Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Analyse critique du plan de la Région.



 

over-blog.com : Vous avez reçu un commentaire

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Thierry VERSON sur l'article Analyse critique du plan de redressement de laRégion,par Thierry Verson, sur votre blog lescrutateur

Extrait du commentaire:
Les propositions des collectivités régionales
 
Commentaire préalable
Je n’ai pu trouver ce document que sur le site BONDAMANJACK … quand même étonnant que conseil régional et général ne sachent pas communiquer par Internet. Ca présume mal de leur capacité à coller à leur temps et à leurs concitoyens.
Avant de commenter les propositions, il m’a semblé important de jeter un œil au budget 2008 des deux collectivités pour avoir une idée de leur capacité d’intervention.
Pour la région, sur des ressources de 300 Millions d’Euros, 1/3 est apporté par les dotations de l’état, et la région consacre 25% de son budget au remboursement de la dette dont 16% de capital et 7% d’intérêts. Le conseil général avec un budget de 600 Millions d’Euros reçoit plus de la moitié de l’état et est endetté à 23%. Par contre le conseil général annonce une épargne nette de 23 M€ en 2008.
Il faudrait avoir le détail et un audit des dépenses pour juger des optimisations possibles en cette période de crise, mais on constate que les seules voies d’actions directes qui existent sont la redéfinition du budget et un endettement supplémentaire comme l’a fait l’état pour trouver des ressources afin de sauver les banques. Le problème reste qu’emprunter c’est prendre le risque d’une asphyxie financière en cas de chute des recettes fiscales du fait d’une économie en déroute ; c’est aussi faire peser le poids des intérêts d’une manière de plus en plus lourde et obérer ainsi gravement l’avenir. En termes purement économiques un emprunt devrait avoir une rentabilité propre et pouvoir financer sa charge par une amélioration de la productivité et donc des recettes. En matière sociale, ce n’est pas le cas et emprunter pour donner n’est pas viable dans le long terme. Les collectivités régionales n’ayant pas d’activité propre, elles ne peuvent contrebalancer un emprunt que par l’augmentation des impôts et taxes qui sont principalement apportés par l’activité économique.
On retombe devant l’éternel problème de l’activité économique. Seul le dynamisme économique est capable d’apporter une solution aux problèmes de la Guadeloupe, parce que l’entreprise génère des impôts sur le bénéfice, fournit des emplois et finance les charges sociales liées à ces emplois ;  tout le reste n’est que saupoudrage et emplâtre. Il serait donc déjà utile de penser à engager sur le long terme des actions de communication et formation pour changer les mentalités. Tant qu’on assimilera l’entreprise à l’exploitation, tant qu’il n’y aura pas un consensus général sur la nécessité de l’activité économique, rien ne pourra se faire de solide. C’est seulement à partir de la qu’on peut entamer les autres réflexions notamment sur la réduction des inégalités et la justice sociale.
 
Pour ce qui concerne la Région, le budget régional 2009 prévoyait un montant de 303 millions d’euros. A ce budget, un plan de relance annoncé il y a un mois ajoutait un volume d’investissements de 107 millions d’euros principalement assis sur une relance de l’investissement afin de créer des emplois localisés en Guadeloupe, principalement dans le secteur du BTP. Ce plan est aujourd’hui modifié de façon à répondre aux exigences de la crise sociale que connaît notre archipel.
 Sur les  107 millions d’euros du plan de relance, ce sont désormais 23 millions d’euros qui seront consacrés à financer les réponses à l’urgence sociale.
 
Un redéploiement interviendra également à l’intérieur du budget régional 2009 à hauteur de 9 à 10 millions d’euros.
 Au total, ce sont 30 à 34  millions d’euros que la Région consacrera pour répondre aux urgences sociales de la Guadeloupe.
 Cette importante modification du plan de relance impliquera cependant de redéployer et de modifier son architecture. Certains projets et chantiers seront donc différés, reportés ou étalés dans le temps  :
- le lycée du Gosier :                                                    - 2 millions d’euros
- le Centre des arts :                                                    - 2 millions d’euros
- le Hall des sports du Gosier :                                    - 1 million d’euros
- Le Complexe sportif de Bergevin :                          - 1 million d’euros
- La recapitalisation de la SEMAG :                          - 2 millions d’euros
- Les opérations sur le littoral :                                   - 5 millions d’euros
- Les travaux routiers :                                                        - 5 millions d’euros
- La maison de l’élevage :                                           - 2,6 millions d’euros
 
Commentaire :
 Effectivement, devant l’urgence sociale, la région ne peut que redéfinir son budget, mais on constate que c’est par un gel de projets et donc qu’on ne résout rien. On déplace un problème vers un autre.
 
La Région Guadeloupe annonce par ailleurs qu’elle ne financera pas l’édition 2009 de la course Belle-Ile-en-Mer/Marie-Galante pour dégager des fonds destinés à alimenter ce volet social.
Commentaire :
C’est à priori une bonne chose, cependant voila le genre de dépenses qu’on peut incriminer. Il serait intéressant de procéder à un audit du fonctionnement et du budget des collectivités régionales pour s’assurer du bien fondé des dépenses inscrites. Si il y a rarement matière à contester l’ensemble des actions, il y a toujours des petits copinages qui se créent, notamment dans les sociétés d’économie mixtes, les audits, les actions de formation, les rapports de consultants…etc… Je sais bien que Rome nous a appris l’utilité de financer le pain et les jeux, mais je n’aspire pas à ce que la Guadeloupe finisse comme Rome et ma pomme dans le cirque :o).
 
