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Publié par Edouard Boulogne

M.Sarkozy s'engage.

(Nous livrons, à l'état brut, sans autres commentaires pour l'instant, l'engagement du président de la République).



Sarkozy promet 580 millions d'euros et lance des états généraux pour les DOM
AP | 19.02.2009 | 22:27

Montant en première ligne dans le conflit social antillais, Nicolas Sarkozy a promis jeudi de se rendre "dès le calme revenu" en Guadeloupe à l'occasion d'états généraux qui se dérouleront dans tous les départements d'outre-mer. Outre un "effort supplémentaire" de 580 millions d'euros, il a également annoncé que l'Etat était prêt à exonérer de charges sociales une prime mensuelle que les entreprises voudraient bien verser aux plus bas salaires.

Le chef de l'Etat "a pris des engagements forts devant nous. J'espère que tout cela sera respecté dans des délais raisonnables", a réagi le président du conseil régional de Guadeloupe Victorin Lurel, reçu jeudi en compagnie des autres élus ultramarins à l'Elysée. Il a notamment estimé que la prime que l'Etat s'est engagé à exonérer de charges était une "proposition raisonnable". "C'est sur la table. On aura à l'évaluer, à la soupeser. En tout cas, ça me semble personnellement aller dans le bon sens", a-t-il jugé.

Après quatre semaines de grève générale en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy a réuni pendant plus de trois heures les élus d'outre-mer à l'Elysée, et s'est engagé à se rendre en Guadeloupe "dès le calme revenu". Cette visite devrait intervenir "courant avril", précisait-on à l'Elysée.

Il a également promis un "effort supplémentaire de l'Etat au profit des quatre DOM" d'un montant total de 580 millions d'euros, dont 280 millions au titre du Revenu de solidarité active (RSA), et 150 millions d'euros supplémentaires dans le cadre de la loi pour le développement de l'outre-mer, qui sera examinée en première lecture au Sénat à partir du 10 mars.

Face aux vives revendications sur le pouvoir d'achat à l'origine de la crise en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy a annoncé que l'Etat était "prêt à exonérer de toute cotisation sociale (patronale ou salariale) l'augmentation qu'accorderaient les entreprises des DOM à leurs employés, sous la forme d'une prime", pendant une durée maximale de deux ans.

Le montant de cette prime, qui pourrait être versée à 45.000 salariés touchant 1 à 1,3 SMIC, sera à négocier par les partenaires sociaux dans le cadre de discussions par branches. L'Etat accompagnera cette prime à l'aide d'une application anticipée du RSA, de la prime pour l'emploi, "et l'en exhonérant de toute cotisation" (hormis CSG et CRDS, qui devraient toujours être acquittées), précisait-on à l'Elysée. Au total, "nous pouvons, ainsi, arriver très près de la demande initiale de 200 euros supplémentaires", a déclaré Nicolas Sarkozy.

Enfin, initiant selon lui "la plus grande consultation jamais réalisée en outre-mer", le chef de l'Etat a souhaité l'organisation, dans chaque collectivité d'outre-mer, d'états généraux "avec tous les acteurs sociaux, économiques et politiqes pour débattre des grands enjeux de l'outre-mer".

Le président a identifié cinq sujets à aborder lors de ce processus: "la formation des prix, les circuits de distribution et le pouvoir d'achat", "les productions locales et les conditions d'un développement endogène au bénéfice des ultramarins", "les évolutions institutionnelles locales et l'adaptation des administrations centrales", "les chantiers de la relance et les grands projets structurants en outre-mer" et enfin "la rénovation du dialogue social".

En mai prochain, les propositions soumises dans le cadre de ces états généraux seraient rassemblées en une synthèse à Paris. Et, avant la fin mai, un premier conseil interministériel de l'outre-mer pourrait alors se réunir sous sa présidence "pour arrêter un ensemble de décisions qui constitueraient un vaste plan de modernisation de l'outre-mer et de sa relation avec la métropole".

"Au regard de l'analyse que fait le président de la Républiquer sur la situation en Martinique et en Guadeloupe, je n'ai rien à redire. On a reconnu la vie chère, on a reconnu qu'il y avait une économie à deux vitesses", a réagi Alfred Marie-Jeanne, président du conseil régional de Martinique. "Le problème est: est-ce que les mesures proposées seront à la hauteur de l'analyse faite? (...) Nous verrons de quoi il en revient d'ici quelques temps".

Pour sa part, Elie Domota, leader du collectif guadeloupéen LKP, en pointe de la contestation sociale sur l'île depuis un mois, s'est montré d'une extrême prudence, préférant attendre de connaître le détail des mesures. Pour lui, il s'agit pour l'heure "d'effets d'annonce", a-t-il dit sur TF1. AP

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D
Et bien voilà, nos héroïques journalistes locaux ont tout compris à Facebook*, ils se sont fait un nouvel ami.Devinez qui ? Super Sarko ! Comme dirait Villepin : "Bienvenue au club".
Vous avez voulu faire un coup en privant toute la Guadeloupe des nouvelles si importantes de ce soir - Jeudi  19 Février, que tous attendaient. Vous avez réussi.
Dans les 6 mois, les opérateurs Internet de Guadeloupe proposeront la vraie "large bande" Internet, 16 fois plus rapide.
Cela signifie que tout foyer doté d'un PC et proprement connecté n'aura plus besoin de vos services.
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