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Publié par Edouard Boulogne

 Une semaine à la loupe.


  1. Le père Noël est… un pirate !

Il est au centre de nombreux e-mail ou courriels frauduleux : Le père Noël n’apporte pas que des cadeaux aux enfants plus ou moins sages ni à leurs parents. Des pères fouettards préparent leur tournée des ordinateurs pour offrir des "spams" en cette fin d’année. L’éditeur américain de sécurité McAfee a tenté de recenser les menaces les plus courantes sur les boîtes mails qui surfent pour les fêtes de Noël. Il a défini un certain nombre d’attaques pour cette fin d’année. Celui qui a le vent en poupe est le "phishing" ou hameçonnage puisqu’il joue sur la fièvre des achats en ligne des internautes en proposant de faux services payants. Le plus courant est celui du "phishing caritatif" qui envoie des messages électroniques pour inciter les gens à faire des dons sur un vrai/faux site humanitaire ! Ces faux sites d’organisations caritatives ont en général un aspect très professionnel, avec une grande quantité d'images qui permettent de mettre en confiance mais aussi de culpabiliser les internautes. La seule parade est d’aller directement sur le site connu de l’organisation à qui vous désirez faire un don. Le deuxième type d’attaque est le "spam par e-mail bancaire" associés à des services financiers. Ce sont des messages très risqués car ils demandent de confirmer votre nom, votre numéro de carte bancaire et votre mot de passe. Une autre menace à prendre au sérieux et souvent plus sournoise est la classique mais toujours aussi vicieuse "e-carte de vœux" truquée. L’internaute doit alors être particulièrement vigilant. Des indices permettent de détecter la fraude : Un expéditeur avec un nom inconnu ou mal orthographié, les fautes d’orthographe ou encore des URL étranges. Si vous avez plusieurs boites aux lettres, vous pouvez même recevoir des mails de vous ! Tous ces éléments sont autant d’informations capables de dévoiler la vraie nature d’un message. Les autres menaces les plus fréquentes de cette fin d’année sont les arnaques aux faux amis ou aux fausses factures. Les fraudes sur les sites de vente aux enchères doivent s’ajouter à la liste des "e-cadeaux de Noël". Donc tout ce qui concerne le thème des fêtes doit être regardé avec attention afin d’éviter d’être infecté par un "mauvais virus de Noël" !

  1. L'emploi des cadres recule.

Pour la première fois en cinq ans, l'emploi des cadres recule. La chute est exceptionnelle par son ampleur puisque l’on constate un recul de 12% au mois de novembre 2008 par rapport à novembre de 2007. Cette baisse enregistrée en novembre dernier est un signal fort de l'aggravation de la situation de l'économie réelle de notre pays. Ce n'est donc pas seulement l'emploi ouvrier ou technique qui est frappé, c'est celui des productions de matière grise. L'informatique enregistre un recul de 14% alors qu’elle représente un tiers de l'ensemble des offres. C'est une très grosse difficulté puisque cette fonction a tiré l'ensemble du marché des cadres depuis le début du XXIème siècle. De même, la chute brutale du nombre d'offres dans la fonction marketing est inquiétante car c’est généralement la deuxième fonction qui recrute le plus. Restons positif : Les grandes entreprises de tous secteurs continuent à rechercher des talents ce qui reste un signe important.

  1. Six mois qui ont bousculé l’Europe.

Le 1er janvier 2009, la France passera à la République tchèque la responsabilité de la présidence du Conseil européen, l’une des trois institutions clés de l’Union européenne avec la Commission et le Parlement. A l’heure du bilan, la satisfaction prédomine à l’Élysée pour une responsabilité qui aura mobilisé pendant douze à dix-huit mois des centaines de diplomates et de hauts fonctionnaires français. Nicolas Sarkozy a pu réagir aux crises qui surgissaient parce que la présidence avait été bien préparée. Lorsque la France a pris les rênes de la présidence du Conseil européen le 1er juillet dernier cela faisait plus d’un an que l’appareil administratif et diplomatique français avait commencé à se mobiliser. L’importance du travail diplomatique en amont s’est particulièrement manifestée sur le projet d’Union pour la Méditerranée. Sous l’impulsion du Président Sarkozy, l’Union Européenne a joué un rôle très important pour calmer les esprits belliqueux de la Russie et de la Géorgie. De même, lors du déchaînement de la crise financière, l’Europe a su stimuler une forte mobilisation internationale sur la régulation du système financier, tout en définissant une réponse coordonnée sur son propre territoire. Le président français a aussi donné une dimension nouvelle à la zone euro, en réunissant le premier sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant cette monnaie en commun. Ces actes importants ont permis d’entrevoir ce que pourrait être une Europe plus sûre d’elle-même, de sa puissance économique, de son modèle d’économie de marché et de son influence politique. Nicolas Sarkozy a su montrer son sens du compromis qui a permis d’obtenir des décisions importantes de ce monstre à 27 têtes que constitue l’Europe. A l’heure de passer le témoin à la République tchèque, Nicolas Sarkozy n’a pas caché sa frustration de devoir abandonner un rôle qui lui a permis d’apparaître comme l’un des hommes les plus influents de la planète. Au-delà de toutes les critiques ou félicitations, il reste que Nicolas Sarkozy a redonné à la France son rôle de grand Etat fondateur apportant à l’Europe l’impulsion nécessaire pour qu’elle avance.

  1. Devenir un manager…

c’est apprendre à décider dans un environnement humain volatile et complexe en faisant en sorte que toutes les décisions s’inscrivent de façon effective dans l’action des équipes. La complexité du monde des affaires, largement connue, montre que les solutions toutes faites sont souvent inopérantes. La "success story" ou les recettes mises au goût du jour dans des bouquins de management exemplaires sont rarement copiables. L’idée que le manager est un décideur rationnel qui fait face à un problème en recueillant des informations, en les interprétants et en prenant la bonne décision se heurte à l’observation de son travail. Les chercheurs pointent pour chaque manager, un travail morcelé, dont les séquences se laissent difficilement mettre à jour. Il est un opportuniste qui a simultanément des problèmes et des solutions à résoudre. Devenir un manager va au-delà de l’appartenance à un groupe social avec des prérogatives de décideurs. Le manager devient un cadre qui, à l’instar des autres salariés, a la capacité de gagner la confiance de ses collaborateurs. Il ne s’agit pas alors qu’il détienne la légitimité institutionnelle de la fonction mais qu’il l’exerce avec une grande crédibilité. Pour s’imposer, un manager doit acquérir une "intelligence" de la situation et du savoir-faire social.

  1. Lorsqu'une entreprise va mal, ses salariés s'absentent.

Les salariés s'absentent souvent lorsque la santé de leur entreprise se dégrade car ils tentent de se protéger de la mauvaise ambiance provoquée par les revers économiques. Des DRH interrogés confirment que le contexte économique et le climat social sont des facteurs qui favorisent les arrêts maladie. L'absentéisme a un coût important pour l’entreprise. Ainsi, un absentéisme de 1% représenterait entre 0,10% et 1,68% de la masse salariale, sans compter les coûts supplémentaires comme le recours à un remplaçant. Aussi l’organisation des équipes, la communication interne de proximité et les qualités managériales des responsables sont autant de facteurs qui limitent l'absentéisme des collaborateurs.


Henri Pauvert.

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