La Région Guadeloupe révisera sa politique de financement aux associations qui seront appelées à l’effort commun.
Commentaire :
Ca veut dire tout et rien, parce que l’associatif est souvent très efficace socialement et est aussi employeur. Il serait bon d’avoir le détail des subventions et des projets en la matière. On a pu constater avec la crise des banlieues en métropole combien l’élimination des associations engagées socialement avait délité d’avantage le lien social et aggravé les violences et la difficulté à communiquer. En outre, bien des associations ont déjà établi leurs budgets et comptent sur les subventions ; voila qui va aider encore un peu plus à casser le lien social.
 
D’autres mesures, en particulier celles prévoyant une réduction des taux d’octroi de mer pour permettre une baisse des prix des produits de première nécessité, impliqueront par ailleurs des sacrifices en termes de recettes fiscales.
Commentaire :
De la langue de bois. Il n’y a pas de chiffres, que des mots. Bien évidemment que réduire les recettes fiscales va réduire le budget des collectivités et qu’il va falloir le redéfinir…. Sauf à transférer ces taxes sur d’autres produits, notamment les produits de luxe ou augmenter ou créer d’autres taxes…. Donc charivari inévitable d’un autre côté avec la menace de diminuer ainsi la consommation et les recettes fiscales. Il est vrai que trop d’impôt tue l’impôt. Le pilotage est toujours difficile quand il faut déterminer des taxes. On peut aussi de demander si ce sont les produits de première nécessité qu’il faut détaxer ou plutôt en reverser le produit aux plus démunis, voire utiliser la banque alimentaire pour distribuer gratuitement ces produits à ceux qu’il faut aider, ce qui me semblerait socialement plus juste.
 
Le retour en Guadeloupe en 2009 de 14 millions d’euros d’octroi de mer des communes en provenance des Iles du nord permettra de financer les baisses d’octroi de mer sur ces produits de première nécessité.
Commentaire :
Je peux difficilement commenter ce point. Si il paraît juste économiquement, pour le reste c’est peut-être discutable. « Le chacun pour soi et Dieu pour moi » est toujours suspect.
 
Les communes de Guadeloupe consentiront ainsi un important sacrifice sur des recettes essentielles pour elle afin de contribuer au financement des mesures du volet social du plan de relance.
 Ce sera la contribution significative des communes à la réponse des collectivités guadeloupéennes à l’urgence sociale.
 Commentaire :
Pardi, elles sont financièrement dans la mouise, on va les y mettre encore un peu plus, alors que les communes sont aussi employeurs et génératrice de social. C’est comme pour le coup fumeux de la baisse d’essence. On donne d’une main et on reprend de l’autre.
 
Dans le détail :
 
I- Les mesures sociales du plan de relance :
 
Afin de soulager le budget des ménages les plus modestes, la région se propose de renoncer à 20 M€ d’investissement en 2009 pour :
1- verser une allocation à ceux des Guadeloupéens qui vivent dans les conditions les plus difficiles.
Une telle somme pourrait permettre de verser 150 € aux 128.000 foyers situés dans la tranche la plus basse au titre de l’impôt sur le revenu ;
Commentaire :
C’est toujours ça de pris quand on est dans le besoin, mais c’est du saupoudrage et ça ne règle rien et ça ne règle pas le pb de tous ceux qui sont encore plus en-dessous et ne produisent même pas de déclaration. D’autre part, on ne sait pas non plus à quoi vont servir en fait ces 150€. Dans la fièvre consommatrice de la Guadeloupe je ne suis pas certain que cet argent soit forcément employé au plus urgent. Pour ma part, je préfèrerais que cette somme soit utilisée directement auprès des services d’électricité, des eaux, ou des écoles sous forme de bons, la liste n’étant pas exhaustive.
 
         2- réduire le prix des repas des lycéens (50 € par lycéen) ;
Commentaire :
Sans contestation possible, encore que la-aussi la mesure ne fait pas de différences entre ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas. Il me semble que l’utilisation de bons serait plus juste. On peut contester ces différences, c’est le problème de ceux qui n’acceptent pas les mécanismes de solidarité.
Par ailleurs, c’est tout ce qui a trait à l’éducation qui devrait être gratuit, parce que tout ce qui entrave l’accès égalitaire à l’éducation, l’argent notamment, est anti-républicain. Un des piliers de la république c’est d’égaliser les chances, à chacun après d’en faire ce qu’il peut.
 
         3- augmenter de 200 € les bourses accordées aux étudiants inscrits en Guadeloupe ;
 Commentaire :
Toujours ça de pris, mais on revient au problème traité plus haut. Les bourses donnent rarement à ceux qui en ont besoin la possibilité de suivre les études qu’ils voudraient. Un jeune qui étudie en métropole coûte le SMIC si il n’est pas logé par la famille, et si il doit travailler les statistiques démontrent qu’il obère ses chances de réussite.
La difficulté d’accès à un enseignement et à une qualité de formation est le pilier du symptôme d’exclusion et d’inégalité dont souffrent à juste titre nombre de Guadeloupéens. Avec le fantasme de la ségrégation à l’embauche, ce sont les points sur lesquels surfent tous les revendicateurs et les manipulateurs de l’opinion publique.
Il faut revoir toute la politique de l’enseignement et de la formation en Gudeloupe.
 
