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Publié par Edouard Boulogne

 


Guadeloupe : Veillée d'armes.






L'article précédent, publié hier soir sur le Srutateur, présentait quelques-unes des propositions faites par le président de la République, au sortir d'une réunion de trois heures, tenue avec les principaux élus de la Guadeloupe et de la Martinique.


Ces élus ont réagi plutôt positivement à ces propositions, y compris le président Alfred Marie-Jeanne, y compris le président du Conseil régional de la Guadeloupe, M.Lurel dont l'entretien de ce jour, sur Europe I, avec Jean-Pierre Elkabach, contenait des propos intéressants, malgré les contraintes inévitables, hélas, imposées par les arrières pensées politiciennes.


M.Lurel a eu les mots qui convenaient sur les comportements scandaleusement partisans des chefs du LKP.


Ceux-ci écumaient de rage, à s'entendre dénoncés pour ce qu'ils sont, c'est à dire, des profiteurs des dysfonctionnements de notre société, dans l'état où elle est, des injustices que l'on peut constater, et qui crée du mécontentement dans certaines couches de la population. Dysfonctionnements réparables dans le cadre du statut départemental, mais qu'ils tentent d'utiliser dans l'option de leur politique séparatiste.


Dysfonctionnements, et injustices, qui n'empêchent pas la Guadeloupe et la Martinique d'être dans une situation de pays riches dans la Caraïbe, et d'être un pôle d'attraction pour les milliers de miséreux d'Haîti, de St-Domingue ou de la Dominique, entre autres.


Elie Domota répond aux propositions positives que nous signalons, par un entêtement buté. Son compère Nomertain use d'un vocabulaire haineux, extrême, et raciste.


Bien que la population commence à manifester (autant qu'elle le peut dans un pays où les médias sont scandaleusement entre les mains des séparatistes guadeloupéens) son exaspération d'être pris comme otage et de subir la loi d'une minorité de macoutes, il y a lieu de penser que nous ne sommes pas sortis de l'auberge.


D'autant plus que l'annonce « d'états généraux » (termes dont la connotation historique n'est pas rassurante pour nos îles) laisse présager la continuation durant des mois, de parlottes, colloques, et conciliabules, génante pour la reprise d'une activité économique saine, et de la reprise d'une vie normale pour la société antillaise.


Il est même prévu la possibilité d'un nouveau referendum sur une possible évolution statutaire. Il y a seulement six ans qu'un vote sur une évolution vers l'autonomie des DOMS des antilles s'était conclu par le refus des populations (en Guadeloupe par près de 75 % des électeurs).


Mais les macoutes, (surtout quand ils s'autoprogramment « intellectuels ») ont une très singulière conception de la démocratie. A leurs yeux, seules l'autonomie, ou l'indépendance, seraient acceptables; mais alors, une fois ce choix arraché, par tous les moyens, même légaux, il deviendrait « définitif ».


  1. Lurel ne repousse pas l'organisation d'un nouveau vote, en décembre, dit-il, tout en signifiant que les réformes indispensables pour corriger certaines dérives du système, pourraient fort bien être réalisées dans le cadre de l'article 73 de la Constitution, donc du statu-quo politique.


Puisse-t-il, se maintenir sur cette position de bon sens. Un vrai « politique » n'est pas une girouette qui change en fonction des provocations de ses adversaires, c'est quelqu'un qui sait rester ferme sur des principes, quand ceux-ci vont dans le sens de l'intérêt général.


Quoiqu'il en soit, la situation actuelle ne saurait durer.


Si les forcenés du blocage devaient persévérer dans leur obstination, il faudrait bien que le gouvernement assume ses responsabilités de maintien de l'ordre. La liberté de circulation des hommes et des idées, la liberté de travailler, la sureté des citoyens, font partie des droits de l'homme.


Pour l'assomption de tous ces droits, nous devons tous nous sentir mobilisés. Nous devons aussi, préparer nos argumentaires, pour les débats à venir, et nous armer du courage sans lequel rien ne serait possible pour la Guadeloupe qui sombrerait alors dans un esclavage nouveau bien pire que l'ancien. Sujet sur lequel j'aurai à revenir.


Edouard Boulogne.

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