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Publié par Edouard Boulogne

Le point du jour.



Cette journée a confirmé les espoirs mis en elle la veille par ceux qui souffrent vraiment en Guadeloupe : la masse des petites gens, de ceux qui sont pris en otages par la mafia des beaux parleurs et de certains politiciens irresponsables.

L'essence a recommencé à couler, et certaines entreprises avec l'arrivée de leur personnel ont repris leurs activités.

Mais le "collectif Liyannaj" maintient son intransigeance, autant que le lui permet son pouvoir qui diminue avec la possiblité de se déplacer pour les citoyens soucieux non seulement de l'avenir lointain mais de la vie immédiate avec ses nécessités.

Une partie de cette évolution positive du cours des choses est due à l'efficacité du "dialogue" entrepris avec les parties prenantes par le très habile (peut-être même un peu trop!) secrétaire d'Etat Yves Jego que des médias comme RFO avaient présenté comme arrogant et méprisant, au point que des esprits impressionables, mais nullement partisans de M.Domota, étaient en train de l'employer pour leur compte, sans être bien conscients qu'il n'est jamais rentable de reprendre à son compte la terminologie de l'adversaire.

Le corps enseignant continue sa grève, sans souci des élèves qui entament leur troisième semaine d'inactivité.

La rencontre entre le ministre et ses services d'une part, et les membres de Liyannaj, d'autre part,  a eu lieu dans une relative  convivialité.

Autant qu'on puisse s'en rendre compte Yves Jego ne s'est pas laissé domotomiser.

La Guadeloupe va peut être sortir de l'ornière, alors que la Martinique dès demain pourrait, à son tour, connaître des turbulences. Gageons que ces messieurs n'auront pas la sottise de nous renvoyer les touristes que la nôtre leur aura si complaisamment donnés.

Il est beaucoup trop tôt pour s'aventurer à faire un bilan de la portée véritable de ces évènements douloureux. D'autant que sur le fond, nous nageons en plein brouillard, que les rumeurs, les intrigues en coulisses se livrent à une détestable sarabande.

Cela n'est pas de bon aloi pour la Guadeloupe.

En attendant je vous souhaite une bonne soirée quand même.

Marc Decap.

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Chris 06/02/2009 22:36

Bonjour,Hélas, hélas, Mr DECAP.Si c'était aussi simple que vous le dites ce serait trop beau.Vous vous attachez aux dérives réelles et potentielles de ce mouvement mais vous occultez tout le reste.Vous fermez les yeux sur l'assentiment quasi général de la population (que Mr JEGO a lui-même appelé le peuple Guadeloupéen) à ce mouvement de protestation.Il y a un indéniable appel à la justice sociale et le fait qu'il soit instrumentalisé entre autre par des révolutionnaires de la fonction publique n'efface pas ses causes multiples et lamentablement obscures.Vous dénoncez une mafia contestataire en oubliant de vous poser des questions sur les pratiques mafieuses qui sont la cause des disparités que Mr JEGO doit gérer aujourd'hui et qu'il a lui-même qualifié d'abominations.La sortie de l'ornière que vous souhaitez comme nous tous pour la Guadeloupe dépend du traitement de ces disparités.Christophe K.

Thierry VERSON 05/02/2009 06:45

Si cela ne vous dérange pas, on tressera des lauriers à Mr JEGO quand il les aura mérité, c'est à dire quand on saura ce qu'il a concédé à LKP pour leur arracher une paix sociale provisoire et surtout quand on saura quel est son plan pour sortir la Guadeloupe de l'ornière. Ne faisons pas l'erreur de tous ces pauvres gens qui ont investi leurs espoirs en LKP et Mr Domota sans se rendre compte, à mon avis, qu'ils n'étaient qu'un alibi pour obtenir des concessions politiques et financières du gouvernement. Je reste sceptique parce que jusqu'à maintenant on a toujours été cocu dans ce genre de négociation. Donc pas de chèque en blanc, mais pas de procès d'intention non plus; j'attends les faits.

Edouard Boulogne 05/02/2009 12:06


Pour les lauriers d'accord. Je reste méfiant à l'égard des "trop" habiles, même s"il faut l'être un peu. ça vaut mieux qu'un maladroit. EB