         4- accorder une carte de transport permettant aux lycéens des îles du sud de voyager à prix réduit ;
 Commentaire :
Réduit ????
 
         5- mettre en place un forfait transport pour les stagiaires de la formation professionnelle.
Commentaire :
A chiffrer avant de commenter. C’est toujours dans le détail que va se révéler la justice ou l’injustice.
Quel forfait, pour quel pourcentage de la dépense et pour quels stagiaires ?. Certaines formations professionnelles ne sont pas le fait de gens démunis et n’ont pas forcément à être aidées.
Dans les faits, il serait bon de considérer que tout ce qui a trait à la formation comme à l’éducation devrait être gratuit… mais il est vrai que sur la formation, il y a beaucoup à revoir ; la formation en métropole a fait dernièrement l’objet d’un rapport très sévère qui pointait son inefficacité globale et nombre de dysfonctionnements.
 
Par ailleurs, la région, dont il faut rappeler que ce n’est pas la compétence, va accentuer son effort en matière de logement : 
en accordant sa garantie à des programmes de logement social (environ 4000 logements en 2009) ;
Commentaire :
Une garantie ça ne coûte pas cher.. du moins au début et si tout se passe bien :o)
Le problème du logement social mérite une attention plus soutenue, parce qu’il est un des plus gros problèmes de la Guadeloupe, qui à mon sens n’a jamais vraiment suscité une attention à sa hauteur.
On a créé des exonérations pour des programmes résidentiels dont la plupart ont servi à enrichir ceux qui n’en avaient pas vraiment le plus besoin. En effet, dans l’atmosphère stupide d’affrontement entre l’état et le citoyen parce que ce dernier estime, souvent justement, que l’égalité et la justice sont aujourd’hui des mots vains, on préfère jeter l’argent dans des investissements souvent hasardeux plutôt que de payer l’impôt. De ce fait, les prix immobiliers ont connu une envolée extraordinaire du fait de la spéculation qui n’a servi qu’à diminuer les recettes de l’état et générer d’avantage d’injustice et de rancœurs en faisant flamber les loyers et diminuer l’offre locative dans les logements sociaux. Evidemment, l’argument a toujours été que pratiquant ainsi on sauvegardait les emplois dans le bâtiment et par déduction l’économie de l’île. Ce sont ces mêmes arguments qui se sont répétés lorsque l’état a décidé de reconsidérer le mécanisme… d’où blocages et manifestations comme à chaque fois qu’on veut toucher un privilège en France et juste un peu plus en Guadeloupe :o).
Il est important donc de rediriger l’effort vers la construction de logements sociaux, ce qui ne pénalisera pas l’activité du bâtiment, mais pose un autre problème. Les promoteurs sont des gens qui investissent pour vendre et non pas pour louer et ils ont donc besoin de récupérer leur mise. Ce sont les particuliers qui achètent pour louer et les particuliers n’achèteront pas pour louer dans le logement social qu’ils considèrent plus aléatoire s’ils n’ont pas une garantie sur les loyers.
A défaut que les collectivités puissent s’endetter pour réaliser ces programmes en leur propre nom, ce qui les rendrait moins cher du fait d’un financement moins cher et d’un capital privé à ne pas rémunérer,  il serait néanmoins intéressant d’étudier la mise en place d’une caisse de caution et garantie des loyers impayés pour sécuriser et attirer les investisseurs.
On peut aussi penser à ouvrir le capital de sociétés de gestion des logements sociaux aux particuliers, ces sociétés devant être parfaitement transparentes et dotées d’un conseil de surveillance comportant une large représentation des actionnaires privés pour ne pas nuire à la crédibilité du montage.
Pour ma part, il me semble qu’un montage mixte entre public et particuliers dans le logement social aurait pour autre attrait de fournir par la suite des recettes aux collectivités et de les rendre moins dépendantes des recettes fiscales. Evidemment la société d’économie mixte semble être conçue dans ce but, mais la question de la détention du contrôle entre privé et public peut poser problème.
 
 
en consacrant, dans son plan de relance, 8 M€ supplémentaires aux aides à l’amélioration de l’habitat qui permettront d’aider plus d’un millier de familles nécessiteuses ;
Commentaire :
Indispensable. Encore serait-il bon d’avoir plus d’information et de savoir à combien en fait devrait se situer l’investissement pour résorber la totalité de l’habitat insalubre et définir dans quels cas il serait moins couteux de construire et reloger.
 
II- L’allègement des prix par la baisse des taxes et des marges :
 
Grâce à son intervention devant le Conseil Constitutionnel, la région a obtenu que plus de 12 M€ de recettes d’octroi de mer payées par les Guadeloupéens ne soient transférées à Saint-Martin. La région propose aux communes de consacrer ce montant à des baisses d’octroi de mer. Cet effort constitue un renoncement de leur part à percevoir cette somme qui devait abonder leurs budgets mais il ne se traduira pas par une baisse de leurs recettes. Il permettra : de réduire de moitié de taux d’octroi de mer (passage de 15% à 7% ou de 10% à 5%) sur de nombreux produits de première nécessité (poisson et crustacés frais, jambons, saucisses, saucissons, conserves de viande, de poissons, de mollusques, patates douces, pastèques, melons, boissons chocolatées, pâtes alimentaires, couscous, dentifrice, déodorants, savons, lessives…) ;
 de réduire de 5 points le taux de l’octroi de mer sur le gazole ce qui devrait se traduire par une baisse supplémentaire et durable de 2 à 3 centimes au litre.
 Par ailleurs, la région fera un effort supplémentaire en baissant le taux de l’octroi de mer régional sur l’eau potable à 1%.
Commentaire :
On en a déjà parlé plus haut 
 
