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Publié par Edouard Boulogne

Réponse à Victor Savardin. 

Dans France-Antilles du samedi 31 janvier, M.Victor Savardin, sympathisant du mouveement social et avant tout politique, qui paralyse ces jours-ci la Guadeloupe et la met à mal, prétend répondre à mon article La Guadeloupe prise à la gorge, paru ici même et reprise récemment dans le quotidien du groupe Hersant. Ma réponse, remise dès samedi 10h30, par email à M.André-Jean Vidal, devrait, selon celui-ci, paraître lundi ou mardi.
Je livre cet échange, dans sa totalité aux lecteurs du Scrutateur, en avant première. EB).




 



Lettre ouverte à Edouard Boulogne et TiMalo

. Lettre ouverte à tout un chacun notamment à Messieurs Edouard Boulogne et à notre slameur vernaculaine TiMalo

Cette rubrique est la vôtre... Elle vous donne l'occasion de prendre la parole sur les sujets qui vous intéressent J'ose espérer trouver une niche dans ce qui m'appartient pour nicher mes mots en remerciant par avance France-Antilles. A l'heure où la Guadeloupe vit une situation d'extrême tension, à l'heure où une étincelle peut alimenter la mèche de l'explo­sion, nonobstant toutes formes de liberté d'ex­pression, est-il normal qu'un professeur de philosophie emploie un langage aussi bellicis­te dans notre quotidien local? (lire France-Antilles du 29 jarmer, courrier des lecteurs). Monsieur Boulogne, je ne fais pas partie de cette minorité de petits bourgeois plus ou moins « intellectualisés >> dont vous parlez. Toutefois, l'inculte que je suis, le « pas intellec­tualisé % ose vous dire que, s'il fallait entrer dans le cercle des « philosophes » ce n'est sûrement pas à vous que je m'adresserais pour prendre des cours de philosophie ! Voyez-vous» Monteur, je pense humblement que le philosophe* le vrai, doit toujours chas-

ser de son tréfonds toutes formes de mani­chéisme. Rien n'est tout à fait blanc, rien n'est tout à fait noir, à l'instar du nouveau président des Etats-Unis, que si cela continue, sera l'alibi de tous les vrais racistes pour essayer de nous faire croire que le monde a changé, Comme vous le soulignez, nous ne sommes plus en 1847, mai 1967 c'était hier, Malheureusement jusqu'à nos jours, les Afro Guadeloupéens, ont besoin de panser leurs plaies. Des plaies qui, malheureusement, ont été engendrées par la morsure du fouet et des chiens lancés à la poursuite de ceux qui avaient la force de s'enfuir. Il faut tourner la page, il le faut. Je vous conseillerais, plutôt que de vous servir de votre plume pour attiser le feu, de vous en ser­vir pour calmer les esprits. Vous avez assez de talent d'épistolier pour le faire. Si cela vous semble impossible, vous taire serait déjà faire un pas vers l'entente de toute composante sociétale, raciale et tutti quanti du peuple ou de la population guadeloupéenne, selon votre choix. Si mes mots vous paraissent sévères sachez qu'ils ne sont en finalité que le reflet de nos maux. J'ose croire au plus profond de ma réflexion que votre billet n'est pas une forme de casus belli comme certains « macoutes » le pensent Bien à vous Monsieur. Autre sujet : J'ai lu avec beaucoup d'attention, la lettre d'Ernest Pépin, et c'est dfun œil lui­sant de « makoterie » que j'ai phagocyté celle de TI Malo adressée à notre écrivain. Très cher TiMalo, bien que je comprenne ton irritation, je dois dire que, de mon côté, j'ai lu la lettre de Pépin dans un contexte de lecture au deuxiè­me degré caricaturale. Ce qui peut paraître une forme d'autocritique de la société Guade­loupéenne dans laquelle l'auteur lui-même, d'une manière subliminale ou consciente, semble se reconnaître, n'est à mes yeux que la traduction, de la pensée du dénigrant d'ailleurs. Pour avoir côtoyé l'écrivain, en question, j'ai trouvé assez d'humilité, de sim­plicité en lui. En quête permanente de cri­tique, Pépin se démarque assez de certains de nos dites grosses plumes qui pour avoir pondu quelques ouvrages se sentent prix Nobel .de littérature. Bref, Pépin est assez grand pout se défendre lui-même, il n'empêche que tu devrais te pencher avec beaucoup plus d'attention sur les mots du philosophe cité en amont. Et nos politiques dans toute cette chienlit? Vote récent pour la présidence de conseil général: 40 votants, 39 pour, 1 absten­tion. Il faut croire que tout baigne. Pas de pro­blèmes d'empoisonnement des terres, de transport, pas de rats dans nos écoles, pas de problèmes de déchets ménagers. En somme un monde de privilégiés... (cela ne veut pas dire que la réélection du président était usur­pée). Ailleurs, ailleurs cette Guadeloupe de privilégiés décrite par Boulogne s'appellerait république bananière. Bien à toi compatriote slameur poète.

