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Publié par Edouard Boulogne

Le journal d'ARAMIS.


S.10/01/2009. Des droits de l'homme.

Un peu négligé mon journal, ces temps-ci. Le Scrutateur me rappelle à l'ordre. Gentiment.
A tout hasard, j'ouvre mon téléviseur. C'est le journal de 19h30. Bon! comme d'habitude : flp, flp, flp, bla, bla, bla!
Et puis sur l'écran, l'image d'un certain Didier Dominique, journaliste haïtien, qui participe à l'actuel colloque sur les "dwas" de l'homme, qui se tient à l'université de Fouillolle.

Didier est jeune, il est beau (on sent qu'il le sait), il est sérieux. C'est un intellectuel (aïe!), une conscience (on voit qu'il le croit). Vit-il en Haïti ? (ça c'est moins sûr).

L'intervieweur, est un jeune journaliste, plutôt sympathique à l'air candide, que l'on voit assez souvent, depuis quelque temps, surtout les jours (de week-end par exemple) où les cadors de la station ne sont pas disponibles.
Mais c'est ainsi qu'on passe du reportage sportif au vedettariat politique. La candeur, s'évanouira donc très vite, comme buée au soleil!

Didier nous parle des tribulations des droits de l'homme dans la caraïbe. Ses compatriotes, du moins ceux qui vivent là bas, souffrent. Ils souffrent des exactions de la camarilla politicienne qui dirigent la première République noire. C'est pour cela qu'ils émigrent dans l'autre grande république (démocratique, évidemment!) voisine, la république dominicaine.
Flash sur les plages et hôtels de luxe où s'entassent les touristes en vase clos, loin des holocaustes d'Haïtiens, perpétrés sans vergogne, par les frères caribéens.

Le journaliste, encore tendre, mais qui semble apprendre vite, et  savoir ce que l'on attend de lui, pose la question que j'attendais pour ma part depuis le début : "et en Guadeloupe?"

Légère hésitation de Didier. S'il n'habite pas Port au Prince, ce doit être à Paris. Et ce soir en tout cas, il est en Guadeloupe, département Français. Faudrait pas que le ministère de l'identité nationale française, et de l'immigration, lui cherche des pous.
Vite! il se reprend. Héroïquement, il dénonce. Les "droits de l'homme sont partout menacés". Suit un étrange salmigondi, où sont assimilées les choses les plus inassimilables, le sort des palestiniens, dans la bande de Gaza, les massacres de Santo  Domingo, la xénophobie Guadeloupéenne, etc.

Evidemment, mieux vaut entendre cela que d'être sourd.

Didier pourtant est troublé. C'était prévu.

Joker!

Et c'est, comme celle de Zoro, l'arrivée de maître Fred Hermantin, ancien batonnier de l'ordre des avocats, président, local, de la Ligue, des droits de l'homme, ancien membre de l'UPLG (union pour la Libération de la Gwadloup), qui voulait faire sauter, naguère, quelques personnes -au nom des "dwas"-, et se faisait sauter aussi, quelquefois, par distraction), et toujours "humaniste".

Fred a fait des progrès. Pour tenter de se refaire une virginité, il n'hésite pas à déblatérer contre St-Domingue, Haïti, et même ... (ah! qu'il est loin le temps des stages de formation au terrorisme, pardon! aux luttes de libération nationale!) contre Cuba (il est vrai que Fidel n'est plus très bon à grand chose!), et, bien évidemment contre la Guadeloupe (française, of course!) .

Comme tous les Guadeloupéens, je rigole évidemment, en écoutant parler ce cher maître. Je l'observe pourtant attentivement. Comme le philosophe avait raison : "tu peux mentir comme tu veux; avec la gueule que tu fais tu dis la vérité quand même".

Le jeune Didier, le cher Fred, oublient toutefois que leur public de ce soir n'est pas totalement stupide. Si les Haïtiens sont tellement brutalisés matraqués, terbolisés en Guadeloupe, pourquoi s'acharnent-ils à vouloir y résider, s'accrochent-ils avec tant de force désespérée, quand, -très rarement-,  sont renvoyés dans leur charnier natal, ceux qui ne respectent  pas la législation du pays d'accueil, et quelquefois davantage?

C'était le 10 janvier, sur RFO-Guadeloupe. Flp,flp,flp! Bla, bla, bla!



D. 11/01/09 :  Serge Bilé nécrophage?




Il est trop loin le temps de ma jeunesse, où en compagnie de Porthos, du grand Athos, et de mon cher Dartagnan (tous pour un, un pour tous!), je courais les chemins, les auberges, les salons, les alcoves et les champs de bataille, pour Dieu, pour le Roi,...pour la reine,  pour la France.
Vingt ans après, -sous l'autre cardinal, M.De Mazarin, et même, encore plus tard, au temps des ennuis (au sens classique, c'est-à-dire, très fort, comme disaient les notes des petits classiques illustrés Vaubourdolles) de la noble figure du vicomte de Bragelogne, ce fils tant aimé du noble Athos,- nous portions la fine moustache élégante des Mousquetaires du Roi, et cette curieuse barbiche en pointe, qui ne laissaient insensibles nulles de ces dames et damoiselles.
Aujourd'hui, seul survivant du merveilleux quatuor, j'ai rasé tout cela.
Tous les jours je me rase, proprement, de très près, en écoutant RCI pour faciliter la chose. Mais je m'arrête pendant l'édito de Thierry, vous comprenez? Pour éviter les coupures.

Aujourd'hui l'intervieweur est une intervieveuse, qui fait parler de son dernier livre le journaliste ( à....RFO, mais en Martinique!) Serge Bilé.
Notre homme est l'auteur d'une série d'ouvrages aux titres dans le vent : Noirs dans les camps Nazis, La légende du sexe surdimentionné des noirs, etc.