La région va par ailleurs lancer, dès février, le dispositif d’aide au fret permettant de réduire de 50% le coût supporté par les entreprises locales sur l’importation en provenance d’Europe de leurs intrants (y compris les engrais). Ce dispositif sera également applicable aux échanges inter-îles dans notre archipel.
Commentaire :
Si la mesure annoncée est celle que j’ai trouvée, c’est un peu se foutre de la gueule du monde que d’annoncer des chiffres bidons… d’autant que la subvention ne concerne que les seules entreprises de production, Un simple coup d’œil sur le site montre que la mesure est bien floue d’autant que l’entreprise doit répondre à des conditions précises et qu’il s’agir encore d’un parcours du combattant administratif. Ce n’est pas cette mesure qui va permettre à une entreprise d’établir un prévisionnel de prix de revient de d’adapter son prix de vente.
http://www.cr-guadeloupe.fr/aides/?ART_N_ID=778&ARB_N_ID=573&MERE=&REGION
Il n’est pas non plus exigé de l’entreprise qu’elle impute cette aide sur ses prix de vente, ce qui en soi est normal, mais dans ce cas la mesure n’a pas à entrer dans le catalogue de celles contre la vie chère. Ce n’est pas le même paragraphe.
Il est néanmoins certain qu’il faut développer et aider les entreprises de production, bien plus que les entreprises de négoce, mais si des aides publiques sont données, il doit y avoir un contrôle de leur répercussion sur la collectivité en terme de prix et d’emploi. Celui qui se débrouille tout seul n’a de compte à rendre à personne tant qu’il est dans la légalité, celui qui bénéficie d’une aide doit en rendre des comptes.
Par ailleurs, il faudrait se poser la question de savoir pourquoi les fruits et légumes locaux sont parfois plus chers en grande surface que les produits importés et pourquoi on peut trouver des fruits à pain par ex pourrir dans les rues.
 
La région annonce aussi une gel des autorisations de voierie indispensables à l’ouverture de nouvelles stations-service dans le département pendant au moins 12 mois.
Commentaire :
Bien entendu, il s’agit d’une mesure pour calmer le jeu syndical mais en tout état de cause elle est inadmissible si elle n’est pas justifiée parce qu’elle signe l’acceptation du recours à la force et de l’illégalité. Je n’ai nulle part entendu si les stations service de Guadeloupe étaient dans un réel état de danger en cas de concurrence accrue. En général les gens qui investissent, surtout des sommes importantes, font une étude de marché et ne se risquent pas si le marché ne le permet pas. On peut néanmoins comprendre que des limites soient données comme c’est le cas pour les pharmacies notamment, pour garder un marché sain et éviter des faillites et un regroupement monopolistique ; néanmoins la difficulté étant de ne pas aboutir à une situation de monopole, il faut qu’une telle mesure soit encadrée par des règles précises et régulièrement révisées, ce qui n’est pas le cas ici.
En fait, je ne suis pas certain que cette demande n’ait pas constitué une simple excuse pour aider KLP à bloquer l’île, ou un simple coup de force corporatiste. En l’état des choses, c’est inacceptable d’autant que tous les Guadeloupéens sont dépendants de la centaine de gérants de station service ou de la direction du syndicat le plus puissant. Quand 460 000 personnes voient dépendre leur sort et leur quotidien d’une centaine de nantis, est-on encore en démocratie ?
 
 Pour accompagner son effort, la région demande :
Commentaire :
La c’est du coup de pied en touche et c’est se foutre du monde. Demain on rase gratis
 
aux entreprises du secteur de la distribution de signer une charte d’engagement à répercuter durablement ces baisses et à accepter des contrôles en ce sens ;
à ces mêmes entreprises de baisser leurs marges sur ces mêmes produits ;
Commentaire :
Autant instituer le contrôle des prix et des marges.
C’est un problème important, car c’est enlever à l’entrepreneur le choix de sa stratégie. Normalement les prix et marges se fixent par le marché et donc la demande et la concurrence. Si ils sont trop élevés c’est qu’il y a un manque de concurrence et/ou trop de demande; si ils sont trop élevés l’entreprise dégage plus de profits et donc paie plus d’impôt. Il me semble que  c’est sur ces facteurs la que l’on peut jouer si on ne veut pas changer dangereusement la règle du jeu de l’économie de marché.
On ferait mieux d’identifier les monopoles éventuels qui grèvent les prix en amont et dans ce cas de leur créer une concurrence ou les taxer d’avantage.
 
au Gouvernement de baisser la TVA sur ces mêmes produits et sur d’autres ;
Commentaire :
Ca ne coûte rien de le demander sans même chiffrer et après on va nous parler de tenir des propos responsables. Toujours moins d’impôts, toujours plus d’assistanat, toujours plus de sens unique … jusqu’à quand ? On ne règle rien des problèmes de base de la Guadeloupe et on crée un sentiment d’injustice en métropole ou les gens comprennent mal qu’on fasse toujours plus pour les DOMS sans que la situation n’évolue favorablement.
On pourrait éventuellement comprendre une baisse ou une exonération temporaire le temps de dégager des solutions pérennes… une rustine n’a jamais empêché un bateau de couler.
 