Bien à vous tous Guadeloupéens sans clivage de race ou de condition sociale.

Victor SABARDIN, agriculteur « Ecrivailleur »•



Réponse à M.Victor Sabardin.

Par Edouard Boulogne.


Monsieur Sabardin,


Vous m'attaquez sur un ton polémique (quoiqu'avec « modernation », comme dirait cette chère man Mawgrit). Je ne vous le reproche pas. Nous sommes tous deux Guadeloupéens, nous aimons la cuisine créole, qui est épicée, et le fade nous écoeure un peu.

Pourquoi donc me reprocher d'en faire autant. Les gens que vous défendez sont-ils si doux, se gentils, si innocents, que le moindre reproche un peu vif doive être considéré comme signe d'intolérance, de lèse majesté, de fanatisme et de manichéisme, comme vous avez le sacré toupet de me le reprocher.

Vous savez, je suis un homme, un Guadeloupéen debout (« Gwaloupéyens doubout!), et je crois que ceux qui espèrent me voir couché, devront attendre longtemps, à moins qu'ils ne projettent de m'y contraindre en me couchant, froid et sanglant sur la terre de mon pays, la Guadeloupe française!

Dans votre texte vous vous référez à Barrack Obama. Mais c'est bien à tort, car le discours de vos amis est à l'opposée de celui du président des Etats Unis d'Amérique. C'est regrettable, mais c'est ainsi.

Permettez moi aussi de regretter, et je ne change pas de sujet, mais vous donnez dans la complainte de la souffrance, du fouet, du pauvre nègre battu, etc, etc. Ce n'est pas me semble-t-il le discours d'Obama.

Mon cher monsieur Sabardin, personne ( et certainement pas moi, même s'il y a quelques vieux blancs créoles, avec leur bac moins cinq, qui, par sottise, et par tempéramment bêtement bravache, plus que par vraie méchanceté, peuvent se livrer à des provocations verbales intolérables, ne reflètant d'ailleurs pas vraiment le fond de leur pensée) personne donc, n'a lieu de considérer cette époque de l'esclavage avec la moindre fierté.

Mais enfin, ce regrettable état de fait passé, était le résultat d'une conjoncture historique et économique, qui dépassait les responsabilités individuelles des contemporains, tant du côté des blancs négriers que des rois africains qui vendaient aux négriers leurs propres frères de race. Nous sommes en 2009, cent soixante et un ans après l'abolition, bien davantage que le temps écoulé depuis l'abolition américaine. Et pourtant Obama...!

Je pense, monsieur Sabardin, qu'il est temps que l'on change de musique, et que les conflits sociaux inévitables, nous sommes sur la terre des hommes, se règlent par des négociations éventuellement des grèves quand l'un des partenaires est manifestement en tort ( et le « patronat » n'est pas toujours celui-là!), mais libérés de toute idéologie à connotation très 19ème siècle, et raciale.

Vous voudriez que je me taise. Renoncez à cette illusion. Sur mon blog, avec un peu de piment polémique, j'argumente.

Il n'est pas bon pour un pays qui se veut démocratique que l'information soit entre les mains d'un parti unique. En ce moment la quasi totalité de « l'information » est aux mains des amis du Liyannaj. Ils contrôlent la totalité du monde médiatique.

Toute? Non car il est un îlot où l'on résiste, c'est le village de Scrutatorix. Et la vie n'est pas toujours drôle pour les garnisons de Liyandajum, Dominuscommuniscum, Ujétéjiscum.

Sans rancune, cher compatriote? Et n'oubliez pas, car penser c'est limer sa cervelle contre celle d'autrui, de faire une petite cure en lisant Le Scrutateur : www.lescrutateur.com;


Edouard Boulogne.

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G
Cher Edouard,Une fois de plus, vous vous levez contre l'ignominie d'agitateurs qui prospèrent sur la bassesse et la faiblesse humaine. Heureusement qu'il reste des "hommes debouts" comme vous dites.Pensées affectueuses et kimbé raid,Guillaume
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