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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe. 


  1. Quand le portable devient un garde du corps.

Avec les fonctions de GPS intégrées dans les téléphones portables, les sociétés de sécurité s’engouffrent dans ce créneau et proposent des services complémentaires comme la surveillance à distance. C’est ainsi qu’une société spécialisée offre aux Italiens de se faire "géolocaliser" via leurs portables. Pour faire fonctionner le système, il suffira d’installer un logiciel supplémentaire sur le téléphone. En appuyant sur une touche prédéfinie, le porteur de téléphone alerterait la centrale de surveillance, qui se mettrait à l’écoute, pour évaluer le danger effectif. Si ce dernier était confirmé, l’usager serait localisé par satellite, et sa position signalée à la police. Il sera également possible d’activer une fonction "pré-alerte", qui commandera à la centrale de rester à l’écoute pour un temps déterminé. Il en sera de même en cas de malaise ou d’accident de santé. Reste à savoir si, dans des situations de crise, on a vraiment le temps de chercher son téléphone dans sa veste ou au fond de son sac pour "pianoter" !

  1. La crise va rogner la retraite des cadres et…

Les pouvoirs publics ont incité les cadres à investir dans des produits d’épargne pour garantir leurs retraites futures. Les cadres feront partie des populations les plus touchés par la crise car ils ont massivement adhéré aux PERP, PERCO, PEE et autres produits financiers. Ils ont placé leur épargne sur les marchés les plus rémunérateurs mais les plus risqués dont l’assurance-vie. Les encours de ce type de placements sont investis dans des secteurs à risques, où les moins-values sont inévitables en cette période. Ainsi la crise du crédit et l’aversion qui va se développer à l’égard des placements risqués menacent de gripper durablement le financement de l’investissement, de la recherche et de l’innovation. Or ce sont les moteurs de la croissance à long terme et de notre économie développée : Le gâteau à se partager entre les actifs et les inactifs risque de se réduire de façon substantielle !

  1. Temps limité pour les parlementaires lors de l’examen des projets de loi.

Le projet de loi organique sur les nouveaux droits du Parlement prévoit la fixation d’une durée programmée pour l’examen des textes en séance. Bien évidemment, l’opposition dénonce la remise en cause du droit d’amendement. Mais n’est-elle pas à l’origine d’une telle mesure ? Son utilisation d’astuces de procédure destinées à faire durer indéfiniment les débats n’est pas acceptable et presque anticonstitutionnelle. Son attitude lors de la discussion du projet de loi sur l’audiovisuel public peut-elle être considérée comme un acte sain de démocratie ! Cela devrait redonner de l’efficacité et de la crédibilité au travail en séance publique et un moyen d’organiser plus efficacement le travail parlementaire. Elle permettra aussi d’éviter d’éventuels "blocages" dans la mesure où le gouvernement ne pourra plus recourir à l’article 49-3 qu’une fois par session. Le constitutionnel Guy Carcassonne y voit "que le recours à l’obstruction utilisée par l’opposition pour se faire entendre n’est pas totalement satisfaisant". Gageons que l’opposition, dont les dirigeants sont inaudibles puisque occupés à se bagarrer en interne pour le pouvoir, trouvera d’autres astuces pour s’opposer à un débat parlementaire de qualité.

  1. Durant la crise, les entreprises recrutent des commerciaux.

Le succès d’un salon du recrutement commercial organisé dernièrement par l’Apec à Rennes a montré que les entreprises continuent à recruter des commerciaux, notamment dans les secteurs de la grande distribution, la distribution sélective et de la banque-assurance. Même avec la crise, il faut vendre ses produits et ses services. La hausse des rémunérations est ainsi plus forte que pour les autres secteurs surtout grâce à la partie variable. Cette dernière va cependant probablement baisser en 2009 sous les effets de la crise généralisée. Néanmoins c’est une bonne chose que les entreprises recrutent des commerciaux car cela prouve qu’elles ne participent moins à la sinistrose ambiante.

  1. Forces et faiblesses des trois plus grandes économies d’Europe.

Face à la crise, les trois premières économies européennes ont chacune leurs atouts et leurs faiblesses. Elles doivent user de solutions sur mesure qui nous intéressent.

L’Allemagne compte sur la consommation pour rebondir car celle des ménages a longtemps été atone et désignée comme le maillon faible de sa croissance. Avec la baisse de l’inflation et la progression des salaires elle devrait aider à soutenir l’activité. L’État peut engager des sommes importantes pour soutenir l’économie en récession car ses finances sont saines.

La Grande-Bretagne est touchée par la crise financière car elle a basé sa croissance sur le développement de son secteur financier et de son immobilier. Elle s’est désengagée, depuis de nombreuses années, de son industrie automobile pour se spécialiser dans des produits de haute technologie financières. Mais sur le plan social, les ménages sont très endettés et le système de retraite est basé sur les fonds de pension qui dépendent des cours de la Bourse. Le gouvernement devrait annoncer un plan de relance sous forme de baisses d’impôts et de dépenses d’investissements.

La France est pénalisée par son déficit budgétaire car elle n’a pas profitée de la croissance mondiale qui a précédée la crise. L’endettement des ménages augmente mais son poids dans le PIB est moins important qu’ailleurs. Autre point faible, la politique économique et nous abordons la crise avec une mauvaise situation de nos finances ce qui complique la mise en place d’un plan de relance de grande ampleur. Un atout : les grandes entreprises compétitives et rentables ont anticipé la crise. Il n’y a pas de danger qu’elles disparaissent.

L’Allemagne étant notre principal partenaire, souhaitons que son économie traverse la crise le mieux possible.

  1. Gagnants et perdants de la baisse des prix du pétrole.

La dégringolade du prix du pétrole nous rend le sourire ! C’est un ballon d’oxygène pour les automobilistes dont le pouvoir d’achat était plombé par la flambée. Idem pour les entreprises fortes consommatrices d’hydrocarbures et pour les Etats dont la facture pétrolière a un impact positif sur la balance commerciale. Les pays producteurs "rient jaune" car cet effondrement a un impact important sur leur développement. Ils risquent de réduire leur production ce qui risque d’entrainer une pénurie avec une nouvelle explosion des cours du brut et une augmentation des prix à la pompe. Autre perdant de cette diminution du prix du pétrole, l’écologie car les projets d’investissements risquent d’être trop coûteux et reportés aux calendes grecques !

  1. Le CV papier va-t-il disparaitre ?

La technologie va-t-elle enterrer le CV manuscrit ? Le CV vidéo permet de mieux traduire par l’image les motivations et l’enthousiasme des candidats postulants. Dans le Val-d’Oise, la mission locale de Franconville indique que plus de 80% des utilisateurs qui y ont eu recours ont retrouvé un emploi dans les deux mois. Le gouvernement s’y est intéressé et Laurent Wauquiez, le secrétaire d’Etat à l’emploi, en visite à la structure locale n’a pas hésité à encenser ce dispositif. Mais cela implique de préparer son texte, de le répéter plusieurs fois et d’avoir une élocution et une gestuelle correctes pour être le plus convaincant possible. Le CV vidéo détrônera-t-il le CV papier ? Pas sûr car quand un DRH aura reçu des milliers de courriels-CV tous les jours, ne sera-t-il pas tenté de revenir à quelque chose de plus matériel qu’il puisse analyser ?



Henri Pauvert.

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