au Gouvernement de procéder aux contrôles du respect des engagements ci-dessus ;
au Gouvernement de revaloriser le revenu des planteurs de cannes en augmentant le prix de la canne et en valorisant ses sous-produits ;
Commentaire :
Ca ne coûte toujours rien de le demander. Les responsables économiques de nos collectivités publiques sont fâchés avec la calculette. Ils n’ont pas étudié comment valoriser les sous-produits de la canne ? Ils pensent qu’à Paris les mecs sont plus intelligents pour le faire ? On voit clairement que c’est du chacun pour soi médiatique. Les pb sont secondaires, la priorité c’est l’image et certainement les élections.
 
aux coopératives agricoles une diminution sur le prix des plants (bananes, ignames, ananas).
Commentaire :
Je suis heureux de savoir que les coopératives agricoles sont si riches qu’il n’y a qu’à demander sans même chiffrer et justifier. Quand je pense que je reprochais ces mêmes défauts aux revendications de KLP. Eux au moins, ont des excuses d’être économiquement nuls, ce n’est pas leur partie.
 
à la SARA de reverser le produit de la taxe sur les huiles usées et l’affecter à des mesures en faveur de l’emploi ou de la formation professionnelle.
Commentaire :
Concernant la SARA qui est en situation de monopole et filiale à 50% de Total, il y a certainement beaucoup plus à étudier et à proposer.
 
 aux Grands Moulins Antillais une baisse du prix de l’alimentation pour le bétail.
Commentaire :
Même problème que cité plus haut pour les coopératives agricoles et les entreprises. Je me demande si ce ne sont pas les auteurs du cahier des revendications de KLP qui ont constitué cet empilage, on y retrouve la même tendance à faire du volume :o)
 
au Gouvernement de délimiter les eaux territoriales avec Antigue et la Dominique et d’établir une convention de pêche avec ces mêmes pays.
Commentaire :
Ah voila une idée qu’elle est bonne… une guerre avec Antigue et Dominique.. cf le film « des hommes d’influence ». En fait une simple mesure pour faire ami-ami avec les pêcheurs, ça ne bouffe pas de pain, ça ne résout rien, et ça peut rapporter des voix.
 au Gouvernement de maintenir en l’état le dispositif de continuité territoriale qui permet à des milliers de Guadeloupéens de bénéficier chaque année de réductions sur les billets d’avion ;
 au Gouvernement de veiller à ce que l’ARCEP intervienne davantage en faveur d’une baisse des prix des télécommunications et de l’Internet à haut débit en Guadeloupe ;
 aux groupements de communes de baisser leurs marges sur le prix de l’eau avec un accord entre le SIAEAG, les communes et les intercommunalités ;
 aux banques de baisser leurs taux et de ramener aux taux actuels les plus favorables les taux des emprunts immobiliers contractés antérieurement à des taux plus élevés.
au Gouvernement une répartition plus équitable du produit des amendes des radars fixes et mobiles avec les collectivités locales.
aux banques mutualistes le reversement des dividendes à leurs sociétaires.
aux importateurs et aux distributeurs de verser une cotisation destinée à financer l’organisation de l’interprofession - l’Iguavie - pour le développement et la modernisation de la filière.
au Gouvernement un moratoire des dettes fiscales et sociales des PME/PMI/TPE en difficulté.
Commentaire :
Pas la peine de commenter d’avantage tous ces points. C’est tout du même niveau : « c’est pas ma faute, c’est les autres ». Pas de chiffrage, pas de proposition concrète, des mots, du vent et de la fumée.
 
 
III- La priorité à l’emploi local :
 
         Afin de donner davantage de chances aux personnes inscrites au chômage en Guadeloupe de trouver un emploi, la région propose :
 
la venue d’une mission conjointe de la HALDE, de la délégation interministérielle pour l’égalité des chances outre-mer et du commissariat à la diversité et à l’égalité des chances chargée de faire des propositions pour la promotion de l’emploi local ;
Commentaire :
C’est bon, encore des mecs qui vont faire du tourisme et couter un peu plus cher, surtout que ces gens la ne voyagent pas en eco. On a besoin de mecs de Paris pour savoir ce qui se passe ici et imaginer des solutions ? Les deux conseils reconnaissent donc de facto qu’ils sont composés de nuls incapables de bosser eux-mêmes sur un problème qui les concerne. Autant qu’ils se dissolvent, on y gagnera du temps et de l’argent :o)
 
