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Publié par Edouard Boulogne

 Une semaine à la loupe.

  1. Bonne année 2009.

Chères lectrices et chers lecteur, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année. Que cette nouvelle année soit marquée par la sobriété, la solidarité, la compétence et la performance ; qu'elle vous apporte paix, joie et sérénité. Que chacun de vous et vos familles vivent une année pas trop perturbée par les difficultés économiques financières et sociales. Bonne et heureuse année 2009, en communion et fraternité les uns avec les autres.

  1. Les atouts de la France pour 2009.

Malgré nos faiblesses, nous avons des atouts qui peuvent nous permettre de nous tourner vers l’avenir si nous savons bien les utiliser : 1. Nos banques sont universelles, plus solides que les banques américaines et s’appuient sur des activités de détail moins risquées et plus rentables. 2. Notre protection sociale, bien que très coûteuse, joue le rôle de bouclier et permet d’améliorer le niveau de vie des ménages les plus défavorisés. 3. L’épargne des Français est 3 fois plus importante que celle de nos voisins européens. 4. Nous avons une population dont le niveau de qualification est hautement positif. 5. Malgré la crise, les entreprises vont devoir remplacer une partie des "baby boomers" qui partiront à la retraite. 6. Les prix vont rester bas avec l’entrée en vigueur de la loi de modernisation de l’économie (LME). 7. L’immobilier n’a pas trop de stocks ce qui devrait permettre la construction de nouveaux logements. 8. Le crédit coûte moins cher à la suite de la baisse des taux d’intérêt des banques centrales. 9. Le baril de pétrole tourne autour de 35 dollars ce qui réduit le prix du litre d’essence et de gasoil. 10. L’assouplissement des critères de Maastricht débloque des marges de manœuvres supplémentaires pour le gouvernement qui pourra ainsi relancer l’économie. 11. La consommation se maintient car les Français restent toujours friands de produits "high-tech".

  1. Attention au déploiement des netbooks.

Les netbooks, aussi appelés "ultra-portables", sont un des cadeaux "high-tech" les plus offerts cette année. Ils sont bon marchés, légers et maniables et sont donc le "compagnon indispensable" des internautes mobiles. Mais ces machines sont mal armées pour prendre en compte la sécurité. En effet, les ressources minimales, les capacités réduites et l’utilisation en Wifi ne permettent pas de faire fonctionner ces appareils avec des applications totalement sécurisées. Ils nuisent donc à la sécurité des postes de travail habituels dans les entreprises. On imagine que de telles machines pourraient servir de cibles à d’éventuels pirates pour lesquels les données contenues dans ces netbooks seraient clairement intéressantes. La sécurité doit donc toujours rester une composante indispensable de tout matériel informatique. Mais ceci reste l’un des aspects que, visiblement, les consommateurs semblent avoir encore du mal à prendre en compte.

  1. Les portefeuilles français contiennent du Madoff !

Les sociétés de gestion françaises communiquent souvent au compte-goutte la liste des fonds victimes des agissements de Bernard Madoff, l’américain ex-patron du Nasdaq. La liste des victimes s'allonge de jour en jour, dans tous les secteurs du monde financier bien que, pris individuellement, les montants restent modestes et les pertes faibles. Les sociétés de gestion privées payent peut-être leur manque de rigueur et des moyens de leurs équipes pour sélectionner des fonds "honnêtes". Chez les gestionnaires d'actifs traditionnels, l'heure est au décompte des acteurs touchés, avec des fortunes diverses. Deux questions restent posées : 1. Comment des financiers de haut niveau ont-ils pu se laisser "berner" par Bernard Madoff utilisant une méthode vieille comme le monde ? Certes l’argent n’a pas d’odeur et l’appât du gain fait souvent faire des "boulettes". Quand la croissance est présente toutes les erreurs peuvent se produire et sont absorbées, mais lorsque un grain de sable vient à gripper la mécanique, alors !! 2. Combien d’autres "fonds Madoff" vont être découvert dans notre monde financier ?? Un conseil : ne pensez pas que placer votre argent dans une société de gestion exotique vous permettra de faire des gains mirobolants alors que le gain moyen est inférieur chez les sociétés traditionnelles.

  1. Bannissement du tabac dans les lieux publics : Recul du tabagisme passif.

 


 

L’interdiction de fumer dans les cafés, les restaurants, les hôtels et les discothèques n'a eu qu'un faible impact sur la consommation de cigarettes en France. Les ventes de brunes, de blondes, de légères et d’extra-légères n'ont reculé que de moins de 3% en volume ce qui reste très stable depuis 2004. Les ventes de tabac à rouler, quant-à elles, ont continué à progresser de plus de 3% depuis le début de l’année. L'interdiction constitue "une avancée majeure de santé publique", estime le Comité National Contre le Tabagisme (CNCT), organisme qui accompagne et évalue l'impact de la nouvelle mesure. Il se félicite des résultats "concrets et rapides" de cette mesure. Il semble que l'efficacité de cette loi ait démontrée une action importante pour la prévention des infarctus chez les personnes qui travaillent dans les brasseries et les discothèques par une diminution significative du nombre d'hospitalisations pour infarctus du myocarde. Si l'effet sur le tabagisme passif est démontré, il semble qu’il soit relativement modéré sur le tabagisme actif. Faut-il augmenter le prix des cigarettes : Non fumeur et « fier » de l’être, je ne me prononcerai pas. Tout de même à une époque ou la sécurité sociale a des difficultés à boucler son budget, il est bon de rappeler qu’un fumeur coûte à la collectivité pas loin de 10 fois plus qu’un non fumeur : Cherchez l’erreur car fumeurs regardez vos poumons !


  1. Crédit revolving : Cadeau empoisonné !

Il y a actuellement plus de 43 millions de crédits revolving en France, dont la moitié de crédits actifs utilisés en majorité par des foyers modestes qui disposent d'un revenu annuel compris entre 1.000 et 1.500 euros par mois et détiennent en moyenne huit crédits à la fois !! Pour éviter les drames, les associations de consommateurs et les responsables politiques appellent les prêteurs à plus de vigilance concernant la solvabilité des consommateurs mais aussi à plus de modération dans leurs pratiques commerciales. La priorité doit être de sensibiliser les consommateurs aux risques de ces produits et de les aider à choisir le bon crédit en fonction de la dépense et de sa solvabilité. Attention aux promesses des "renégociateurs" de crédits qui ont de quoi séduire les ménages endettés, mais qui ne sont souvent pas la solution miracle ! Alors, il est important d’"apprivoiser" et de comprendre les crédits pour ne pas plonger dans le surendettement.


Henri Pauvert.

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