus mauvais moment, à une époque où le fruit est le plus demandé par les consommateurs français, c'est vingt millions de bananes par semaine qui ne partent pas", explique Frédéric de Reynal, président de Banamart, qui regroupe les producteurs de l'île. Mais à choisir entre deux maux, le patron préfère encore cette grève à un cyclone. "Là, je perds ma récolte, pas mon outil de travail."


Béatrice Gurrey et Benoit Hopquin



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mabouya 11/03/2009 14:13

J'ai lu : peut être envisager l'indépendance de la Guadeloupe...alors sachez que si la Guadeloupe se met seule, les retraités ne seront plus payés par la France mais par la Guadeloupe, bien que la France verse les retraites au pays, elles seront diminuées et redistribuées comme le gouvernement de Guadeloupe le désirera...Je le sais car l'indépendance de l'Algérie a généré toutes sortes de situations de ce genre...on a traité la France d'ingérance...alors veillez a rester fraçais et à VIVRE en france, c'est la seule façon de conserver le paiement de vos retraites

Pascal 01/03/2009 20:44

Extrait d'une news du journal "Le Monde"Pour "Le Monde" tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... et le gentil "LKP a annoncé son intention de rencontrer un par un les patrons qui n'ont pas signé l'accord" http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/01/la-greve-en-guadeloupe-pourrait-etre-suspendue-lundi_1161900_3224.htmlBen voyons... une meute de chiens enragés face à un patron pour le sommer de:1) Se plier à l'accord salarial2) Cotiser à l'Ugtg3) Accepter que l'Ugtg infiltre son entreprise4) Se résigner à perdre toute liberté (voir son entreprise)Tout cela dans une ambiance détendue, courtoise et des méthodes "pacifistes" que l'on peut imaginer.