la conclusion d’une charte pour l’emploi local. Cette charte serait conclue entre le Pôle emploi Guadeloupe et les associations de socioprofessionnels. Toutes les entreprises seraient incitées à y adhérer. Elle prévoirait qu’avant toute embauche, le chef d’entreprise adhérent s’engagerait à consulter le pôle emploi et à recevoir en entretien un certain nombre de candidats présentés par le Pôle emploi –Guadeloupe. Les entreprises s’engageraient également à motiver un refus de recrutement des candidats présentés avant de recourir, le cas échéant, à un recrutement extérieur. Un comité de suivi de l’application de la charte serait mis en place et ouvert aux organisations syndicales ;
Commentaire :
Du grand nul si il en est. On ferait bien d’envoyer les politiques et les fonctionnaires en stage dans les entreprises qu’ils sachent comment réagit un chef d’entreprise.
Un chef d’entreprise embauche d’abord parce qu’il a un besoin à pourvoir et donc le premier facteur pour booster l’emploi, c’est le dynamisme économique, évidemment dans le merdier actuel, ça ne va pas bien le faire. Ensuite quand il embauche, il embauche celui qui possède les meilleures compétences à salaire égal. C’est donc sur la qualité des salariés qu’il faut travailler, et on revient au paragraphe sur l’éducation et la formation, parents pauvres si il en est en Guadeloupe. Le pb reste que ce n’est pas en deux jours qu’on va compenser les conséquences d’années d’inertie et d’erreurs. Encore ensuite, quand un chef d’entreprise embauche quelqu’un c’est dans l’intention de ne surtout pas être enquiquiné… et se repose le problème de l’éducation et des mentalités. Quand un chef d’entreprise choisit un salarié en fonction de sa couleur de peau, de sa religion ou de tout autre critère c’est pour s’adapter à sa clientèle ; il faut quand même rester en phase avec la réalité.
Par ailleurs, quand on enquiquine un chef d’entreprise avec une réglementation absurde, il la contourne… or la règlementation envisagée ici serait particulièrement absurde.
Mine de rien, je rappelle aussi qu’il y a une loi faisant obligation à l’entreprise de consulter l’ANPE… elle n’a pas résolu le chômage. Qu’on commence déjà par apprendre aux fonctionnaires qui s’occupent des chômeurs à les traiter avec respect, compassion et se soucier réellement d’eux. Ce sont ces gens-la qui devraient démarcher les entreprises pour trouver des besoins d’emploi et placer les chômeurs. On n ne les voit pas beaucoup en entreprise. Ceci dit, je n’exclus pas que certains de ces fonctionnaires soient réellement motivés, mais il ne me semble pas que ce soit la majorité.
Il y a des améliorations à apporter au traitement actuel du chômage, elles ne passent pas par la contrainte imbécile et improductive du chef d’entreprise, mais par plus de concertation et plus de confiance entre les parties et surtout par la revitalisation de l’économie
 
la présentation de l’adhésion à la charte pour l’emploi local dans les dossiers d’instruction des demandes d’aide aux entreprises ;
Commentaire :
Pipeau et bidon
 
la conclusion d’une seconde charte entre la région et les associations de socioprofessionnels, la charte excellence-formation, par laquelle les entreprises s’engageraient à offrir des postes aux meilleurs stagiaires sortant des promotions de la formation professionnelle ;
Commentaire :
Toujours du même tonneau ; on n’offre pas un poste parce qu’un stagiaire est bon, on crée un poste parce qu’on a un besoin à combler et on prend le meilleur… et le meilleur ce n’est pas forcément le major de la promo qui a eu l’heur de bien plaire. Cette mesure ressemble fort à la mise en place d’un quota dans lequel on placera évidemment ses obligés. Dans une région ou le clientélisme et le piston  règnent déjà en maître, cette proposition n’est pas porteuse d’égalité. Que le système se contente de former les salariés de qualité dont a besoin une entreprise performante et qu’on laisse au chef d’entreprise le choix et le management.
 
le financement de la préparation des jeunes Guadeloupéens aux concours administratifs et de l’Education nationale par l’octroi d’une dotation à l’UAG ou à tout autre établissement d’enseignement supérieur volontaire ;
Commentaire :
La proposition est intéressante, reste à la chiffrer et à la détailler pour s’assurer qu’elle sera bien égalitaire et efficace. Par ailleurs, je rappelle que ne devrait même pas se poser le problème du financement de cette préparation, parce que le simple fait de poser le problème implique que la situation est déjà inégalitaire
 
une priorité aux cadres locaux dans le fonds régional d’aide à l’innovation géré par Oséo ;
Commentaire :
Ah voila qui sent bon le copinage … ne parlait-on pas d’égalité ?
 
l’extension du dispositif « emploi-tremplins » aux contrats à durée à déterminée de 12 à 18 mois pour les entreprises de moins de 5 salariés ;
Commentaire :
Sûr que tout le monde connaît ce dispositif et qu’il n’est nul besoin de le détailler dans un empilage de propositions qui doit briller surtout par le nombre. En effet à chaque fois qu’on creuse, la plupart du temps ça sonne faux et creux.
Ce dispositif est en fait une aide à l’emploi qui concerne le monde associatif. C’est une très bonne chose, sauf que de voir apparaître ce dispositif dans une rédaction ou il est annoncé dans le préambule que les associations seront mises à la diète, me paraît très contradictoire. En diminuant les subventions des associations, on les empêche de facto d’embaucher dans le cadre de ce dispositif puisqu’il ne s’agit que d’une aide. Pire cette aide étant dégressive et le contrat en CDI, si les collectivités locales coupent toute visibilité aux dirigeants des associations, ceux-ci ne vont pas se laisser embarquer dans des embauches qui vont leur poser problème dès que la région redéploiera son budget. Les collectivités locales feraient beaucoup mieux de prendre intégralement en charge le cout d’un certain nombre de salariés employés dans les associations.
 
le cumul des dispositifs « emplois tremplin » et « contrats d’accès à l’emploi » pour les publics en difficulté, les personnes handicapées et les jeunes diplômés de niveau bac +2 ;
Commentaire :
Je ne comprends pas, parce que rien n’est détaillé. Je suis donc censé penser qu’il s’agit de simplification et donc ce serait une bonne chose.
 
l’augmentation du taux de participation de la région pour les « contrats avenir » et les « contrats d’accompagnement dans l’emploi » ;
l’octroi d’une aide supplémentaire aux associations qui recrutent des éducateurs sportifs et sociaux ;
Commentaire :
Proposition positive quoique non chiffrée et sous les réserves faites plus haut quant à la contradiction de cette mesure avec l’annonce de suppression de subventions.
 
