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Publié par Edouard Boulogne

 

COMMUNIQUE DU LKT : Liyannahassé Kont Térorizassyon
 
Nous avons reçu un communiqué du LKT, que nous publions, immédiatement, et avec le plus grand plaisir. EB).



"La lecture de la presse nationale, ce matin, est insupportable : tout ce vomi d'âne, c'est répugnant.
 
On n'a jamais vu mieux en matière de désinformation que ce dossier Guadeloupe - Martinique : il n'y a qu'à lire les dix derniers "papiers" du Scrutateur (ou écouter un certain reportage de France-Info), ou tout simplement vivre à la Guadeloupe pour avoir une vague idée de la réalité des choses. Et pour la comparer avec l'essentiel de ce que la presse française donne en pâture à ses lecteurs.
 
Dans la réalité, le droit syndical est détourné à des fins indépendantistes en instaurant un "ordre" mensonger et menaçant qui vise à ligoter (c'est ça, aussi, un liyannaj) la Guadeloupe au profit des ambitions de quelques-uns, qui veulent d'une indépendance (dont les guadeloupéens ne veulent pas) sous couvert d'une lutte contre la vie chère, désignée sous le nom de "pwofitassyon", sachant que qui dit pwofitassyon dit pwofiteuws, ces pwofiteuws qu'il suffit de désigner à la vindicte publique, évidemment.
 
La subversion passe par la désinformation, puis passe à l'action dans un but révolutionnaire. C'est actuellement le cas. Et il n'est pas difficile de prévoir que le LPK n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. A-t-on une seule fois entendu M. Domota envisager la levée du blocage (dans le langage syndical de la Guadeloupe, cela prétend s'appeler "la grève") ?
 
Mais, pour la presse nationale, les choses sont entendues. Tout serait fini depuis longtemps si le Médef voulait bien se montrer raisonnable, ouvert et conciliant (à l'image du LPK). En d'autres mots, la presse française accuse (même si ce n'est pas son vocabulaire) le Médef Guadeloupe de ne pas être bien gentil et bien docile (d'autres le sont bien, n'est-ce pas M.M. Jégo et Desforges) devant les oukases de M. Domota et du LKP.
 
Donc, pour la presse française, la peste, c'est le Médef Guadeloupe et la personne de Willy Angèle, dont la personnalité tranche sur celles qui entendent terroriser la Guadeloupe, et c'est sans doute ce qui le désigne aux yeux de certains comme l'homme à dégommer - puisqu'il n'y a pas la moindre représaille à craindre. Le Médef Guadeloupe et Willy Angèle sont ainsi les cibles de tirs médiatiques, politiques et "participatifs". Le mot "participatifs" désigne les "commentaires" (on devrait écrire "connantaires") d'un public abruti à souhait, et si sûr d'y voir clair qu'il entend partager son point de vue auquel il attache un grand prix. On se prend à regretter que les clercs ne soient plus ce qu'ils étaient et que leurs communications sur la témérité du jugement (qui est la clé de voute de l'explication métaphysique de ce qu'est la connerie) ne trouvent plus le moindre écho auprès de populations prêtes à se vautrer dans la démocratie participative, chère à Ségolène, la madone des cimetières, venue glousser à la Guadeloupe auprès de la dépouille mortelle de Bino comme elle l'avait déjà fait à la Martinique auprès de celle de Césaire.
 
(Ségolène n'étant pas à l'ordre du jour, toute comparaison avec les hyènes ou les vautours serait hors sujet ; aussi tenons-nous en au constat que la "démocratie participative" n'est probablement que le dernier hommage de la madone des cimetières à la dépouille de l'intelligence.)
 
Ce qui est effrayant, c'est cette unanimité entre le LPK, et des Guadeloupéens abusés par la promesse d'une vie moins chère (qui n'en rêve pas ?), et l'extrême-gauche et tout l'éventail politique français jusqu'aux plus hautes autorités de l'Etat, et les médias de référence et, bien entendu le grand public métropolitain (qui ne connaît rien aux subtiles réalités antillaises).
 
A en croire la presse, le LPK est un rassemblement d'agneaux qui se sacrificent pour le bien de la Guadeloupe (et du monde entier, pourquoi pas ?). Le préfet de la Guadeloupe est de cet avis. Le Secrétaire d'Etat au DOM TOM est de cet avis. Du moins ils veulent le faire croire. Quel secret repose à l'abri de ce mur du mensonge, pour que les terrorisateurs soient ainsi couverts en haut lieu et désignés comme des conciliateurs ?
 
On se demande même si l'Etat prend la peine de s'informer ailleurs qu'auprès du LKP et des "associations" souvent basées à Paris, ou de M. Jégo dont la preuve est faite depuis plusieurs mois qu'il est le plus incompétent de tous les occupants de la rue Oudinot depuis vingt ans et dont la seule qualification est sa fidélité canine envers un Président de la République qu'il roule dans la désinformation au point de dévaloriser toute sa communication sur le sujet, tant elle s'appuie sur des postulats notoirement faux. C'est dommage, car cela fait le jeu des terrorisateurs !
 
Quand l'extrême gauche, la presse de référence, le crétin de base et les porte-parole les plus autorisés de l'Etat participent au même concert - alors que l'information est disponible, et que l'Etat (de droit) dispose, s'il en a la volonté, de tous les moyens de savoir -, on se demande à quoi sert cette administration que le monde entier "nous" envie, et à quoi servent outre-mer, des légions de fonctionnaires, payés 40 % au-dessus de leur traitement théorique. A quoi d'autre qu'à alimenter une révolution, financée par l'Etat, c'est-à-dire par le contribuable français, y compris celui d'outre-mer.
 
Périssent les colonies, pourvu que la vanité rayonne de tout son éclat.
 
La lecture de la presse nationale, ce matin, donc  est écoeurante et tout ce vomi d'âne est insupportable. Aussi insupportable que la terrorisation qu'infligent à la Guadeloupe M. Domota - directeur adjoint de l'ANPE, qui trouve sans doute qu'il n'y a pas assez de chômeurs à la Guadeloupe) - et autres fonctionnaires de l'Etat français qui assurera leur subsistance jusqu'à la fin de leurs jours, quoi qu'il arrive, et malgré la haine que ce même Etat français inspire à leurs discours".
 

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