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Publié par Edouard Boulogne

Vérités bonnes à rappeler.


( Un lecteur de la rue de Nozière à Pointe-à-Pitre nous envoie ce texte paru dans un célèbre hebdomadaire satirique. Les habitués du Scrutateur n'apprendront certes rine qu'ils ne sachent déjà. Mais certaines vérités sont bonnes à rappeler à un moment où des politiciens et soi-disant syndicalistes, utilisent, pour exciter les Guadeloupéens, le thème éculé de l'esclavage, et développent à l'instar d'Elie Domota un racisme anti blanc des plus grotesques. E.Boulogne).


 

Le panard enchaîné

Journal d'un négrier au XVIIIe siècle

pur le capitaine

William Snelgrave

("Témoins", Gallimard)

AVEC ce journal, on n'est pas déçu du voyage. Son auteur, un capitaine né­grier anglais, publia son récit en 1734. Témoin honnête et, faut-il le dire, humain, il justifie benoîtement son commerce : - C'est une coutume établie parmi les Nègres de rendre esclaves toux les captifs qu'ils font à la guerre. On sait de manière à n'en pouvoir douter qu'un grand nombre de captifs pris à la guerre seraient exposés à être massacrés cruellement si les vainqueurs ne trouvaient pas à s'en défaire en les vendant aux Européens. » Il ajoute une re­marque qui aurait pu en faire réfléchir d'aucuns : « Et i! esl fort ordinaire à quelques peuples de l'intérieur du pays de vendre leurs propres enfants comme des esclave», sans y être même por­tés pur la nécessité.. ».

Devenu arche de Noé. le na­vire de notre négrier, chargé a chaque fois de cinq à six cents esclaves, est l'objet de périodiques révoltes : "Je leur fis demander ce qui les engageait a se révolter. Lo réponse que j'en

reçus fut que j'étais un grand co­quin de les acheter pour les transporter hors de leur pays et qu'ils étaient résolus de recouvrer leur liberté, s'ils en trou­vaient le moyen. Je répliquai à cela qu'ils avaient déjà perdu leur liberté avant que je les achetasse. - Et de poursuivre ; « Je leur fis demander s'ils avaient reçu quelque mauvais traitement des gens de l'équipage. Ils répondirent qu'ils n'avaient de ce côté-là aucun lieu de se plaindre. Je leur fis alors observer que quand même ils pourraient réussir à se sauver à terre, ils n'en seraient pas plus avancés : parce qu'ils ne pouvaient douter que leurs compatriotes ne les rattrapassent bientôt pour les revendre à d'autres navires. «  Liberté, j'écris ton nom »...

Sur l'esclavage, on échappera à la mode de la repenlance en lisant l'éclairant «  Les négriers en terre d'islam », de l'historien Jacques Heers, chez Perrin. Il montre que les peuples arabes n'ont rien à envier à nos négriers. Ils pratiquèrent l'esclavage sur une grande échelle, de Blancs d'abord, raflés sur les côtes d'Europe, puis surtout de Noirs et'Afrique.

Alain Dag'Naud

*355 p., 19 €.

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