l’augmentation du nombre de bénéficiaires du dispositif Chèques qualification ;
Commentaire :
Le chèque qualification concerne une aide à la formation de chômeurs
C’est quand même dingue que les auteurs de ce manifeste, n’aient pas su regrouper les propositions par sujet. Comme quoi le problème de formation est bien plus grand que ce que l’on imagine :o)
 
l’application par le groupe Langley de l’accord déjà conclu avec la collectivité régionale prévoyant l’augmentation régulière et très significative de l’emploi local à l’hôtel Fort-Royal ;
Commentaire :
Alors la c’est du grand art. Ces gens-la sont en train de nous dire qu’ils traitent des accords et des conventions dont ils n’entendent pas exiger le respect. En fait de la poudre aux yeux et des effets d’annonce. On s’en doutait depuis longtemps, mais de le voir ainsi institué comme un modèle de gouvernance, c’est exceptionnel de sincérité. Mais attention, la , il y a le feu, donc on va exiger le respect du respect de l’accord e le coup d’après on nous le refera et les collectivités publiques exigeront le respect du respect du respect de l’accord. Comment ne pas comprendre que les politiques ne soient pas crus et respectés par les syndicats ?
 
l’affectation du remboursement des 380.000 € avancés à pour le paiement des salariés de l’hôtel Kalenda à des actions de formation pour ces salariés.
Commentaire :
On peu comprendre évidemment la mesure sur un plan humain, même si elle sonne encore comme une concession à LKP. Tous les salariés licenciés aimeraient pourtant bien bénéficier d’une telle attention. Il ne reste qu’à espérer que ces formations seront bien efficaces et utiles, qu’il n’y aura pas de copinage parce qu’avec 380 000 € la collectivité aurait certainement pu financer des emplois.
 
Pour accompagner ses efforts, la région demande :
 
au Gouvernement de geler l’application des mesures défavorables votées récemment par le Parlement en ce qui concerne la dégressivité des exonérations de cotisations de sécurité sociale ;
Commentaire :
A mon avis, cette simple proposition est déjà dépassée depuis longtemps compte tenu de la durée de la grève et les concessions que devra faire le gouvernement pour sauver la mise des entreprises seront bien plus conséquentes ?
 
au Gouvernement de remettre en place les SIFE qui permettaient de requalifier des publics écartés de l’emploi ;
Commentaire :
Un détail de plus… le SIFE est un stage d’insertion et formation à l’emploi (comme si l’écrire ainsi posait problème aux rédacteurs qui eux nécessitent un stage de formation à la communication) qui comme pour une fois c’est écrit est destiné aux chômeurs de longue durée. C’est fatigant de voir tout ce bazar d’aides différentes, managées par les uns et les autres, il doit y avoir un gaspillage administratif fabuleux à entretenir ainsi de multiples items avec de multiples intervenants; on finit par se demander ou est la cohérence du système.
Par ailleurs la région a compétence en matière de formation, et il serait plus efficace de regrouper toutes les actions concernant la formation sous l’égide de la région que de dispatcher en vrac à droite et à gauche, histoire de se passer la patate chaude. Je préfère voir l’état abonder aux programmes de formation de la région et les contrôler qu’en prendre en charge une partie
 
au Gouvernement de veiller à ce que l’INSEE fournisse régulièrement les statistiques nécessaires aux anticipations en termes de formations utiles à l’économie guadeloupéenne ;
Commentaire :
Ben oui, parce que dans les collectivités régionales, on est habitué à payer des gens et des services sans se soucier ni contrôler ce qu’ils font ; donc du coup il faut bien rappeler à l’état que c’est un privilège réservé et que lui ne doit pas tomber dans cet excès. Quand je dis, que ce manifeste est un grand moment de sincérité politique !!! :o)
Il faudrait rappeler aux auteurs de ce machin que si il faut se méfier de quelqu’un c’est plus du gouvernement que de l’INSEE et je rappelle que l’INSEE avait été prié de revoir ces chiffres et d’en retarder la publication parce que ça n’arrangeait pas le gouvernement à la veille des élections. Il aurait donc été plus juste de prier l’état de ne pas entraver le travail de l’INSEE sur les statistiques guadeloupéennes. Je pense aussi que les auteurs de ces propositions savent qu’il y a d’autres régions en France qui ont aussi des problèmes , que l’INSEE a un programme et un calendrier à respecter et qu’il n’y a pas vraiment d’obligation à projeter la Guadeloupe en tête des priorités de l’institut?
Par ailleurs et sur le fond de la proposition, il me semble qu’il est plus utile et rapide de se concerter avec les employeurs pour déterminer le besoin en formation qu’avec l’INSEE ; j’en suis donc à imaginer que la région établit les besoins de formation au doigt mouillé… et s’étonne après de la stagnation du chômage. Il faudrait mettre au chômage un certain nombre des fonctionnaires qui ont en charge les problèmes du traitement du chômage et de la formation, histoire de leur donner une formation pratique dont ils semblent manquer.
 
au Gouvernement de revoir les dispositions du statut de la fonction publique et des différents corps de fonctionnaires ainsi que les règles de mobilité qui limitent dans la pratique, la possibilité d’accès des fonctionnaires résidant outre-mer à des postes de responsabilité dans leur collectivité ;
Commentaire :
Je ne comprends pas bien, parce que je ne connais pas ces règles. Je ne vois pas en quoi ça peut modifier la vie chère ; j’ai comme idée qu’il y a un petit peu de clientélisme la-dessous, mais je suis tellement suspicieux que je dois avoir tort..
 