Il s'agit cette fois d'un libelle contre..... le pape Pie XII. Ce dernier n'aurait pas supporté les noirs. (sic).

On sait que dans les années 60 de l'autre siècle, Eugénio Pacelli (Pie XII) avait été accusé d'avoir été complice des nazis dans l'affaire de l'extermination des juifs.

Gros mensonge lancé, et entretenu, jusqu'à ce jour, par le KGB, et les différents partis communistes de la planète.

Peu importe que cedit mensonge ait été pulvérisé par l'ouverture des archives du Vatican, la publication desdites archives, et leur mise à disposition du grand public sous forme de livres; que des juifs tout à fait représentatifs, telle madame Golda Meir, aient témoigné de la haute stature morale et spirituelle de Pie XII, et de l'aide qu'il avait apportée pour sauver de la déportation, et de la mort (niés par un Dieudonné), des dizaines de milliers de juifs; que le grand Rabbin de Rome, M. Zolli, se soit converti au catholiscisme après la guerre, et ait choisi pour nom de baptème, très symboliquement, celui du pape : "Eugénio".
"Le mensonge est l'arme la plus éprouvée du combat bolchevique" avait dit Lénine. Il fallait, pour la grande conquête du monde entreprise par ces gens là, au temps de la "guerre froide", que le pape eut été nazi, fachiste!

Alors, si vous n'étiez communiste, vous étiez "facho".

Les esprits primaires sont volontiers manichéens. (le communisme représentait alors, pour eux, "le BIEN. Les autres étaient les agents du MAL).

Mais le mur de Berlin est tombé, le communisme a glissé dans la mare gluante de sang qu'il avait creusée et entretenue.

Et puis le temps a passé. les jeunes ne comprennent plus très bien l'infamie de l'étiquette "facho".

Les manichéens ont inventé l'idéologie de substitution : le RACISME. Evidemment le racisme est un mal. Encore faut-il s'entendre sur le sens de ce mot (Voir à cet égard les articles du Scrutateur, rangés sous la rubrique Racisme, à droite de notre écran).
Et puis il faut savoir que le racisme, quand il  existe n'est le monopole d'aucune race. Il y a des blancs racistes, mais aussi des jaunes, et même des....noirs (incroyable? mais pourtant vrai)  comme M.Serge Bilé (quoique comme dirait Raymond Devos. Car si j'en crois mes yeux, cet Africain d'origine pourrait n'être pas tout à fait "pur").
La nouvelle idéologie, fine fleur du "politiquement correct", ne fait pas dans la dentelle. La race blanche est raciste; les autres sont ses victimes. Et les blancs "antiracistes", nombreux, le sont aussi, quoiqu'ils le regrettent. C'est à ce seul rôle d'idiots utiles qu'ils doivent d'être tolérés par les antiracistes, tous noirs.

Tous? Pourtant non. Il y en a, beaucoup, qui refusent le conformisme avilissant de l'idéologie "antiraciste".
Rappelez-vous les déclarations rageuses du pasteur Jackson, traitant Barrack Obama d'infidèle à ses racines noires (alors qu'il est à moitié blanc, donc impur) parce que se présentant comme candidat américain, et non "noir" à l'élection présidentielle. Vous me direz que Jackson a pleuré le soir du succès de Barrack. Mais de quoi pleurait cet extrémiste, maintes fois candidat, maintes fois battu? De joie pour Obama? ou de colère, de n'avoir pas été l'ELU?

Ou bien, évoquons encore l'écrivain (mais il y en a bien d'autres, des esprits libres, donc peu interrogés sur le antennes du politiquement correct), Gaston Kelman auteur célèbre de "Je suis noir, et je n'aime pas le manioc".

C'est cette idéologie qui cristallise la haine de certains à l'égard de l'Eglise catholique. Cette dernière est certes, dans sa constitution même une religion universelle, transraciale. Elle est même pour qui veut bien réfléchir, à la source des "droits de l'homme". C'est parce que l'homme, blanc, noir, jaune, jeune, vieux, malade atteint de la maladie d'Alzeimer, etc, est fait à l'image de Dieu, qu'il est un être sacré, que nul Etat, nulle idéologie, ne peut prétendre à exterminer, à avilir.

C'est pourquoi, hier, le nazisme, et le communisme, et toutes les idéologies totalitaire, ne peuvent l'accepter, ne peuvent tolérer ce frein à toutes les dérives, (et notamment le racisme, correctement défini), et ne peuvent accepter l'Eglise catholique, qui est l'instrument, et la garante, du message, l'institution qui s'adresse à tous (par delà les péchés d'hommes, de ses membres, prêtres ou laics).
C'est pour cela que Pie XII est harcelé, quoique mort depuis plus de cinquante ans, par des nuées de nécrophages.

Le livre de Serge Bilé s'inscrit dans cette vaste campagne de diffamation. Il est écrit pour tous ceux qui n'ont pas le temps ou le goût de la recherche libre, et intelligente. Il joue sur le rôle si efficace, et toujours infame de la rumeur.

Qu'on relise ce que disait, en termes inoubliables de cette rumeur, le grand dramaturge Beaumarchais dans le Barbier de Séville : "La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés. Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville, en s'y prenant bien ; et nous avons ici des gens d'une adresse !... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l'oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez Calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'oeil ; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription.  Qui diable y résisterait ?"

En voici assez pour aujourd'hui lecteur ami. Thierry ne causait pas dans le poste.
Si je ne me suis pas coupé cependant, c'est qu'auditeur de RCI, j'ai pris une assurance. Ne me demandez pas dans quelle compagnie, la publicité n'est pas admise sur le Scrutateur,

ARAMIS
















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