au Gouvernement d’introduire une clause sociale dans les offres d’emploi à l’ANPE privilégiant le recrutement de personnes résidant dans un certain périmètre autour de l’entreprise et allongeant la durée d’examen des candidatures pour ouvrir au maximum l’éventail de celles-ci.
Commentaire :
Fatigant de revenir une fois encore sur un sujet traité déjà à d’autres endroits… bref, et si on imposait carrément les chômeurs dans les entreprises et les cadres de l’UGTG à a place des chefs d’entreprise… on n’irait pas plus vite pour concurrencer la Somalie ? Les mecs qui ont rédigé ce truc ne comprennent rien à l’entreprise, ni à la société dans laquelle ils vivent. Le pire c’est que leurs patrons ont signé le machin sans le comprendre. La Guadeloupe est vraiment mal barrée, parce que ni d’un coté ni de l’autre il semble y avoir les bonnes personnes aux bonnes manettes !
 
à l’Etat et aux partenaires sociaux de mettre en place une structure de résolution et de prévention des conflits sociaux.
Commentaire :
Parce que d’habitude personne n’anticipe les conflits et personne ne les résout ; en sus on met ça entre les pattes de l’état et des partenaires sociaux, histoire encore une fois de refiler la patate chaude aux copains. Quant à penser que la solution est dans une nème structure des mêmes gens, parce que ce sont toujours les mêmes qu’on retrouve, les mêmes qui depuis des années sont incapables de penser dans le bon sens… ça prêterait à rire si le sujet n’était pas aussi grave.
 
 
IV- Mesures demandées pour une gestion plus proche des citoyens :
 
La Constitution (art 72 et 73) offre des possibilités encore insuffisamment utilisées permettant de régler à l’échelon local des questions qui relèvent normalement de la loi ou du règlement : expérimentation, adaptation ou mêmes fixation des règles au niveau local.
 
Afin de veiller à ce que les initiatives prises pour baisser les prix soient répercutées au consommateur final, il est souhaitable, pour des raisons de cohérence, que l’autorité qui a la charge de la coordination des actions de développement économique, la région, soit dotée de pouvoirs supplémentaires de gouvernance économique.
 
Cela pourrait se faire, dans une sorte d’acte III de la décentralisation outre-mer et en utilisant les dispositions de l’article 73 de la Constitution, pour permettre à la région de fixer elle même les règles applicables sur son territoire dans certaines matières.
 
A ce titre, la région pourrait être habilitée à fixer le prix des produits de première nécessité, y compris des produits pétroliers et du ciment, pour une période limitée dans le temps et qui pourrait préfigurer un transfert définitif de compétences.
 
A cet effet, les services de l’Etat (DDCCRF, INSEE) et l’IEDOM pourraient être mis à la disposition de la région pour des missions d’analyse, de conseil et d’expertise.
 
Conformément à la loi organique du 21 février 2007 portant dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l’outre-mer, le président du conseil régional, en concertation avec le président du conseil général, soumettra une délibération en ce sens à son assemblée.
 
La région engagera également des démarches pour demander la gestion du port
Commentaire :
Ah, je n’avais vu que les élections comme motivation au bordel initié par le président de la région avec sa lutte bidon contre l’essence chère, je vois maintenant que le bordel peut-être encore plus juteux. En fait, il vaudrait mieux déterminer de suite les conditions de l’autonomie et du transfert de tout ou partie des prérogatives de l’état à une seule collectivité publique. Personnellement je n’y serais pas opposé si le fait de voir le contenu de cette rédaction ne me foutait pas la frousse quand à la qualité, surtout en matière économique, des gens qui comptent nous mener
 
 
V- Volet parlementaire et poltique
 
La question statutaire sera relancée dans le cadre d’un calendrier précis :
 
- d’ici à 2010 : les partis politiques s’emparent du débat
 
- 2010 : chaque liste en lice aux régionales intègre ses propositions dans son programme
 
- 2010-2013 : élaboration du projet d’évolution statutaire
 
- 2013-2014 : consultation populaire
 
- 2015-2016 : élections
 
 
Un comité de suivi de ces mesures constitué d’élus régionaux, départementaux et municipaux, ainsi que de représentants du collectif sera mis sur pied afin d’évaluer la mise en œuvre des mesures annoncées par les élus guadeloupéens.
 
Commentaire :
Ah voila, on arrive à l’hypothèse que je soulevais au point précédent.
Politiquement c’est  bien joué d’aller draguer chez les indépendantistes et de flatter le sens nationaliste. D’autres apprentis sorcier comme Karadzic ou Milosevic ou d’autres encore s’y sont essayés avec le succès que l’on sait. J’espère qu’on saura nous éviter ces extrémités.
Pour ma part, la notion d’autonomie ou d’indépendance ne me pose pas souci si elle est construite, étayée et surtout menée par des gens compétents et sincères. A ce jour aucune de ces qualités n’est réunie. Si on prend 10 ans pour déterminer l’évolution statutaire et 10 ans pour la mener, on peut arriver à quelque chose, mais il faut de suite trouver les jeunes et les cadres qui ont les capacités intellectuelles et humaines à gérer un pays et les mettre en formation.

voir le commentaire

L'équipe de over-blog.com

over-blog.com © 2004 - 2009 JFG Networks
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article